LE SCULPTEUR.

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Haut-relief du Panthéon. Lapithe combattant un Centaure. Vers 447-433 avant JC.

 

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Le terme de « sculpture » vient  étymologiquement du latin » sculpture » qui signifie tailler ou enlever des morceaux de pierres. On donne au sculpteur dans l’antiquité le nom d’  » Ymagier « ou de  » Marchand d’images ».

Le travail du sculpteur peut être aussi comme dans les cathédrales un travail d’équipe avec un maître et des tailleurs de pierres. Plusieurs équipes de Compagnons travaillaient simultanément sur les grands chantiers des cathédrales.

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Le sculpteur peut chercher dans son imaginaire l’image de l’objet du désir qu’il veut partager. Il essaye de toucher, sculpter, caresser, enduire, repousser, attirer et exposer la matière comme preuve d’Amour. Il veut la créer pour que cette image devienne réalité.

L’objet du désir est chez le sculpteur l’image produite et non l’absence de l’image comme en psychanalyse.

Le regard sur la matière et l’imaginaire du sculpteur demande à ce que cet objet sorte de son imaginaire. Il  passe la porte vers un ailleurs, à travers une émotion.

César a dit :  » Je suis devenu moi-même lorsque j’ai osé faire certaines choses que je croyais interdites.

Dans l’atelier, vous oubliez, vous transformez. Soudain une chose vous entraine et une autre ainsi de suite.

En réalité quand on est un artiste, on s’amuse.

Pour créer, il faut une fraîcheur, une naïveté, ce qu’on appelle le feu sacré. »

Dans la Grèce Antique on trouve de grands maîtres de la sculpture. Les temples décorés regorgent des oeuvres de nombreux sculpteurs grecs.

LA TECHNIQUE DE LA SCULPTURE.coeur_073.gif

Le sculpteur pose la pierre sur un support solide comme un établi. Il utilise un crayon gras pour dessiner ce qu’il veut sculpter sur la pierre.

La gradine est l’outil principal du sculpteur. Elle a des dents pointues et pénètre la pierre. Elle dégage des formes avec beaucoup de précision.

Les limes et les râpes sont aussi très efficaces sur les pierres tendres comme le calcaire mais beaucoup moins sur le basalte ou le granit.

Le maillet se distingue du marteau. Sa tête est en bois, en caoutchouc ou plastique et permet à l’outil qu’il frappe de ne pas créer d’onde de choc en pénétrant la pierre.

Le sculpteur doit porter des lunettes spéciales pour éviter aux impacts de pierres de se planter dans l’oeil et de créer des dommages irréversibles.

Le sculpteur doit mettre aussi un masque. En effet,  les maladies respiratoires sont fréquentes chez les tailleurs de pierres. Il faut se rappeler que l’Artiste-Peintre Modigliani a du arrêter la sculpture et nous avons le plaisir de découvrir ses Peintures qui ressemblent par leurs formes à des sculptures.

Pour commencer, il vaut mieux qu’un jeune sculpteur réalise un bas relief pour maîtriser les proportions.

LA TAILLE DIRECTE.coeur_073.gif

Le sculpteur doit réaliser un visage. Il crée le modèle en plâtre, puis sa réalisation intervient sur la pierre.

Le sculpteur dessine tout simplement sur son bloc et taille dans la masse. C’est ce qu’on appelle la taille directe.

Pour effectuer la taille d’un visage, il convient de tracer grossièrement les contours sur chacun des côtés du bloc. Il  est nécessaire de garder un espace suffisant pour le cou et la chevelure.

On commence par le nez qui est taillé avec une gradine à dents plates. Au fur et à mesure que l’on retire la matière, il convient de redessiner le nez sur le bloc de pierre.

Il faut ensuite creuser les arcades sourcillières, dégager l’ovale du visage puis dessiner au crayon gras les globes oculaires : Le sculpteur creuse ces globes oculaires suffisamment profonds. Ensuite il passe à faire apparaître le volume des lèvres.

Il contrôle les volumes et les proportions à l’aide d’un compas. Il surveille l’arrondi du front.

Il ne frappe pas trop fort car le bloc peut se casser en deux. La dernière étape est le polissage avec les rapes, les pierres à ponser, puis le papier.

Des heures et des heures de travail  sont nécessaires. Le sculpteur approche de la forme requise et l’oeuvre sort enfin du bloc… Son désir est réalisé grâce à l’Amour qu’il va nous donner à travers son oeuvre.

Le sculpteur doit avoir de bons outils, une technique à point et aimer son art. Il fait vivre son oeuvre et crée l’émotion.

Rappelons nous Pygmalion dans la légende d’Ovide (43 av JC-17 ou 18 après JC), poète latin,  qui tomba amoureux de son oeuvre. Pygmalion parvint à exécuter une statue de femme d’ivoire.  Jamais satisfait, il la faisait toujours de plus en plus belle. Puis il s’éprit passionnèment d’elle. Il pria Aphrodite. Elle l’entendit et fit vivre cette statue qui devint une femme avec laquelle il se maria… 

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Article écrit et publié par Claire le 24 Janvier 2009. L’Amour du sculpteur et la Beauté de ses oeuvres ne pouvaient laisser Claire indifférente.

 

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Le Pouce de César, 1963.


Archives pour la catégorie -le processus de création.

LE CINEASTE OU REALISATEUR.

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Le cinéaste ou réalisateur crée artistiquement un film. Nous trouvons de grands réalisateurs comme Frédérico Fellini (1920-1993), Alfred Hitchcock (1899-1980), Orson Welles (1915-1985), Michel Audiard (1920-1985), Gérard Oury (1919-2006) , Roger Vadim (1928-2000), Roman Polanski (1933-). Ensuite toute une chaîne humaine va se mettre au travail pour permettre cette réalisation.

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PREMIERE ETAPE.

ECRITURE DU FILM.

Le film est imaginé par rapport à un livre d’écrivain, à l’histoire, à une histoire vécue par un personnage réel, à un autre film, à une idée originale, à un vécu du réalisateur etc…  Sous la plume de ce réalisateur se crée l’intrigue, chacun des personnages, les décors. Cette écriture du film ou scénario peut durer plusieurs semaines, plusieurs mois, voir plusieurs années.  La phase d’écriture est aussi appelée le développement. Le scénario est appuyé d’un synopsis, résumé en quelques lignes. Si l’écriture porte sur un livre, les droits d’auteur sont achetés.

