GEORG WILHELM FRIEDRICH HEGEL.

Portrait de Hegel par Schlesinger (1831) 

Portrait de Hegel par Schlesinger (1831).

GEORG WILHELM FRIEDRICH HEGEL.

Hegel ne fait rien pour séduire et il ne cherche pas un auditoire. De plus, il y a chez Hegel une volonté d’hermétisme. Mais il faut le suivre car ce philosophe veut tout embrasser par la pensée. Sa philosophie récapitule la totalité de l’histoire. En effet, Hegel met en place un système philosophique qui est capable de totaliser tout ce qui s’est dit et accompli auparavent dans tous les domaines et rend compte en même temps du mouvement et de la dynamique interne qui anime cette histoire. 

L’oeuvre de Hegel intègre, en les renouvelant profondèment la logique, l’histoire de la philosophie, l’analyse des religions, la reflexion sur l’art, les sciences, la politique et le droit. Hegel veut parvenir à penser dans leur globalité l’époque des connaissances et des croyances, la succession des empires et la marche de la civilisation. Dans le processus chaotique, confus et continuellement changeant de l’histoire, il s’efforce de discerner sa compréhension.

On a vu dans Hegel un penseur athée ou au contraire une sorte de renouveau et de théologie moderne. On a fait de lui l’inspirateur des courants ouvriers révolutionnaires ou à l’inverse le modèle du penseur conservateur, voire réactionnaire.

LA VIE DE HEGEL. 

Stuttgart 1770-1788.

Georg Wilhelm Friedrich Hégel, né à Stuttgart le 27 août 1770 dans une famille de moyenne bourgeoisie et protestante, est un philosophe allemand. Son père Georg Ludwig Hegel (1733-1799) est fonctionnaire à la Cour des comptes du Duc de Wurtemberg. Sa mère Magdalena Fromm (1741-1783) est issue d’une famille très cultivée de juristes et participe à la 1ère formation intellectuelle de son fils mais meurt prématurément. Il fait ses études au gymnasium de sa ville natale où il est un écolier modèle. A l’âge de 10 ans son père lui fait apprendre la géomètrie et l’astronomie. Sa formation à Stuttgard est inspirée par les principes des Lumières et a pour contenu les textes classiques de l’Antiquité. Hegel aima le grec et traduit par exemple le Manuel d’Epictète, l’Antigone de Sophocle. Il rédige de nombreuses notes de lecture concernant la littérature, l’esthétique, la physiognomonie, les mathématiques, la physique, la psychologie, la pédagogie, la théologie, la philosophie.

L’oeuvre de Hegel est une des plus représentatives de l’idéalisme allemand et elle a eu une influence décisive sur l’ensemble de la philosophie du XXème siècle. Hegel hérite d’un siècle qui découvre l’importance de l’histoire, la diversité des populations, l’ampleur des progrès humains. Il a 19 ans quand le peuple de Paris prend la bastille. Il devient philosophe dans le siècle des révolutions. Il a 23 ans quand l’espoir de la liberté prend le visage de la terreur. Il a un peu plus de 30 ans quand Bonaparte étend ses conquêtes révolutionnaires et militaires sur l’Europe.

Tübingen 1788-1793. 

La formation initiale de Hegel fut religieuse autant que philosophique. Il entre à l’âge de 18 ans dans un séminaire protestant de Tübingen où est dispensé l’un des meilleurs enseignements de l’époque. Il y commence ses études universitaires. Il a en même temps que lui dans cette école Hölderlin qui sera un grand poète, Schelling qui sera aussi un grand penseur. Il étudie la philologie, l’histoire, la philosophie, la physique et les mathématiques. Hegel est un étudiant très doué mais timide et renfermé. En 1788, il rédige un article sur Les avantages que nous procure les anciens écrivains grecs et romains classiques. Il obtient sa maîtrise de philosophie en 1790 avec un mémoire sur le problème moral des discours dans lequel il oppose au dualisme Kantien, l’unité de la raison et de la sensibilité.

Puis il s’inscrit à la faculté de Théologie. Il suit les cours sur l’histoire des apôtres, les Psaumes, les Epîtres, sur Cicéron, sur l’histoire de la philosophie, sur la métaphysique et la théologie naturelle et s’inscrit à titre personnel à des cours d’anatomie. L’essentiel de l’enseignement consiste dans un apprentissage de la dogmatique chrétienne qui provoque chez Hegel un écoeurement manifeste dans ses écrits critiques postérieurs sur la religion. Il retourne souvent à Stuttgart à cause d’une mauvaise santé. Puis Hegel se fait l’orateur des idées de liberté et d’égalité avec des amis comme Friedrich Hölderlin, Friedrich Wilhelm von Schelling dont il partage la chambre. Il achève ses études à Tübingen en septembre en présentant un mémoire de théologie neutre sur l’histoire de l’église de Wurtemberg.

Berne 1793-1797.

Au sortir du séminaire, Hegel ne fut pas pasteur ce à quoi sa formation de Théologie le destinait. Il devient précepteur à Berne à l’été 1793 jusqu’en 1797. Il travaille dans la famille du capitaine Karl Friedrich von Steiger (1754-1841) membre du Conseil Souverain de Berne et représentant de l’aristocratie alors au pouvoir dans ce canton. Il y fait l’expérience de la servitude. Mais il lui reste du temps pour les lectures et des travaux d »autant que cette famille possède une importante bibliothèque. Hegel étudie les derniers développements que prend la philosophie dans les publications de Kant, Fichte, Schiller et Schelling. Il attend une révolution en allemagne et écrit en ce sens à Schelling Les écrits de Hegel rattachés à cette époque témoignent surtout d’une réflexion critique sur la religion chrétienne. La 1ère publication de Hegel concerne les habitants du pays de Vaud qui se révoltent contre la domination du gouvernement de Berne avec l’appui de la France. Hegel traduit et commente les événements en Allemand en 1798, sous couvert de l’anonymat, Les lettres confidentielles sur le rapport juridique du pays de Vaud à la ville de Berne de l’avocat révolutionnaire Jean Jacques Cart parues à Paris en 1793. 

Francfort 1797-1800.

En 1797, Hegel prend la charge de précepteur à Francfort-sur-le-Main dans une famille de négociant en vin Johann Noë Gogel. Son lien amical avec Hölderlin se renforce. Hegel participe à son projet de tragédie sur la mort d’Empédocle.

Hégel développe une critique de la raison et de la philosophie qui est le ferment de la dialectique. Hégel rédige, en 1798, un ouvrage dédié aux patriotes sur La situation récente de Wurtemberg.

En 1799, Hegel rédige un commentaire des théories économiques de James Steuart, aujourd’hui perdu. Son analyse de la société industrielle anglaise lui aurait permis de sortir des idéaux révolutionnaires et l’ont conduit dans la voie dialectique. Il poursuit sa critique de la religion sous un mode historique publié sous le titre de le Christianisme et son destin. Après la mort de son père en 1799, Hegel retourne à Stuttgart et dispose d’un héritage qui lui permet l’indépendance.

Iena 1801-1807.

Hegel commence sa carrière universitaire en devenant privatdozent à l’université de Iena en 1801. Il soutient sa thèse latine sur Les orbites des planètes le 27 août 1801. Cette étude du système solaire doit illustrer la nouvelle physique spéculative en rompant avec la mécanique de Newton. Hegel se fait connaître également avec un écrit sur la différence entre les systèmes de Fichte et de Schelling. Hegel suit la pensée de Schelling dont il partage les idées et le logement. Puis à Iéna, il écrit son premier chef d’oeuvre , la Phénoménologie de l’esprit publié en 1807. Il fonde avec Schelling le Journal Critique de la philosophie en 1802 qui prend fin avec la départ de Schelling pour Würzburg en 1803.

Bamberg 1807-1808.

L’arrivée de Napoléon interrompt ses activités universitaires. Hegel travaille alors comme rédacteur en chef en 1807 d’un petit journal à Bamberg.

Nuremberg 1808-1816.

Hegel est engagé comme recteur du gymnasium de Nuremberg. Ses élèves ont entre 18 et 20 ans. Il enseigne son système de la philosophie. Il apprend aux élèves à dialoguer librement entre eux tout en gardant du respect. Il donne une suite à la Phénomènologie de l’esprit en publiant La Science de la logique en 3 volumes (1812-1816). C’est un véritable traité de métaphysique. En 1811, il épouse Marie von Tucher. Ils ont 2 fils.

Heidelberg 1816-1818.

Hegel est ensuite professeur d’Université à Heidelberg. Il participe à la rédaction des annales littéraires de Heidelberg, revue dirigée par des professeurs de l’université et consacrée à l’ensemble des disciplines académiques. Il donne ses premiers cours d’esthétiques ou philosophie de l’art en 1817.

Berlin 1818-1831.

En 1818, il occupe la chaire de Fichte décédé, à Berlin. Hegel publie ses Principes de la philosophie du droit (1820) qui développent sa philosophie pratique et particulièrement sa théorie sur les rapports de la Société civile et de l’Etat.

Pendant ses vacances Hegel entreprend des voyages : – 1819 à l’île de Rugen, à Dresde et en Suisse, en 1822 aux Pays Bas, – en 1824 à Vienne, – en 1827 à Paris, -en 1829 à Carlsbad et à Prague en passant par Weimar et Iena. Il s’interesse à l’art et est épris de musique. En 1826, il fonde avec son élève Eduard Gans et d’autres professeurs les Annales de la critique scientifique. En 1929, il devient recteur de l’université de Berlin. En 1831, Hegel travaille à une nouvelle édition de la Science de la logique mais après 13 ans de gloire académique, vénéré par ses étudiants, admiré par toute l’Université, Hegel meurt brutalement le 14 novembre 1831 à Berlin, emporté par le choléra dans une épidémie qui décime la population.

Ce philosophe aura fait peu de voyages. Mais dans ses chefs d’oeuvres, on découvre des forces de subversion considérables. La Phénoménologie de l’esprit décrit l’histoire de la civilisation. La Science de la logique qu’il publie en 1816 et qu’il rédige à Nuremberg puis à Heidelberg explore les processus qui permettent à la réalité de se mouvoir et de se penser. L’Encyclopédie des sciences philosophiques qu’il publie à Berlin rassemble d’une manière reflexive les connaissances. Mais il ne faut pas oublier ses cours que publient ses élèves après sa mort. Ses leçons sur la philosophie de l’histoire, sur l’esthétique, sur l’histoire de la religion, sur l’histoire de la philosophie constituent des parties essentielles de son oeuvre.

