BARUCH SPINOZA.

Portrait de 1665 tiré de la Herzog-August-Bibliothek

Potrait de Spinoza-1665-tiré de Herzog-August-Bibliothek.

LA VIE DE SPINOZA. 

Spinoza est également connu sous le nom de Bento de Espinoza ou Bénédictus de Spinoza. Il naît le 24 novembre 1632 . Il est mort à la Haye le 21 Février 1677. C’est un philosophe Néerlandais dont la pensée fut influente sur ses contemporains et sur de nombreux penseurs postérieurs. Il vit dans une communauté juive d’Amsterdam, dans une famille venue du Portugal à la fin du XVIème siècle. Cette famille s’est fixée à Amsterdam comme beaucoup de marchands juifs. Cette ville respecte les croyances et les libertés de chacun. Cette communauté juive d’Amsterdam devient rapidement une des plus actives d’Europe. Le père de Spinoza est un commerçant estimé et riche. Spinoza  fréquente le Talmud Torah (école juive élémentaire) de sa communauté.

Spinoza acquiert une grande maîtrise de l’hébreu et de la culture rabbinique. Il est rapide pour lire l’hébreu, il comprend vite les questions du Talmud. Il en propose des commentaires et interprétations très pertinentes. Les rabbins crurent en lui et se mettent en colère lorsqu’il les déçoit.

L’oeuvre de Spinoza a été admirée et en même temps scrutée et ignorée. Lui même était vénéré comme un sage ou bien poursuivi comme un démon menaçant l’ordre établi ou même la pensée. On le prétend aussi bien athée que mystique. Il critique les religions et leurs clergés mais médite l’idée de dieu. En politique, il est aussi bien rebelle que conservateur.

A la mort de son père en 1654, il reprend l’entreprise familiale avec son frère.

Juif de naissance et d’éducation, il fut chassé de la communauté en 1656 à presque vingt quatre ans. Spinoza vit pauvrement, ne publie pratiquement pas mais sa réputation croît dans toute l’Europe. Il polit des lentilles pour lunettes astronomiques et télescopes pour gagner sa vie et par ailleurs il est connu de tous les princes de son temps. Louis XIV veut se faire dédier aussi un livre du philosophe et des chaires de philosophie lui sont proposées. Le jour de son enterrement alors qu’il ne possédait que quelques habits, ses livres et un lit, six carrosses le suivent. Ce cortège était anonyme car la fréquentation de Spinoza était jugée comme dangereuse.

Ses écrits publiés par des admirateurs peu après sa mort seront brûlés l’année suivante. Pendant sa vie Spinoza affirme l’inexistence de toute volonté libre en l’homme et même en dieu. La philosophie conduit le sage à une contemplation d’une forme d’éternité et d’infini dans les choses singulières.

UNE VIE POUR CONSTRUIRE SON OEUVRE. 

Vers 1660-1661, Spinoza s’installe à Rijnsburg, centre intellectuel des collègiants. C’est là qu’il reçoit la visite d’Henry Oldenburg secrétaire de la Royal Sociéty avec lequel il échange une longue et riche correspondance.

En 1663, il quitte Rijnsburg pour Voorburg et commence à enseigner à un élève Caséarius, la doctrine de Descartes. De ces cours, il tire les Principes de la philosophie de Descartes dont la publication en 1663 donne lieu à une correspondance centrée sur le problème du mal avec Willem van Blijenberg, un marchand calviniste.

Il interrompt l’écriture de l’Ethique pour rédiger le Traité théologico-politique dans lequel il défend la liberté de philosopher et conteste l’accusation d’athéisme qui le concerne. L’ouvrage paraît en 1670 sous couvert d’anonymat et avec un faux lieu d’édition. Il soulève de nombreuses polémiques. Les autorités religieuses condamnent unanimement l’ouvrage.

En 1675, il tente de publier l’Ethique. La fin ultime de la philosophie c’est la constitution d’une authentique éthique du bonheur et de la liberté. Il commence à rédiger le Traité politique. Il meurt deux ans plus tard le 21 Février 1677.

La vie de Spinoza pourrait par son apparence être jugée comme discrète car elle incarne le retrait du sage, l’effacement du philosophe derrière son oeuvre. En réalité, dans sa maîtrise de l’existence, la constitution d’une éthique est le projet majeur de sa vie. De plus, il n’a jamais cessé d’être au sein d’un réseau d’amis et de correspondants.

Cette volonté de s’ancrer dans le monde a conduit précocement Spinoza à prendre ses distances envers la religion et envers la loi juive. On ignore cependant les doctrines qu’il professait et qui l’ont fait exclure du milieu juif. Un rituel, à vingt trois ans nommé herem le chasse :  » Vous ne devez avoir avec Spinoza aucune relation écrite ni verbale. Qu’il ne lui soit rendu aucun service et que personne ne l’approche à moins de quatre coudées. Que personne ne demeure sous le même toit que lui et que personne ne lise aucun de ses écrits. » Cette exclusion peut-être temporaire mais dans son cas, elle ne fut jamais levée.

Spinoza ne peut donc plus travailler au sein de la communauté juive et également en tant que juif, trouver du travail chez les chrétiens. Il a dû alors connaître une situation très difficile. Après avoir été hébergé par quelques communautés de chrétiens contestataires de la seconde Réforme, proches des libres penseurs, il s’est orienté vers un travail manuel. En assurant sa subsistance, il appliquait ses connaissances scientifiques et correspondait avec les plus grands savants de son temps.

Spinoza dans son travail est devenu un artisan estimé des scientifiques de son temps. Mais il poursuit aussi la construction d’une pensée philosophique capable de saisir la totalité du monde, de l’existence et des actions humaines.

Il aurait porté longtemps le manteau troué d’un coup de couteau qui provenait d’une tentative d’assassinat à laquelle il avait échappé avant d’être excommunié.

Ses oeuvres sont :

Court traité de Dieu de l’homme et de la Béatitude( vers 1660 découvert en 1852),

Le traité de la réforme de l’entendement (1661, publié en 1677),

Traité Théologico-Politique (1670),

Principes de la philosophie de Descartes (1663),

Ethique (publié en 1677),

Le Traité politique (1677),

Abrégé de grammaire hébraïque (publié en 1677),

Lettres (75 publiées en 1677, 88 découvertes à ce jour).

DIEU C’EST A DIRE LA NATURE. 

Sa définition est surprenante et fondamentale pour la philosophie :  » Deus sive Natura.  » (Dieu c’est à dire la Nature). Dieu se trouve synonyme de la nature, la nature équivaut à dieu. Les deux noms renvoient à la même réalité. Dieu et nature sont deux dénominations d’une même substance. Ces appellations ne désignent pas des réalités distinctes, ni séparées.

Spinoza rompt avec la conception traditionnelle de la séparation de dieu et du monde. Il refuse l’idée d’un dieu dépourvu de toute matérialité. Voilà qui est révolutionnaire. Dans un premier cas, on peut la considérer comme une proclamation d’athéisme. Dieu dissout dans la nature est supprimé. Alors seul l’univers matériel existe.

Dans un deuxième cas, on peut comprendre qu’il y a divination du monde, non par transformation de dieu en matière mais transmutation de la réalité physique en substance divine. C’est en comprenant que Dieu et nature ne font qu’un qu’il devient possible en élucidant les mécanismes naturels, de saisir leur nécessité. La perfection divine est présente dans les moindres réalités. Cette perfection n’est pas le résultat d’une décision quelconque d’un plan divin librement créé par la volonté de Dieu.

Aucun choix n’est opéré par Dieu-la Nature (deuxième point à considérer…). Car la volonté libre ne se rencontre nulle part dans le monde, ni dans la nature, ni en Dieu, ni en l’homme. Les hommes se croient libres. Ils croient prendre des décisions, de constituer ainsi le cours de leur propre existence. Ils imaginent que cette faculté de choix les différencie radicalement des choses et des vivants sans liberté de choix, plantes ou animaux guidés par leur instinct. Ce qui les entraîne à attribuer à Dieu une volonté et une liberté qui lui ferait prendre aussi telle ou telle décision. Dieu aurait le choix de dire oui ou non. Cela n’existe pas aux yeux de Spinoza. Ce ne sont que des constructions imaginaires engendrées par notre ignorance.

Dieu-la Nature obéit à des enchaînements de causes à conséquences qui sont tous régis par une absolue nécessité. Et les hommes sont régis aussi par ce déterminisme absolu. Il n’est pas en leur pouvoir de décider librement. S’ils le croient, c’est qu’ils ignorent les causes réelles qui les font agir. Je me crois libre à la mesure de l’ignorance où je suis de ce qui me détermine.

Dieu est soumis à la nécessité interne de son essence. Le propre de Dieu-la Nature c’est de n’être soumis à aucune nécessité extérieure. Rien ne pèse sur la nature, rien ne cause en elle des effets dont elle n’est pas elle-même la cause. Si par exemple Dieu-la Nature était un carré, ses propriétés découleraient de sa forme sans la moindre intervention extérieure, sans la moindre volonté capable de la changer. Les propriétés du monde découlent de l’essence de Dieu, sans que dieu en décide, sans qu’il en choisisse le moindre élément. Nos décisions découlent aussi des causes qui nous déterminent mais ces causes ont cette différence c’est qu’elles sont extérieures à nous.

Une telle représentation paraît exclure toute morale du champ de l’existence (3ème point à considérer). C’est ici que Spinoza fit scandale. Il explique en effet que Bien et Mal ne correspondent à rien, qu’il s’agit de représentations vides. Les hommes construisent ces illusions en fonction de l’agrément ou du désagrément qu’ils trouvent aux situations qui se présentent. On pensa qu’une telle affirmation ruinait tout ordre social, toute possibilité de rétribution des mérites ou de punition des méfaits. Mais c’est faux.

JUSTICE, DESIR, BEATITUDE. 

Spinoza doit, à travers sa pensée, sauver ordre et justice tout en ruinant les fondements de la morale. Contre la conception, qu’il juge illusoire et mystificatrice, d’une morale fondée sur le choix libre, opéré par une volonté souveraine, entre les réalités opposées que seraient le Bien et le Mal, Spinoza instaure une éthique. Elle repose sur la connaissance de la réalité. Elle ne consiste pas à se former sur des valeurs abstraites, mais à se comporter selon les conséquences tirées de la connaissance des causes qui agissent en nous.

Si celui qui tue ou saccage n’est pas libre au nom de quoi va-t-on le punir ? Le blâme et le châtiment ne supposent-ils pas, comme l’éloge et la récompense des humains qui soient responsables de ce qu’ils font ?  Il ne viendrait à l’idée de personne de blâmer un nuage, de vouloir le réprimander parce qu’il envoie des grêlons sur les récoltes! Mais on se protège de l’orage aussi efficacement que possible. De ce point de vue, l’appareil judiciaire et le Code pénal gardent leur sens et leur fonction même en l’absence de toute responsabilité. Ils servent à protéger la paix publique des méfaits des criminels, de leurs désirs nuisibles pour les autres.