L’écriture fait souvent l’objet d’ un consensus,  entre le réalisateur et le producteur et est encore remanié. Un projet dessiné par des illustrateurs peut l’accompagner.

Puis le scénario est découpé en plusieurs séquences ou histoires en vue du tournage. Ces séquences sont numérotées. Puis elles sont éclatées en plans. Pour chaque plan, il faut déterminer la durée,  le mouvement, l’angle, l’échelle, le cadrage.

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DEUXIEME ETAPE.

LA PRE PRODUCTION.

A cette phase il va falloir rechercher les techniciens, les acteurs : faire des castings d’acteurs et de figurants, en ayant évalué les moyens financiers qui permettront de réaliser le film. Il faut calculer le coût final du film, les sources financières diverses qui peuvent être apportées pour le financer. Il faut aussi trouver les lieux où se réaliseront le film, les décors, les costumes du film : les autorisations requises sont obtenues. Le matériel et les accessoires sont achetés ou loués.

Le producteur embauche l’équipe nécessaire au tournage du film. Dans cette équipe on trouve en général : un réalisateur, un assistant réalisateur, un directeur de casting qui auditionne les acteurs et les figurants, un régisseur général qui s’occupe du décor et du lieu de tournage, un directeur de production qui gère le budget, un  chef opérateur responsable des prises de vue, un directeur artistique qui s’occupe des scènes qui sont tournées, du maquillage, des habits, des coiffures, un chef opérateur de son  qui est responsable des prises de son, des bruitages, un compositeur qui écrit la musique du film, des chorégraphes qui coordonnent les mouvements des acteurs, divers techniciens, des accessoiristes, un script qui transpose le scénario et permet la mise en place du plateau pour préparer le tournage de la scène, des photographes etc….

Le producteur après avoir coordonné les financements, contrôle les dépenses et gère l’argent, dont il est responsable juridiquement, de tierces personnes. Il s’engage à la réalisation du film.

La préparation du tournage se met en place.

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TROISIEME ETAPE.

LA PRODUCTION DU FILM, LE TOURNAGE.

Il va falloir organiser et constituer les équipes techniques et artistiques, établir des planing pour les jours et les mois de travail. La qualité du tournage dépend du travail qui a été accompli lors de la pré production.

Le réalisateur, aidé par des assistants, assure la fabrication de l’oeuvre. Après le choix des lieux, il gère la mise en scène, la direction des acteurs et de l’équipe technique. Il suit la bonne marche du film. Il peut aussi s’occuper du montage. Il choisit la musique du film. Il est responsable des aspects artistiques du film. Il est donc le créatif qui est porteur du sens et de la forme. De plus, il respecte le budget qui lui est attribué. Quant au script, il est la mémoire du tournage.

Chaque scène est tournée plusieurs fois. Il y a des  » claps  » après chacune de ces scènes qui servent ensuite aux monteurs du film et aux synchronisateurs du son.

A chaque fin de journée les négatifs, s’il y a utilisation de pellicules photographiques, sont envoyés dans un laboratoire pour être développés pendant la nuit.  Le lendemain, à réception,  ils sont regardés par le réalisateur, l’équipe du tournage et quelquefois les acteurs. Ils s’appellent des  » rushes ».

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QUATRIEME ETAPE.

LA POST PRODUCTION, DU MONTAGE A LA COMMERCIALISATION DE L’OEUVRE.

Le travail de montage du film est réalisé aujourd’hui principalement au moyen d’ordinateurs. Le monteur sélectionne les meilleurs prises qu’il a choisies. Il assemble les images et intercale  les doublages de scènes dangereuses, d’autres ajouts éventuels, met les effets spéciaux.

A la fin, La pellicule est dite fermée. Il n’y aura plus aucun changement. Elle part pour que l’on puisse ajouter la bande sonore réalisée, les dialogues, les doublages éventuels.

Il faut aussi soumettre le film au Haut Conseil de l’audiovisuel. Il peut y avoir des scènes jugées trop violentes qui sont supprimées  ou des interdictions de regarder le film par les mineurs en dessous d’un certain âge ( ex : moins de 18 ans ).

Le film est ensuite donné aux distributeurs qui s’occupent de le commercialiser, de faire sa publicité dont les affiches que le public regardera, de faire donner par les journalistes des intervieuws télévisés avec les acteurs  et prévoient la sortie du film en salle.

Une salle est retenue pour  » l’avant-première  » avec des invitations de personnalités privées et de journalistes qui feront la publicité auprès du public du film.

Le film va être montré au public.

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Dans la salle de cinéma le film est produit devant le public. Chacun de nous va pouvoir s’évader grâce au travail de l’équipe cinématographique dont le réalisateur et aux comédiens qui feront passer, avec le texte, le message de ce réalisateur. Ils seront les personnages de ce film en décalant  » leur moi « .

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Article écrit et publié par Claire le 07 Septembre 2008.

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Claire ne pouvait pas rester indifférente au travail du réalisateur et de l’équipe qui produit un film après avoir parlé du comédien. Sans eux l’histoire ne serait pas mise en images. Elle a une pensée toute particulière pour les frères Lumière Louis  ( 1864-1948 ) et  Auguste ( 1862-1954 ) inventeurs du cinématographe.

Claire s’est aperçue que le travail attribué à chaque membre de l’équipe du film dépassait , dans la réalisation de l’oeuvre,  le sens du nom qui lui était donné.

De plus, Claire a été séduite par l’Amour et la Beauté, transmise par le cinéaste réalisateur, qui sont le miroir de son propre Désir.

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                                          Plateau de tournage.

     

LE COMEDIEN.

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LE COMEDIEN.

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Toile de Marie. introitus. unblog.fr

PREMIERE PARTIE.

LA FORMATION DU COMEDIEN.