LES DISCIPLES D’HEGEL. 

Après sa mort, ses disciples se divisent en hégéliens de gauche et de droite. Les premiers insistent sur la primauté de la raison et principalement sur les luttes qui concernent l’histoire et laq font avancer. Marx reprend à Hegel sa vision d’une marche de l’histoire conduite par le jeu des contradictions. Ainsi se développe la branche révolutionnaire de cette gauche hégélienne. Elle se continue avec Lénine qui lit et commente Hegel à Genève avant la révolution d’octobre qui conduit les bolcheviks au pouvoir.

Par ailleurs, il existe une postérité fidèle à la tradition de l’idéalisme allemand et de son aspiration fondamentale à l’absolu. Ces hégéliens de droite mettent l’accent sur la place de l’esprit dans la marche de l’histoire universelle et sur le lien profond que Hegel leur semble établir entre philosophie et christianisme. A la fin du XIXème siècle se développe un néo-hégélianisme idéaliste en Grande Bretagne notamment les oeuvres de Bradley et de Bosanquet.

La diversité de cet héritage montre l’ampleur du système hégélien. Selon que l’on privilégie un des points de vue, que l’on accentue une des composantes le résultat est différent. En effet, des éléments opposés se trouvent dans cette totalité.

LA PENSEE D’HEGEL. 

Hegel enseigne la philosophie sous la forme d’un système de tous les savoirs suivant une logique dialectique. Le système est présenté comme une phénoménologie de l’esprit puis comme une encyclopédie des sciences philosophiques et engendre des disciplines académiques nouvelles comme la philosophie de l’art, la philosophie de l’histoire. Il produit une synthèse audacieuse de l’ensemble de la philosophie présente et passée. La singularité de Hegel est d’avoir tenté de concevoir la totalité de la réalité à la fois dans sa diversité et dans son unité. Dans la réalité se trouvent une infinité de sous-réalités incompatibles construite d’éléments qui s’excluent mutuellement ou se contredisent. Habituellement pour élaborer une vérité on ne retient qu’un de ces éléments et on disqualifie ceux qui s’opposent. Cette manière de pratiquer ne permet pas cependant de concevoir la totalité. Elle aboutit à privilégier certains éléments.  Or pour Hégel le concret exige une pensée capable de tenir ensemble tous les aspects même ceux qui s’opposent et s’excluent. La vérité ne réside pas dans un seul point de vue. Elle est constituée par l’ensemble des éléments contraires et par le mouvement qui anime leurs relations.Voilà pourquoi Hégel accorde une place centrale à la contradiction.

Dans les pensées antérieures à la sienne la contradiction était un signe d’impossibilité. Ce qui était contradictoire ne pouvait exister. Avec Hegel la contradiction apparaît comme l’indice même du réel. En effet, ce qui est réel est contradicroire. Et pourtant ce qui est réel est également rationnel c’est à dire compréhensible. Car la raison est capable de penser les contradictions, de saisir comment une situation donnée se transforme en son contraire. La pensée solide pour Hegel est celle de l’entendement qui sépare, classe, oppose et cloisonne. Dans cette vision de la réalité seul compte le mouvement et non les points d’arrêt. La vérité est le parcours, le cheminement. Aucune des étapes ne contient la vérité.

De plus ce qui intéresse Hegel, c’est la manière dont la réalité ne cesse de se transformer, dans un processus dialectique : Thèse, antithèse, synthèse. Puis au sein même de la réalité une dynamique de destruction-conservation modifie les situations et les fait vivre. La négation est un mouvement interne de dépassement, elle appartient au processus de transformation continue de la réalité. Le génie d’Hegel est d’avoir compris la puissance du négatif. Celui-ci est une force qui travaille au sein de la réalité, la creuse du dedans et la fait avancer.

HEGEL ET L’HISTOIRE. 

Hegel adapte cette dialectique à l’histoire. Le chaos apparent des évènements, le cours hasardeux des guerres, les effondrements et les renaissances des cultures n’est pas une fin en soi. De plus elle se révèle, animée du dedans par une logique profonde. La monarchie est détruite du dedans par la Révolution, et la Révolution se détruit à son tour pour engendrer un régime qui n’est ni monarchie, ni république mais qui conserve les traits de l’une et de l’autre.  Napoléon 1er condense en lui l’esprit de l’histoire et son principe d’évolution. Les individus n’agissent qu’à court terme, en fonction de leurs intérêts personnels. L’objectif de Napoléon est sa propre gloire et non la réalisation d’un projet global. Toutefois en consolidant son règne, en étendant son empire il contribue à l’extension des libertés citoyennes, la constitution des Etats-nation en Europe.

Enfin la conception hégélienne de l’histoire s’organise autour de caractéristiques propres à l’esprit d’un peuple ou à l’esprit d’un temps. Cette conception aura elle aussi une longue et diverse postérité. Elle suppose que les multiples aspects d’une époque soient reliés. Les différentes formes d’art (architectural, musical, pictural, poétique) seraient connectées aux croyances religieuses, aux conbceptions morales, aux structures politiques. A la place de d’unité séparée qui suivent des évolutions disjointes, Hegel voit une forme d’unité profonde, de cohérence interne de chaque civilisation.

C’est à travers le passage dialectique d’une forme de civilisation à une autre que se poursuit la marche de l’histoire. Elle s’accompagne d’une prise de conscience graduelle de l’esprit par lui-même. Le terme de ce processus constitue ce que Hegel nomme : savoir absolu. L’expression ne doit pas susciter de confusion. Elle ne signifie pas un savoir englobant les données factuelles du monde. Atteindre le savoir absolu ne veut surtout pas dire que l’on connaisse tout.

Le savoir absolu est l’ultime étape de la marche de l’esprit vers la conscience de soi, celle où il se réconcilie définitivement avec lui-même et se comprend en ayant compris la totalité de son parcours.  C’est aussi le point où la vision de l’histoire s’éclaire, où la philosophie dépasse et conserve la véritée incarnée par le christianisme en tant que religion absolue. Le savoir absolu constitue le point d’aboutissement de l’histoire humaine, celui d’où l’on peut penser la totalité du parcours. Il en est ainsi par une nécessité interne au déploiement de la pensée. Hegel se situe au point où tout devient visible.

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Texte écrit et publié par Claire le 16 Juin 2009.

A lire :  Entretiens avec Karl Marx, Friedrich Engels (qui se rapproche de la philosophie de Hegel), Vladimir Ilitch Lénine de Michel j Cuny paru en 2008.

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Archives pour la catégorie -Hommes célèbres.

FREDERIC CHOPIN.

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Frédéric Chopin par Delacroix. 

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Frédéric Chopin est un compositeur et pianiste polonais né le 01 mars 1810 à Zelazowa Wola dans le Duché de Varsovie (actuelle Pologne) et est mort le 17 Octobre 1849 à Paris.

Son père est Nicolas Chopin est originaire de Lorraine. Il épousa une dame d’honneur de la Comtesse Skarbek qui a 20 ans et lui 31 ans. Frédéric a 3 soeurs.

Chopin est un grand pianiste virtuose et un compositeur de musique romantique. Il commence son activité musicale à 6 ans. Il écrit sa première oeuvre « La Polonaise » en sol mineur à l’âge de 7 ans. Mais ses compositions des premières années sont modestes contrairement à Mozart. Chopin fit sa première apparition sur scène à l’âge de 8 ans dans un salon aristocratique de Varsovie.

Chopin termine ses études musicales en 1829. Il a une santé fragile. Il assiste à des scènes champêtres qui sont fondamentales dans l’oeuvre future de l’écrivain. Il se rend à Berlin en 1828 pour écoûter un opéra de Spontini ainsi que d’autres oeuvres.

Le premier amour du jeune Chopin fut la chanteuse lyrique polonaise, Mademoiselle Constance Gladkowska. Il fait sa connaissance et joue à de nombreuses reprises avec elle. Elle assiste à ses concerts du 17 mars 1830 et du 11 octobre 1830 à Varsovie. Après le dernier concert, elle le quitte en lui écrivant :  » D’autres peuvent être plus digne de vous et vous récompenser davantage. Mais jamais ils ne pourront vous aimer autant que nous. » Après avoir quitté la Pologne Chopin ne reverra plus Contance.

Chopin planifie un voyage en Europe. Il quitte la Pologne le 02 novembre 1830 pour Vienne pour des raisons politiques puis il quitte Vienne le 20 juillet 1831 pour Paris où se déroule une intense activité musicale et culturelle. Il ne reviendra jamais dans sa ville natale. Une coupe d’argent remplie de cette terre natale le suivra toute sa vie et sera mêlée à la terre du cimetière du Père Lachaise lors de son enterrement. 

 La grande capacité mondaine et la réputation de virtuose de Chopin,  lui permettent d’enseigner la musique dans les milieux aristocratiques. 

Chopin n’appréciait pas les concerts mais préférait l’ambiance des salons. Il aimait être en compagnie de ses amis ou d’au moins un ami chez lui le soir lorsqu’il jouait du piano. D’après le témoignage de ses amis, il était un excellent improvisateur.

La Comtesse Delphina Potocka, beauté célèbre de 25 ans et dont la voix lui faisait tourner la tête, bien que mariée fréquenta le jeune Chopin en 1835. Leur aventure fut de courte durée mais elle garda toujours une affection sincère pour lui. Son mari l’emmena en Pologne d’où elle ne revint que beaucoup plus tard. Elle arriva le 15 octobre 1849, de Nice à Paris, pour être au chevet de Chopin mourant. Elle chanta alors pour lui.

