PROCRIS ET CEPHALE.

 La Mort de Procris, par Piero di Cosimo, v. 1486-1510, National Gallery, Londres

La Mort de Procris par Piero di Cosimo vers 1486-1510, National Gallery, Londres.

Procris était mariée à Céphale, petits fils d’Eole, le Roi des vents. Mais quelques semaines après leur mariage, Céphale fut enlevé par Aurore (Eos), la déesse de l’Aube . En effet, ce jour là, il était parti tôt à la chasse comme il en avait l’habitude et Aurore le vit et s’en éprit.

Mais la rayonnante déesse ne put rendre infidèle Céphale. Il aimait toujours Procris. Irritée par cet amour, qu’ Aurore ne parvenait à affaiblir, cette dernière finit par lui permettre de rejoindre Procris. Mais avant de le laisser s’en aller, la déesse Aurore lui conseilla de mesurer la fidèlité de Procris pendant son absence.

Cette suggestion malicieuse d’Aurore éveilla le doute dans le coeur de Céphale. Il était resté si longtemps absent et Procris était si belle… Céphale se dit qu’il ne serait apaisé, après son retour, par l’arrêt de ce doute que s’il obtenait la preuve que Procris n’aimait que lui. Il se déguisa donc avec l’aide d’Aurore. Lorsque Céphale rentra chez lui ce déguisement était si parfait que personne ne le reconnut.

Céphale fut récompensé de voir avec quelle impatience toute la maisonnée l’attendait mais il n’abandonna pas malgré tout son dessein. Il fut peiné lorsqu’en présence de Procris il vit son chagrin manifeste et son visage marqué par la douleur. Mais il ne pouvait oublier les mots d’Aurore qui avaient semé le doute dans son coeur.

Céphale tenta de séduire Procris, de la rendre amoureuse de cet étranger qu’il était. Il lui fit une cour empressée, simula une passion ardente, il lui rappelait constamment l’infidèlité de son mari. Procris avait toujours la même réponse :  » Je lui appartiens, je l’aime. « 

Mais un jour qu’il la harcelait plus encore, ne ménageant pas ses promesses, Procris hésita… Céphale lui dit alors :  » Je suis ton mari et je suis témoin de ta trahison.  » Procris le regarda puis sans un mot quitta la maison. Son amour pour Céphale semblait s’être transformé en haine. Procris partit dans la montagne pour y vivre seule. Céphale comprit alors le vilain rôle qu’il avait joué. Il chercha Procris partout et implora à genoux son pardon.

Procris n’ accorda pas ce pardon sur le champ, encore blessée par l’attitude de Céphale. Mais de jour en jour, Céphale réussit à la reconquérir et ils passèrent ensemble, quelques années, heureux.

Cependant un jour Procris et Céphale allaient chasser comme ils le faisaient souvent, Céphale prit le javelot magique que Procris lui avait donné en cadeau et qui ne manquait jamais son but. Les deux époux s’étaient séparés dans le bois à la recherche de gibier.

Céphale regarda autour de lui. Il vit alors bouger dans un fourré et pensa qu’un gibier s’y cachait. Il lança son javelot qui trouva sa cible. Mais hélas !…c’était Procris et elle tomba sur le sol le coeur transpercé.

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Conte écrit par Claire le 11 Octobre 2008 d’après une légende empruntée à Apollodore , poète grec  qui vécut vers 150 avant JC et à Ovide, poète latin ( 43 avant JC- 17 ou 18 après JC ).

                                               


Archives pour la catégorie -Histoires et légendes.

CEYX ET ALCYONE.

Morphée apparaît à Alcyone sous les traîts de Céyx, gravure de  pour le livre XI des Métamorphoses d'Ovide 

Gravure de pour le livre XI des métamorphoses d’Ovide.

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Céyx , un roi de Thélassie, était le fils de Lucifer, le conducteur des Astres et de la Lumière, l’étoile qui fait naître le jour, et la joie brillante de son père illuminait son visage.

Sa femme Alcyone était aussi de noble naissance. Elle était fille d’Eole le dieu des Vents.