C’est le désir qui se trouve au coeur de la pensée de Spinoza. Quatrième point essentiel : sa philosophie montre la plénitude du désir affirmation et non manque. Depuis Platon, le désir était pensé comme privation, ce qui fait défaut. Spinoza affirme l’inverse. Il soutient la positivité du désir, il en fait la source de nos jugements et de nos conduites. Par exemple selon lui un homme trouve une femme belle parce qu’il la désire. Il ne faut plus croire qu’on la désire parce qu’elle est belle.

Spinoza retire aux hommes l’illusion et montre cette réalité dont ils ignorent l’existence. Se croyant libres, ils sont déterminés par l’enchaînement des causes naturelles émanant de leur corps et de leur esprit.

Spinoza voit dans la joie, un accroissement de notre puissance d’agir, une expansion de notre être qui s’oppose à la diminution, la restriction de l’existence que la tristesse comporte et entraîne. Sa pensée relie en profondeur le fait de connaître la nature et donc le point de vue de Dieu et le fait de parvenir à la joie. Ce lien profond correspond à ce que la connaissance vraie provoque dans l’individu.

Mourir en connaissant les causes du mal dont on est victime n’est pas tout à fait identique au fait de mourir en pensant que l’on a été puni par la volonté de Dieu pour de mauvaises actions. Je cite :  » Connaître vraiment, c’est connaître par les causes (…) « 

Ainsi la pensée de Spinoza  peut-elle être considérée comme union des contraires. Dieu et la raison se révèlent identique. Et plus encore, Dieu, la nature et la raison deviennent une seule et même réalité. Le savoir ne s’oppose pas au salut mais y conduit. De même, la nécessité la plus absolue se conjugue avec la possibilité d’une libération et d’une sérénité qui n’ont rien à voir avec la caprice ou le refus de vivre. Cette compréhension de la réalité conduit à une transformation radicale du regard.

Selon Spinoza, la béatitude, l’état dans lequel vit le sage, n’est pas une extase, un abandon de la raison. La plénitude ultime du savoir mène à la vie bienheureuse comme nécessaire et comme incluse, malgré son caractère éphémère, dans l’éternité de Dieu-la Nature. Je cite :  » Nous ressentons et nous expérimentons que nous sommes éternels. » Cette éternité est celle que nous ressentons quand notre raison parvient à des vérités qui ne sont pas soumises au temps, telles les vérités de la géométrie.

Spinoza semble retrouver ici le sens grec de sophos, qui désigne en même temps celui qui est savant et celui qui est sage. Pour les Grecs être savant et être sage n’était qu’une seule et même chose. Spinoza pense de la même façon.  » Comment vivre ?  » La réponse à cette question ne tient pas seulement dans l’énoncé de règles sur la manière de vivre, elle inclut une compréhension de la substance du monde, de la nature de l’âme, du mécanisme des passions et de la sérénité propre à la connaissance.

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Bibliographie écrite et publiée par Claire le 18 Février 2010. Claire a été attirée par l’oeuvre de Spinoza qui occupe une place à part dans l’histoire de la pensée. Peu d’oeuvres auront été aussi aimées et haïes que la sienne.image74


Archives pour la catégorie -Hommes célèbres.

ABDENOUR SI HADJ MOHAND.

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Abdenour Si Hadj Mohand est né le 17 Février 1950 à Iferhounéne en Kakylie. Il est issus d’une famille de 8 enfants. Fils de Fellagha, il perd son frère ainé, en décembre 1958, qui est tué au village de Mahmoud commune de Abi Youcef, puis son père, qui accusé de faire partie des OPA installées par le colonel Amirouche dans la région de la Haute Kabylie, est fusillé durant l’opération  » Jumelles » en juillet 1959, après une séance de torture qui dura une journée. Son lieu de résidence est Mohamadia – Alger. Sa langue maternelle est le Kabyle et il exerce la profession de journaliste et d’écrivain. Sa langue de travail est le français.

Il écrit et publie plusieurs livres :

1) La Guerre vécue par un chasseur alpin avec Jean Collet. Ce livre, publié en 2008, est un roman historique édité en français aux éditions Publibook, de 384 pages :

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La Guerre vécue par un chasseur alpin est un roman qui nous montre un conflit appelé guérilla, combat d’unités mobiles et flexibles. Il nous révèle le quotidien de cette guerre.

L’histoire débute ainsi : En 1957, d’une part, Jean âgé de 20 ans est appelé par l’armée française pour effectuer ses classes de chasseur alpin puis il embarque pour l’Algérie. Il arrive dans un camp au coeur des montagnes de Kabylie. Partout se déplace un ennemi invisible…

D’autre part Abdenour, un fils de Fellagha, raconte son histoire….

Ces deux histoires ont en commun le lieu de déroulement du drame, Iferhounéne, un village de Kabylie qui a une position privilégiée, dans un relief escarpé, qui lui permet de dominer une partie du territoire algérien et de contrôler les déplacements opérés.

2) La Guerre franco algérienne dans la poésie populaire kabyle. C’est un livre de poésies, publié en 2007, de 34 pages édité aux Editions Publibook.

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Abdenour Si Hadj Mohand  d’une part regroupe dans ce livre des poèmes et des chants Kabyles nés du conflit menant à l’indépendance de l’Algérie. Ces combattants au moyen de ces poèmes et chants relataient leurs douleurs et leurs souffrances.

D’autre part l’auteur nous parle de son père martyrisé et froidement exécuté par l’armée française alors qu’il élevait une famille de 8 enfants. De plus au-delà de ce père, il veut nous faire partager l’héroïsme de ces combattants. Il se fait également un devoir de mémoire pour que les jeunes n’oublient pas ce passé si douloureux.

3) Fils de Fellagha est un livre autobiographique de 108 pages, publié en 2007, aux éditions publibook.

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L’Algérie est plongée dans un conflit colonial. L’auteur nous montre ce que fut la lutte d’un peuple pour accéder à l’Autonomie et à la Souveraineté. Il décrit son quotidien de résistant, sa peur mais aussi sa volonté de se battre contre un système violent et meurtrier. Depuis 1956, un camp de chasseurs alpins, entouré de barbelés, est quadrillé par ces soldats et s’est installé à Iferhounéne. Abdenour raconte comment enfant, il a combattu lui aussi pour cette indépendance.

En effet, fils de résistant exécuté sauvagement, des missions dangereuses lui sont confiées à son tour. Abdenour a grandi dans le fracas de ce conflit  meurtrier jusqu’à l’âge de 12 ans, pour finir par la perte de son père et son frère ainé dans ces combats.

Tout achat de ces ouvrages pourra être effectué sur le site : www.éditionmonde.com

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MÉMOIRES D’UN ENFANT DE LA GUERRE ( Editions harmattan).

Kabylie (Algérie) : 1956-1962
Avant-propos de Michel Rocard


LITTERATURE TEMOIGNAGES MAGHREB, MONDE ARABE, MOYEN ORIENT, EUROPE, Algérie, France.

1958. Iferhounéne, un village kabyle suspendu dans les airs, face à l’imposant pic d’Azrou n’Thor. Un village, mais aussi un camp militaire français. Les chasseurs alpins d’un côté, les fellaghas de l’autre. Abdenour a alors huit ans. Avec ses yeux d’enfant, il assiste aux exactions pacificatrices de l’occupant. Au choix des rebelles. A celui des Harkis. A l’être Humain en action… L’auteur apporte une pierre de plus à l’honneur d’un peuple algérien déchiré. Et s’il condamne, il nous livre son témoignage en cherchant aussi à comprendre.

ISBN : 978-2-296-13846-9 • février 2011 • 220 pages.
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Ecrit et publié par Claire le 27 Janvier 2010. Claire a été émue par ce qu’a vécu Abdenour Si Hadj Mohand à Iferhounéne en Kabylie, qui était bien loin d’être le témoin d’un paysage d’Amour et de Beauté.image74

Publié le 16 Février 2010 sur le blog http://iferhounene.unblog.fr.

 

 

 

MICHEL J CUNY.

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MICHEL J CUNY.

Michel J Cuny est né à Saint-Dié des Vosges ( 88100) le 03 Décembre 1950. Son père, Sylvain Cuny, était contremaître dans les Etablissements Marcel Boussac. Sa mère était couturière. Il a deux soeurs Sylviane née le 27 Janvier 1954 et Christine née le 17 Juillet 1964. Et c’est grâce à son père qu’il découvre les enjeux de l’amour courtois. Ce dernier lui transmet aussi son amour pour l’écriture, l’Histoire de France et pour la musique.

Michel J Cuny vit enfant dans un cocon familial féminin, entouré de sa mère, de sa grand-mère et de ses deux soeurs. Adolescent il a deux passions : la guitare et le football. Il devient vite le Capitaine de l’équipe.

Il suit ses études au Lycée Jules Ferry de Saint-Dié où il obtient son baccalauréat, série C au mois de juin 2009. Il continue des études de Mathématiques-physique à la faculté de Nancy (54), puis des études de droit à la faculté de droit de Nancy (54).

Parallèlement, il est maître d’internat au lycée technique de Saint Roch, puis au lycée Jules Ferry de Saint-Dié. Il y rencontre Jean-Louis Durand, maître d’internat comme lui  en 1969-1970 qui l’initie au cinéma d’auteur, à la lecture de Gide, de Kafka et surtout de Freud.  

Il montre le début de son écriture à Henri Sourd Folles errances qui en tant que surveillant avait déjà plusieurs années d’études universitaires en philosophie. Ce dernier lui conseille de terminer ce livre et de s’intéresser ensuite à Jacques Lacan : « Tu vas voir…tu seras étonné. » Il achève ce premier manuscrit en 1975 mais il ne le publiera qu’en 1993. Il se passionne ensuite pour Jacques Lacan.

Michel J Cuny publie son premier roman Une femme très ordinaire en 1977.

Puis il devient écrivain indépendant. Je cite :  » J’allais courir les rues pour frapper aux portes et clamer un irrésistible ‘Je suis écrivain’ je viens vous présenter mon premier livre (…) « .

Ainsi, après 6 ans dans l’Education Nationale, il fait un grand saut vers l’écriture professionnelle. Il publie :

- Une femme très ordinaire (1977),

- Les samedis de mai (1980),

- Cantilènes pour le XXI ème siècle – lettres d’amour d’un père à sa fille et réponses (1996),

- Amour, beauté, désir. Quel avenir? A quel prix? (1998),

- Le Procès impossible de Charles de Gaulle (2005),

- Entretiens avec Karl Marx, Friedrich Engels, Vladimir Ilitch Lénine (2008),

- Voltaire. L’or au prix du sang (2009).