De 1836 à 1847, il fut le compagnon de l’écrivaine George Sand. Au début de leur relation Chopin a 28 ans et George Sand 34 ans. George Sand hésita longtemps avant de fréquenter Chopin. Puis désirant être seul,  le couple décide de voyager. Leur destination est les Iles Baléares. Chopin ne s’adapte ni au climat, ni à la nourriture de cet endroit. La population est peu accueillante. Ils travaillent beaucoup. Chopin compose ici ses Préludes. Ils décident de rentrer à Paris. Malgré les soins et le dévouement de George Sand, sa santé se dégrade. En juillet 1847, après une dispute, le couple se sépare. Ils restèrent ensemble pendant 9 ans. Chopin fait un voyage, après cette rupture, de 7 mois en Angleterre mais il est affaibli par cette séparation et par la maladie qui le ronge, la tuberculose. Il est reçu par la reine Victoria.

Chopin rentre à Paris malade et sans argent. Il a des accés de toux longs et épuisants. Le 16 février 1848 Chopin joue à Paris son dernier concert.

A travers ses oeuvres comme les Cycles d’Etudes op 10 et op 25, les 4 Ballades, les Nocturnes, les 24 Préludes op 28 , les 2 concertos pour Piano etc…, Chopin a révolutionné le piano et a inventé une véritable école avec l’apport de nouvelles sonorités ainsi qu’une nouvelle vision de l’instrument. Les avancées musicales sont notamment l’extension des accords, les petits groupes de notes surajoutées à la partition. 

Chopin meurt le 17 Octobre 1849, entouré de ses amis à l’âge de 39 ans. Il a reçu de ces derniers, par l’intermédiaire de son comptable qui le lui cachait, toute sa vie des dons et des avances. Il n’a jamais eu d’enfant. Il est enterré au cimetière du Père Lachaise. Avant de mourir il a demandé par respect du public que ses oeuvres inachevées soient brûlées.

Le 17 octobre 1849 au matin, Auguste Clesinger moula le visage et les mains de Chopin. Le moulage de ses mains est exposé au musée de la vie romantique à Paris 15 rue Chaptal 75009 Paris.

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Texte ecrit et publié par Claire le 21 Avril 2009. Frédéric Chopin est un des musiciens romantiques préférés de Claire qui nous a apporté l’Amour et la Beauté.

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MOZART.

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Portrait de Mozart fait à Salsbourg par un inconnu.

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La vie et l’oeuvre de Mozart.

Wolfgang Amadéus Mozart est né à Salzbourg en 1756. Dès l’âge de trois ans ses facultés pour la musique déconcertent son entourage . Son père Léopold (1719-1787) est maître de violon au service du Prince-Archevêque de Salsbourg.  Le couple a 7 enfants dont 2 seulement survécurent. Son père transmet sa passion à ses deux enfants, Mozart et sa soeur.

Mozart apprend jouer du clavecin, de l’orgue, du violon. A 6 ans, il peut improviser et il compose sa première oeuvre, un menuet.  Son père décide alors de présenter les deux virtuoses à toutes les cours et salons d’Europe , dont Paris, la cour impériale de Louis XV à Versailles, à Londres il est applaudi par le roi George III, Munich, Vienne, la cour impériale d’Autriche à Schönbrunn, Bruxelles. Mozart rencontre ainsi les plus grands musiciens comme Joseph Haydn avec lequel il se lie d’une grande amitié.

En 1767, Mozart écrit son premier opéra Apollo et Hyacinthus. Il  compose deux autres opéras Bastien et Bastienne et La finta simplice en 1768, à l’âge de 12 ans.

Mozart en Italie est captivé par le chant et l’opéra et apprendra l’art du contrepoint (superposition de plusieurs mélodies), qui caractèriseront son oeuvre. Son opéra Mithridate triomphe à Milan en 1770. Mais ayant la charge de maître de violon, il est rappelé auprès du nouveau prince-archevêque, Colloredo.

A cette époque il est nécessaire pour un artiste d’être sous la protection d’un homme riche et influent.

En 1777, Mozart part en tournée à Paris, dans une France en crise et en revient déçu. Sa mère Anna Maria Perlt (1720-1778), qui le suit, tombe malade et meurt le 03 juillet 1778. Mozart rentre alors à Salsbourg. Il poursuit son oeuvre.  En 1781, il rompt avec Colloredo. Mozart quitte la cour. Il s’installe à Vienne mais ses rapports avec Joseph II, puis Léopold II ne sont pas meilleurs.

En 1782, il épouse Constance Weber, pour laquelle il a composé un opéra, L’Enlèvement au Sérail. Mais le couple a des difficultés financières. Ils eurent 6 enfants en 9 ans dont seuls 2 survécurent.

En  décembre 1784, Mozart entre dans la Franc-maçonnerie et devient rapidement Compagnon puis Maître le 13 Janvier 1785. Son père et son ami Joseph Haydn le suivent. Il écrit des oeuvres pour ses frères maçons dont Die Maurerfreude éxécutée le 24 avril 1785 à un banquet de la Loge de Vienne. Puis la Maurerische Trauermusik (musique funèbre maçonnique) exécutée lors d’une tenue de Loge à Vienne en mémoire à deux frères maçons. Le 30 Septembre 1791, La Flûte enchantée , opéra est représentée pour la première fois à Vienne et est une description de l’initiation maçonnique. Mozart, dans son oeuvre, utilise le symbolisme maçonnique de la dualité entre l’Ombre et la Lumière.

Mozart tente d’obtenir un poste officiel sans y parvenir. Il survit financièrement en organisant de nombreux concerts et grâce à sa virtuosité de pianiste. Il compose continuellement. En 1785, il rencontre aussi Lorenzo Da Ponté qui écrira les textes de ses principaux opéras. L’opéra, Les Noces de Figaro, n’a que peu de succés à Vienne mais enthousiasme le public de Prague. Un nouvel opéra est commandé par la ville, Don Juan, à nouveau un succés.

En 1787, Mozart est nommé compositeur de la chambre royale par Léopold II mais aucune commande ne vient. Mozart travaille toujours avec acharnement.

En 1790, il livre à Joseph II, un opéra bouffe Casi fan Tutte. L’argent gagné ne couvre pas les dettes de Mozart et à la mort de Léopold II, il est laissé sans protection. Les concerts qu’il organise sont des échecs. Dans les derniers mois de sa vie, il compose pourtant un opéra, La Flûte enchantée pour un théâtre populaire de Vienne et une messe des morts, le Requiem qu’il laissera inachevée.

Mozart est souvent malade et chroniquement endetté. Il meurt épuisé le 05 décembre 1791 à Vienne à l’âge de 35 ans. Il laisse environ 626 oeuvres variées : symphonies, concertos, opéras, messes, sérénades… Sa musique s’inspire à la fois des écoles française, allemande et italienne.

 

Adolescent à 14 ans, Mozart entend à la Chapelle Sixtine, le Miserere d’Allegri, dont la partition est gardée secrète par le Vatican. Rentré chez lui il écrit de mémoire la totalité des notes chantées par 9 voix et deux coeurs.

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Texte écrit et publié par Claire le 02 Avril 2009.  Mozart a séduit Claire car il a transmis par son amour de la musique la Beauté. Mozart est un virtuose.Le Myosotis, parfois utilisé comme emblème maçonnique

 

VINCENT VAN GOGH.

Vincent van Gogh, Autoportrait au chapeau de feutre, 1887

Vincent van Gogh – Autoportrait au chapeau de feutre – 1888.

La vie et l’oeuvre de Vincent van Gogh.  

Van Gogh est né le 30 Mars 1853 à Groot-Zundert aux Pays Bas et est mort le 29 Juillet 1890 à Auvers sur Oise en France où il est enterré à côté de son frère Théo.

Vincent van Gogh est le fils de Théodore, pasteur calviniste et de Anna-Cornélia Carbentus. Il est l’aîné de 6 enfants. Il porte le même prénom que son frère mort un an avant lui.

Sa vie fut un échec total sur les plans de l’amour et de la famille. Néanmoins son frère cadet de 4 ans Théodore dit Théo l’aida moralement et financièrement sans jamais se lasser et lui permis ainsi d’accomplir son oeuvre.

En Juillet 1869, à 15 ans, il obtient un poste de marchand d’art après avoir fait une formation. Il est envoyé dans une succursale à Londres. Il y gagne bien sa vie. Mais il est choqué par la façon dont on traite les artiste et le dit. Il est renvoyé.

Il passe une périose mystique. Il voit la misère humaine envoyé près de mineurs , lors d’une mission évangéliste, en Belgique. Trop engagé, on le traite de meneur.

Il s’inscrit à l’Académie Royale des Beaux Arts de Bruxelles le 15 Novembre 1880 pour les cours de base. Van Gogh dessine des aquarelles mais très peu de ces travaux ont survécus. Au printemps 1882, son oncle Cornélis Marinus, propriétaire d’une célèbre galerie d’art à Amsterdam lui demande des dessins de La Haye. Il est déçu mais lui fait une deuxième commande mais Van Gogh le déçoit à nouveau.

- Van Gogh travaille l’éclairage de son atelier et à des compositions simples. A partir de 1883, il s’intéresse à des compositions plus élaborées, basées sur le dessin.  Théo lui dit un jour que ses dessins manquent de nervosité et de fraîcheur. Van Gogh les détruits aussitôt et se tourne vers la peinture à l’huile. Il s’interesse aux artistes renommé de l’école de La Haye.

Période 1882-1883 La Haye. Il entre en conflit avec son père et quitte le domicile familial. C’est au cours de l’été 1882 qu’il commence la peinture à l’huile.

1883, Van Gogh est dans la Province de Drenthe de Septembre à Décembre 1883, solitaire,  au Nord des Pays Bas. Il décide de rejoindre sa famille installée depuis peu à Nuenen.

Période 1884-1885 Nuénen. C’est là que le talent de Van Gogh  va définitivement se révèler. L’ensemble de ses oeuvres de cette période aboutit aux  » Mangeurs de Pommes de terre. » Il rentre dans la chaumière de la famille Groot qu’il connait bien  groupée autour d’un plat de pommes de terre et est saisi par l’obscurité et la lumière diffuse de la lampe à huile au-dessus de la table.

Periode 1885-1886, Van Gogh habite Arles la Maison Jaune et rêve d’une communauté d’artistes avec Paul Gauguin qu’il a fait venir. Il travaille sur la décoration de la Maison Jaune, sur des vergers fleurissants, sur des portraits. Le 24 Décembre 1888 après une violente dispute Van Gogh tente de tuer ce dernier et s’auto-puni en se mutilant l’oreille.