La formation théâtrale s’inscrit dans un processus d’apprentissage et de recherche. Il développe la créativité du groupe. Le comédien tient sa place dans ce groupe en respectant les autres. Il est curieux, va à la rencontre de l’autre et écoute. Il doit connaître d’avance les moments où il placera ses mots et au-delà ses émotions. Il étudie ses textes. Puis il les interprète et à travers eux émergent des personnages, des situations. Il sait imiter un personnage qu’il doit faire vivre ou revivre ou qui vient d’ être créé. Il est son double.

Son métier doit être une passion, il sait captiver, divertir, faire rêver son auditoire. Il connaît le moment précis où ses larmes couleront, la tonalité qu’il prend à tel ou tel moment, la force des mots qu’il prononce. Il saura mettre des mots suspendus, montrer ses fureurs, faire trembler sa voix, mettre des sons étouffés,  etc… Il doit savoir faire passer toutes sortes d’émotions. Il ressent ces émotions. Il étudie les passions pour mieux les reproduire. Il  éveille aussi la curiosité.

 Il a l’art de tout imiter. Il  sait jouer toutes sortes de caractères, de rôles. Il ne doit pas seulement sentir, mais rendre scrupuleusement les signes extérieurs du sentiment. Il doit souvent rester froid et tranquille. Il s’ouvre à tous les publics.

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DEUXIEME PARTIE.

LE COMEDIEN ET SON CORPS.

Le corps est l’instrument du comédien.  Il est son médiateur principal. A travers lui il fait passer les sentiments, les émotions, les énergies. Il faut qu’il  le respecte. Il est à l’écoute de ce corps, l’assouplit, le détend, le rend réceptif pour mieux le maîtriser.

Il doit le déplacer avec aisance et être sûr de lui. Sur scène il évacue rapidement l’angoisse qui l’envahit quelquefois face à son public.

La voix est le prolongement du corps du comèdien. Il doit maîtriser les techniques vocales et respiratoires. A partir de la découverte de son propre timbre de voix, il peut interprèter des spectacles, faire un sketch,  réaliser un doublage vocal de films étrangers etc… Sa voix est le seul conducteur de l’imaginaire.  Elle doit être claire, précise. Il apprend à connaître le rythme de cette voix, à l’écouter et il ne peut  jamais relâcher sa vigilence en interprètant un personnage. Il doit être aussi passionné.

 

 TROISIEME PARTIE.

LA VIE ET LE COMEDIEN.

La pièce achevée le comédien ne doit avoir ni trouble, ni douleur, ni mélancolie. Il n’a fait qu’une pure imitation et a su faire passer les émotions du personnage qu’il représentait auprès du public. Il a su décaller son » Moi « pour faire vivre ce personnage. Maintenant il le quitte pour penser déjà au prochain rôle qu’il devra interprèter. Il part avec le texte qu’il  étudiera, répétera, répétera encore pour arriver à la perfection.

Et après il guidera peut être avec ses connaissances d’autres artistes. Il créera, diffusera et formera. Il pourra monter une compagnie, écrire, enseigner.

Il s’ouvrira pendant ses loisirs à tous les genres artistiques, théâtre, danse, musique, humour, lectures diverses, étude de personnages anciens, visite d’oeuvres d’art etc… A ce moment là il sera lui-même … et aura retrouvé son  » Moi « .

CLAIRE.  background-2008_039.jpg         http://oregonstate.edu/dept/theatre/

                   

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Article écrit et publié par Claire le 07 Juin 2008.

Pour Claire le comédien transmet l’Amour et la Beauté à travers les interprètations multiples de ses personnages à son public auquel appartient  Claire .    

coeur_075.gif        Bienvenue_sur_le_blog

L’ARTISTE-PEINTRE.

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                                                               Toile de Marie.  

PREMIERE PARTIE. 

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Toile de Marie.

LE RESSENTI POUR CREER L’OEUVRE.

Lorsque des émotions me submergent à la suite de vécus qui me touchent,  j’éprouve le besoin de vider mon corps et mon âme en exprimant tout ce que je ressens, à travers ma peinture. Ces vécus sont divers, il peut s’agir aussi bien d’un fait de société, que d’un sentiment plus proche touchant des amis ou de la famille. Mais c’est aussi une manière d’exprimer ce que je ne peux crier avec des mots. Je vois  tellement, à travers mon regard, passer de bonnes mais aussi les plus injustes actions que je préfère utiliser mes pinceaux et à travers l’oeuvre le dire avec les couleurs de l’arc-en-ciel .

Par ailleurs, je précise que seul le cristal peut rendre sept couleurs pures essentielles donc on peut comprendre pourquoi les yeux sont appelés cristallins. Et puis l’arc-en-ciel existe grâce au soleil mais aussi à la pluie.

Certains ont besoin pour peindre de faire beaucoup d’études sur l’Art pour pouvoir s’exprimer sur leur toile. De mon côté, même si je n’en ai pas une connaissance approfondie, la création m’est apparue il y a deux ans, je peux le dire, par hasard. J’ai aujourd’hui 35 ans.

Pour pouvoir créer, il faut voir les choses mais pas seulement les regarder et puis c’est un don de « Dieu ».

Lorsque l’on est élu pour peindre, il suffit juste d’écouter pour entendre les voix de la vie, d’ouvrir les yeux et de ressentir les évènements avec son coeur. Il ne faut pas seulement être touché par une caresse, un regard, un mot, il ne faut pas sentir mais le ressentir de l’intérieur, au plus profond de soi. Il faut voir, mais aussi apercevoir, entrevoir et enfin pouvoir concevoir à travers ses propres émotions. En effet, le corps d’un être humain, n’est que l’enveloppe protectrice du coeur qu’il renferme ou abrite ou protège.

Pour être dans un processus de création, je peux être émerveillée par un tout petit rien comme par quelque chose de gigantesque. Je regarde toujours la vie avec les yeux d’un enfant et je veux montrer aux individus ce qu’ils ont aussi au fond d’eux et qu’ils ne voient plus adultes à cause des aléas de leur existence.

Lorsque je parle avec quelqu’un , j’écoute, je vois au delà des mots au plus profond de mon interlocuteur. En effet, les mots prononcés peuvent cacher bien des sentiments que je suis capable de décrypter.