Il avait l’un pour l’autre un tendre attachement et s’il devait se séparer, c’était à regret. Un jour cependant Ceyx dut quitter Alcyone pour un long voyage à travers les mers. Alcyone apprenant ce projet  pleura car elle connaissait mieux que personne le pouvoir du vent sur la mer. Du palais de son père, lors de son enfance, elle avait observé les nuages sombres auxquels son père faisait appel et les éclairs rouges. » Ne pars pas ou partons ensemble Céyx «  dit Alcyone. Ceyx ému demanda le conseil de l’oracle mais il ne voulait pas que sa femme partageât avec lui les périls du voyage. Elle dû cèder et il partit seul.

Cette même nuit une tempête se leva.  Il y eut un ouragan et les vagues s’élevaient comme des montagnes. Sur le vaisseau, les hommes étaient fous de terreur. Céyx était soulagé de savoir Alcyone en sécurité. Il prononça son nom lorsque le bâteau sombra et que les eaux se refermèrent sur lui.

Alcyone comptait les jours. Elle priait pour lui. Ne voyant pas revenir Céyx, elle appela Iris, sa messagère et lui ordonna de se rendre à la demeure de Somnus, dieu du sommeil, pour qu’il lui envoie un rêve qui lui révèlerait la réalité sur le sort de Céyx. Lorsqu’Iris eut accompli sa mission, elle repartit.

Le dieu du Sommeil réveilla son fils Morphée qui vola jusqu’au pied du lit d’Alcyone. Il avait emprunté le visage de Céyx alors qu’il se noyait. Céyx lui dit : « Je suis mort Alcyone. »  » Ton nom était sur mes lèvres lorsque les eaux m’ont submergé. » «  Donne moi tes larmes afin que je ne descende pas sans être pleuré dans le royaume de l’ombre. » Alcyone gémit et tendit les bras pour l’atteindre. Elle cria :  » Attends moi, j’ irai avec toi.  » Son cri la réveilla.

Aux premières lueurs de l’aube , elle se rendit sur la grève, sur le promontoire d’où Céyx était parti. Elle vit quelque chose qui flottait au loin. La marée montait et elle voyait maintenant que c’était un cadavre.  Il était près du promontoire, tout près d’elle. Elle courut et se jeta à l’eau :  » Mon époux, mon époux !  » Et alors au lieu de s’abimer dans les flots, elle vit qu’elle les survolait. Elle s’était transformée en oiseau, l’alcyon ( Martin-pêcheur ). Les dieux firent de même pour Céyx, par Bienveillance. Céyx fut transformé également en oiseau et la rejoignit. Depuis, on les voit toujours ensemble volant au-dessus des vagues.

Il y a 7 jours dans l’année au cours desquels la mer est calme. Aucun vent n’agite les eaux. Alcyone alors couve son nid qui flotte sur la mer.  » ces jours sont appelés les jours d’alcyone.

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Légende écrite et publée par Claire le 04 Octobre 2008, d’après un conte d’Ovide, poète latin ( 43 av JC – 17 ou 18 apr JC ).

 

JASON ET MEDEE.

 Médée, par Eugène Delacroix (1862)

Médée par Eugène Delacroix ( 1862).

JASON ET LA TOISON D’OR.

Jason  avait enfin atteint les eaux rapides du Phase. Il arriva chez le roi Aeétès. Ce dernier lui souhaita la bienvenue. Il dit à Jason de se baigner et de se rafraîchir.  Ce fut après que Jason lui demanda la toison de Phrixus mais le roi lui  imposa un nombre effroyable de travaux. Jason devait montrer sa bravoure. Il s’agissait de mettre sous le joug deux taureaux qui avaient les pieds d’airain et qui vomissaient des flammes puis de leur faire défricher un champ. Il en sortirait alors une moisson d’hommes armés qu’il fallait aussitôt exterminer. Dans le champ se trouvait aussi un dragon qui veillait jours et nuits sur la toison d’or.

Cependant l’Amour s’empara de la fille d’Aeétès, Médée, qui était aussi magicienne. Elle se demanda pourquoi les ordres de son père lui paraissaient si durs. Elle était étonnée parce qu’elle n’avait vu seulement qu’une fois Jason et qu’ elle craignait déjà pour sa vie.  Si je ne lui porte pas secours, se dit-elle, il périra. L’expression de son visage, la noblesse de son âme, le charme de sa personne ne me permettent pas de craindre de sa part une perfidie et l’oubli de mes bienfaits.

