Visites des châteaux proches de Paris par Claire: Versailles

 

La recherche de l’amour et de la beauté était le but de Claire.  A travers la visite des châteaux proches de Paris Claire trouvait  » Amour et Beauté ».

Le château de Versailles en 1722, Pierre-Denis Martin, dit Martin le Jeune (Musée national du château de Versailles et des Trianons

 Le château de Versailles en 1722, Pierre-Denis Martin, dit Martin le Jeune (Musée national du château de Versailles et des Trianons )

livre5.gif 

Le château de Versailles se trouve à une demi-heure de Paris dans le département des Yvelines (78).

 

 

PREMIERE PARTIE.

Sacré en 1654, Louis XIV épouse en 1660, Marie Thérèse d’Espagne.

Le roi Louis XIV dit Roi -Soleil après avoir résidé au Louvre, au Palais Royal, aux Tuileries et en banlieue à Vincenne et Saint Germain en Laye recherche une résidence qui reflèterait sa grandeur et qui lui permettrait de contrôler la Cour.

Il est séduit par cet endroit, Versailles, qu’il fait amènager et c’est là qu’il va construire l’un des plus beaux châteaux d’Europe.

Pour assouvir son rêve, il s’assure les services des plus grands artistes: LE VAU, l’architecte, LE BRUN, le décorateur et LE NOTRE, le jardinier qui acceptent de travailler sous les directives du Roi. Louis XIV impose sa façon de voir la construction du château et des jardins qui est novatrice.

Versailles va connaître différentes époques en fonction de  l’âge et des amours du Roi. Il vit la frivolité avec Melle De la Vallière qu’il envoie ensuite au couvent. Il continue dans la politique avec Mme de Montespan ensuite déchue et  enfin la gloire avec Mme de Maintenon.

Le roi y réside de façon permanente du 06 mai 1682 au 06 Octobre 1789.

Après d’énormes travaux coûtant très cher à la France de l’époque et qui laisse aujourd’hui un chef d’oeuvre, les jardins se dessinent et le château se construit. En 1682, la Cour soit 20 000 personnes s’installent à Versailles. La puissance du Roi est maintenant sous le regard des seigneurs et de l’Europe.

 

DEUXIEME PARTIE.

Claire Passe de très agréables moments dans les jardins du château de Versailles où elle se promène le long des fontaines et des statues du jardin.

Le Parc s’étend sur 715 ha dont 93 ha de jardins. Il y comprend de nombreux éléments dont le Petit Trianon et le Grand Trianon, le hameau de la Reine, le Grand et le Petit canal, une ménagerie, une orangerie et la pièce d’eau des Suisses.

Claire et Rémi longent ce jour de printemps les allées dans le jardin du château . A la suite d’une tempête le jardin est restauré et les arbres anciens abimés sont remplacés par des arbres en bosquet bas comme à l’époque de Louis XIV qui permettent d’admirer les perspectives du parc. Des parterres, des bassins, des statues s’y trouvent. 

Ils suivent les allées du château main dans la main. Claire veut que Rémi voit le kiosque de la musique dont les colonnes sont en marbre gris et roses. Claire se souvient de ce jour de la  » fête des grandes eaux  » où l’eau coulait le long de ces colonnes faisant ressortir les contrastes des différents marbres. Une musique de l’époque était aussi diffusée dans le parc .

Ils prennent le temps de s’enlacer dans un endroit discret. Rémi caresse Claire sur tout son corps. Claire frémit. Un passant peut surgir à tout moment et les découvrir!… Claire voudrait que ce moment se prolonge. Rémi l’embrasse fièvreusement. Claire vacille sous ses caresses. Elle repense tout à coup, reprenant ses esprits,  à ces dames de la cour qui ont dû vivre de pareils moments.

Puis Claire et Rémi repartent en passant devant la nudité et la beauté des statues, le long de l’allée centrale et rejoignent une porte du château afin de le visiter.

La Galerie des Glaces vient d’être rénovée et Rémi et Claire ont hâte de la visiter.