Néanmoins, chaque peintre a ses propres émotions mais il a certainement toujours beaucoup de sensibilité. Certains artistes-peintres ne se posent pas aussi toutes les questions qui m’assaillent.

Être Artiste-Peintre c’est aussi avoir l’âme d’un précurseur, de pouvoir être libre dans sa pensée, dans son mouvement, et se dégager de certaines conventions, de chemins pré-établis, pour montrer ses propres ‘codes’ des formes et des couleurs qui n’éxistent pas dans la réalité, mais qui naissent d’une réalité.

L’important c’est de faire, de donner, d’apporter quelque chose, le meilleur de soi, après peu importe que cela plaise ou déplaise. Car c’est toujours la passion qui m’anime.

 

DEUXIEME PARTIE.

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Toile de Marie.

 L’OEUVRE.

Je suis un peu comme un catalyseur d’informations que je ressens en profondeur et en les peignant ensuite sur la toile avec des couleurs, je les embellis.

Même si des événements sont tristes ou injustes, j’y mets toute ma sensibilité et ma peinture devient le prisme de la vie.

Dans certains cas de toiles multiples sur un même sujet, je peux dire que c’est comme si j’accouchais. J’ai besoin de les sortir toutes de mon corps, les unes après les autres.  Elles sont déjà construites en moi avant que je m’exprime sur chaque toile.

Dans une de mes séries de tableaux,   je lache tout le stress, les colères de toute ma vie et finalement le bouquet final est une série de 35 toiles. Un feu d’artifice est passé de mon regard à la couleur exprimée. Et je me suis aperçue alors cette année là que j’avais aussi 35 ans. Donc j’avais peint une toile par année de vie et j’avais pu ainsi me vider des émotions multiples enfouies dans mon être.

Les personnes qui regardent les toiles exposées  peuvent penser que je peins pour le plaisir mais en réalité ce sont des maux, enjolivés par des couleurs.

De plus, à travers les motifs, les paysages, les personnages, les objets, les fleurs, les pots,  je laisse toujours une partie de moi.

Tu me dis que les regards sont difficiles à exprimer en peinture mais apparemment, c’est un de mes points forts car ils sont le reflet de l’âme.

Et puis peindre, c’est aussi espérer toucher «  l’inaccessible » et de ce fait une joie immense émerge quand la nouvelle toile s’est remplie, tout comme le semeur en voyant son champ lors de la récolte, mais ce sentiment ne dure qu’un temps , car on espère déjà peindre une autre toile et faire encore mieux… et on imagine déjà pouvoir peindre des champs encore plus beaux… Ainsi le temps passe et les toiles s’accumulent. Comme la nature on ne fait qu’ émerger, se développer, évoluer de saisons en saisons. Nous traçons notre voie sur le chemin de la vie !

Lorsque j’aime : «  Je caresse inlassablement le grain de ma toile, en espérant combler ce vide, par la personne qui me manque ! Je me demande  pourquoi je pense tant à lui ! et lui ? pense-t-il seulement à moi ? Je reste là, béate face à ce résultat surgit de l’oeuvre : d’avoir imaginé au plus juste les contours de son visage… Je sens qu’il est presque là, à côté de moi….et non, c’est juste un rêve de plus !

D’autres fois ma réalité reste bien loin de l’homme que je peins mais j’espère toujours à travers ces peintures rencontrer l’homme charmant, tel un prince, et non l’inverse, qui surgira dans ma vie. « 

Puis ces toiles terminées appartiennent à hier et ne sont presque plus les miennes….

 

TROISIEME PARTIE.

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Toile de Marie.

LE REGARD EXTERIEUR SUR L’OEUVRE.

Je pense que quelques fois si les visiteurs arrivent à être aussi éblouis devant une peinture, c’est que la vie n’est pas toujours belle autour d’eux.

J’ai dû faire ma propre analyse et j’ai ainsi dépassé la simple étape du j’aime ou je n’aime pas. Si quelqu’un n’aime pas ma toile et dit pourquoi, c’est aussi un moyen de progresser et de m’ouvrir aux sensibilités des autres. Par contre si des personnes disent qu’ils n’aiment pas sans pouvoir exprimer pourquoi, ils ne m’apportent rien et je les trouve, sans être péjorative, limités. Et je ne peux donc en tenir compte .

Quand ils sont séduits et heureux je suis contente d’avoir pu leur faire ressentir toutes mes émotions et lorsqu’ils achètent une toile je leur laisse un bout de moi qui les accompagne à leur domicile.

Les journalistes qui sont là pour parler de l’exposition ne font que leur travail, qu’ils aiment ou qu’ils n’aiment pas l’oeuvre. Dans l’article qu’ils doivent rédiger, ils seront toujours positifs. Ce n’est donc pas, contrairement à l’artiste-peintre, toujours le reflet de la réalité de leurs sentiments.

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Toile de Marie.

Essai écrit et publié par Claire le 18 Mai 2008, en portant son regard sur les Peintures et sur l’expression des Artistes de toutes les époques .

Mais c’est aussi un hommage à tous les Artistes-Peintres qui nous transmettent l’Amour et la Beauté. Claire a été guidée par le regard de Marie Lambert, Artiste-Peintre à Brignoles (Var), à laquelle elle adresse plus particulièrement ses remerciements pour ce moment partagé.

Les coordonnées de Marie : http://introitus.unblog.fr

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Toile de Marie.

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L’ECRIVAIN.

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 Michel J Cuny, le procés impossible de Charles de Gaulle.

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PREMIERE PARTIE.

 

LES RETROUVAILLES AVEC L’ECRIVAIN :

Lorsque je le vis plusieurs années après avoir quitté le lycée….

il avait dans son apparence quelque chose de très féminin.

Il avait beaucoup de finesse dans sa morphologie, les traits de son visage étaient réguliers, sa voix était fine et il parlait de façon précieuse.

Il avait des mouvements aériens avec son corps qui rappelaient ceux qu’auraient pu avoir une femme.

Ses cheveux étaient coupés en arrondi , ils étaient longs et descendaient dans la nuque.

Il était souvent,  en apparence très calme, avait une voix douce . Il  était très galant et prévenant.

