Chenonceau

Le Château vu du jardin de Diane de Poitiers

Le château de Chenonceau.

Le Château de Chenonceau , XVI ème siècle, est situé à 214 Km de Paris, au coeur du Val de Loire. Il fait partie des châteaux de la Loire.

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PREMIERE PARTIE.

Berceau de la Renaissance française, le Château de Chenonceau est un des monuments les plus aimés, les plus connus, les plus visités du public. Il est construit sur le Cher.

Il fut édifié par Thomas Bohier le secrétaire général des Finances du roi François Ier . Thomas Bohier, souvent occupé par la guerre, laisse sa femme Katherine Briançonnet, fille de grands financiers, diriger les travaux et choisir l’architecture. 

Henri II, ensuite propriétaire, l’offre à sa maîtresse Diane de Poitiers jeune veuve du Maréchal de Brezé. Elle marqua sa présence notamment dans l’ amènagement du  jardin.

Catherine de Médicis à la disparition d’Henri II obligea Diane de Poitiers à restituer le château à la couronne et lui fit obtenir en échange le Château de Chaumont sur Loire.

Louise de Lorraine, femme de Henri III, a habité le château de Chenonceau, hérité de sa belle mère Catherine de Médicis. Après l’assassinat de son époux, elle se voile de blanc et est appelée la  » Reine Blanche « . Sans héritier, elle lègue ce château à sa nièce, fille unique de son frère,  la duchesse de Vendôme.

L’histoire de ce château est marquée par les femmes, qui furent les propriétaires et les bâtisseuses de ce château : » le château des dames « .

Il fut ensuite la propriété de Claude Dupin, fermier général, puis après son achat du Duc de Bourbon, Marguerite Pelouze en devint la propriétaire en 1888. Ensuite, saisit par des créanciers,  il devint le patrimoine d’Henri Meunier, riche industriel (1853- 1913), homme de la grande bourgeoisie industrielle.

Ses magnifiques jardins sont toujours un témoignage de l’amour qu’ y ont porté  Diane de Poitiers et Catherine de Médicis amoureuse de ce lieu et à la recherche de la Beauté.

 

DEUXIEME PARTIE.

Le 28 juin Claire arrivait avec Rémi, après avoir roulé vers Châteaudun , avoir visité le Clos Lucé où avait vécu Léonard de Vinci et vu le château d’Amboise,  devant le Château de Chenonceau, dit le château des dames.

De loin, avec la perspective, la tour appelée  » Tour des Marques » semblait faire partie intégrante du château .

Claire regarda les lignes de ce Château. Il avait une forme harmonieuse et n’apparaissait pas comme massif. Il était assis sur l’eau,  majestueux et se reflètait sur le Cher. Au fur et à mesure que Claire approchait la Tour des Marques se détachait et la forme réelle du château émergeait.

Claire et Rémi s’avancèrent pour y pénétrer. Claire observa que ce château était plus petit que celui de Chambord où elle s’était déjà rendue. Cette taille lui permettait de faire ressentir une plus grande intimité à ce lieu.

En entrant, sur le mur de la première salle et des autres, Claire admira de grandes tapisseries représentant, comme dans le château de ses ancêtres, des scènes de la vie quotidienne de l’époque. Des chasses  étaient reproduites. Des coffres attendaient là pour être remplis. Contenaient- ils d’antan les toilettes de Diane et de Catherine ?

Dans une grande bibliothèque des livres anciens étaient posés et reproduisaient toute la construction du château au moyen de croquis et d’explications.

Dans chaque salle il y avait une cheminée pour le bien être des habitants. A chaque fois deux chaises devant la cheminée semblaient attendre les visiteurs.

Claire fut saisie par la finesse des sculptures aux murs et aux plafonds, des peintures sur les paravents, des meubles qui s’y trouvaient.

Des fresques colorées et des peintures dans les mêmes tons que les tapisseries,  étaient reproduites sur les plafonds.

Claire voyait devant ses yeux le raffinement et l’oeuvre du féminin.  Elle constata que la femme y avait vraiment déposé ses marques.

Des tableaux représentaient ces dames, leurs seigneurs ou leur mari , rappelant toujours leur présence.

Claire traversa une grande galerie d’environ 6 mètres de large, carrelée de tuffeaux et d’ardoises en damiers noirs et blancs; cette galerie était une salle de bal où des fêtes grandioses avaient eu lieu.

Claire a lu aussi que durant la première guerre mondiale un hôpital fut aménagé pour soigner les blessés de cette guerre . Les différents services occupaient les salles du château. Claire en fut troublée en imaginant ce que certains malades avaient pu vivre dans un si beau lieu.

Claire visita la chambre de François Ier. Par la suite, dans cette chambre un tableau de Diane de Poitiers avait été accroché. Diane était accompagnée par des anges. A droite de la cheminée les Demoiselles de Nesle, les trois soeurs favorites de Louis XV étaient peintes dans une totale nudité.

Une magnifique commode avec des émaux de couleur s’y trouvait. Elle avait une ligne très moderne pour l’époque. De petits tirroirs ne demandaient qu’à être ouverts.

Dans un autre salon dont la peinture dorée dominait les plafonds et les meubles un portrait de Louis XIV était accroché au mur.

Mme Dupin, la fille du banquier de Louis XV, Samuel Bernard, y avait également son portrait. Sa bonté, sa générosité avaient épargné la destruction du château à la révolution.

En regardant par la fenêtre Claire et Rémi pouvaient voir le jardin attenant magnifique, dominé par les fleurs roses des arbustes et des rosiers sur tiges .

 

TROISIEME PARTIE.

Un escalier mena Claire à l’étage. Il était coupé par un palier qui donnait sur une petite terrasse. Par cette terrasse Claire découvrit avec Rémi le cher et un deuxième jardin également travaillé de dessins géomètriques.

Puis Claire arriva à l’étage des cinq reines, filles et belles filles de Catherine de Médicis : Marie Stuart, Marguerite de France dite Reine Margot, Louise de Lorraine, Elisabeth d’Autriche et Elisabeth de France. Les couleurs des murs et des plafonds y étaient également d’une grande finesse. Ces plafonds étaient boisés et peints.

Un tableau représentait dans la chambre de Catherine de Médicis l’Education de l’Amour. Cupidon s’y trouvait se joignant à un jeune garçon encore efféminé et une jeune fille nue prêt à les réunir.

 Des tables, des chaises colorées d’un bouquet de fleurs y étaient posées.

Au sous sol la cuisine, la boucherie et les garde-manger étaient installés mais Claire et Rémi étaient pris par le temps et durent regagner Paris .

Claire en présence de Rémi n’avait pas vu le temps s’écouler et elle gardait de ce lieu et de son passé plein de belles images. Ces images illumineraient le temps auprès de Rémi fait de désir, d’amour et de beauté.

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Vue des arches du Pont de Diane

Le château de Chenonceau.

Publié le 14 Février 2008.



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2 commentaires

  1. camille dit :

    c’est simple et c’est beau et une bonne conclusion
    merci de m’aider pour les recherches

  2. Chambres d'hotes en Indre et Loire dit :

    A seulement 3 heures de Paris, venez découvrir la ville médievale et la forteresse de Chinon.

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