 

Visites des châteaux proches de Paris par Claire: Versailles 858_bandeau

La Galerie des Glaces, rénovation.

TROISIEME PARTIE.

La Galerie des Glaces est une grande galerie composée d’environ 400 miroirs et qui était destinée à éblouir la Cour et les visiteurs de Louis XIV.

Cette galerie est longue de 73 mètres , large de 10,50 mètres, haute de 12 mètres. 17 fenêtres donnent sur cette galerie. Les miroirs  ont été fabriqués à la Manufacture des Glaces, créée par Colbert en 1665; plusieurs agents secrets envoyés par Colbert ont obtenus les secrets de fabrication des Vénitiens qui les gardaient jalousement.

Elle a été réalisée par Mansart qui a présenté son projet au roi en 1679 et elle se termine en 1684.

Le Peintre Lebrun est chargé de la décoration qui commence en 1680. Alors âgé de 60 ans, il met directement en scène Louis XIV, réalisation peu courante à l’époque, faisant ainsi ressortir le caractère divin de la royauté.

Le bleu du ciel est obtenu à partir de la pierre Lapis-Lazuli, pigment précieux et rare. Ce bleu prend ainsi une couleur intense, douce et vive en même temps. Lors de la restauration récente de cette galerie les mêmes procédés ont été utilisés.

Claire et Rémi se promènent dans la Galerie des Glaces. Un visiteur japonais demande à Rémi de le prendre en photo . Grâce aux glaces les reflets de Claire et Rémi sont amplifiés. Les parterres et jardins extérieurs se reflètent également autour d’eux et Claire a l’impression qu’ils sont ainsi démultipliés. 

Claire se souvint qu’à l’origine la Galerie des Glaces servait à relier les chambres du roi et de la reine. Elle s’imagina Louis XIV rejoignant par cette galerie la reine.

Claire regarda le plafond réalisé par Le Brun . Elle a lu que les peintures étaient faites de toiles marouflées c’est à dire collées et les autres peintes directement sur le plafond. Elle vit que le bleu du ciel était intense et les peintures composées  de nombreuses scènes du roi étaient magnifiques. Des torchères, statues dorées étaient posées. Des lustres en cristal scintillaient dans la lumière.

Claire se rappella que de grands événements s’étaient passés en ce lieu,  comme la fête pour le mariage du Dauphin, futur Louis XVI avec Marie Antoinette d’autriche en 1770. Le traité de Versailles avait été aussi signé ici mettant fin à la Première Guerre Mondiale  le 28 Juin 1819 et bien d’autres encore.

Lorsque Claire dû quitter ce château c’est avec regret qu’elle le fit. Elle avait été ici en présence de l’Amour, amour de Mansart et de Lebrun pour leur art et amour de leur roi mais aussi de la Beauté. Ce château était magnifique et Claire ne fut pas étonnée que, dans le monde, des monarques aient cherché à l’imiter. Claire reviendrait visiter d’autres endroits de ce château avec Rémi à la recherche de l’Amour et de la Beauté.

Claire.   background-2008_039.jpg 

 

Le roi Louis XIV par Le Brun, 1661 (Château de Versailles)

Le roi Louis XIV par Le Brun, 1661 (Château de Versailles).

Publié le 27 Janvier 2008.



Autres articles

4 commentaires

  1. naguere dit :

    Après la rénovation, il faut le revoir, c’est sûr ! Notamment les petits appartements. Mais j’aime aussi beaucoup le petit Trianon et le parc. Finalement, Louis XIV sans Versailles ne serait rien (que de guerres perdues !). Les pierres durent. Voir Louis II de Bavière et ses châteaux visionnaires qui attirent des millions de touristes et enrichit son pays. Et dire qu’on l’a déposé pour cause de folie…
    ___
    Bonne fin d’aprem – Naguère

  2. fleurdelyss dit :

    Coucou Chantalfleury
    Je suis allée le visiter à plusieurs reprises, et chaque fois j’ai pris beaucoup de plaisir.
    J’aime le château et ses jardins.