Lors de ses appels téléphoniques, il me parlait de ses nombreux déplacements en France.

Il décrivait les lieux qui l’entouraient , les différents paysages qu’il découvrait , sa voix s’illuminait lorsqu’il observait de beaux sites.

Il partait également à l’étranger, en Suisse où il était allé voir la maison de Voltaire, en Espagne où il avait vu une exposition du peintre Magritte etc….

Lorsqu’il était venu à Paris et qu’il me rencontra, il ne cessait de capter mon regard et noyait le sien dans mes yeux bleus turquoises.

Il buvait dans ce regard comme un enfant aurait bu à l’ eau claire d’une source. Son regard était si intense que j’étais obligée de mettre ma main devant mes yeux pour l’arrêter. Ainsi je n’étais pas intimidée et je gardais de l’assurance dans ma parole.

Puis il captait à nouveau ce regard turquoise comme s’il y trouvait des merveilles.

Il ne cessait de m’observer comme s’il voulait rattraper ces années où il n’avait pas pu me côtoyer.

Il était parfois étrange dans les propos qu’il tenait, un peu mystérieux comme s’il venait d’un autre monde.

Il était aussi toujours à l’écoute de l’autre. J’avais l’impression qu’il analysait chacun de mes propos. Il disséquait chaque mot pour retrouver son origine et sa place exacte. Il voulait en connaître tout le sens, même celui qui aurait pu être masqué.

Il me disait qu’il avait besoin de faire ce qu’il ressentait.

Il était rêveur et réaliste en même temps.

Il aimait lire des livres à voix haute pour mieux se rendre compte des textes  et pour entendre les mots qui étaient nés de l’écriture des auteurs.

Il disait qu’il avait trouvé dans certains écrits comme ceux de Nietzsche, de Freud, de Lacan sa voie vers l’écriture et la compréhension de la vie. Il pouvait détester d’autres livres s’ils ne contenaient pas les éléments qui auraient dû s’y trouver. Il pouvait lire des journées entières sans s’arrêter. Il énonçait les livres qu’il lisait.

Il aimait écrire hors de son domicile. Les espaces qu’il choisissait se trouvaient dans des cafés lumineux où il pouvait voir du monde et en même temps où il pouvait  se retrouver isolé.

Il écoutait de temps en temps les conversations des personnes qui l’entouraient. Mais il vivait aussi avec les personnages de ses romans.

Il donnait son être à l’écriture et parfois il en perdait la voix comme s’il  lisait en même temps avec sa gorge , c’était un fait inexplicable.

Pour un évènement il pouvait se courroucer. Il avait besoin d’exprimer son mécontentement. Je me faisais alors toute petite et j’essayais de lui expliquer ensuite calmement ma pensée.

Nos perceptions pouvaient être différentes et  entraînaient parfois chez l’autre quelques contrariétés. Nous repartions alors meurtris et la vie reprenait son cours.

Il me faisait découvrir des lieux et il avait envie de me faire partager son enthousiasme. Il me transmettait les sensations que des artistes avaient ressenties avant lui. Il essayait de me faire aussi rencontrer la  » Beauté  » qui se trouvait dans les écrits, les sculptures, les peintures, les lieux créés par l’homme etc…

Au musée d’Orsay à Paris, il me montrait Cézanne comme créateur d’un art nouveau, annonçant déjà  l’évolution d’une autre peinture, le cubisme, dont des peintres comme Pablo Picasso sont les leadeurs.

Il me parlait des êtres qu’il avait rencontrés pendant son adoscence qui étaient exceptionnels et qui avaient été des rencontres indispensables pour son métier d’écrivain.

Il disait qu’il contactait chaque jour des individus qui l’aidaient dans sa voie artistique mais qu’ il s’y sentait souvent seul et sans appui.

Mais à chaque fois de nouvelles rencontres, avec les personnes qu’il choisissait,  le grisaient et le nourrissaient intellectuellement.

Chaque moment de sa vie avait été important pour son évolution d’artiste. Il continuait chaque jour  à étudier , à observer. Il avait l’impression d’évoluer sans cesse  et que sa vie serait trop courte pour qu’il puisse s’enrichir totalement et donner à chacun le meilleur de lui-même.

Lorsque je lui demandais pourquoi il n’avait pas d’enfant, il répondait qu’il ne pouvait pas dépenser son temps avec un enfant , qu’il devait le partager avec l’écriture, l’art, la philosophie, la psychologie etc… ce qui lui prenait chaque moment de sa vie. Il avait besoin d’une certaine liberté.

Il faisait ce métier d’écrivain avec plaisir et sans contrainte. Ses recherches illuminaient sa vie.

Il ajoutait souvent  que j’étais un peu comme lui et qu’il aurait aimé que je l’accompagne à chaque période de sa vie.

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Chantal-0

DEUXIEME PARTIE.

 

 L’ OEUVRE :

Il était très sensible.

Il me livrait les extraits de ses livres.

Il me disait qu’il écrivait avec son sang.

Il ressentait chaque moment au plus profond de son être.

Il me parlait du nombre de pages qu’il avait rédigé et qu’il devait encore rédiger et de la quantité de pages prévues déjà avant que son livre soit terminé avant qu’il soit totalement écrit.

En lui son nouveau livre se construisait. Comme une araignée tisse sa toile, il le tissait. Il se préparait sans qu’il le sache vraiment. Il accumulait une à une ses connaissances pour en faire une histoire.

Il recherchait la vérité pour la communiquer à chacun de ses lecteurs. Il ne devait à aucun moment commettre une erreur d’interprétation.

Cette accumulation de connaissances durait des années mais lorsqu’il se rapprochait de l’ oeuvre qu’il allait la commencer, elle avait déjà été fabriquée en lui.

Alors comme une femme attendant un enfant, qui était arrivée au terme de sa grossesse, il accouchait. Mais pour lui c’était l’ « oeuvre » comme pour la femme c’était l’enfant.

Des heures durant il y mettait son coeur et son âme. La vie alors s’arrêtait autour de lui. Chaque mot se dessinait sur la page.  Chaque personnage se mettait à vivre sous son stylo. Il le promenait inlassablement sur chaque ligne et les pages se noircissaient. Il les comptait pour pouvoir équilibrer son oeuvre.