Et conjointement avec Françoise Petitdemange et, Françoise Petitdemange et Christine Cuny :

- Le feu sous la cendre : enquêtes sur les silences obtenus par l’enseignement et la psychiatrie (1986),

- La Clef des champs. Récit autobiographique (1990),

- Folles errances ou l’amour déchiré (1993),

- Fallait-il laisser mourir Jean Moulin ? (1994)

- Ernest Antoine Seillère : Quand le capitalisme français dit son nom (2002),

- Brassens, Brel, Ferré : Trois voix pour chanter l’amour (2003),

Je cite : « Un désir d’écrivain, c’est donc un désir de saisir rien, pour produire un trait. Imaginons le processus : c’est s’approcher d’un oiseau pour échouer à le saisir et voir la trace que son départ dessine sur le sol (…). »

Michel J Cuny est très sensible à la dureté que rencontre le monde du travail.

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Article écrit et publié par Claire le 20 Décembre 2009. Claire a été touchée par l’Amour et la Beauté qui émanent des livres de Michel J Cuny.

Je vous conseille le livre, ci-dessous, de Michel J Cuny qui vient de paraître et qui est très percutant, voir ses extraits sur internet.

Tout est si différent de ce qui nous a été appris sur Voltaire jusqu’à présent !…

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Michel J Cuny : ”    “S’agissant d’autant de preuves de ce que le dénommé Voltaire ne peut plus désormais être considéré autrement que comme auteur (par la plume) et complice (par les revenus qu’il en a tiré pendant près de soixante ans) de divers crimes contre l’humanité, les extraits de ses lettres, s’ils sont donnés ici à profusion, sont une invitation pressante à aller voir de près l’ensemble de sa « Correspondance » : chaque page paraît pouvoir s’offrir comme une piste supplémentaire pour ramener le prétendu grand homme à une petitesse humaine dont la découverte menace de produire en nous une sorte de consternation… Se peut-il qu’on (on?) ait, à  ce point, réussi à nous intoxiquer, toutes et tous?…” (page 9)  ”

FRIEDRICH NIETZSCHE.

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Friedrich Nietzsche, vers 1875.

VIE ET LES ORIENTATIONS DE NIETZSCHE. 

Friedrich Nietzsche est né le 15 octobre 1844 à Röcken en Saxe et est mort le 25 août 1900 à Weimar en Allemagne. C’est un plilosophe allemand. Son père Karl Ludwig Nietzsche et sa mère Franziska Oehler sont issus d’anciennes familles Luthériennes. Le couple s’installe à Röcken où son père prend les fonctions de pasteur. En 1849, son père meurt, à 36 ans, d’une tumeur au cerveau et son frère l’année suivante. Nietzsche est très affecté par ces décés malgré son très jeune âge. Son grand-père était également pasteur. Il grandit dans un milieu exclusivement féminin entouré de sa mère, de sa soeur, de sa grand-mère et de ses tantes.

Nietzsche commence des études Théologiques. Puis perdant la foi, il choisit de poursuivre des études classiques de philologie à Pforta, puis à Bonn et à Leipzig . A 24 ans, il était devenu professeur de philologie à l’université de Bâle. L’érudition allemande est première au monde dans le domaine de la philologie. 

En 1870, il s’engage, comme infirmier volontaire, dans la guerre franco-allemande, mais il doit quitter l’armée pour raison de santé. 

Puis il démissionne dix ans plus tard de l’université, en 1878, toujours en raison de problèmes de santé qui l’affecteront toute sa vie (céphalée en particulier). De plus, l’austère précision de la philologie apparaît au penseur rebelle comme un mirage ou une entrave. » Les érudits tricotent les chaussettes de l’esprit.  » dira Zarathoustra.

En 1872 paraît La Naissance de la Tragédie qui obtient un certain succés. En 1875, il tombe gravement malade, subissant des crises de paralysie, de violentes nausées, son état d’esprit se dégrade et même effraye ses amis.

En 1878, il obtient une pension de l’université et il commence une vie errante (Venise, Gènes, Turin, Nice). En 1882, il recouvre la santé et le moral.

Nietzsche a 38 ans lorsqu’il rencontre Lou Andréas-Salomé (née en 1861 morte en 1937) avec laquelle il projette, avec son ami Paul Ré, de créer un « cercle d’esprit libre », une « Trinité »  d’étude au sens de la mythologie grecque. Il est subjugué et ébloui par l’intelligence de Lou. Cette dernière a 21 ans. Il vit, durant l’été 1882, sa seule véritable histoire d’amour dans une escapade à trois. Elle repousse par deux fois la demande en mariage de Nietzsche. Ce qui l’affecte profondément. Lou sait reconnaître les hommes hors du commun et se les attacher mais elle veut rester indépendante.

La même année, Nietzsche commence à écrire « Ainsi parlait Zarathoustra (1885)  » lors d’un séjour à Nice.

Il écrit avec un rythme accéléré. Cette période prend fin brutalement le 03 janvier 1889 avec une crise de folie qui perdurera jusqu’à sa mort.

Contrairement à la plupart des philosophes allemands, Nietzsche écrit de façon limpide, imagée et littéraire. Néanmoins, il est difficile de se repérer dans la multiplicité de ses écrits. Nietzsche affirme quelque chose et soutient l’inverse quelques pages plus loin. De plus, il change de style et de genre littéraire : par exemple il passe de l’étude au pamphlet, de l’invective à l’argumentation et il écrit principalement par fragments.

Les livres de Nietszsche sont nombreux et certains volumineux. Mais ils sont presque tous composés de bribes, aphorismes ou courts développements mis bout à bout.

Cependant, dans l’histoire de la philosophie, l’ensemble de la pensée de Nietzsche se définit nettement. La fin de vérité ne cesse d’orienter son oeuvre et son projet d’ensemble. Elle touche, en effet, ses relations à la philosophie, à la religion et à la science.

LA FIN DE VERITE. 

Depuis son départ, la philosophie s’est donnée comme objectif de chercher des vérités, de parvenir à connaître celles qui sont accessibles à la raison humaine. Nietzsche entreprend de dénoncer, de démontrer et de dépasser ce but premier.

Chez Platon, se trouve l’idée d’une vérité philosophique immuable, fixe, identique située dans un autre monde que le nôtre où tout change, se dégrade et passe. Nietzsche s’en défend. Il combat toutes ces représentations d’un arrière monde. Il y voit une sorte de maladie profonde qui porte à se détourner du monde vivant et à inventer pour vivre dans l’illusion. Ce serait donc, par peur de la vie, par incapacité à supporter le monde tel qu’il est, que les philosophes auraient forgé cette fiction nommée  » vérité « .

Le monde réel est pour Nietzsche celui des changements perpétuels, des forces qui s’affrontent. C’est aussi celui des instincts et de leurs conflits. La raison ne fait que suivre en croyant commander. En imaginant des vérités immuables, les philosophes ont créés de nouvelles illusions, des artifices. Ces vérités sont des mensonges plaisants, utiles, ingénieux ou méprisables, admirables ou maladroits mais en aucun cas des réalités.

Par conséquent, les prétendues vérités sont mises en cause. Celui qui veut l’égalité de tous serait incapable de dominer. Son désir de justice ne serait qu’un masque pour son ressentiment, sa volonté de se venger de ceux que la nature a mieux dotés. Le châtiment, qui passe pour l’expression de la justice accomplie, est animé par la joie de faire souffrir, la jouissance de regarder des corps tordus par la douleur.

C’est ainsi que contrairement à ce qui était fait avant lui, qu’au lieu de voir des vérités unanimement partagées et des repéres valables pour tous, Nietzsche y discerne l’expression de sentiments particuliers, le résultat d’instincts souvent opposés à ce que les valeurs proclament. En effet pour Nietzsche, la charité se révèle pour lui domination, l’altruisme ressentiment. C’est avec motif que Nietzsche a pu être considéré à côté de Marx et de Freud comme un des maîtres du soupçon. En effet, en dépit de leurs disparités, ils ont introduit un doute majeur pour ce qui se donne pour universel, rationel et vrai. Le sens immédiat ou que l’on donne n’est à leurs yeux qu’une façade où agissent des instincts(Nietzsche), des intérêts ( Marx) ou des pulsions ( Freud).

LA MORT DE DIEU. 

Il ne faut pas seulement briser le vieux socle de la philosophie ou jeter un regard dubitatif ou sarcastique sur les valeurs morales pour en finir avec la vérité. Il faut aussi mettre en cause la religion et la science, qui sont liées pour Nietzsche, avec l’illusion mise en place par Platon et le « monde des idées ».

Le christianisme est pour Nietzsche l’adversaire principal. A ce sujet, il écrit :  » J’abhorre le Christianisme d’une haine mortelle.  » Il ne met pas en cause l’image du Christ qu’il trouve d’une incontestable grandeur. C’est le christianisme, comme une déformation du message de Jésus, qui lui paraît haïssable.

Le christianisme construit, comme le platonisme, un arrière-monde, un espace céleste et divin séparé de notre confusion terrestre. Ce monde supérieur qui y est créé sert à mieux mépriser le nôtre, à dévaloriser le corps, à tourner le dos à la vie. De plus, les vérités religieuses se donnent comme immuables, mises en place pour l’éternité. Dieu est ici donné comme garant de la vérité à la fois originaire et ultime.

Le plus grand espoir dans la perspective chrétienne est pour Nietzsche un leurre, la plus grande tromperie. Tout le sens de la vie s’en trouve faussé. Nietzsche veut faire comprendre que désormais seul le monde réel va pouvoir apparaître comme divin, débordant de nouvelles possibilités et aventures.

Les athées du siècle des lumières pensaient que l’abandon de la croyance de Dieu allait délivrer l’humanité de sa peur, de la superstition, de la crainte. Au contraire dans  » Ainsi parlait Zarathoustra (1885) « , il décrit l’homme qui a tué Dieu comme le plus malheureux des hommes. La perte de Dieu, la plus grande illusion ayant jamais existé s’éprouve comme un terrifiant malheur.

La vérité scientifique est aussi remise en cause par Nietzsche. Bien qu’elle se présente comme objective, contrôlée, toujours exposée à une réfutation expérimentale, elle est une descendante directe de l’illusion platonienne. La science est une sorte de religion qui vénére l’objectivité, l’impersonnalité, les sacrifices des chercheurs, leur abnégation, leur effacement derrière leurs découvertes.