Je vais donc quitter mon pays pour le suivre. Mon père est cruel, mon pays barbare et mon frère encore enfant. Tout est précieux dans ce qui m’attend. Je pourrai sauver la jeunesse Achéenne, je vivrai dans un pays plus favorisé, je verrai des villes connues jusqu’ici, d’autres civilisations et d’autres arts. De plus, quand j’épouserai Jason, on me déclarera heureuse et aimée des dieux. Il n’y a pas de mer si lointaine que je sois prête à parcourir pour lui. J’épouserai donc Jason.

Médée se dirigea vers les antiques autels d’Hécaste, fille de Persés. Elle avait réussi à stopper la brûlure de la passion qui lui dévorait le coeur. Mais quand elle aperçut Jason, ce feu se ralluma. Elle le contrempla comme si elle le voyait pour la première fois. L’étranger lui parla et lui prit la main. Il lui demanda de lui venir en aide et lui promit de partager sa couche.

Médée lui dit alors que ce n’est pas l’ignorance mais l’Amour qui la guidait vers lui. Il sera sauvé grâce à elle. Elle lui demanda de tenir sa promesse d’en faire son épouse lorsqu’il serait sauvé. Jason engaga sa foi sous serment.

Le lendemain le peuple se rassembla dans un champ consacré au dieu Mars. Voici que les taureaux exhalent de leurs naseaux de la vapeur chaude.  Jason s’ approcha des taureaux.  Ils se tournaient sur le côté. Ils mugissaient et frappaient le sol. Jason s’avança toujours insensible. Jason tint la pesante charrue et labourra le champ. Des guerriers se dressaient au-dessus du champ. Ils étaient prêts à lancer le javelot à la pointe acérée. Médée présente pâlit à la vue de tant d’ennemis. Elle fit entendre pour le secourir un chant magique. Jason lança alors au milieu de ses ennemis une lourde pierre. Il repoussa loin de lui la fureur de Mars. Ses frères issus de la terre périrent sous les coups qu’ils se donnaient mutuellement.

Par les herbes, il convenait encore d’endormir le dragon vigilant, monstre hideux aux trois langues et aux dents recourbées.  Médée jetta sur lui une plante dont le suc avait les effets du Léthé puis elle prononça des paroles qui amenèrent le sommeil. Il s’endormit.

Jason s’empara de la toison d’or qui était suspendue à un hêtre. Il emmèna avec lui celle qui l’avait aidé, Médée, sur son bâteau. Il aborda avec son épouse au port d’Iolcos.

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Conte écrit par Claire le 01 Octobre 2008 d’après Ovide, poète latin ( 43 AV JC -17 ou 18 après JC).

Les métamorphoses

 

ALPHEE ET ARETHUSE.

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Dans l’île d’Ortygie, tout près de Syracuse, la plus grande ville de Sicile, se trouve une fontaine sacrée appelée Aréthuse.

Jadis Aréthuse une chasseresse jeune et belle et disciple d’Artémis lui donna son nom. Tout comme Artémis, elle n’aimait pas les hommes et elle aimait aussi comme elle avec passion la chasse et la vie en forêt.

Un jour fatiguée et essoufflée , après avoir poursuivi un gibier, elle s’assit au bord d’un ruisseau clair et ombragé par un saule. L’eau limpide lui donna envie de se baigner. Arethuse ôta donc ses vêtements et se glissa dans l’eau fraîche et délicieuse. Elle nagea dans cette eau transparente et se délassa. Puis, tout à coup, elle sentit une agitation dans les profondeurs de l’eau.

Aréthuse effrayée se précipita sur la berge. Elle remit en hâte ses vêtements. Elle entendit alors une voix:  » Pourquoi t’en vas-tu si vite ma belle ? »

Sans un regard en arrière,  Aréthuse quitta au plus vite la berge et courut par peur vers le refuge des grands bois. Mais elle était poursuivie par quelqu’un d’aussi rapide. L’inconnu lui demanda d’arrêter sa course. Il lui dit alors qu’il était le dieu de la rivière, Alphée et que seul l’Amour le décidait à aller ainsi à sa poursuite. Mais Aréthuse ne voulait rien entendre. Elle ne pensait qu’à lui échapper.