Sa pensée était traduite par des mots qui se rejoignaient. Cette épreuve d’artiste serait bientôt terminée. Et chacun de nous pourrait la posséder et la lire.

Il tournait une à une les pages à l’intérieur de lui. Elles se construisaient en lui. Elles étaient ensuite copiées et le livre était terminé.

Puis la page de la couverture était choisie avec soin ainsi que l’image qui y serait déposée, symbole de ce livre. Le nom de l’auteur s’inscrivait souvent en lettres rouges , toujours la couleur de son sang .

Il restait encore à mettre en annexe les références des livres utilisés, à faire les liens entre les paragraphes, à les équilibrer. Il devait encore y apporter les dernières corrections, le lire et le relire avant qu’il soit imprimé.

Une épreuve lui était remise après qu’il ait été enregistré sur le logiciel prévu à cet effet . Il devait atteindre la perfection.

Il choisissait alors le nombre de livres qui seraient édités et que nous pourrions chacun posséder.

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TROISIEME PARTIE.

 

L’ANGOISSE APRES L’OEUVRE :

Il se retrouvait alors dans les lieux publics. C’était aussi celà le travail de l’artiste.

Il devait répondre aux questions des journalistes qui feraient la promotion de son livre.

Mais l’écrivain restait anxieux. Comment ce livre serait-il accueilli ? Les journalistes oseraient ils en parler ? Les lecteurs allaient-ils l’apprécier ? Et s’il s’agissait d’un livre engagé politiquement, il appelait diverses personnes pour avoir leur ressentiment et être sûr qu’il comblerait leur attente.

Il se posait diverses questions. Les personnages qu’il avait choisis ne seraient ils pas contestés? Les descendants de ces personnages ne seraient ils pas choqués?

Mais cette vérité devait être transmise, la connaissance devait continuer d’éveiller la critique et son choix devait permettre d’améliorer le savoir de la société.

Il angoissait aussi car il devait quitter les personnages qui l’avaient longtemps habité . Il devait les tirer de lui,  pour pouvoir penser à ce nouvel écrit qui gagnerait à nouveau sa personne de la même façon. Ce passage était douloureux et l’entrainait dans une petite dépression.

Il devait renaître des cendres de ses personnages. Il devait les quitter alors qu’il avait passé de nombreux mois avec eux. Il devait partir vers de nouvelles images qui s’installeraient en lui et qui le happeraient .

Son angoisse disparaîtrait lorsque de nouvelles identités se seraient emparées de lui.

C’était celà aussi la vie d’écrivain. Il était sans cesse envahi par de nouvelles émotions. Ces émotions  ne le laisseraient jamais jusqu’à son dernier souffle. De son corps comme des clones de nouveaux personnages se mettraient à vivre. Il était venu au monde pour eux et pour nous les faire connaître.

Il n’avait alors  plus pour sa bien aimée autant de délicatesse. Il était déjà pris par cette oeuvre qui l’envahissait et ne pouvait qu’être son chef d’oeuvre, le meilleur à chaque fois.

Il avait pourtant besoin d’elle à ses côtés. Il avait aussi besoin en retour d’être aimé et d’être rassuré.  Elle n’était pas seule avec lui mais elle partageait aussi cette épreuve d’artiste.

Elle en avait la primeur. Elle connaîtrait l’oeuvre avant son public. Elle avait pu aussi le guider à sa demande sur l’évolution d’un des personnages.

Sa bien aimée savait aussi que cette angoisse l’éloignerait d’elle. Et elle sentait que durant cet éloignement l’écrivain lui échappait. Elle se sentait alors seule et abandonnée.

Elle devait alors analyser cette situation nouvelle pour aussi renaître et puiser la force en elle qui lui permettrait de recommencer avec lui une nouvelle vie.

Elle devrait alors rechercher les moments de bonheur qu’ils partageaient ensemble et que nul autre ne pourrait lui donner. Ils devraient retrouver leur propre équilibre et leur identité.

Il était près d’elle et celà lui suffisait Ils se retrouveraient pour s’aimer et s’aimer encore. Et il la ferait rêver.

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QUATRIEME PARTIE.

 

L’AMOUR ET L’ECRIVAIN :

Lorsqu’il aimait il devait déjà connaître l’esthétique du corps de sa bien aimée. Chaque mouvement, chaque particularité de ce corps était un attrait pour lui.

Il devait le découvrir à la dérobée. Il parcourait chaque contour de sa silhouette. Il connaissait chaque particularité de ses muscles lorsqu’ils étaient en tension.

A une exposition par exemple, il s’arrangeait pour s’éloigner d’elle pour étudier les mouvements de ce corps, chaque sourire, chaque expression, chaque regard.

Dans l’intimité, il aimait aussi la regarder à distance pour observer tous les galbes de ce corps,  sous différentes luminosités. Il aimait ce corps et ses multiples facettes.

Il faisait découvrir à sa partenaire l’amour d’une manière toujours différente.

Ses recherches de l’amour étaient toujours accompagnées de visites de châteaux, de sites merveilleux, d’art où ils étaient en présence de l’ »Amour et de la Beauté ».

A chaque fois qu’elle s’abandonnait à lui , elle savait qu’elle allait à la découverte de nouveaux instants sublimes. Mais il ne serait pas entièrement dépendant d’elle et il la dominerait.

Il l’emmènerait au paradis des plaisirs sans qu’il s’abandonna réellement à elle. L’acte d’amour n’était pas pour lui essentiel et il retardait son moment.

Elle savait qu’elle ne pouvait pas avoir des exigences sur sa vie et qu’il ne lui appartiendrait jamais totalement. Elle devait le partager à chaque instant avec d’autres aussi bien avec ceux qui étaient en lui et avec ceux qui  lisaient ses livres ou qui voulaient le rencontrer.

Néanmoins,  elle aimait cet homme car elle était touchée par sa sensibilité et la beauté de ses mots. Il était aussi fragile et il avait besoin d’elle.

Elle ne pouvait qu’attendre ces moments qu’il voulait bien lui donner.