A l’arrière plan de cette humilitée montrée, Nietzsche débusque une arrogance des savants, une volonté de monopoliser le domaine de la vérité et d’établir ainsi une domination capable de succéder à celle des prêtres. Ce que nous prenons pour la vérité scientifiquement établie repose aussi sur des croyances, et avant tout sur celle que la vérité est préférable à l’erreur, le savoir à l’ignorance, le réel à l’illusion.

Mais pour Nietzsche, au contraire, il faut faire entendre que nous chérissons les illusions et que nous en avons besoin. Nos erreurs sont plus utiles ou plus fécondes que les prétendues vérités…

UN PHILOSOPHE ARTISTE. 

La fin de la vérité ne signifie en rien celle de la pensée, ni celle de la création. Mais la philosophie de Nietzsche change, s’éloigne de la science et se rapproche de l’art. Les mondes artistiques ne se jugent pas selon des critères de vérité ou de fausseté. Ils constituent des univers distincts, avec des caractéristiques singulières. Le propre d’un artiste est de construire l’avenir, un monde nouveau inconnu avant lui que ce soit dans le domaine musical, pictural ou verbal.

C’est sur le modèle de l’oeuvre d’art que Nietzsche se représente la philosophie. Voir émerger un monde intellectuel inédit, en comprendre les perspectives nouvelles. Comme l’artiste, il puisera dans sa vie c’est à dire dans ses émotions, ses maladies, ses désirs, ses terreurs, ses jouissances qui sont le matériau premier de sa pensée. Pour presque tous les philosophes, la dimension existentielle peut paraître anecdotique ou secondaire : avec lui elle devient centrale.

Pour en finir avec la vérité, il travaille à partir de sa propre existence et il s’éloigne des rôles où le hasard l’avait placé. Nietzsche est resté jusqu’à son adolescence très chrétien et conventionnel. Son combat est avant tout une confrontation avec son identité de jeune homme pieux, respectueux des dogmes chrétiens autant que des conventions sociales.

Dénoncer la vérité comme illusion, c’est pour Niezsche une manière de se défaire de sa seconde identité, celle de savant. Il a été en effet formé à la philosophie, la science des textes transmis à travers les siècles.

Nietzsche va préférer recréer les Grecs, en forgeant une représentation puissante des conflits qui les traversaient. Dès son premier livre  » Naissance de la tragédie (1871-janvier 1872) « , il rompt avec l’image harmonieuse et équilibrée qu’on se faisait des Grecs, au risque de faire scandale. Il y oppose un pôle apollinien où dominent ordre, mesure, clarté, individuation, raison et un pôle dionysiaque où se conjuguent ivresse, perte de contrôle, désordre, démesure, folie.

Nietzsche lutte encore contre son identité de philosophe. Ce furent des périodes d’errance, d’obstination, de victoire sur la maladie. Sa santé est en effet très fragile. Des migraines oculaires intenses l’empêchent parfois de lire et d’écrire, pendant plusieurs jours. Comme je l’ai déjà dit ci-dessus, malade, Nietzsche prend sa retraite de l’université à 35 ans… et vit alors avec une très petite pension et il voyage en Europe. Il recherche ainsi la lumière, l’air et le calme. Il écrit alors chef d’oeuvre sur chef d’oeuvre dans une grande solitude et dans l’indifférence de ses contemporains.

La musique joue pour Nietzsche un rôle exceptionnel contrairement aux philosophes qui en général ne s’en soucie pas. Il écrit même que sans la musique la vie serait une erreur. Il est lui-même compositeur, pianiste de qualité. Il n’est pas seulement mélomane. Il accorde aux styles musicaux le privilège d’exprimer des attitudes mentales et culturelles. Il est enthousiasmé par Wagner dont il sera l’ami. Puis il le considérera comme l’incarnation de ce que l’esprit allemand peut produire de pire. Alors il rédige Richard Wagner à Bayreuth (1874). Il ne se sent plus lié avec lui par la philosophie de Schopenhauer. De plus Wagner s’est révèlé un ami indiscret, ce qui conduira Nietzsche à ressentir certains propos comme des offences mortelles (dire de Nietzsche qu’il a des penchants contre nature). Il abandonne ses idées sur l’Allemagne dans laquelle il ne voit plus que grossièreté et illusions.

Cette incandescence se termine par un effondrement. En janvier 1889, Nietzsche cesse d’être lucide. Il signe certaines de ses lettres Dionysos, veut convoquer à Rome les monarques de l’Europe et sombre dans une sorte d’hébétude dont il ne sortira plus. Il restera ainsi onze années, recueilli par sa mère et sa soeur dans la maison familiale de Weimar. On attribue cet état à une syphillis que Nietzsche aurait contractée dans sa jeunesse…

CONFLIT DE SEXE. 

Pour Nietzsche, l’homme doit assujettir la femme pour assurer et possèder pleinement son identité sexuelle propre en sorte qu’une éducation des instincts et notamment de la sexualité devienne possible et créatrice de la haute culture.

Car si la femme est dans l’esprit de l’homme qui la désire l’être réactif, c’est à dire un être faible et servile qui ne peut s’accoupler que dans la servitude, elle participe indirectement à la culture, en suscitant chez l’homme le plaisir de donner et d’affirmer son désir.

Ainsi Nietzsche rappelle que le rôle de la femme est de mettre des enfants au monde et d’être un divertissement pour les hommes : leur force est précisément dans la faiblesse de leur nature, dans la séduction qu’elles exercent, et qui leur permet à leur tour de donner et de former la sensibilité morale et instinctive masculine.

Nietzsche ne nie pas que certaines femmes peuvent être exceptionnelles. Les femmes d’exception souffrent d’autant plus que les conditions ne leur permettent pas d’assouvir leurs besoins intellectuels et physiques aussi librement que les hommes.

Nietzsche estime que l’émancipation de la femme s’accompagne de son enlaidissement moral et intellectuel : une femme moderne est sotte et sans intérêt parcequ’elle se dépouille de la force de sa faiblesse et tente de s’imprégner des vertus masculines ce qui lui fait perdre toute influence bénéfique sur l’homme.

Homme et femme possèdent l’un et l’autre un pouvoir de domination spécifique qui les opposent et les réunit tour à tour et que l’on ne peut pas égaliser sans affaiblir à la fois l’homme et la femme car on abolirait ainsi la lutte féconde des sexes.

Ce pouvoir des sexes possède sa racine commune dans l’attirance sexuelle, cette forme la plus primitive de la volonté de puissance.

A LA LECTURE DE NIETZSCHE… ATTENTION ! 

Néanmoins on mettra de côté l’erreur tenace qui voit en Nietzsche une des sources de l’idéologie nazie. Il écrit d’ailleurs à sa soeur le 26 décembre 1887 :  » C’est pour moi une question d’honneur que d’observer envers l’antisémitisme une attitude absolument nette et sans équivoque (…) »

Devenue antisémite ainsi que l’homme qu’elle épouse et rencontrant Hitler, Elisabeth sa soeur transformera certains extraits des textes de son frère afin de soutenir une cause nationaliste et antisémite. La critique historique a établi qu’Elisabeth a procédé à des falsifications des oeuvres de jeunesse de Nietzsche, des lettres et des Fragments posthumes (1854-1889) de son frère.

Toutefois si Nietzsche n’est pas nazi, sa pensée peut-être dangereuse. La biologie imaginaire qu’il ne cesse d’élaborer est ambigüe. Pour expliquer  que la religion et la morale condamnent la chair, méprisent le corps et disent non à la vie, il forge l’hypothèse d’une vie malade, déficiente, incapable d’affronter la lutte et finissant par se condamner elle-même.

Il faut aussi être attentif au point de vue à partir duquel il exprime chacun de ses jugements, autrement on pourrait penser qu’il se contredit d’une page à l’autre. Par exemple on lit aussi bien des éloges que des condamnations du bouddhisme qui ont des buts différents : les éloges servent à sa lutte contre le christianisme et  les condamnations à sa lutte contre les doctines qui disent non à la vie et jugent préférable de la fuir.

De plus, il ne faut pas oublier que ce rebelle est aussi un peu provocateur. Mais il faut le considérer comme un accélérateur de pensées. Nietzsche casse et disperse les idées et libère leur énergie. Il adopte en multipliant les points de vue, une marche inverse à celle de Platon. Ce dernier unifiait la pensée, rassemblait la diversité du monde dans la pureté des idées.

CLASSEMENT DES OEUVRES DE NIETZSCHE. 

On pourrait classer les oeuvres en trois périodes :

La première période : de La Naissance de la tragédie (1871 et janvier1872) et Les Considérations inactuelles (1873-1876) représentant la période pendant laquelle Nietzsche s’engage, influencé par Schopenhauer et Wagner, en faveur d’une renaissance culturelle de la civilisation allemande.

La deuxième période plus positiviste ( de Humain, trop humain (1878) au Gai savoir (1882-1887)). Il rompt avec Wagner et développe une pensée historique et psychologique influencé par les moralistes français.

La troisième période irait de Ainsi parlait Zarathoustra (1885) à ses derniers textes. C’est sa période de maturité teintée d’un mysticisme symbolisé par l’Eternel retour.

Ce classement peut-être controversé…

 

Peu reconnu de son vivant, il est aujourd’hui considéré comme l’un des plus grands penseurs ayant exercé l’influence la plus profonde sur la pensée du XXème siècle.

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Ecrit et publié par Claire le 11 Décembre 2009. Claire a été attirée par l’oeuvre de Nietzsche qui a marqué le XXème siècle. Cette oeuvre complète lui a été offerte par Rémi.

JEAN-JACQUES ROUSSEAU.

Pastel de Maurice Quentin de La Tour, Jean-Jacques Rousseau, en 1753, (alors âgé de 41 ans)

Pastel de Maurice Quentin de la Tour – JJ Rousseau en 1753 à l’âge de 41 ans.

La vie de Rousseau.  

Jean-Jacques Rousseau est né le 28 Juin 1712 à Genève et est mort à Ermenonville, près de Paris, le 02 Juillet 1778. C’est un écrivain, philosophe et musicien genèvois de langue française. Il est un illustre philosophe du siècle des Lumières. Il est particulièrement célèbre pour ses travaux sur l’homme, la société ainsi que sur l’éducation.

La mère de Jean Jacques Rousseau, Suzanne Bernard, fille de l’horloger Jacques Bernard (1673-1712) est morte 9 jours après sa naissance. Son père Isaac Rousseau était horloger comme son propre père et son grand-père. Rousseau est élevé par son oncle Samuel Bernard à partir de l’âge de 9 ans. Il est abandonné par son père qui doit quitter Genève et mettre Rousseau en pension alors qu’il n’a que 10 ans. Il passe 2 ans chez le pasteur Lambercier à Bossey (1722-1724). Ensuite son oncle le place comme apprenti chez un greffier, puis en 1725 chez un maître graveur. Rousseau quitte Genève à 16 ans en 1728. Il est envoyé chez la baronne de Warens, catholique. La baronne l’envoie à Turin où il se convertit au catholicisme. Puis il retourne chez elle, près de Chambéry. Elle deviendra sa maîtresse.