Ce fut une longue course mais le dieu pouvait courir beaucoup plus longtemps qu’elle. Epuisée Aréthuse implora la déesse Artémis. Cette dernière l’entendit et la changea en fontaine, puis fendit la terre et un tunnel relia soudain, par dessous la mer, la Grèce et la Sicile. Aréthuse y plongea et émergea dans l’île d’Ortygie, et le lieu où jaillit sa fontaine est sacré. Il est dédié à Artémis.

On dit qu’on y voit des fleurs venues de Grèce et qu’une coupe de bois jetée , en Grèce, réapparaît dans le puits d’Aréthuse en Sicile.

La légende dit également que le dieu Alphée, reprenant la forme du fleuve, la suivit dans le tunnel et c’est pourquoi encore ses eaux vont se mêler à celle de la fontaine.

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Légende écrite et publiée par Claire le 29 Septembre 2008 d’après un conte d’Ovide, poète latin ( 43 av JC- 17 ou 18 après JC ).

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PHILEMON ET BAUCIS.

 Philémon et Baucis, par Adam Elsheimer (1600)

Philémon et Baucis par Adam Elsheimer ( 1600 ).

 

Dans une région montagneuse de la Phrygie, on pouvait voir deux arbres : un chêne et un tilleul. Cependant ces deux arbres n’avaient qu’un seul tronc.

Jupiter et Mercure son compagnon favori descendaient sur terre et courraient de temps en temps l’aventure. Jupiter aimait sa compagnie car il était le plus amusant de tous les dieux. Lors de ces randonnées Jupiter s’interessait particulièrement aux vertus de l’hospitalité.

Les dieux prirent donc l’apparence de deux vagabonds et se promenèrent à travers le pays, frappant à chaque chaumière, à chaque grande maison. Ils demandaient à se restaurer et à se reposer. On les congédiait à chaque fois en claquant la porte. Personne ne voulut les recevoir. Plus de cent fois la même situation se renouvela.

Ils arrivèrent enfin devant une cabane. La porte s’ouvrit ici et la voix d’une vieille femme  les pria d’entrer. Ils durent se courber pour pénètrer dans une pièce accueillante. La vieille femme s’appelait Baucis et son mari Philémon. Ils vivaient et étaient heureux dans cette chaumière.  » Nous sommes de pauvres gens, mais nous ne souffrons pas de la pauvreté. » dit Baucis.

Tout en parlant, elle s’occupait et se préoccupait de leur bien être. Elle souffla sur les braises de la cheminée. Elle suspendit une marmite pleine d’eau. Elle mit du chou dans la marmite avec une grande tranche de lard. Elle mit la table. Sur la table, elle déposa des olives, des radis et quelques oeufs cuits  sous la cendre.

Elle installa aussi sur cette table des coupes et une jarre remplie de vin coupé d’eau. Philemon prenait grand soin de remplir les coupes. Ils étaient tous deux contents de donner l’hospitalité. Mais la jarre restait toujours pleine. Quand ils s’en rendirent compte , ils baissèrent les yeux et prièrent en silence. 

Ils implorèrent leurs invités de leur pardonner la pauvreté des mets offerts. Nous avons une oie. Si vous y consentez nous allons la cuire pour vous. Ils essayèrent en vain d’attraper l’oie. Ils étaient épuisés. Jupiter et Mercure observaient leurs efforts.

Les dieux se montrèrent bienveillants. Ils prièrent les vieillards de sortir avec eux de la chaumière. Ils dirent :  » Ce sont des dieux que vous avez hébergés. Le pays pour le manque d’hospitalité sera châtié mais pas vous. » Philémon et Baucis virent une étendue d’eau partout. La cabane qui avait été leur demeure se transformait en un temple majestueux au toit d’or soutenu par des colonnes en marbre.

Jupiter leur demanda d’exprimer un voeu pour les remercier de leur hospitalité.  » Que nous soyons les ministres et les gardiens de votre temple. » et accordez nous de mourir un jour ensemble. Les dieux acceptèrent.

Longtemps Baucis et Philémon servirent dans le temple. Il regrettait parfois leur chaumière. Un jour où ils se tenaient l’un près de l’autre devant la porte et qu’ils échangeaient leurs souvenirs, chacun s’aperçut que l’autre se couvrait de feuilles. Puis une écorce les entoura. Ils ne purent se dire que :  » Adieu cher compagnon « .