Certaines fois elle se demandait s’il ne se lassait pas de sa présence et si elle ne devait pas disparaître de sa vie. Mais elle avait besoin de lui et à chaque fois elle l’attendait.

Il était dans son monde et il fallait qu’elle accepte d’en être exclue par moment . Personne ne pouvait alors y entrer.  Il était égoïste et pensait en premier lieu à son art. Il était prêt à tout sacrifier pour son oeuvre.

Il avait aussi besoin de renouveau autour de lui et demain elle ne savait pas s’ il aurait encore besoin d’elle à ses côtés….

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CINQUIEME PARTIE.

 

L’ART ET L’ECRIVAIN :

Lorsqu’il visitait un site, un château, il s’émerveillait . Il passait devant chaque sculpture, chaque peinture . Il parlait de chaque personnage qu’il connaissait.

Il disait qu’il avait besoin de l’Amour et de la Beauté pour créer. Sa sensibilité se mettait en marche et il complètait et affinait ses connaissances lors de ces visites. Il se promenait sur différents sites et il s’enrichissait.

Il aimait aller dans des bibliothèques. Là dans le silence,  il complètait sa pensée par celles des autres auteurs des siècles passés et présents. Il prenait dans ces bibliothèques de  nombreuses notes qu’il portait sur des cahiers et qu’il pouvait emporter. Elles lui serviraient à l’écriture de ses prochains livres. Cette bibliothèque était pour lui un lieu sacré.

A son domicile, il aimait écouter à chaque instant de la grande musique, du jazz, des opéras de différentes époques. Il la décomposait en prenant des partitions . Il avait besoin d’entendre aussi ces compositeurs et chanteurs.

Il jouait aussi de la guitare classique et moderne. Il aimait jouer du Brassens et il berçait avec sa voix sa bien aimée.

Il connaissait chaque particularité des grands hommes de l’histoire d’hier et d’aujourd’hui.

Il analysait leur manière d’écrire qui était propre à chacun. Il aimait ceux qui avaient été des novateurs,  comme Flaubert.

L’art était pour lui nécessaire. Il faisait partie de tous ses instants. Il pouvait librement tout quitter car aucune contrainte, en dehors de ses écrits, ne pesait vraiment sur lui.

Il aimait échanger des paroles avec des artistes de divers endroits qui partageaient les mêmes connaissances ou des connaissances différentes de lui. Des propos duraient des heures et il appréciait leur compagnie.

Il aimait l’art plus que tout et pour lui il était prêt à tout remettre en cause. C’était un artiste, un écrivain !

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Bienvenue_sur_le_blogcoeur_073.gifimage74

Essai écrit par Claire de 2003 à 2007, en observant le monde d’un écrivain . Mais c’est aussi un hommage à  » Rémi « .

En effet, l’écrivain nous transmet l’Amour et la Beauté.

ecrire Publié par Claire le 09 Mars 2008.    background-2008_039_thumb1  

 

LE PROCESSUS DE CREATION

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                                                                Gouache de Marina Yedigaroff.

 

ANALYSE DU PROCESSUS DE CREATION.                                                                

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Les créateurs sont ceux qui ont la responsabilité de la création et qui sont reconnus comme des auteurs.

Selon Paul Klee :  » Les étapes principales de l’ensemble du trajet de créateur sont le mouvement préalable en nous, le mouvement agissant, opérant, tourné vers l’oeuvre, et enfin le passage aux autres, aux spectateurs, du mouvement consigné dans l’oeuvre. »

Source : Klee Paul, théorie de l’art moderne, Genève, Editions Gonthier, coll « Médiations » 1968.

Pour Jean Dubuffet : » le tableau ne sera pas regardé passivement, embrassé simultanément d’un regard instantané par son usager, mais bien vécu dans son élaboration, refait par la pensée et si j’ose dire re-agi. Tous les gestes faits par le peintre, il les sent se reproduire en lui. »
Source : Hubert Damish in « Fenêtre jaune cadmium ou dessous de la peinture », éditions du seuil 1984.

René Magritte a dit :  » La peinture n’est jamais une représentation d’un objet réel, mais l’action de la pensée du peintre sur l’objet. »

Source : David Sylvestre, Magritte, Edition Actes Sud.

La dynamique du processus de création c’est aussi pour l’artiste d’aller au-delà de tout ce qui est mis en place pour organiser la vie des individus. Il doit s’en séparer pour le dépasser et atteindre un niveau supérieur, presque divin.  Les oppositions  » du divin et du terrestre  » se résolvent dans un mouvement dialectique qui les dissout tout en les « exaltant ». Puis l’artiste est porté à ce niveau supérieur. Pour l’artiste c’est l’affaire d’une longue et patiente initiation qui aboutit à l’oeuvre.

Source : Michel J Cuny, écrivain ( lors d’un échange ).

Cette pseudo analyse Freudienne du rêve n’est, pour l’artiste, qu’un prétexte à se disculper des univers qu’il projette et qu’il fait partager, apportant une autre traduction qu’une simple résolution mathématique qu’est devenue notre quotidien aujourd’hui.

Je n’osais lui répondre que mon Tour Opérator n’était autre que mon fournisseur de papier aquarelle, tubes de couleurs et autres pinceaux à poils plus ou moins longs, plus ou moins durs….
Que mon Tour Opérator n’était autre que cette foi, cette passion qui pousse à aller  de l’avant vers quelque chose que je ne connais pas, que je ne comprends pas, mais que je ressens et que je dois faire. 

Source : Gilles de Poli, Artiste Peintre-http://couleursenprose.unblog.fr

En effet, l’artiste doit avoir l’âme d’un précurseur, être libre dans sa pensée, dans ses mouvements, et se dégager de certaines conventions, de chemins pré-établis, pour montrer ses propres ‘codes’  qui n’éxistent pas dans la réalité, mais qui naissent d’une réalité.

Source : Marie Lambert, Artiste Peintre-http://introitus.unblog.fr

 » A mes yeux, l’artiste c’est celui qui utilise la sensibilité de son coeur pour rendre le quotidien moins triste : Pour lui, comme pour ses pairs. Comme le peintre qui utilise de la gouache avec ses doigts, il utilise le matériau avec précaution pour ne pas déborder du cadre. Comme le musicien qui utilise son piano, il cherche les harmonies pour parfaire sa mélodie. Comme le poète qui cherche le mot exact pour entériner définitivement la rime de son vers, et laisser son oeuvre entrer dans l’éternité.