Rousseau demeure toute sa vie du côté des humbles, du peuple. Il exerce les professions de laquais, secrétaire, musicien, précepteur, copiste de musique. Il ne sera jamais riche, ni propriétaire. Il a une exitence à l’inverse de Voltaire qui cherche et trouve la gloire, la fortune et le luxe. Il ne cesse de voyager à pieds. En 1730, il voyage à pieds jusqu’à Neuchatel où il enseigne la musique. Ces longues marches le lient avec la nature, à son goût de la solitude et de la rêverie. En 1732, il revient à Chambery où il travaille aux Services administratifs du duché de Savoie puis comme maître de musique auprès de jeunes filles. En 1734, il devient l’intendant de Mme de Warens. Il écrit pour elle en 1739, son premier livre, le Verger de Madame la baronne de Warens.Jean Jacques Rousseau ne se sent pas bien dans les salons littéraires, ni avec les intellectuels.

Il est à Paris en 1742-1743. Il se lie alors avec Denis Diderot et Mme Epinay. Après avoir rédigé quelques articles de musique et de science politique pour l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert, il se brouille avec les philosophes. En 1745 à Paris, il rencontre Thérèse Levasseur, servante d’auberge. Il a avec elle 5 enfants qu’il confie ensuite aux Enfants Trouvés (Assistance Publique). Il finira par l’épouser le 30 août 1768 à Bourgoin-Jallieu. Il s’est fâché avec Voltaire. Après avoir rejoint l’Angleterre et David Hume en 1765, il rompt avec lui aussi rapidement. Entre 1766 et 1769, il écrit les Confessions dans lesquelles il se justifie de l’abandon de ses enfants.

Il rentre à Paris en 1770, à la veille de la chute de Choiseul. En 1772, il entame la rédaction des Dialogues de Rousseau juge de Jean-Jacques.

Les Rêveries d’un promeneur Solitaire sont rédigées les dernières années de sa vie.

Jean-Jacques Rousseau a donc deux facettes : d’un côté, il est réservé, sensible et fragile et de l’autre il est radical, résolu et intransigeant. Mais c’est aussi un révolutionnaire qui constitue une révolution dans l’histoire de la pensée et dans celle de la littérature. Il bouleverse aussi la philosophie. Pour lui, l’avancée technique a toujours un prix à humainement payer.

Rousseau et Les lumières. 

Rousseau pense qu’il faut abandonner l’idée chère aux penseurs des Lumières d’une marche parallèle du progrès moral et du progrès des sciences et des techniques. Au contraire plus nous sommes savants moins nous pouvons être sages. Nos savoirs nous rendent plus froids, plus égoïstes voir plus pervers. Avec des savoirs nous sommes plus puissants mais notre âme devient difforme et desséchée. Sa laideur croit en même temps que se développe la face brillante des savoirs et des techniques.

Rousseau rompt ainsi la pensée que toutes les améliorations nous font évoluer dans un même sens positif. Inutile d’attendre de la science une éducation plus relationnelle et une amélioration de l’humanité, c’est un leurre! De plus, la révolution de Rousseau est plus radicale et plus profonde qu’une opposition à l’évolution de son siècle. Il dit qu’il faut rompre avec l’antique conception héritée de Socrate et de Platon selon laquelle la connaissance accroît la vertu. Un savant n’est pas nécessairement un sage.

Rousseau ne trouve pas seulement l’homme bon mais il découvre que la société le corrompt. De plus, à la question de qui suis-je Rousseau ne répond pas comme Descartes  » un être qui pense », il affirme « je suis mon coeur ». Donc le sentiment remplace chez lui la réflexion. Il est possible , par le moyen du coeur, la nature. Rousseau est le premier philosophe qui accorde la primauté à l’émotion. Jusqu’à lui, l’affectivité, la sensibilité, les passions étaient jugées inférieures et dangereuses. Pour être un philosophe, il fallait s’en défier et les maîtriser par la raison. La voix de la nature se trouve neutralisée par la raison et Rousseau se révolte. Il ne peut pas supporter l’insensibilité, la froideur, les coeurs éteints. Coeur, sentiment, intuition, voies de la conscience sont utilisés par Rousseau. Ces expressions ne sont pas des synonymes mais elles convergent vers une source unique que nous pouvons nommer sensibilité et qu’il privilègie. Pour lui ce qui est le plus important c’est cette voix intérieure pure. Rousseau juge que ce qui parle en nous est plus décisif que ce que nous lisons. La sagesse de la nature, la voix de la conscience, le divin se lisent à coeur ouvert sans intermédiaire, sans artifices, sans livres. En conséquence, la réflexion et les connaissances ne sont plus des soutiens indispensables pour la philosophie. L’intelligence risque de brouiller ou d’étouffer la voix de la nature. En effet, elle peut instaurer des distances avec notre coeur. Elle peut nous tendre des pièges et nous perdre.

La raison rend insensible. 

Voyant quelqu’un souffrir nous souffrons aussi si nous ne sommes pas dénaturés. Nous voulons le secourir spontanément sans avoir au préalable réfléchi. Nous ne lui demandons pas les raisons de son malheur. Nous agissons par le mouvement de notre coeur et voulons alléger cette souffrance. Regardons agir les mouvements de solidarité lors des accidents quotidiens ou lors de grandes catastrophes humanitaires!

Si la raison étouffe ce mouvement originaire que déclenche la pitié, nous sommes profondèment dénaturés. Pour Rousseau, le philosophe est capable de s’endormir lorsqu’on égorge quelqu’un sous sa fenêtre. Rousseau, par rapport à la philosophie antérieure rend la conscience morale indépendante de la raison. Cette conscience ne résulte pas d’un processus logique ni d’un dispositif théorique. Elle nous permet de discerner directement le bien du mal, nous indique immédiatement et spontanément notre devoir sans que nous ayons besoin d’y réfléchir. Cette voix de la nature constitue pour Rousseau ce que Dieu nous dit. Nous le sentons dans notre coeur sans avoir besoin d’y réfléchir de manière logique.

Cette primauté du coeur est aussi celle de la subjectivité. Je ne trouve pas le devoir, le bien et le mal, la vérité dans un monde idéal et objectif, mais au contraire je les éprouve à l’intérieur de moi, dans mon histoire avec mes sentiments et mes mots. Ce double mouvement conjuguant coeur et subjectivité forment des points cruciaux dans la démarche de Rousseau. Par exemple la critique de l’histoire humaine. Car l’évolution de l’humanité nous éloigne des mouvements de notre coeur. Elle nous entraîne dans des artifices, de la froideur, dans des passions dénaturées et nous rend sourds à la voix de la nature. Cette critique de l’histoire est aussi une critique de la société. Cette société considérée par Rousseau comme abus de l’artifice et des conventions. La solidarité fait place à des rivalités absurdes, la pitié est remplacée par l’égoïsme. La philosophie est critiquée et vécue comme une hypertrophie de la rationalité. Au regard de la pureté de la nature, la culture peut toujours être regardée dans un sens péjoratif.

La révolution que propose Rousseau c’est de faire renaître la pureté première de la nature dans nos coeurs, dans nos moeurs et dans l’histoire universelle. Car la pureté n’est jamais complètement morte. Elle n’est qu’obscursie, enfouie, déformée et transformée par l’histoire et la société. Elle peut toujours ressurgir. Ce retour de la pureté résurgence de la nature dans la civilisation correspond à un mouvement profond de la vie de Rousseau. Pour Rousseau, il est possible de dissocier son existence intime et le mouvement de sa pensée. 

Une vie solitaire. 

Dans les confessions, Rousseau a consacré plusieurs volumes à une période restrainte de son existense. Il avoue tout pour se faire aimer. Cet aveu fut un grand facteur d’incompréhension pour son entourage en particulier avec les philosophes de son époque. Sa vie est marquée par des brouilles, par des rencontres et des éloignements.

Ce qui domine la vie de Rousseau est la solitude choisie ou subie.

A la fin de sa vie, dans les Confessions (écrites de 1766-1769) et dans l’Emile publiés en 1762 (avec Du contrat social), Rousseau est obsédé pour rejoindre cette voix de la nature. En effet, elle persiste pour exister toujours en nous mais si elle est temporairement recouverte par nos lâchetés ou nos indifférences. Il est possible de la rejoindre par l’aveu, l’exposition de soi-même sans faux semblant ni masque ou de la préserver par une éducation différente de l’ordinaire contrainte.

Ainsi Rousseau se présente avec les traits du romantismes et encore de la modernité : homme seul contre les pouvoirs, homme simple contre les puissants, homme vertueux contre les intrigants, naïf contre les pervers, révolutionnaire contre les despotes. Mais aussi il dérive à plusieurs reprises vers la fin de sa vie dans les parages de la folie…

Critique des Lumières. 

Rousseau critique Les lumières car l’optimisme des Lumières est à ses yeux excessif et mensonger. Il est aussi un adversaire des sciences et des techniques mais celà ne signifie pas qu’il en condamne tout : Il combat l’idée que ce progrès doit entraîner un progrès humain et moral. Il a la conviction que toute avancée sur un plan se double d’une face sombre.

Comment s’est mis en place cette dégradation, cet éloignement de la nature, ce départ si éloigné de la vie authentique ? Voilà la question de Rousseau. Il veut comprendre comment nous sommes passés de l’homme nature à l’homme de l’homme. Nous comparerons le sauvage supposé simple et vertueux, proche de la nature originelle, solidaire de ses semblables et le courtisan jugé capable de trahir un ami proche pour obtenir d’un tyran une faveur qui ne dure pas : une spirale de l’histoire qui combine le malheur, la corruption, le despotisme. La voie de la nature se trouve alors presque étouffée sous les artifices de la perversion. Une fois éclaircie l’énigme de la dégradation des moeurs, le problème est de savoir si nous pouvons y remédier et comment. Si la nature en nous n’est pas détruite, il faut faire renaître l’homme de la nature dans la société. L’éducation va devoir réapprendre à écouter la nature, d’éviter de la déformer.