    J’ai lu ton message et je t’ai répondu sur mon blog.
    Bonne soirée.
    Bisous.
    A bientôt.

    Dernière publication sur Le Monde de la Photo et de la Création : zzzzzzz

  3. petiteombre dit :

    Récit de Miss JOURDAIN / Janvier 1902 :

     » Le 2 janvier 1902, je me rendis pour la seconde fois à Versailles. C’était une journée froide et humide,mais je tenais à ne pas être découragée par le temps,car c’était le seul jour où il m’était possible d’y aller,cet hiver-là. Cette fois,j’allai en voiture directement au Petit Trianon dépassant le Grand Trianon. Et je pus voir l’allée que nous avions suivie en août. je me dirigeai cependant vers l’entrée normale,pensant que je pourrai atteindre immédiatement le Temple de l’Amour,même si je n’avais pas le temps d’aller plus loin. A droite de la cour d’honneur il y avait une porte dans un mur,elle menait au Hameau de la Reine et aux jardins. Je pris cette allée et arrivai au temple de l’amour qui n’était pas le baptiment près duquel nous étions passées en été. Il n’y avait jusque-là rien de cette étrange sensation que nous avions éprouvée en août,mais en traversant le pont menant au Hameau,l’ancienne sensation revint dans toute sa puissance;c’était comme si j’avais traversé une ligne et étais soudain dans un cercle « enchanté ».
    A gauche,j’aperçus un chemin dans une espèce de parc avec des arbres dénudés et assez rares. Je vis deux travailleurs en train de remplir une charrette de fagots,et je pensai que je pourrais m’adresser à eux si je perdais ma route. les hommes portaient des tuniques avec des capes à capuchons pointus et de couleur vive d’un rouge de terre cuite et d’un bleu soutenu. Je me détournai un moment,pas plus,pour regarder le Hameau,et quand je regardai à nouveau,hommes et charrette avaient complètement disparu,et ceci me surprit,car je pouvais voir dans toutes les directions et fort loin. Et quoique j’aie vu les hommes en train de charger la charrette,je ne pus trouver leurs traces sur le sol à ce moment-là,ni après. Je ne m’attardais pas cependant sur cet incident,mais allai au Hameau. Les maisons étaient toutes construites près d’une pièce d’eau, et j’éprouvais l’ancien sentiment d’angoisse qui m’avait envahie l’année d’avant,surtout sous le balcon de la maison de la Reine, et près de la fenêtre de ce qui,d’après ce que j’appris plus tard,était la laiterie.
    Je ressentis réellement une grande répugnance à m’approcher de la fenêtre et à regarder à l’intérieur,et,lorsque je le fis,je trouvai que les volets étaient fermés à l’intérieur.
    Sortant du Hameau,j’atteignis enfin un bâtiment qui,d’après mon plan,était la petite Orangerie;puis,voulant aller au Belvédère,je retournai par erreur dans le parc et me trouvai dans un bois si épais que quoique je me sois retournée vers le Hameau,je ne pus le voir. Avant d’y pénétrer,je regardai un espace découvert près d’une ceinture d’arbres sur la gauche du Hameau,un peu plus loin et je remarquai un homme vêtu comme ceux que j’avais vus d’abord,glisser rapidement à travers la ligne des arbres. La souplesse de son mouvement attira mon attention.
    Je trouvais difficilement mon chemin dans le dédale de sentiers du bois quand j’entendis un bruissement derrière moi qui me fis me demander pourquoi des gens sortaient en robes de soie par un jour si humide et je me dis :  » C’est bien les Français  » .
    Je me retournai brusquement pour voir qui c’était,mais je ne vis rien,et puis,tout d’un coup j’eus la même sensation que sur la terrasse,l’été d’avant,mais d’une manière plus intense;c’était comme si j’étais entourée d’un groupe de gens qui remplissait déjà le sentier,venant de derrière moi et me dépassant.
    A un moment il me sembla qu’il n’y avait vraiment pas de place pour moi.
    J’entendis quelques voix de femmes parlant français et saisis les mots: « Monsieur » et « Madame » prononcés tout près de mon oreille. La foule se fit moins dense et se dispersa,et alors,une faible musique comme celle d’un orchestre pas très loin se fit entendre. C’était une musique très légère avec beaucoup de répétitions. Les voix et la musique étaient assourdies,irréelles comme dans un phonographe. Le ton de la musique était plus bas qu’il n’est courant.Les sons étaient intermittents,et une fois de plus je sentis le frôlement d’une robe tout près de moi.
    Je regardai le plan que j’avais avec moi et quel que soit le chemin que je devais prendre,je me sentais poussée à en prendre un autre. Après avoir avancé,puis reculé plusieurs fois,je me trouvai,à la fin,de retour à l’Orangerie où je fus dépassée par un jardinier. Je lui demandai où je trouverais la grotte de la Reine qui avait été mentionnée dans le livre de Nolhac que je m’étais procuré à Paris. Il me dit de suivre le sentier où j’étais,et,en réponse à ma question,dit que je devais passer le Belvédère,ajoutant qu’il était tout à fait impossible de trouver son chemin dans le parc à moins d’avoir été élevé dans cet endroit et tellement habitué que « personne ne pourrait vous tromper ».
    L’expression me frappa à cause de l’expérience que je venais de faire dans le bois. Il me montra le chemin et me quitta. Le sentier conduisait au-delà du Belvédère,qui,je l’admis,était le bâtiment que nous avions vu en août. Comme je venais de derrière,les pièces d’eau étaient cachées. Je me dirigeai de là vers le jardin français sans remarquer les allées que je prenais .
    A mon retour de Versailles je demandai si l’orchestre jouait là ce jour-là et on me répondit que c’était son jour habituel,mais qu’il n’avait pas joué car la veille étant le jour de l’an,il y avait déjà eu un concert.
    Je racontai ma promenade à mes amis français,et ils me dirent qu’il y avait une légende rapportant qu’on avait vu Marie-Antoinette faisant du beurre dans la laiterie et pour cette raison on y avait posé les volets. Une seconde légende qu’ils mentionnèrent m’intéressa beaucoup. C’est qu’en octobre 1789,qui fut le dernier jour où Marie-Antoinette était allée au Trianon,elle était assise dans sa grotte et vit un page qui courait vers elle,portant une lettre du gouverneur du château disant que la populace de Paris serait aux portes dans une heure. On raconte qu’elle proposa impulsivement de revenir à pied au château en prenant un raccourci à travers le bois. Il ne voulut pas le permettre mais la pria d’aller à la « maison »,d’attendre qu’il aille chercher la voiture qui la ramenait généralement à travers le parc et qu’il partit en courant pour s’en occuper.