Etre artiste ne s’improvise pas, on vit les émotions avec le coeur, pas avec le porte monnaie ou le carnet d’adresses. La tâche qui incombe à l’artiste ne doit pas faillir. Sinon, je le prends comme une insulte à l’émotion artistique. « 

Source : Taninna L’officiel ( Chanteuse) ( Source: Facebook du 08 octobre 2013 )

 » L’écrivain, le poète, a une fonction bien déterminée dans la hiérarchie sociale berbère. Il est marqué d’un signe ambivalent, tantôt positif tantôt négatif. Mais quelles que soient les vicissitudes temporelles de sa destinée, il est pour son peuple, qui ne le reconnait pas forcément, le porteur de clarté.

Il lit et traduit en langage clair les remous profond de l’avenir dans le ventre du présent. Et sa mémoire fut le conservatoire du Passé commun. « 

Jean Lmouhoub Amrouche – Ecrivain Algérien-Kabyle.

Car l’artiste est comme un catalyseur d’informations qu’il ressent dans son être. Il les fait vivre à travers sa pensée. Il doit pouvoir concevoir avec ses propres vues et ses propres émotions.

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PREMIERE PARTIE.

LES SOURCES DE CREATION.

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Les sources de création sont diverses, l’expérience des artistes, leurs émotions personnelles, l’environnement, leurs écrits, leurs observations, leurs imaginations, leurs souvenirs, les événements et les questions d’actualité etc… ou la combinaison de plusieurs sources.

Les éléments peuvent naître du langage visuel, des besoins extérieurs suite à des recherches, des principes de composition ou encore des procédés ou des matériaux. ( Evolution vers la peinture moderne qui utilise les matériaux ).

Il peut s’agir aussi bien d’un fait de société, que d’un sentiment plus proche touchant des amis ou de la famille.

L’artiste peut être saisi à tout moment, soit par un tout petit rien, soit par quelque chose de gigantesque qui déclenche alors le processus de création.

Plusieurs artistes travaillant dans un journal d’art peuvent rencontrer un point de départ pour une oeuvre. ( ex :  » Les Nabis  » voir Musée Maurice Denis.)

 

DEUXIEME PARTIE.

DEVELOPPER DES IDEES.

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L’artiste va explorer une idée, un sujet, identifier un centre d’intérêt, réfléchir différemment, adapter, prolonger, raffiner.

Il faut aussi développer les raisons qui poussent à créer, les changements de direction. L’artiste prend des risques quant à l’inconnu. Il  étudie les processus, les styles, les techniques utilisées par les artistes du passé et du présent.

Il doit encore prendre du recul face à son expérience et examiner son intention de création. En même temps l’artiste doit avoir une vision de l’oeuvre à laquelle il souhaite aboutir.

Le cadrage du développement de cette oeuvre peut limiter l’ouverture de l’artiste mais aussi développer la créativité. Il a ainsi une meilleure vision de la conception de l’oeuvre. Dans le cadrage, l’artiste peut aussi limiter les éléments utilisés, matières, thèmes, couleurs etc…

 

 

TROISIEME PARTIE.

LES SOURCES D’INSPIRATION.

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Les sources d’inspiration sont multiples. L’artiste voyage. Il se plonge dans des univers artistiques ou culturels. Il rencontre d’autres cultures ou domaines de créations. Il doit être confronté à ces autres univers pour sortir de son cadre de pensée et remettre en cause les contraintes qui s’imposent à lui. ( voir certains artiste peintre comme Corot. )

Un créatif est souvent isolé mais c’est aussi pour lui une manière de se protéger contre les différentes formes de pressions extérieures.

En effet, l’artiste catalyseur d’informations est un être très sensible, très receptif donc très fragile. Il doit continuellement se protèger pour conserver cette sensibilité et ne pas être détruit.

L’artiste doit toujours rechercher des ouvertures et de nouvelles sources d’inspiration. Parfois il a besoin d’être aidé par des images, des dessins et même des histoires. Néanmoins, entre les créations, des phases de calme sont extrêmement importantes pour que de nouvelles  idées ou des liens entre des idées déjà existantes mais isolées parviennent à son état de conscient. Il a besoin de pauses pour être créatif.

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QUATRIEME PARTIE.

LES PARTICULARITES DES CREATEURS.

Les créateurs sont des individus engagés dans des activités de création. Ils ont des particularités par rapport aux autres individus. Ils ont un goût pour le renouvellement, des fonctionnements propres et une certaine fragilité.

A chaque fois, l’artiste espère avec son oeuvre toucher “ l’inaccessible” et de ce fait il ressent une joie immense lorsque celle-ci  est réalisée puis cette oeuvre ne fait plus partie que du passé… et de nouvelles oeuvres émergent de son être…

- Les artistes doivent se renouveler pour être visibles et se distinguer. Ils sont obligés d’apporter quelque chose de nouveau de différentes façons et à ce titre remettre en cause les cadres établis.
– L’artiste doit aussi se remettre en cause lui-même. Il doit se préparer à être aspiré par un double mouvement d’inspiration et de dépassement.
– En contact avec le public, l’artiste a un égo développé. En effet, il doit se livrer en confrontant en permanence ce public. Ce lien face à l’admiration qu’il rencontre auprès des individus accroît cet égo déjà important et se traduit par une fragilité face à l’échec.

Il doit aussi parfois décaller son  » Moi  » pour être dans un possessus de création.

 

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Certains artistes ont pour chaque être humain une connotation romantique , notion rattachée à l’ imaginaire.

Néanmoins la plupart des oeuvres d’art sont créées dans l’intention de communiquer des idées, des sentiments ou encore des messages symboliques importants à connaître et décrypter.

L’artiste nous transmet l’Amour et  la Beauté.

 

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Article écrit et publié par Claire le 25 MAI 2008 .

Cet article est écrit pour éclairer « Les Essais » que Claire a publié sur différents artistes rencontrés ou aimés.

 

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