Ce sera la tâche de l’Emile ou De l’éducation, publié en 1762, qui est condamné par le Parlement de Paris. Les connaissances ne viennent pas à l’enfant du dehors, il les découvre en lui s’il n’est pas entravé ni contraint à autre chose. Pour Rousseau, chez l’enfant l’amour est un instinct de conservation. Chez l’adolescent nait l’amour physique. L’amour de soi devient l’amour propre. L’adolescent a des contacts et de là naissent la jalousie, le mensonge. Il a plus de besoins et se compare aux autres ce qui engendre, la vanité, l’orgueil. L’amour physique est purement sexuel. On choisit un corps. Puis pour ne pas perdre sa bien aimée, il faut rivaliser avec les autres. L’amour moral fait partie lui d’un choix propre à l’individu.

Sur le plan politique, Du contrat social publié également en 1762, est condamné aussi par le Parlement de Paris. Il propose un modèle de pacte dans lequel chacun est à la fois gouvernant et gouverné, et ne se déssaisit pas de sa liberté. Voltaire l’accuse de vouloir nous faire marcher à quatre pattes. Mais il s’agit d’une idée fausse car Rousseau n’appelle pas à revenir à une situation antérieure de la société, il souhaite faire de la pureté première une pureté de l’avenir. Il ne faut pas revenir à ce qu’il y avait autrefois mais à ce qu’il y a en nous. La nature est dans notre propre coeur. Il s’agit de la retrouver et d’y puiser à nouveau : il y a un retour à l’interieur de soi mais non un retour en arrière. L’Emile et le Contrat social sont interdits en France, au Pays Bas, à Genève et à Berne. 

  

L’ influence de Jean Jacques Rousseau avec Du contrat social trouve sa pleine expression avec la Révolution Française.

En 1778, le marquis de Girardin lui offre l’hospitalité dans un pavillon de son domaine d’Ermenonville près de Paris. Rousseau y meurt subitement le 02 Juillet 1778.

Le 11 Octobre 1794, les cendres de Jean-Jacques Rousseau sont transférées d’Ermenonville au Panthéon.

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Bibliographie écrite et publiée par Claire le 23 Octobre 2009. Claire est amoureuse de la Beauté et de l’exception de l’oeuvre de Jean Jacques Rousseau.

PIERRE LAROUSSE.

PIERRE LAROUSSE. dans -Hommes célèbres. Pierre_Larousse

Pierre Larousse est né dans la petite ville de Toucy, dans l’Yonne, en 1817. Son père est charron forgeron et sa mère cabaretière. Il est un brillant élève et obtient une bourse à 16 ans à l’Ecole Normale de Versailles. Puis il devient instituteur dans son village d’enfance en 1838.

Mais il veut encore progresser et il rejoint Paris en 1840. Pendant près de huit ans, il fait de petits travaux de répétiteur ou de surveillant d’étude. Il suit les cours gratuits de la Sorbonne, des Arts et Métiers, du Muséum d’histoire naturelle et du Collège de France. Il fréquente les bibliothèques. Il étudie le latin, le grec, la linguistique, le sanskrit, le chinois, les littératures française et étrangère, l’histoire, la philosophie, la mécanique et l’astronomie.

Le premier ouvrage qu’il publie en 1849 a pour titre Lexicologie des écoles primaires. Puis il publie environ 1 ouvrage par an à destination de l’école primaire : Grammaires, Jardin des racines grecques, latines, Petite encyclopédie du jeune âge etc…

Il fonde en 1850 une maison d’édition avec Auguste Boyer, la Librairie Larousse. Pierre Larousse écrit alors 14 heures par jours. Le 01 Mars 1852 Pierre Larousse demande officiellement un brevet de libraire-éditeur. Le 23 Octobre 1852, il reçoit l’autorisation d’exercer.

Le Nouveau Dictionnaire de la langue française paraît en 1856. Il est condamné par l’église. C’est l’ancêtre du Petit larousse. Puis il se lance dans son grand projet : Le Grand Dictionnaire universel du XIXème siècle publié en fascicules de 1864 à 1966, puis en 17 volumes in-folio de 1866 à 1875, soit 22 700 pages, qu’il écrit presque seul, y consacrant les dix dernières années de sa vie.

Sartre écrit dans Les Mots :  » Le Grand Larousse me tenait lieu de tout. »

Le Petit Larousse n’a vu le jour qu’en 1906, longtemps après la mort du fondateur et ne cesse plus depuis de paraître. En 1932, le quotidien du soir Le Temps en faisait  » l’éducateur du peuple » .

Pierre Larousse meurt en 1875, à 58 ans, l’année de la fondation de la Société Larousse. Il est enterré au cimetière Montparnasse (14ème division).

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Texte écrit et publié par Claire le  Octobre 2009. Claire se devait de rendre hommage à Pierre Larousse dont le dictionnaire ne quitte pas le bureau lorsqu’elle écrit. Le Petit Larousse est aussi le premier livre que lui ont offert, lorsqu’elle était encore une toute petite fille, ses grands-parents et qu’elle a reçu avec un très grand plaisir. Elle l’a précieusement conservé.

JULES CESAR, FILS DE VENUS.

 Caius Iulius Caesar IV

JULES CESAR 

Caius Iulius Caesar (-100 -44 av JC) est un homme politique romain. Il est né le 12 ou 13 juillet -100  à Rome dans le quartier de Subure, quartier plébéien de la Rome républicaine. Il n’avait pas d’ancêtre ayant atteint le Consulat ce qui lui fermait normalement l’accés au cercle des Sénateurs.

Néanmoins, César revendique côté maternel, une filiation glorieuse avec l’un des premiers roi de Rome, Ancus Marcius. En effet, son grand-père avait épousé une Marcia, membre de cette lignée. Côté paternel il se réclame des origines divines. La gens Iulia se dit remonter à Iule, descendant des dieux immortels, nom latin d’Ascagne, fils du prince troyen Enée venu sur ordre des dieux s’installer en Italie et y fonder une nouvelle Troie, après la destruction de sa patrie. Romulus et Rémus (fondateur de Rome) sont ses descendants en ligne directe. Cependant Enée est un héros, né des amours d’un mortel, le Troyen Anchise et la déesse Vénus.

Jules César est grand. Il a les yeux noirs et vifs. Il a une chevelure noire et abondante qu’il parfume d’huiles rares. Il se fait raser et épiler. Devenu plus âgé, il ramène avec soin ses mèches en avant pour cacher sa calvitie. Il porte une ceinture négligemment serrée. Il s’adonne aux plaisirs dans les banquets. Devenu homme politique, les festins très connus qu’il offre, par leurs échanges, accroissent son influence politique. Il a l’art des relations en société. Il n’hésite pas à combler tous ses désirs. Il collectionne les pierres précieuses, les vases ciselés, les statues, les tableaux de maîtres etc… Il achète pour l’entourer des esclaves beaux et cultivés.

César est un grand intellectuel aussi. Il a étudié les grands auteurs, surtout Homère dont il peut citer des tirades entières. Il a étudié la grammaire, la syntaxe, le style, l’histoire, la philosophie et la morale. Ciceron jugeait sa culture comme égale à la sienne. Il prend part aux débats intellectuels de l’époque. César voulait faire de Rome un grand centre intellectuel. Il se propose également d’intervenir en droit civil et de choisir, les lois les meilleures et celles indispensables, pour les rassembler dans un petit nombre de livres.César écrit de nombreux commentaires notamment sur  » La Guerre des Gaulois »,  » La Guerre civile  » contre Pompée.

Il se marie jeune avec Cornelia, fille de Cinna, rival malheureux de Sylla alors maître de Rome qui veut qu’il la répudie. César refuse. En conséquent, ses biens sont saisis, sa tête est mise à prix. Il doit errer et ne doit son salut qu’à des personnes influantes. Une enfant unique, Julie, nait du couple. Ce mariage se termine avec la mort de Cornelia. Il se remarie avec Pompeia, petite fille de Sylla, noble et riche. Cinq ans après, il rompt. Puis il a de nombreuses aventures dont Servilia, demi-soeur de Caton, mère de Brutus, son futur assassin. Il épouse Calpurnia, fille de Calpurnius Pison. 

LA CONQUETE DES GAULES. 

En – 58 avant JC, César se fait nommer Proconsul des Gaules. A 40 ans, son endurance le fait admirer de ses soldats. Il connaît ses hommes, les appelle par leur nom. En tant que Proconsul il est investi de la puissance civile et militaire.

Il conquiert La Gaule. Il constitue ainsi un trésor : il pille chapelles et temples. Il détruit les villes pour se faire des butins. Avec ses hommes au combat, il sait se montrer homme de discipline. Il est sévère et n’hésite pas à punir ses hommes. Exigeant, il sait aussi se montrer indulgent et généreux après la victoire. Il accorde des promotions, répartit des parts de butin.

César développe le renseignement, interroge les prisonniers, s’informe auprès des marchands et des voyageurs de la position de ses ennemis.

Il prend en gage de fidélité après la conquête des otages des familles dirigeantes gauloises. Il se renseigne sur les moeurs, les religions, les coutumes des vaincus.

César attaque par surprise, par tout temps. Il montre une telle supériorité dans les combats que les Gaulois préfèrent la guerrilla.

Il est fin diplomate et il ne rompt jamais le contact avec Rome. Il conquiert la Gaulle.

LA PRISE DE POUVOIR DE CESAR CONTRE POMPEE. 

Il entre en lutte contre Pompée et le Sénat. Pompée avait épousé Julie, la fille de César qui est morte en -54 av JC. Pompée s’est allié avec le parti conservateur et isole donc César. César marche alors sur Rome en franchissant le Rubicon, sans y avoir été autorisé par le Sénat. C’était déclarer la guerre aux conservateurs.  César dit  » Le sort en est jeté !  » ( Alea, jacta, est). Il progresse rapidement vers Rome. Ses adversaires ne s’y attendaient pas !…

Fin -49 av JC, il est nommé dictateur pour quelques jours avec mission de veiller sur le bon déroulement des élections des magistrats. A l’issue des élections, il est élu Consul, magistrature la plus importante de la Rome républicaine.

César arrive à Alexandrie en octobre -48 av JC, il trouve le corps de Pompée, où il s’est réfugié, assassiné sur l’ordre du jeune Ptolémée XIII. Il se bat contre le pharaon, gagne et le détrône au profit de Cléopâtre VII et de son jeune frère. Puis, il règle l’affrontement de Cléopâtre et de son frère. Il a, avec Cléopâtre, un fils illégitime, Césarion qui sera plus tard tué pour l’empêcher d’accéder au trône de Rome. Cléopâtre a 20 ans, lui 50 ans lorsqu’ils se rencontrent. Il est à noter que César se rapproche aussi de L’Egypte, car c’est une place stratégique et un grenier à blé et il y porte intérêt.

En -47, il se fait élire à la fois Consul et Dictateur par les Comices, Assemblée de citoyens romains. Le Consulat lui est accordé pour 5 ans ( il était limité jusque là à 1 an), la dictature pour 10 ans ( jusque là, elle était donnée qu’après un péril grave encouru par la république et pour 6 mois seulement). Ce qui lui confère des pouvoirs redoutables. De plus, il est devenu immensément riche, grâce au butin acquis pendant la conquête de la Gaulle.