Philemon et Baucis s’étaient transformés en arbres. Mais ils étaient toujours ensemble. Le chêne et le tilleul n’avaient qu’un seul tronc.

De partout on venait voir ces arbres et on mettait des guilandes qui garnissaient toujours les branches.

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Légende écrite par Claire d’après un conte d’Ovide, poète latin ( 43 avant JC-17 ou 18 après JC ). Claire se rappelle que l’hospitalité, chez les Grecs, avait une grande importance.

PHILEMON ET BAUCIS. dans -Histoires et légendes. 419MZBN1RXL._SL500_SS100_

DAPHNE ET APOLLON.

 Apollon et Daphné, par Tiepolo (v. 1743–1744)

Apollon et Daphné par Tiepolo. ( v 1743-1744 ).

 

Daphné était une jeune chasseresse. Elle était la fille du dieu-fleuve Pénée. Elle était disait-on réfractaire à l’Amour et au mariage. Elle a été le premier Amour d’Apollon et rien n’a d’étonnant à ce qu’elle ait fuit Apollon. Les jeunes filles qui l’aimaient  étaient forcées, soit à tuer secrètement leur enfant , soit à se donner la mort, soit à être exilées.

Daphné refusait aussi tout amant mortel. Son père s’en chagrinait et la grondait gentiment. Elle se blotissait contre lui pour se faire pardonner alors il cédait à son attente. Elle retournait, courir dans les bois, ravie de sa liberté.

Mais un jour qu’elle chassait Apollon l’aperçut. Sa robe lui venait aux genoux, ses bras étaient nus et ses cheveux en désordre. Sa beauté malgé cela était enchanteresse. Un feu  dévora le coeur d’Apollon qui tomba amoureux. Il s’élança à la poursuite de Daphné. Daphné s’en aperçut et courut encore plus vite. Elle excellait à la course  et Apollon eut du mal à la rattraper, mais il y parvint quand même. «  Ne crains rien. »criait-il.  » Arrête ».  » Je suis ni un rustre, ni un berger, je suis le seigneur de Delphes et je t’aime. »

Mais Daphné fuyait toujours, plus effrayée encore. Si Apollon la poursuivait son sort était désespéré.  Il fallait qu’elle lui échappe. Il n’était pas loin. Déjà elle sentait le souffle du dieu sur sa nuque. Les arbres s’écartèrent pour la laisser passer. Elle vit le fleuve de son père. Elle cria alors :  » Père, aide moi, sauve moi ! « 

 A ces mots une torpeur la prit. Ses pieds se mirent à s’enraciner dans le sol. Une écorce l’enveloppait maintenant et des feuilles jaillissaient. Elle était transformée en laurier. Apollon médusé suivait des yeux la métamorphose.  » La plus belle fille est perdue pour moi.  » dit-il.  » Mais au moins tu seras mon arbre. Le front de mes vainqueurs sera ceint de tes feuilles. Tu assisteras à tous mes triomphes. » Les feuilles du laurier seront désormais consacrées aux triomphes, aux chants et aux poèmes.

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Histoire écrite par Claire le 22 Septembre 2008 d’après une légende d’Ovide  » Daphné  » .  ( Ovide, poète latin 43 avant JC 17 ou 18 après JC .)

POMONE ET VERTUMNE.

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Pomone et Vertumne De Vos Cornelis (vers 1584-1651).

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Ces deux divinités sont romaines.

Pomone est une nymphe qui n’aime pas les forêts sauvages mais les jardins et les vergers :  tailler, émonder, greffer, tout ce qu’aime faire un jardinier l’enchantait. Elle fuyait la compagnie des hommes pour rester seule à rêver dans son jardin. Cependant des hommes la remarquaient dont l’ardent Vertumne, mais Pomone ne les voyait même pas.

Vertumne pour ne pas l’effrayer et la voir fuir venait sous un déguisement, soit de moissonneur lui apportant une corbeille d’épis de maïs, soit de bouvier gauche et maladroit, soit de vigneron. Il réussissait ainsi l’approcher. Il était triste de ne pas pouvoir se montrer sous sa véritable apparence.

Un jour après avoir réflèchi, Vertumne se présenta sous les traits d’une vieille femme. Pomone ne trouva pas étrange qu’elle vienne admirer ses fruits. Vertumne lui dit :  » Mais tu es bien plus belle encore et il l’embrassait. «  Il continua à lui donner des baisers comme une vieille dame ne l’aurait jamais fait. Pomone s’alarma. Il le vit alors et déserra son étreinte.