    Janvier 1902.
    E.F.J

    Extrait du livre « LE MYSTÈRE DU PETIT TRIANON »
    Une vision dans l’espace-temps
    de Jean SENELIER
    Documents Inédits

    En remerciement pour votre commentaire

  4. Laurent Bouvet dit :

    Dernière reine de France à avoir habité Versailles, Marie-Antoinette acheta en 1785 le magnifique château de Saint-Cloud; lequel fut malheureusement détruit lors de la guerre franco-prussienne de 1870.

    Président de « Reconstruisons Saint-Cloud ! », je suis heureux de vous annoncer que notre association travaille depuis trois ans sur un projet de reconstruction (autofinancée par les entrées payantes des visiteurs) de ce château.

    Notre initiative, très bien accueillie de tous, a déjà fait l’objet d’une vingtaine d’articles de presse élogieux et recueilli de nombreux soutiens politiques, notamment au sein du Conseil Régional d’Ile-de-France. De plus amples renseignements vous seront donnés sur notre site internet :

    http://www.reconstruisonssaintcloud.fr

    Cordialement,
    Laurent Bouvet

Répondre

JETBOOKS Critiques de livre... |
Le Calice Noir |
ma vie |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | the green dress and the blu...
| chatsrimentencoeur
| BAUDELAIRE, LORD BYRON, LE ...