En juillet -46 av JC, il fête ses victoires sur la Gaulle, l’Egypte, le Pont (Asie mineure) et l’Afrique pendant 4 jours (ces fêtes duraient jusque là 1 journée).

César accorde son pardon à de nombreux partisants de Pompée. Il met en valeur son ascendance divine. C’est Vénus qui protège son descendant. Il fait de nombreuses offrandes à Vénus et lui inaugure un temple. La déesse et son héritier trônent au coeur de Rome. En effet une statue équestre de César, qu’il a fait ériger, domine la place. César s’emploie alors à affirmer son pouvoir et à museler les oppositions.

Le 14 février -44 av JC, le Sénat lui confère la dictature perpétuelle. Son pouvoir est désormais sans limite. En -44 av JC, César a donc accumulé tous les pouvoir et vaincu son adversaire Pompée ( 101-48 av JC). Il prend le nom de  » Divin Jules ».

Cette ascension suscite beaucoup de mécontentement dans la noblesse romaine, parmi les anciens partisans de Pompée et les défenseurs des traditions républicaines.

L’ASSASSINAT DE CESAR. 

Marcus Junius Brutus est né en octobre -85 av JC. A 40 ans, il assure les fonctions de prêteur urbain qui le mettent au rang de 2 ème personnage de l’état. Jusqu’en -48 av JC, Brutus appartient au parti de Pompée qui soutient le libre jeu des institutions. Il se rallie à César et se compromet auprès de ses anciens amis. Mais il n’aime pas César…

En février -44 av JC, Brutus rejoint les conjurés. Ils sont 24 à préparer l’assassinat de César. Il prend la direction du complot contre lui. Le 15 mars -44 av JC, aux ides de Mars, César doit rencontrer les Sénateurs qui vont lui donner le titre de Roi dans la Curie de Pompée. César se présentera sans garde militaire, les Sénateurs ne porteront pas d’armes. Les conjurés pourront prendre des poignards, cachés dans leur Scrinia ( étuis cylindriques) servant à emporter des documents.

Des signes divins néfastes, pour ce jour, sont apparus à l’examen des entrailles des bêtes sacrifiées et Calpurnia, sa femme, dans la nuit du 14 au 15 a rêvé que son mari s’écroulait assassiné. De plus César, la veille, a trop mangé et trop bu chez son ami Lépide et ne se sent pas bien. Il hésite à se rendre à la Curie. Il est 11 heures et les Sénateurs sont réunis dans la Curie depuis 7 heures. Un des conjurés, Decimus Brutus vient trouver César et lui demande le motif de son retard. Ce dernier lui indique que s’il renvoie les Sénateurs, ils se vexeront. César le suit donc. De plus Artemidoros de Cnide, un célèbre intellectuel, lui tend un billet comportant la liste des conjurés. Il ne le lit pas.

César pénètre dans la Curie avec les 900 Sénateurs. Il s’assoit sur un fauteuil plaqué d’or. Marc Antoine est attiré à l’écart par des faux solliciteurs car les conjurés craignent sa force. Les conjurés entourent de toute part le siège de César et l’assassine. César tombe sous 23 coups de poignards. Les Sénateurs fuient sans le secourir. Les conjurés montent au Capitole et appelle le peuple romain à la liberté.

Il est à noter qu’aucune parenté n’existait entre César et Brutus. La bonne traduction de la phrase dite par César lors de sa mort serait :  » Et toi aussi mon petit !  » Brutus reste cependant devant la postérité, l’incarnation de l’ingratitude et le fils assassin de son père.

Brutus refuse que le cadavre du dictateur soit jeté à la voirie et privé de sépulture. Le soir venu, 3 esclaves de César emportent le corps de leur maître chez lui.

Le surlendemain, les Sénateurs statuent sur le sort des conjurés. Ils votent l’amnistie des assassins et aussi qu’on rendra à César les honneurs. Le cadavre de César est exposé sur le forum, sur un lit d’ivoire couvert de pourpre et d’or, à la tête duquel est exposé le vêtement éclaboussé de sang de César. Les Romains défilent devant le catafalque et y dépose des cadeaux. Des comédiens miment les épisodes glorieux de sa vie, comme celà était la coutume. Puis la litière, portée par des Magistrats, traverse le forum pour prendre la direction du champ de Mars. Le feu est mis à la litière. Dans les flemmes des présents sont jetés par la foule en deuil, bijoux, armes etc…

 

Marc Antoine reprend le contrôle de Rome et obtient l’exil des conjurés. Le 24 octobre -42 av JC, vaincu devant Philippes par les lègions d’Antoine et d’Octave le futur Auguste, Brutus se tue en s’enfonçant son glaive.

 

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Article écrit par claire le 01 octobre 2009 . Claire a été fascinée par Jules César , homme volontaire, grand conquérant et empereur des Romains.

AHMED BENCHERIF.

AHMED BENCHERIF. dans -Hommes célèbres. 29482_122350931133883_3860297_n-300x168La grande ode                         Marguerite

 livre5.gifAhmed Bencherif est un écrivain et poète algérien, né en 1946 à Ain-Sefra, ville fondée au 16ème siècle. C’est dans une vallée, arrosée par un Oued et dominée par deux montagnes, le Mekhter et Aissa, et longée dans sa partie Sud par une longue dune de sable fin, qu’il grandit.

Ahmed Bencherif étudie à l’Institution Lavigerie, lycée de renom des Pères Blancs de toute l’Oranie. C’est ici que se montrent ses penchants pour la littérature et pour la poésie. Il fait ensuite des études supérieures de droit administratif. Il rentre dans la vie professionnelle comme instituteur puis comme administrateur.

Il écrit des essais littéraires non publiés, un recueil de poèsies sur la nature et les passions de jeunesse ainsi qu’un roman sur la décolonisation de l’Afrique. Ahmed Bencherif se consacre actuellement entièrement à l’écriture.

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Il publie aux Editions Publibook :

1) – La Grande ode de 54 pages : Dante avait Béatrice, Ahmed Bencherif a Jocelyne. Il m’a ecrit le 28 Juin 2009, après avoir regardé le texte de Dante et Béatrice :

 » Six siècles après Béatrice, figure inspiratrice de Dante, Jocelyne, dans la Grande ode de Ahmed Bencherif, tient la même place d’amour courtois et de mysticisme, telle que vue par la critique de l’éditeur Publibook. « 

Jocelyne ou l’amour Fou :

Jocelyne, figure inspiratrice habite chacun des vers de La Grande ode. Jocelyne fut aimée d’un amour infini et sublimé. Cet amour nait de la beauté de l’âme. C’est un amour profond et véritable. Jocelyn est idéalisée et spiritualisée selon les règles de l’Amour courtois ou Fin’Amor qui est aussi source de douleur. Ainsi, Jocelyne suscite les plaintes et les élans lyriques du poète. L’héroïne n’est pas une femme libre car elle vit un amour interdit qui s’oppose à la société, celui de deux êtres qui naissent dans un monde opposé en lutte. Néanmoins  » le chevalier «  lui propose d’immigrer avec lui par la mer, quitte à en périr.

La Grande ode est une élégie de près de 1500 vers en alexandrins et a été publiée par Ahmed Bencherif en 2008. Les mots conduisent à la tristesse d’un amour condamné à l’avance qui rapproche dans ce conflit, un Algérien à une Française et qui place entre eux une barrière infranchissable. Ici la puissance du lyrisme subjugue par la couleur des images merveilleuses qui sont créées par ces mots.

2) - Marguerite est une oeuvre originale de 448 pages, élaborée sur une enquête minutieuse et une analyse objective des données historiques. Ahmed Bencherif raconte, sous la colonisation algérienne, le quotidien en Algérie, la situation conflictuelle de 3 communautés : les colons, les juifs et ceux que l’on appelait honteusement les indigènes.

Ahmed Bencherif y décrit les sources de la révolte de Marguerite, petite ville coloniale d’Algérie. Cette ville, située à 3 heures de Miliana, pour une première fois, se soulève et s’insurge contre l’oppression française et met au jour le drame de la colonisation. La révolte du peuple algérien alors opprimé est inévitable. En effet, la dictature coloniale a été présente depuis 1830 et suivie de violences, physique et morale, qui découlaient sur un sentiment d’injustice et de révolte chez les Algériens. Marguerite a un riche patrimoine forestier préservé de génération en génération. Mais l’administration coloniale doit agrandir les domaines et les verser dans le domaine public pour ensuite satisfaire les besoins croissants et avides de la colonisation.

Ahmed Bencherif replace les événements de ces 130 années d’occupation étrangère dans le contexte historique et nous montre les moments marquants de la vie algérienne. Mais aussi il fait le portrait d’une Algérie qui semblant soumise est déjà prête à défendre son indépendance et à repousser le joug des colonisateurs. Il nous décrit un peuple fier, insoumis et prêt à la rebellion.

Pour lui, les partis coloniaux racistes, recherchant le gain s’apprêtaient à l’épuration et à nettoyer le pays, des hommes arabes et Kabyles à qui il appartenait, pour pouvoir règner en maître absolu. Mais ils n’avaient pas prévu que ce peuple algérien alors conquis refuserait de se soumettre en militant et en revendiquant.

Pour l’auteur, ce peuple était étouffé par la domination française, son administration, ses impôts, sa froideur et sa toute puissance. Il était dépossédé de ses biens. On l’avait fait devenir pauvre et on l’avait humilié. Par sequestre, on le dépossédait des terres agricoles, on établissait un impôt exhorbitant qui le paupérisait et il subissait des internements administratifs abusifs.

Dans le livre, Hamza, fils de Moqadem, incarne le personnage du combat pour l’indépendance. C’est un adolescent courageux, idéaliste et désireux de faire changer ce qu’il vit. Il s’éveille peu à peu au seul sort que lui fait subir l’administration coloniale. Ses camarades le craigne et son courage égale sa combativité. Il est beau, intelligent, assidu dans les cours coraniques. C’est un adolescent idéaliste dans lequel va germer une idée de révolte…

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Ahmed Bencherif  a été invité au Salon du Livre à Paris du 13 au 18 mars 2009, pour une vente-dédicace de La Grande ode et de Marguerite, tome 1. 

Il a présenté, le 06 mai 2009, ces deux livres au Palais de la Culture de sa ville natale. Il y a alors eu une intervention suivie d’un débat et d’une vente-dédicasse. Trois échanges ont eu lieu avec la radio locale dont l’un a été rediffusé à la radio nationale.