Période 1886-1888, Van Gogh arrive à Paris en mars 1886. Il participe à la 8ème et dernière exposition des impressionnistes. Il se régènère dans les sources de la modernité parisienne avec des Peintres comme Signac, Pissaro, Toulouse-Lautrec. Mais l’absinthe le fatigue et aggrave son état mental.

Période 1888-1889, Van Gogh est à Arles et prend ses distances avec les impressionistes. Théo va se marier et Vincent a l’impression d’être abandonné.

-Van Gogh accentue à Arles, avec le choc des lumières méridionales, ses tendances expressionnistes. Il a aussi une influence sur les Peintres Fauves en montrant, pendant sa période Arlésienne, une grande palette de couleurs chatoyantes.

Période 1889-1890, Van Gogh arrive à Saint Rémy de Provence le 08 Mai 1889. Il commence à sortir de son anonymat et Anna Bloch lui achète un de ses tableaux  » La Vigne Rouge » pour la somme de 400 F.

- Van Gogh a sa peinture qui est caractérisée à St Rémy par des remous et des spirales. Il peignait ce qu’il voyait de sa fenêtre comme les champs de blé.

En mai 1890,  il rejoint Théo à Auvers sur Oise où il loge à l’auberge Ravoux. Le Docteur Gachet y reçoit des artistes et l’accueille dans sa maison, Théo lui ayant recommandé son frère. Cette période est très prolifique. Il produit, entouré par le Docteur Gachet, 60 tableaux. MaisThéo lui fait part de son désir de retourner en Hollande.  Vincent se sent pour lui une charge et se tire le 27 Juillet 1890 un coup de révolver dans la poitrine. Il meurt, à l’âge de 37 ans, deux jours plus tard soutenu par Théo.

 

Vincent Van Gogh souffre toute sa vie de problèmes mentaux. Pendant ces périodes de maladie, il lui est défendu de peindre.

Son oeuvre pleine de naturalisme, inspirée par l’impressionnisme, le divisionnisme et le pointillisme annonce le fauvisme, l’expressionnisme et même le cubisme.

Van Gogh est un des Peintres les plus connus du monde entier. Il reste un maître dans l’art bien que de son vivant, il n’ait vendu qu’un seul tableau !…

 

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J’ai eu le plaisir de voir les tableaux de Vincent van Gogh au musée d’Orsay à Paris où je me suis rendue à plusieurs reprises dont une fois accompagnée de Rémi. Ce Peintre fait partie de mes Peintres préférés car il nous a transmis l’Amour et la Beauté.

MICHEL TOURNIER.

Michel Tournier lors d'une rencontre avec des élèves de lycée en 2005.

Michel Tournier. 

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Michel Tournier, écrivain français, est né à Paris le 19 décembre 1924 et décédé  à Choisel (Yvelines) le 18 janvier 2016. Son père est Gascon et sa mère Bourguignone. Il habite d’abord avec sa famille à Saint Germain en Laye puis à Neuilly sur Seine.

Au lycée Pasteur de Neuilly sur Seine, Michel Tournier fut le condisciple de Roger Nimier qui écrivit son premier roman à l’âge de 18 ans. Il publie son dernier roman à l’âge de 28 ans. Ce dernier se tue à l’âge de 33 ans dans un accident de voiture, le 28 septembre 1962. Michel Tournier dira de lui qu’il avait tout compris, tout dépassé à l’âge de 17 ans.

Il suit des études de droit à la Sorbonne puis des études de philosophie à l’Université de Tübingen. Il souhaite enseigner la philosophie dans les lycées mais il échoue à l’agrégation en 1950. Il se retrouve alors sans emploi et entre à radio France où de 8h à 9h il présente l’heure de la culture française.

En 1954, quand fut créée Europe n°1, il est appelé pour animer cette radio. Il écrit des messages publicitaires. Mais il continue à lire Platon, Aristote, Saint-Thomas, Descartes, Spinoza, Liebniz, Kant.

De 1956 à 1968 Michel Tournier travaille aux éditions Plon à des traductions de l’Allemand et comme Directeur des services littéraires. Il se trouve être le premier lecteur d’écrivains et écrivaines célèbres comme les Mémoires d’Hadrien de Marguerite Youcenar. Il écrit aussi des articles dans les journaux, le Monde et le Figaro.

En 1968, il participe avec Lucien Clergue à la Création des Rencontres photographiques d’ Arles.

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Michel Tournier se partage dans l’écriture entre le réalisme et le fantastique. Il est très influencé par la poèsie germanique.

Michel Tournier a, lors de l’écriture de son premier roman, pour but de créer une histoire populaire. Il choisit Robinson Crusoé et écrit et publie en 1967, Vendredi et les Limbes du Pacifique, à l’âge de 43 ans. Pour lui,  il y a chez Robinson Crusoé deux sujets philosophiques : la solitude, Robinson étant 20 ans seul sur son île puis le rapport à autrui lorsque Vendredi arrive sur l’île. Il est récompensé pour ce roman par le Grand prix du roman de L’Académie Française.

En 1970, il obtient le Prix Goncourt pour le Roi des Aulnes, histoire inspirée de Moïse, qui a été vendue à 4 millions d’exemplaires. Ce roman est bouleversant car il décrit les effets du nazisme sur un esprit simple… Un film de Volker Schlöndorff, qui est sorti en 1996, a été tiré du  Roi des Aulnes et adapté à l’écran .

En 1971, il publie Vendredi ou la vie sauvage. Ce livre destiné aux adultes et aux enfants devient un classique scolaire. Il s’est vendu  depuis 30 ans à 7 millions d’exemplaires et est traduit en 40 langues. C’est une version simplifiée de Vendredi et les Limbes du Pacifique. L’histoire : Robinson, parti faire fortune en Amérique du Sud échoue, au gré d’un naufrage, sur une île déserte, que nulle carte ne signale…

En 1972, Michel Tournier devient membre de l’Académie Goncourt.

En 1975, il publie son 3ème roman les Météores. Il fait vivre deux jumeaux Jean et Paul qui étaient si unis qu’on les appelaient Jean-Paul. Ces jumeaux sont semblables et unis au départ de leur vie, mais bientôt le couple fraternel donne des signes de désunion…Pour écrire ce livre, il fait le tour du Monde du Japon à l’Islande. Il passe une nuit dans un dépôt d’ordures de Marseille.

En  1993, Michel Tournier reçoit la médaille Goethe et en 1997, il devient Docteur Honoris Causa de l’Université de Londres.

Le Miroir des idées est un essai publié en 1994. Il est basé sur le principe que ‘les idées s’éclairent en s’opposant deux à deux’ . A partir de 114 catégories ( symboliques, emblématiques, philosophiques), concepts-clefs, etc…. Michel Tournier vise à éclairer le fonctionnement de la pensée. Parmi les ‘couples’ confrontés-assortis, citons : la peur et l’angoisse, l’âme et le corps, l’absolu et le relatif, l’homme et la femme… : une démarche binaire. Une citation clôt chaque rubrique.

Dans les Vertes lectures, essai publié en 2006 , Michel Tournier marque sa reconnaissance à l’égard des écrivains qui l’ont marqué et ce livre est aussi une incitation à la lecture pour les enfants et les parents.

 Michel Tournier écrit d’autres romans : Gaspard Melchior et Balthazar en 1980, Gilles et Jeanne 1983, La Goutte d’Or 1985, Eléazar ou la Source et le Buisson 1996. Il rédige aussi des Nouvelles : Le Coq de bruyère 1978, la Fugue du Petit Poucet 1979, Pierrot ou les secrets de la nuit 1979, Barbedor 1980, le Médianoche amoureux 1989. Il publie des Essais : le Vent de Paraclef 1978, le Vol du vampire 1981, Vues de dos 1981, des clefs et des serrures 1983, Petites proses 1986, Le Tabor et le Sinaï 1988, le Crépuscule des masques 1992, le Pied de la lettre 1994,  Célèbrations 1999, Journal extime 2002, Allemagne, un conte d’hiver de Henri Heine 2003, le Bonheur en Allemagne ? 2004. Et d’autres encore : Le Vagabond immobile (dessins de JM Toubeau), Pierrot ou les secrets de la nuit (Enfantimages), l’Aire du Muguet (A partir de 13 ans), Que ma joie demeure (Enfantimages), Rêves (Photos d’Arthur Tress).

Citations de Michel Tournier.coeur_073.gif

Dans un interview de François Busnel « Ecrivains, entretien » en juillet/août 2006, Michel Tournier précise que la somme d’argent qu’un livre peut rapporter ne l’intéresse pas , il veut que son livre vive ! Souhait exaucé puisqu’il vend 300 000 exemplaires de ses livres chaque année dont 100 000 pour Vendredi et la vie sauvage.

Michel tournier dit dans l’interview précité : «  Je suis un artisan  qui fabrique des livres;(…) Je ne fais pas celà par plaisir.(…) Si je n’avais pas de lecteurs,croyez moi, je n’écrirais pas. Je lirais. »

Il ajoute :  » Pour les vrais romanciers comme Balzac, Stendhal et Flaubert,(…) ce qu’ils veulent, c’est inventer une histoire pas raconter leur vie.(…) Le roman autobiographique. Je n’aime pas. »

Aussi : «  Parce qu’il est immense! Dévoré par une ambition démesurée, ce qui est très sain quand on est artiste. Moi je préfère Balzac (…), il écrit comme un cochon, il fait n’importe quoi, mais ce n’importe quoi est génial. »

Michel Tournier dit qu’il croit que pour être universel un livre doit toucher à la philosophie.

Encore :  » Ma force c’est ma lenteur. (…) Je peux passer des années sur un sujet.(…) Ce que l’on construit avec lenteur est généralement plus solide que ce qui se fait rapidement… J’ai très peu publié (…). »

En effet, dans un livre, Michel Tournier cherche tout d’abord la valeur littéraire, telle que Kant l’a définie. La beauté, nous dit Kant, est ce qui plait universellement et sans concept, c’est une finalité sans fin et une nécessité subjective. Pour Michel Tournier, le rôle de l’écrivain est de créer de la  valeur littéraire. Rien d’autre.

En parlant des enfants : « Bien sûr que l’on peut leur donner le goût à la lecture ! En faisant la lecture à haute voix, tout d’abord.(…) Je crois que les enfants s’intéressent aux histoires qu’on leur raconte. « 

 

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Michel Tournier habite depuis de nombreuses années un presbytère rénové, adossé au cimetière, à Choisel (78460), loin des mondanités. Il se déplace dans les écoles de la région pour présenter son livre Vendredi et la vie sauvage où il initie les enfants à la lecture et à la philosophie. Il fait partie du Comité de lecture chez Gallimard.

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Article écrit et publié par Claire le 04 Mars 2009. Claire a été toujours attirée par la Beauté des livres de Michel Tournier et l’Amour qu’il transmet.

Claire a beaucoup aimé lire « les Météores » roman qui présente, à son avis, le problème de la dualité. Un jour « Rémi », écrivain , a fait pour elle et Michel Tournier une analyse structurale de ce livre qui est aujourd’hui archivée à l’université d’Angers. Elle a beaucoup apprécié aussi la lecture du livre  » Le Miroir des idées « 

Claire a souvent croisé Michel Tournier lors de ses déplacements à Saint-Rémy-les-Chevreuse et à Chevreuse.

 Le miroir des idées

 

 

 

 

« Le désir sexuel est une faim de l’autre, et ressemble par bien des côtés à une pulsion cannibalesque. »

Michel Tournier

Extrait de Le Miroir des idées.

DESCARTES ET LA PHILOSOPHIE.

DESCARTES ET LA PHILOSOPHIE. dans -Hommes célèbres. 180px-Descartes2 dove.gif

  Descartes refuse de s’embarasser des citations des anciens en tous domaines.  Il constate que ces pesantes disciplines ne conduisent à aucun chemin balisé vers le vrai.

  Hégel dit à propos de Descartes : ” C’est un héros- il a repris les choses par les commencements, et il a retrouvé de nouveau le sol de la philosophie, auquel elle est revenue après un égarement de mille ans.” Propos malgré tout excessif…

  Dans le Discours de la Méthode il mentionne ses études et la déception qu’elles lui occasionnent. Il se met en scène dans les Médidations métaphysiques.

  Descartes ne se destinait pas à une carrière philosophique. Ce furent la controverse ptoléméo-copercienne et le procès de Galilée (1633) qui orientèrent sa carrière vers la philosophie.

Le “je” chez Descartes. 

  Descartes en effet dit ” je”. Il ne dissocie pas recherche de vérité et de subjectivité. Il ne dissocie pas l’histoire de ses pensées de la construction d’une méthode. Ce ” je” fort rare jusqu’alors dans les textes philosophiques possède un statut très particulier.

  La particularité du ” je” cartésien tient au fait qu’il se situe entre le singulier et l’universel, entre l’individualité particulière et l’énoncé impersonnel et objectif.

  Descartes décrit une histoire personnelle, un itinéraire personnel mais dans le même temps il en fait un levier vers l’universel. Il permet à l’autre d’avancer, à son tour, sur le chemin qui le conduira par ses propres forces à des connaissances vraies. Il indique les règles que l’on suit pour atteindre la vérité.

  En matière de savoir pour Descartes l’essentiel est une meilleure utilisation de la capacité commune, identique en nous tous, et de distinguer le vrai du faux. Avec la raison, chacun possède un instrument similaire. Toutefois certains deviennent savants d’autres non. Quelques uns font des découvertes d’autres pas. Pourquoi ? Uniquement dans la manière dont ils se servent de cet instrument. La méthode est avant tout un mode d’emploi.  Comment sa raison peut-elle devenir efficace ?

  Notre entendement est limité. Nos capacités d’atteindre des connaissances vraies sont faibles. Le pouvoir de la raison et ses limites sont identiques à chacun. Entre l’ignorance et la science, le partage se fait seulement par l’usage de cet outil assez pauvre que nous possèdons tous.

  Descartes commence donc à rédiger les Règles pour la direction de l’esprit, publie pour premier livre le Discours de la Méthode. Il enseigne la façon de se servir des moyens intellectuels dont nous disposons.

  N’accepter pour vrai que ce qui s’impose comme évident, décomposer les difficultés pour les résoudre élément par élément. Il est à noter qu’à l’époque de Descartes, des masses de connaissances étaient enseignées sans examen critique. On tenait compte de l’autorité des auteurs qui les avaient soutenues, du prestige qui les entourait et du soutien de l’église. Descartes rompt avec tout celà.

  L’humilité de Descartes tient au fait qu’il indique que chacun pourra en faire autant , que ses facultés sont les mêmes que les autres individus. La démesure et l’orgueil consiste à dire qu’il est le premier à détenir les clefs d’un savoir concernant toutes choses. 

La vie de Descartes. 

  Descartes est né le 31 mars 1596 à la Haye en Touraine, aujourd’hui dénommée Descartes, dans une famille bourgeoise. Il est le 3ème enfant de Joachim Descartes, conseiller au Parlement de Rennes.

  Il a un an lorsque sa mère meurt. Il est élevé par sa grand-mère et son père.

  Descartes est un enfant maladif et il se fait remarquer par des dons intellectuels précoses. Il ne cesse de poser des questions.

  A l’âge de 11 ans, Descartes entre au collège royal Henri le Grand à la Flèche ( Sarthe) où enseignait les jésuites et il y reste jusqu’à l’âge de 18 ans. Il reçoit un traitement de faveur en raison de sa mauvaise santé et de ses dons. Descartes apprend la philosophie, la philosophie scolastique et les mathématiques.

  En 1616, il obtient son baccalauréat et sa licence de droit à l’université de Poitiers. Après ses études il part vivre à Paris.

  Il se retire solitaire dans un quartier de la ville pour se consacrer à l’étude, pendant 2 années de vie cachée.

  En 1618, il s’engage en Hollande à l’école de guerre de Maurice Nassau, Prince d’Orange. Il fait la connaissance la même année du mathématicien et physicien Isaac Beeckman en novembre 1618, une rencontre décisive pour lui. Ce savant avait l’habitude de cerner des problèmes non résolus de mathématiques et de physiques. Avec son cercle d’amis, il proposait une récompense à celui qui ajouterait une voie vers une solution valable.

  En 1619, Descartes quitte la Hollande pour le Danemark puis l’Allemagne où la guerre de Trente ans éclate. Il s’engage alors dans l’armée du Duc Maximilien de Bavière. Cette année là il s’interesse à l’ordre de la Rose Croix mais il nie y avoir appartenu.

  Le  10 Novembre 1619, il fait 3 songes qui l’éclairèrent sur sa vocation. Il renonce alors à la vie militaire. De 1620 à 1622, il voyage en Allemagne et en Hollande puis revient en France.

  En 1622, Descartes estime sa fortune suffisante pour ne pas avoir à travailler. Il quitte le métier des armes qui lui était destiné. Il règle ses affaires de famille et recommence à voyager et visite l’Italie.

  De l’été 1625 à l’automne 1627, Descartes est à nouveau en France. Il fréquente le Monde, cherche la compagnie des Savants. Il se bat en duel. A l’automne 1627, chez le nonce du pape, le cardinal Bérulle lui fait obligation de conscience d’étudier la philosophie. Il part alors en Bretagne pendant l’hiver 1627-1628.

  Cherchant la solitude, il décrète de s’installer dans les Provinces-Unies. Il va voir Beeckman mais revient à Paris en 1628 puis s’installe définitivement en Hollande en 1629.

  De 1637 à 1641, il vit une période heureuse. Il publie en Français le Discours de la méthode. Il vit avec Hélène Jans, une servante. En août 1635, il a et reconnait sa fille Francine. Mais cet enfant meurt en septembre 1640 laissant Descartes effondré. Un mois plus tard il perd son père.

  En 1643, il rencontre Elisabeth de Bohême, fille de l’électeur Palatin détrôné en exil en Hollande. Il commence une correspondance abondante avec la jeune femme, pleine d’esprit.

  Descartes n’aime pas être en lumière. Son goût du retrait et de l’anonymat est constant. Il arrive même qu’il loue une demeure et y fasse porter ses malles…et qu’il vive ailleurs.

  Descartes est à Stockholm lorsqu’il meurt d’une pneumonie dans le glacial Palais Royal de Suède le 11 février 1650. La rigueur du climat et les entretiens matinaux avec la Reine avant 5 heures du matin ont eu raison de sa santé…

L’oeuvre de Descartes. 

  Tout au long de son oeuvre la vérité s’impose. L’erreur est la conséquence d’une précipitation. Quelle constatation est suffisamment claire et nette pour que nous la déclarions vraie ? Question cruciale car il pourrait y avoir rien du tout qui soit absolument certain. Dans ce cas nous devrions renoncer à la connaissance, à la vérité, à la philosophie.

  Pour obtenir au moins une vérité incontestable, Descartes s’emploie à amplifier la connaissance du doute. Plus le doute sera puissant, plus ce qui lui résistera sera solide ou bien tout sombre dans l’incertitude. Dans cette quête les étapes sont graduées.

  Le philosophe commence par reprendre les doutes forgés par les sceptiques grecs de l’Antiquité. Même si le carré dont je compte les côtés n’existe pas matériellement, il n’en est pas moins de doute que ce carré auquel je pense a quatre côtés et quatre angles droits. Descartes va plus loin : et si un Dieu, tout puissant et trompeur me faisait trouver quatre quand je les compte alors que la vraie réponse serait différente ?

  Même si ma pensée est manipulée, même si le monde extérieur n’existe pas et que mon propre corps est une illusion, il reste absolument certain que je pense, c’est une certitude absolue. Sur cette pierre Descartes bâtit sa philosophie.

  Elle est d’abord une découverte de la liberté, liée à la joie de penser et de modèliser à partir de l’entité simple, de l’élément connu en usant d’un supposé bon sens partagé par tous.

  Il construit sur le doute et l’observation, la méthode apporte joie et liberté au penseur Descartes.

  Le “Je pense donc je suis” qui en est l’âme est aussi sa définition personnelle de l’âme. Descartes dissocie la matière ou le corps de l’âme ou de la vie de l’esprit.

Discours de la méthode. 