Ahmed Benchérif a également écrit :

– Marguerite tome 2
– L’Odyssée

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Article écrit et publié par Claire le 04 Juillet 2009, à la demande de Ahmed Benchérif, pour faire sa présentation de romancier. Claire a eu le plaisir de lire des écrits qui par l’intermédiaire de la plume et des convictions d’Ahmed Benchérif, nous transmettent Amour et Beauté.

ecrire dans -Hommes célèbres.

Je précise que le livre de Marguerite tome 2 vient de paraître  :

Marguerite tome 2 – Edition Edilivre, 56 rue de Londres – 75008 Paris

Claire le 16 Octobre 2009.

PAUL GAUGUIN.

 PAUL GAUGUIN. dans -Hommes célèbres. 180px-Paul_Gauguin_111

Autoportrait (1893), musée d’Orsay.

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La vie et l’oeuvre de Paul Gauguin.

Paul Gauguin est né à Paris le 07 Juin 1848 et est mort à l’île de Hiva Oa, dans les Iles Marquises le 08 mai 1903. Il est enterré à côté de Jacques Brel au cimetière d’Atuona.

Paul Gauguin est un Peintre Post impressionniste, chef de file de l’école de Pont-Aven en Bretagne et inspirateur des Nabis.

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Eugène Henri Jean Paul Gauguin est né à Paris en 1848. Son père est Clovis Louis Pierre Guillaume Gauguin (1814-1849) et sa mère née Aline Chazal (1825-1867) fut la fille de Flora Tristan.

Le Peintre a vécu les années de sa plus jeune enfance à Lima où son père, mort au large de Punta Arenas, pensait faire fortune.

Après avoir fait ses études à Orléans, Gauguin s’embarque pensant six années dans la marine marchande, puis la marine française et navigue sur les mers.

De retour en France, il devient en 1870, agent de change à la Bourse de Paris et connait un certain succès.

Son tuteur, Gustave Arosa, homme d’affaires et grand amateur d’art, introduit Gauguin auprès des impressionnistes.

Comme son tuteur, il devient amateur d’art et s’essaye à la Peinture. Il rencontre Pissaro en 1874. Il expose avec les Impressionnistes en 1876,1880,1881,1882 et 1886.

En 1882, il abandonne son emploi à la Bourse et se consacre entièrement à sa nouvelle passion, la peinture.

Il part vivre à Copenhage dans la famille de son épouse avec ses enfants car il rencontre des difficultés financières. Mais il ne s’entend pas avec sa belle famille. Il laisse sa femme et ses enfants au Danemark et il rentre à Paris en 1885 pour peindre.

En 1886, il effectue son premier séjour à Pont-Aven, en Bretagne. De retour à Paris, il rencontre Vincent van Gogh en novembre 1886.

En 1887, il part avec la Peintre Charles Laval pour le Panama où il travaille au percement du canal de Panama. Ses conditions de vie sont difficiles et dès qu’il a rassemblé assez d’argent, il va avec cette dernière à la Martinique où il reste de juin à octobre 1887, à l’Anse Turin au Carbet. Il peint 12 toiles. Mais malade, il rentre avec Charles Laval en France en Octobre 1887.

Il rejoint Pont-Aven début 1888 où il travaille avec les Peintres de l’école de Pont-Aven. Son style évolue et devient plus naturel et synthétique.

Il vit d’octobre à décembre 1888 à Arles avec Vincent van Gogh. Ils peignent et ils travaillent ensemble. Mais ils se disputent d’où l’épisode de l’oreille coupée de Van Gogh.

Il repart en bâteau et se retrouve, en 1891, à Tahiti où il rencontre Téhura qui lui inspirera 70 toiles en quelques mois.

Paul Gauguin soigne l’expressivité des couleurs, la perspective et l’utilisation de formes pleines et volumineuses. Il est inspiré par l’environnement tropical et la culture polynésienne. Mais après quelques années de bonheur, il déprime et tente de se suicider.

Puis manquant d’inspiration, en 1901, il s’installe aux Iles Marquises à Atuona. Il essaye de se battre pour la cause des indigènes. Il meurt affaibli et fatigué le 08 mai 1903. Il est enterré dans le cimetière d’Atuona.

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Gauguin est en marge des impressionnistes. Il fut sans doute avec Paul Cézanne et Vincent Van Gogh, le Peintre du XIX ème siècle qui eut le plus d’influence sur la peinture du XX ème siècle.

Ses expérimentations sur la couleur et l’ensemble de son oeuvre influencèrent l’évolution de la Peinture, notamment le “Fauvisme” du XX ème siècle.

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Article écrit et publié par Claire le 28 Juin 2009. Claire a adoré voir plusieurs oeuvres de Paul Gauguin au Musée d’Orsay à Paris. Les panneaux de la porte de la grande case sur pilotis en bois, qui fut sa dernière demeure aux Iles Marquise, y sont exposés. Le panneau porte l’inscription de “ la maison du jouir ”… et est sculpté à la taille directe, par Gauguin dans du bois de Séquoia, l’arbre le plus grand du monde. Deux panneaux de soubassement précisent les conditions de cet Eden “ Soyez mystérieuse ” et “ Soyez amoureuse et vous serez heureuse”  … Ce Peintre inspire à Claire l’Amour et la Beauté.

RICHARD WAGNER.

    

Portrait de Richard Wagner (Munich, 1871)  Photographe : Franz Hanfstaengl

Portrait de richard Wagner.

Munich 1871.

Photographe : Franz Hanfstaengl.

LA VIE ET L’OEUVRE DE RICHARD WAGNER.

RICHARD WAGNER. dans -Hommes célèbres. 123gifs071

Wilhelm Richard Wagner est un compositeur Allemand. Il est né le 22 mai 1813 à Leipzig et est mort le 13 Février 1883 à Venise.

Son père petit fonctionnaire mourut six mois après sa naissance. Puis sa mère épousa au mois d’août 1814 l’acteur Ludwig Geyer qui lui a transmis sa passion théâtrale.

Wagner veut devenir dramaturge mais à 15 ans, il découvre la musique. Il s’inscrit alors à l’université de Leipzig (1831).

Wagner a une place importante dans l’histoire de la musique occidentale surtout avec ses opéras. Ses conceptions artistiques avant gardistes ont une influence déterminante dans l’évolution de la musique.

Wagner a mené une vie de bahème et fantasque comme beaucoup d’artistes. De plus, il était aussi doué pour nouer des amitiés dans des cercles artistiques et intellectuels que pour les transformer en inimitié.

Mais grand artiste, il transforme la conception de l’opéra à partir de 1850 en le considérant comme une dramaturge sacrée. La musique reflète à la fois les personnages, leurs sentiments tout en soutenant le chant et en soulignant l’action de la scène.

En 1833, Wagner a achevé son premier opéra, Les Fées. Il est directeur aux opéras de Wurtzbourg et de Magdebourg. Il écrit La Défense d’aimer (das Liebesverbot) opéra inspiré d’une pièce de Shakespeare.

En 1836, il épouse l’actrice Minna Planer. Il occupe le poste de directeur musical à Riga. Puis cette dernière le quitte et démunie d’argent revient au domicile conjugal. Wagner accepte son retour mais le couple est décadent. Ils ont des dettes et fuient à Londres. Puis ils vivent à Paris.

En 1840, il commence son opéra Rienzi. Il retourne en Allemagne pour le jouer à Dresde où il rencontre le succés. Il y vit 6 ans en exerçant la charge de chef d’orchestre du Grand Théâtre. Il compose et met en scène Le Vaisseau fantôme et Tannhäuser qu’il jouera en 1861, deux chefs d’oeuvre. Mais engagé politiquement, il doit fuir l’Allemagne. Il vit d’abord à Paris, puis à Zürich. Il fut alors exhilé pendant 12 ans. Il charge Franz Liszt, son ami, de veiller sur son opéra Lohengrin. Liszt fit jouer la 1ère à Weimar en août 1850.

A Zürich Wagner compose de belles oeuvres, l’oeuvre d’art de l’avenir (1849) qui présente une nouvelle conception de l’opéra , opéra et drame ainsi qu’un ouvrage antisémite, le Judaïsme dans la musique.

Il rencontre Mathilde Wesendonck, écrivaine et femme mariée à un riche commerçant dont il s’éprit. Ces sentiments furent réciproques mais cet amour resta peut être presque platonique. Wagner travaille sur Tristan et Isolde. En 1858, Minna intercepte une lettre que Wagner écrit à Mathilde. Après une querelle, Wagner quitte Zürich pour Venise avec Mathilde.

Quand il put retourner en Allemagne, il s’installe à Biebrich en Prusse où il travaille sur Les Maîtres chanteurs de Nuremberg qui sera terminé en 1867. En 1862, il se sépare de Mina mais continue à subvenir à ses besoins jusqu’à sa mort en 1866.

Louis II qui admirait les opéras de Wagner depuis son enfance fait venir Wagner à Munich. Tristan et Isolde fut un succés retentissant. De plus, cette oeuvre constitue une charnière dans l’histoire de l’harmonie et du contrepoint. 

Par la suite, Wagner eut une liaison avec Cosima von Bülow de 20 ans sa cadette et la fille de Liszt. Déjà mariée, elle accouche  en 1865 d’une fille illégitime nommée Isolde. Il s’en suit un scandale. En disgrace avec les membres de la Cour, Louis II doit lui demande de quitter Munich.

Wagner s’installe à Tribschen, près de Lucerne. Cosima divorce et épouse Wagner le 25 août 1870. Il lui offrit L’Idylle de Siegfried à l’occasion de son anniversaire. Ce mariage durera jusqu’à la mort du compositeur. Devant l’insistance de Louis II, il donna à Munich des avants 1ères de L’Or du Rhin et du Walkyrie.

En 1871, il choisit la ville de Bayreuth pour accueillir sa nouvelle salle d’opéra dont le financement fut réalisé en partie par Louis II, par la Baronne von Schleinitz. Puis Wagner pour récupérer des fonds entrepris des concerts à travers toute l’Allemagne. Lorsque son théâtre ouvrit ses portes,à l’occason de L’anneau de Nidelung, d’illustres invités l’honorèrent. Ce festival eut un grand succés.

En 1877, Wagner construit son dernier opéra Parsifal. Il le fit représenter lors du second festival de Bayreuth. Après le festival, il part à Venise avec sa famille. Le mardi 13 février 1883 il meurt subitement, dans cette ville, emporté par une crise cardiaque.

 

Wagner a eu une influence considérable sur ses successeurs. Il a su être conventionnel au début afin d’apprendre son art puis faire éclore son génie et le transmettre.

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Texte écrit et publié par Claire le 22 Juin 2009. Wagner nous a transmis la Beauté et l’Amour à travers sa musique et ses opéras.                                 

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