  On découvre un texte inquiet et non pas une pensée sereine et organisée. Un jeune homme doué a reçu une bonne éducation, mais il en garde seulement la frustation de n’y rien avoir trouvé de solide ni d’assuré. Il entame seul pas à pas la construction d’une science nouvelle.

  Il élabore une méthode qu’il voulait universelle, aspirant à étendre la certitude mathématique à l’ensemble du savoir. Il affirme que l’univers est susceptible d’une interprètation mathématique.

  Descartes ne cesse de répèter combien ses études lui paraissent incohérentes et impropres à la bonne conduite de la raison.

  C’est à partir de ses intuitions des principes que Descartes propose de raisonner, c’est à dire de nous avancer dans la connaissance au moyen de la déduction. La déduction est aussi un moyen de la pensée, consistant en une série d’intuitions enclavées mises en relation par ce mouvement continu de l’esprit. Par ces séries d’intuitions reliées par le raisonnement nous ramenons ce qui est inconnu aux principes, c’est à dire à ce qui est connu.

  Ainsi en raisonnant sur la base de l’évidence, la pensée étend son domaine de connaissance au-delà des principes.

  De page en page nous sentons l’ardeur qui porte la pensée et la hardiesse qui soutient le style. La pensée change d’époque.

  On trouve dans le Discours de la méthode :

- diverses considérations concernant les sciences.

- les principales règles de la méthode que l’auteur a cherchée.

- quelques règles de celles de la morale qu’il a tirée de cette méthode.

- les raisons pour lesquelles, il prouve l’existence de Dieu et de l’âme humaine qui sont les fondements de la métaphysique.

- l’ordre des questions de physique qu’il a cherchées et particulièrement l’explication du mouvement du coeur et de quelques autres difficultés qui appartiennent à la médecine, et aussi la différence qui est entre notre âme et celle des bêtes.

- Quelles choses, Descartes croit être requises pour aller plus avant en la recherche de la nature qu’il n’a été, et quelles raisons l’on fait écrire.

  En France, le Discours de la méthode est devenu l’ouvrage philosophique le plus étudié.

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Texte écrit et publié par Claire le 07 Février 2009 qui a trouvé dans Descartes la Beauté.

MARIA CALLAS.

Les images d'une vie

Maria Callas est une des cantatrices les plus célèbres du monde. Elle a une voix au timbre particulier, un régistre étendu et un immense talent de comédienne. Elle a une voix puissante avec des aigues exceptionnelles. Cette voix a trois registres. La grave est très sombre, puissante, pratiquement celle d’un baryton. Elle descend plus bas que n’importe quel autre soprano. Son médium est extrèmement particulier et lui est propre; il a un aspect voilé. Le registre aigu est ample et lumineux avec un impressionnant do majeur.

Maria Callas est aussi une comédienne qui rétablit le jeu d’acteur à l’opéra. Elle interprète sur le plan musical les souffrances, la douleur, la nostalgie, le bonheur perdu. Elle sait faire passer à travers son chant, l’espoir et le désespoir, et toute sorte de sentiments extrèmes.

LA VIE DE MARIA CALLAS.

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Sophia Cécilia Anna Maria Kaloyeropoulos dite Maria Callas est née le 02 décembre 1923 à New York au Flower Hospital ( quartier de Manhattan). Mary est le prénom que lui conserveront jusqu’à sa mort tous ses intimes.

Son père Georges Kalayeropoulos tient une pharmatie à Maligalas, une bourgade de Messénie. Le couple a d’abord une fille Yakinthi dite Jakie, née en juin 1917 et un garçon Vassilis né en 1920 qui meurt d’une méningite en 1922. Sa mère est Evangélia, dite litsa Dimitriadou.

Les époux décident d’embarquer pour Les Etats Unis en 1923. Georges Kalayeropoulos ouvre la  » Splendid Pharmacy » à Manhattan en 1929. Le commerce prospère puis périclite à cause du Krach boursier de 1929. Etant mal assortis, les époux se disputent, se trompent et rompent. Le commerce est fermé. Le père itinérant fait malgré tout subsister sa famille.

La maison résonnait de variétés musicales mais aussi des grands chanteurs contemporains de l’époque. Les deux soeurs reprennent les mélodies . Elles apprennent le piano.

A partir de 8 ans Maria apprend la musique et le chant à l’école publique de Washington Heights puis Maria Calas participe à des concerts à l’école. Elle est appelée la fille à la voix d’or.

Au cours de l’été 1937, Evangélia conduit sa fille devant Maria Trivella au conservatoire national grec. Maria n’a que 14 ans. Evangélia ment sur son âge car elle n’aurait pu trop jeune y entrer. Maria Trivella l’accepte et lui enseigne le chant. Sa voix est exceptionnelle. Maria travaille dûrement. En 6 mois elle chante les arias les plus difficiles du répertoire.

Evangélia sollicite une nouvelle audition au conservatoire d’Athènes. Maria Calas est admise. Elle intègre à la fin de 1939 la classe d’Elvira de Hidalgo. Hidalgo lui trouve des seconds rôles d’Opéra qui lui permettent de gagner sa vie. Maria Callas était une adolescente grassouillette et très myope disait son professeur.

D’Elvira de Hidalgo : ”Une véritable cascade de sons pas entièrement contrôlés, mais je me suis imaginée la joie que j’aurais à travailler à partir d’un tel métal, à révéler à celle qui les possédait, mais qui n’en avait pas conscience, des ressources dramatiques uniques.”

LA CARRIERE DE MARIA CALLAS.

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Elle a maintenant une voix de soprano lyrique. Maria commence sa carrière professionnelle à l’âge de 17 ans dans l’opérette Boccacio de Franz Von Suppé.

En 1945, elle passe une audition devant le Directeur du Métropolitan Opéra. Elle est admise.  Cependant, elle n’accepte pas de chanter en anglais un opéra italien.

En 1946, Maria Callas est sous contrat pour la réouverture de l’opéra de chicago. L’établissement malheureusement fait faillite.

Sa carrière prend un tournant décisif lorsqu’elle rencontre le chef d’orchestre Italien Sérafin Tullio qui lui offre la Gioconda de Ponchielli aux arènes de Vérone en 1947.

Maria Callas rencontre le patron d’une entreprise de Briques Giovanni Baptista Meneghini,dit Titta, de 40 son ainé, féru d’opéras. Elle l’épouse le 21 avril 1949 à Vérone. Il sera à la fois son mari, son mentor et son impressario.

Le 14 avril 1947, Maria Callas chante à la Scala de Milan, le rôle titre d’un ouvrage oublié de Donizetti, Anna Bolena. Elle noue dès lors une longue histoire d’Amour avec son public dans un répertoire très large, varié et difficile.

Maria Callas : J’ai eu le privilège de connaître une destinée extraordinaire. Je suis une créature du destin. Il s’est emparé de moi, il a tracé ma voie. Je ne m’appartiens pas mais suis le témoin extérieur de ma propre vie.”
Maria Callas, 1970

LA RENCONTRE DE MARIA CALLAS ET D’ARISTOTE ONASSIS.

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Maria Callas rencontre Aristote Onassis, l’armateur grec milliardaire aux multiples conquêtes, au cours d’un bal à Venise en 1957. Ils sont tous deux mariés. Au mois de juillet 1959 au cours d’une croisière sur son yacht, elle devient sa maîtresse. Elle divorcera de M. Meneghini en octobre de la même année.

Maria Callas abandonne sa carrière pour se consacrer à son amant. Onassis était le double que chacun recherchait, disait elle. Elle a voulu réaliser avec lui sa vie de femme, il a tué la cantatrice. Restant sans travailler sa voix, elle a une baisse considérable de ses possibilités vocales. Elle se retire de la scène en 1965. Officiellement Maria Callas se repose. En vérité, la Diva travaille, en secret. Elle croit toujours au possible retour. En 1969, le cinéaste Pier Paolo Posolini tourne Médée, pour un film non musical, avec Maria Callas dans le rôle titre. Le tournage est éprouvant pour la cantatrice et le film n’est pas un succés.

Elle aura avec Aristote Onassis un enfant Omério Langrini, né prématurément à Milan et qui mourra quelques heures après sa naissance.

En 1966, elle obtient la nationalité grecque ainsi que l’annulation de son mariage. Elle espère officialiser sa liaison avec Aristote Onassis. Mais ce dernier épouse une autre femme, Jackie Kennedy, veuve du Président John F Kennedy, le 20 octobre 1968. Blessée mais profondèment amoureuse, Maria restera attachée jusqu’au bout à son amant.

Lorsqu’Onassis fut hospitalisé pour la pneumonie qui lui sera fatale, Maria Callas se rendra régulièrement à son chevet pour le voir et lui apporter son soutien.

« Je ne fais plus confiance à la gloire ! «  dit-elle lors d’un interview. Jusqu’en 1972 toutes ses tentatives de remonter sur scène avortent.

En 1973, à l’âge de 49 ans c’est le retour en compagnie du Ténor Giuseppe Di Stephano. Sa tournée débute le 25 octobre à Hambourg. Elle se continue de Madrid à Amsterdam, de Paris à New York pour s’achever le 11 Novembre 1974 à Sapporo au Japon.

La voix de Maria Callas n’est plus la même. Malgré un travail acharné, elle ne retrouve pas sa voix initiale.

Maria Callas avoue un soir à sa soeur au téléphone : «  J’ai perdu ma voix, il ne me reste qu’à mourir ».

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Le 16 Septembre 1977 à 13h 30 Maria Callas meurt, seule, d’une embolie pulmonaire dans son appartement parisien, à l’âge de 53 ans. Elle est incinérée le 20 Septembre 1977 au cimetière du Père Lachaise. Ses cendres sont dispersées dans la Mer Egée.

Maria Callas a été une grande cantatrice et artiste. Par l’interprètation de ses personnages et à travers sa voix elle sut faire partager à son public, la souffrance, le bonheur, les humiliations, le désespoir. Mais ces sentiments n’ont-ils pas tous fait partie de sa vie ?…

Durant sa carrière artistique, Maria Callas aura interprété, entre autres, maints opéras de Verdi et de Puccini.

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Article écrit et publié par Claire le 01 Février 2009. Claire ne pouvait pas rester insensible à l’Amour que Maria Callas a donné à son public et le bonheur et à la douleur qu’elle a rencontré dans sa relation avec Aristote Onassis dont elle était éperdument amoureuse. Claire adore écouter chanter pendant des heures Maria Callas.

Maria Callas

 

 

 

KARL MARX ET SON OEUVRE.

KARL MARX ET SON OEUVRE. dans -Hommes célèbres. 82px-Marx6

Karl Heinrich Marx était un activiste politique, philosophe et théoricien allemand, célèbre pour sa critique du capitalisme et sa vision de l’histoire comme résultat de la Lutte des Classes à l’origine du Marxisme.

Karl Marx par son action politique a profondément marqué l’humanité au XIXème et au XXème siècles. Il est sans contexte par sa pensée celui qui a eu l’influence la plus déterminante sur l’histoire mondiale.

 

La vie de Karl Marx.

Karl Marx est né le 05 mai 1818 à Trèves en Rhénanie, alors sous domination Prussienne, dans une famille juive convertie au protestantisme.

Son père Heinrich Marx (1777-1838) est un avocat issu d’une famille de rabbins et de marchands qui adopte la religion protestante. Sa mère s’appelle Henriette née Pressburg (1788-1863). Karl Marx est baptisé au luthéranisme en 1824.

Après avoir obtenu l’équivalent du Baccalauréat en Allemagne au lycée de Trève, Karl Marx entre à l’université d’abord de Bonn pour y étudier le Droit, puis de Berlin où il apprend davantage l’histoire et la philosophie.

A Berlin il appartient au cercle des “Hégéliens de gauche” nommé aussi “Jeunes Hégéliens” . Il finit ses études en 1841 par la présentation d’une thèse de doctorat rédigée en grec ancien sur la différence des philosophes de la nature de Démocrite à Epicure.

Il s’engage aussi dans les luttes pour la Démocratie et l’émancipation des travailleurs. Il part après ses études pour Bonn pour devenir Professeur mais il abandonne une carrière universitaire face à la politique du gouvernement.

En 1843 à Bad Kreuznach, Karl Marx épouse une amie d’enfance, Jenny Von Westphalen. Elle est issue de la noblesse prussienne. Il a , avec elle, des enfants dont 3 seulement arriveront à l’âge adulte.

Sa théorie, le marxisme a eu un impact politique et idéologique sans équivalent dans l’histoire contemporaine. Quelques décennies seulement après sa mort, une grande partie du globe se réclamait de sa pensée.

Le marxisme a inspiré de façon directe ou indirecte, les régimes sous lesquels vivaient au milieu du XXème siècle plus d’un tiers de l’humanité, de l’Union soviétique à Cuba, de la Chine populaire à l’Albanie, de la Corée du Nord aus Etats marxistes d’Afrique.

Mais après la chute du Mur de Berlin en 1989, l’effondrement du bloc communiste et la crise profonde du marxisme, Marx est une victime de l’histoire.

 

Karl Marx et le début de son oeuvre.

Karl Marx niait être philosophe mais il prolonge et transforme radicalement les manières de penser. Il écrit en 1844, dans la onzième des Thèses sur Feuerbach : ” Les philosophes n’ont fait qu’interpréter le monde de différentes manières, ce qui m’importe c’est de le transformer.”

Le but de Karl Marx est de voir disparaître le salariat et l’exploitation de l’homme par l’homme, sortir du temps des servitudes où dominent des mirages comme la religion.

Karl Marx écrit de la dialectique chez Hegel : “Chez lui elle marche sur la tête; il suffit de la remettre sur ses pieds pour lui trouver une physionnomie tout à fait raisonnable.” 

Karl Marx met en effet en oeuvre un profond bouleversement  entre ce qu’il appelle la vie et la conscience. A ses yeux, le monde matériel produit les idées que les hommes ont en tête. C’est en fonction des relations économiques, de la manière dont les humains produisent leurs conditions de vie matérielle à travers la technique, les modalités de l’industrie et du commerce d’une époque donnée, que s’élaborent les représentations. Ce sont les conditions matérielles qui engendrent les idées et non les idées qui engendrent les conditions matérielles.

Karl Marx montre que la philosophie ne peut être coupée de son contexte social, historique, économique et politique. Au lieu de considérer isolément les affirmations philosophiques, il incite à chercher ce qui les motive, les engendre et les façonne. Il convient de passer derrière le sens apparent pour chercher ses causes cachées.

Karl Marx dit avoir dégagé les mécanismes essentiels de l’économie mais aussi de l’évolution historique. Cette connaissance de l’histoire peut guider l’action politique. Mais il élève aussi une protestation morale, lorsqu’il décrit la misère du prolétariat, les conditions de vie insalubres, les taudis de Londres, le travail des enfants, la deshumanisation générale de l’industrialisation et ce que le capitalisme engendre sous nos yeux.

Dans sa doctrine, Karl Marx nous a laissé d’innombrables outils d’analyse.

Karl Marx critique l’indifférence à l’égard des hommes de l’économie politique. Les économistes sont indifférents à la réalité humaine de la vie du travailleur, qui n’est réduit à n’être qu’une variable dans la production.

La machine sociale dans son ensemble est indifférente à la vie réelle des hommes, les transformant en producteurs, en consommateurs. L’argent rend les humains indifférents les uns des autres, indifférents à eux-mêmes. Le capitalisme substitue un univers déshumanisé où ne subsistent que des marchandises qui s’échangent.

Longtemps ignorés, publiés en 1932, ces textes d’un penseur de 26 ans sont d’une étonnante actualité. A les lire on retrouve les critiques d’aujourd’hui envers la société de consommation.

 

La rencontre de Marx et d’Engels.

 

Le 25 août 1844, Friedrich Engels rencontre à Paris Karl Marx pour la première fois. C’est le début d’une profonde amitié. Ils vont rédiger ensemble la Sainte Famille puis l’Idéologie Allemande, et bientôt le Manifeste du Parti Communiste qui paraît en 1848.

Marx considéré comme un dangereux révolutionnaire est chassé de Paris en 1845. Il arrive alors à Bruxelle. La maison qu’il occupe à Ixelles sert de point de rencontre de tous les opposants politiques entre janvier 1847 et février 1848.

Karl Marx dit: ” Le communisme n’est pour nous ni un état qui doit être créé, ni un idéal sur lequel la société devra se règler. Nous appelons communisme le mouvement réel qui abolit l’état actuel.”

Au printemps 1847, Marx et Engels rejoignent un groupe politique clandestin, la Ligue des Communistes. Ils y prennent une place prépondérante lors de son second congrès à Londres en Novembre 1847.

A cette occasion, on demande à Marx de rédiger le Manifeste de la Ligue, connu sous le nom de Manifeste du Parti Communiste qui paraît en février 1848.

A l’éclatement de la Révolution de Février 1848, Karl Marx quitte la Belgique pour revenir à Paris. Ensuite il part pour Cologne d’où il est expulsé le 16 mai 1849.

Il revient à Paris . Il en est chassé après la manifestation du 13 juin 1849. Il part pour Londres où il résidera jusqu’à la fin de sa vie.

Ce n’est qu’en 1859 qu’il achève et publie ” la contribution à la critique de l’économie politique “.

 Il dit ” Je ne pense pas qu’on ait jamais écrit sur l’argent tout en en manquant autant.” Karl Marx vit dans une extrème pauvreté. Engels l’aide financièrement. En 1864, sa situation s’améliore avec l’héritage de sa mère.

 

Le Capital, sa plus grande oeuvre.

 Le Capital, dont le Livre I est publié en 1867, après plus de 20 ans de travail, est la plus grande oeuvre théorique de Karl Marx.

Cette oeuvre a pour but d’analyser le mode de production capitaliste et les rapports de production qui l’accompagnent. Il y collecte une masse considérable de nouveaux matériaux.  Au centre du livre I, se trouve la théorie de la plus value exposant le mécanisme du profit. Des notions utilisées s’y retrouvent : valeur d’usage et valeur d’échange, plus-value absolue et plus-value relative, baisse tendancielle du taux de profit. Elles appartiennent aujourd’hui à l’histoire des idées et des doctrines politiques.

En effet, leur pertinence permet de rendre compte des réalités économiques actuelles et des processus capitalistes contemporains.

Karl Marx y annonce la paupérisation croissante du prolétariat et une baisse tendancielle du taux de profit.

Il continue son travail pour achever les deux tomes suivant mais malade et manquant de temps, il ne laissera que des brouillons inachevés.

Il meurt à Londres le 14 Mars 1883. Sa femme qui l’a soutenu toute sa vie, est décédée antérieurement le 02 Décembre 1881. Il voit l’écrasement de la Commune de Paris en 1871. 

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Texte écrit et publié par Claire le 29 Janvier 2009. L’idéologie de Karl Marx et les sacrifices qu’il a endurés pour donner et transmettre ses théories n’a pas laissé Claire indifférente.

Je vous conseille :  Entretiens avec Karl Marx, Friedrich Engels, Vladimir Ilitch Lénine de Michel j Cuny paru en 2008.

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GEORGE SAND.

Portrait de George Sand par Auguste Charpentier (1835)

La vie et l’oeuvre de George Sand.

Aurore, Lucile, Dupin (1804-1876) était la fille de Maurice Dupin et de Sophie Victoire Delaborde, la petite fille de Charles Louis Dupin de Francueil. Par son père, elle était la petite fille du Maréchal de France, Maurice de Saxe (1896-1750), bâtard légitimé d’Auguste II, prince électeur de Saxe et roi de Pologne. 

Ecrivaine française, elle publia des romans, des nouvelles, des contes, des pièces de théâtre, une autobiographie, des critiques littéraires, des textes politiques.

Elle naquit à Paris mais passa la plus grande partie de son enfance à Nohant dans l’Indre. Elle perdit son père à l’âge de 4 ans et connut une enfance assez libre chez sa grand-mère maternelle.

Moderne, elle fut par ses habitudes vestimentaires, ses amours libres, sa volonté d’ indépendance en avance sur son temps.

A dix-sept ans elle rencontra son premier amour un étudiant en médecine . En 1822, elle se maria avec le baron François-Xavier Dudevant, sous lieutenant sans fortune. Très vite, s’ennuyant, elle quitta ce mari.

Elle se retrouva dans une mansarde parisienne, où elle installa deux matelas pour ses enfants. Elle commença par confectionner des boîtes richement ouvragées et devint enfin écrivaine.

Je cite : “J’ai un but, une tâche, disons le mot, une passion. Le métier d’écrire en est une violente et presque indestructible. ”
George Sand à Jules Boucoiran, 4 mars 1831, Correspondance, t. I, p.817.

George Sand ne cessa d’écrire de 1830 à 1876.  En 1831, George Sand commença sa carrière en travaillant pour « le Figaro« . Elle prit ce pseudonyme Sand, à son premier amour Jules Sandeau. Elle signa ses premières oeuvres et ses articles J Sand .

Juste un an après avoir commencé à travailler à son nouvel emploi, elle publia ses premiers livres Le Commissionnaire et Rose Blanche (1831) en collaboration avec Jules Sandeau. Elle travailla ensuite seule à la création d’autres romans  La fille d’Albano et Valentine (1831), Indiana (1832). Son roman suivant Leila (1833) fut un succés. Peu après sa publication, elle entra dans le cercle des grands auteurs français et fut bien rémunérée.

 »  Ma profession, c’est la liberté «  disait-elle. Elle le prouva à Prosper Mérimée, lorsqu’elle ouvrit sa chambre dans une tenue inspirée à la fois des femmes de harems et des froufrous des gitanes, avant de raconter dans Paris leur nuit ratée.

Je cite : Pour moi, ma chère maman, la liberté de penser et d’agir est le premier des biens.”
George Sand à Mme Dupin, 31 mai 1831, Correspondance, t. I, p. 886 .
George Sand dissimula de moins en moins son penchant pour porter des vêtements d’hommes. Elle circulait ainsi librement dans Paris. Elle avait plus facilement aussi l’accès aux lieux qui peuvaient être refusés à une femme de son rang. Elle s’habillait en femme seulement pour les occasions… Elle fuma le cigare.

La musique était la passion de George Sand. Elle s’interessa à tous les arts, peinture, gravure, photographie, théâtre.

Je cite :  » Les belles choses portent avec elles une histoire et des impressions. »
George Sand Histoire de ma vie .

George Sand fit connaître le Berry à Dumas fils, Delacroix, Flaubert. Elle se mettait au piano, à la harpe, à la guitare, montait des spectacles.

En 1833, 1834 et 1835, elle connait une liaison mouvementée avec Alfred de Musset. Mais juste une année plus tard, après l’avoir pris pour amant, Musset tomba malade à Venise et George Sand eut pour nouvel amant son médecin le Docteur Piétro Pagello qui le soignait. George Sand et Musset se quittèrent puis se retrouvèrent.

Plus tard, elle connait Franz Liszt et surtout Frédéric Chopin avec lequel elle vivra 10 ans de 1838 à 1847.

Je cite : «  La vie est une longue blessure qui s’endort rarement et ne se guérit jamais ”
George Sand à Bocage, 23 février 1845, Correspondance, t. VI, p. 807

En 1841, elle fonda avec Pierre Leroux la Revue Indépendante. Georges Sand se lia avec des démocrates Arago, Barbès et encore Bakounine. Elle mit sa plume au service de la politique, elle dénonça dans « le Figaro » les harcèlements policiers du gouvernement de Louis-Philippe.

La révolution de 1848, l’exalta. Elle créa le journal » la cause du peuple ». Elle se réjouit en 1848 de la chute de Louis- Philippe et de la fin de la monarchie de juillet affichant son engagement. Elle se retira en 1851 à Nohant mais voyagea en France et à l’étranger. Elle demanda en 1852, une entrevue à Napoléon III, pour plaider en faveur de l’amnistie générale.

Je cite :  » On n’est pas seulement l’enfant de son père, on est aussi un peu je crois celui de sa mère.[...] Or, si mon père était l’arrière petit-fils d’Auguste II, roi de Pologne, [...] il n’en est pas moins vrai que je tiens au peuple par le sang. « 
George Sand Histoire de ma vie, t. I, p. 15.

Elle n’arrêta pas d’écrire jusqu’à sa mort à Nohant à l’âge de 71 ans.

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Article écrit et publié par Claire le 24 Janvier 2009. Claire ne pouvait rester indifférente à l’écriture et au combat de George Sand, femme portée par le Désir, l’Amour et la Beauté.

 

VOLTAIRE.

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Le buste de Voltaire , 1778, par Jean Antoine Houdon (1741-1828).

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  Voltaire est un personnage singulier qui a du talent, de la culture mais qui peut sembler aussi dans l’écriture superficiel. Il a de l’esprit assurément, de l’ironie et transpose les images de la société dans ses récits.

  Célèbre de son temps il provoque et sait faire mal. Il nargue le pouvoir mais lui fait aussi des sourires. Un embarras s’installe si l’on demande s’il est philosophe, pourtant toute son époque le nomme philosophe ainsi que l’histoire. Mais on ne lui doit aucune technique d’élaboration de la philosophie. Néanmoins c’est une figure centrale de son siècle nommé ” le siècle des philosophes.” Et il semble impossible d’écarter de la philosophie un homme qui soumet à examen toutes les formes d’autorité, de croyances, de savoir.

  Il est souvent considéré comme un des penseurs précurseurs de la Révolution Française. Néanmoins il fréquente les grands et cultive son dédain pour le peuple.

  François-Marie Arouet est né officiellement le 21 novembre 1694  à Paris dans une famille relativement modeste de la bourgeoisie parisienne. Son père François Arouet est notaire puis Receveur des épices de la Cour des Comptes. Sa mère est Marguerite D’Aumart, proche de la noblesse de robe. Sa mère meurt en 1701 à l’âge de 41 ans. Il a des relations difficiles avec son père. Il se fait remarquer dans la littérature très jeune, vers 10 ou 12 ans. Il multiplie les traductions rimées, les odes. Il veut avant tout briller pour réussir. Toute sa vie Voltaire travaille autant à sa réussite financière qu’à sa gloire littéraire.

  Il commence des études de rhétorique et de philosophie en 1704 au collège Louis Le Grand à Paris dirigé par des jésuites. Il quitte le collège en 1711 pour faire des études de droit à Paris. L’éducation reçue l’initie au plaisir de la conversation et du théâtre. Maladif et hypocondriaque, il brille pour son énergie et sa vivacité d’esprit.

  Il ne cesse de provoquer, de se mettre en péril. Il aime montrer ses talents littéraires et son esprit désinvolte. Quand il prend en 1718, à 24 ans son nom de plume Voltaire, il se moque des autorités, montre son ironie envers les puissants. Les résultats arrivent : Il se retrouve enfermé à la Bastille pendant près d’un an entre 1717 et 1718. Libéré en 1718, il est exilé à Chatenay Malabry. Les années 1719-1724 sont des années de mondanités. En 1726 après une altercation avec le Chevalier de Rohan, il est à nouveau emprisonné à la bastille. Puis il s’exile à Londres de 1726 à 1728. Il découvre alors John Locke et Isaac Newton. 

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Il montre le contraste entre Londres et Paris à travers l’oeuvre de Descartes. Dans” Les lettres plilosophiques ” écrites en 1734, il provoque un scandale et elles finissent par être interdites.

  En 1750, il se rend à la Cour de Frédérique II. Le roi et le philosophe se lient d’amitié. Mais une brouille arrive. En effet, en 1753 une querelle avec Maupertuis que soutient le roi, précipite la rupture et Voltaire quitte la Prusse.

  Après sa réussite Voltaire va s’intéresser à la justice les dernières années de sa vie. Il a obtenu tout ce qu’il voulait. Il est célèbre dans l’Europe entière, admiré pour son théâtre et ses oeuvres d’historien. Avec sa grande fortune, il acquiert un château à Ferney. Il correspond chaque jour avec l’Europe savante et avec plusieurs princes.

  Dans son château de Ferney, exilé, à plus de 70 ans, il se bat pour Jean Calas ( affaire Calas 1762), un protestant de Toulouse accusé tort d’avoir tué son fils. Exécuté Calas est une victime d’une justice emportée par les préjugés et aveuglées par les idées de la foule. Après Calas, il lutte pour Sirven ( affaire Sirven 1764),et pour le Chevalier de la Barre (Affaire de la Barre 1766)

  Intellectuel moderne, il intervient directement dans les débats publics comme Socrate. Le rire, la provocation, les sarcasmes sont ses armes.

  Moins connus et plus étranges, sont les textes sur Dieu qu’il écrit les toutes dernières années. On y trouve une conception du “Dieu Horloger”. Voltaire demeure rétif au Christianisme. Il essaye d’écarter les erreurs religieuses pour mieux laisser place à ce qu’il considère être la vérité.  Ses correspondances constituent une partie importante de son oeuvre.  Il correspond avec Madame du Deffand, Catherine de Russie etc…23000 lettres sont recensées.

  En 1778, il revient à Paris. Le peuple de la capitale l’accueille avec un grand enthousiasme.

  Il meurt à Paris le 30 mai 1778 à la tête d’une immense fortune venant de sa plume, de la poche des Princes, de placements, d’investissements  et prêts. Ses cendres sont transférées au Panthéon le 11 juillet 1791.

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Texte écrit et publié par Claire le 17 Janvier 2009. Claire a trouvé chez Voltaire la Beauté et un Homme à  » deux visages « …

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Je vous conseille le livre de Michel J Cuny qui vient de paraître et qui est très percutant, voir ses extraits sur internet.

Tout est si différent de ce qui nous a été appris sur Voltaire jusqu’à présent !…

Claire le 18 Décembre 2009.

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Michel J Cuny :  »    « S’agissant d’autant de preuves de ce que le dénommé Voltaire ne peut plus désormais être considéré autrement que comme auteur (par la plume) et complice (par les revenus qu’il en a tiré pendant près de soixante ans) de divers crimes contre l’humanité, les extraits de ses lettres, s’ils sont donnés ici à profusion, sont une invitation pressante à aller voir de près l’ensemble de sa Correspondance : chaque page paraît pouvoir s’offrir comme une piste supplémentaire pour ramener le prétendu grand homme à une petitesse humaine dont la découverte menace de produire en nous une sorte de consternation… Se peut-il qu’on (on?) ait, à  ce point, réussi à nous intoxiquer, toutes et tous?… » (page 9)   »

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