Vertumne s’assit près d’un orme qu’enlaçait une vigne couverte de grappes pourpres. Il dit alors :  » Qu’ils sont beaux ensemble et combien ils seraient différents séparés l’un de l’autre, l’arbre inutile et la vigne rampant sur le sol, incapable de porter ses fruits. N’es tu pas toi comme cette vigne ? Tu te détournes de tous ceux qui te désirent. Tu aspires à être toujours seule. Et pourtant il y a un homme qui t’aime plus que tout. Tu devrais ne pas  repousser cet homme qui est Vertumne. Tu es son premier amour. Il n’en aura pas d’autre. Comme toi il aime les jardins et les vergers. Il travaillerait à tes côtés. »

Vertumne avec beaucoup de sérieux lui rappela combien Vénus haïssait les jeunes filles au coeur dur.  Il lui raconta l’histoire d’Anaxarête, qui avait dédaigné son soupirant Iphis jusqu’à ce que ce dernier se pendit à sa grille. Vénus avait alors Changé la fille sans coeur en statue de pierre.  » Que ceci te serve de leçon et t’incite à céder à celui qui t’aime avec sincérité. » implora-t-il.

Vertumne abandonna sur ces mots son déguisement et se tint devant elle. Pomone fut conquise par sa jeunesse et sa beauté jointe bien sûr à tant d’éloquence. Désormais ses vergers eurent deux jardiniers.

Légende racontée  par Claire d’après Ovide , poète latin ( 43 avant JC- 17 ou 18 après JC ).

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Légende écrite et publiée par Claire le 13 Septembre 2008.

Claire ne pouvait rester insensible à l’Amour de ces deux jardiniers qui créent la Beauté des jardins et des vergers ainsi qu’à la morale sur l’Amour qui en découle. De plus, Claire adore se promener dans ses jardins et rêver.

LA COCCINELLE.

 

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La coccinelle.

PREMIERE PARTIE.

LA COCCINELLE.

Coccinellidae, en français coccinellides, elle est aussi appelée coccinelle ou  » bête à bon dieu ». C’est un insecte.

La coccinelle est de petite taille de 0,1 mm à 1,5 cm. Elle a une forme arrondie, de courtes pattes et un nombre de points qui varie de 2 à 24 points, selon les espèces. La plus connue est rouge avec sept points.

Elle chasse les pucerons, les acariens et toutes sortes de parasites nuisibles aux récoltes. Elle mange beaucoup, elle est vorace. Elle est l’amie des jardiniers et remplace les insecticides. Mais le nombre de coccinelles est réduit aujourd’hui à cause de la pollution.

Pendant la saison froide, elle trouve refuge sous les pierres, sous l’écorce des arbres, dans les vieilles souches, dans la mousse, sous les feuilles.

Au printemps le mâle et la femelle s’accouplent. La femelle pond entre 50 et 400 oeufs. La métamorphose s’effectue en 4 temps : l’oeuf, la larve, la nymphe et l’adulte.

La coccinelle est aussi la première voiture produite par la marque allemande Volkswagen.

 La coccinelle

DEUXIEME PARTIE.

LA LEGENDE DE LA COCCINELLE.

Au moyen âge un homme était condamné à mort par le roi.

Mais au moment où le bourreau allait lui trancher la tête sur le billot, une coccinelle se posa sur son cou. La chance après la malchance lui souriait.

Le roi crut en un signe de dieu et le gracia. De là viendrait l’expression » bête à bon dieu « .

Dans la civilisation occidentale elle est considérée comme un porte-bonheur par les hommes. Combien d’enfants ont chanté : « Petite bête à bon dieu, fera-t-il beau demain ? »

Dans l’hypothèse où la coccinelle qui s’est posée sur la main ne s’envole pas, avant d’avoir chanté trois fois cette phrase, il fera beau le lendemain.

On trouve aussi des bijoux qui figurent la coccinelle. Ils sont présentés comme un objet capable d’exaucer un souhait, un voeu, une espérance, de préserver, de défendre et de protéger.

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Article écrit par Claire le 06 Septembre 2008. Elle a été charmée par la beauté des couleurs de la coccinelle et de sa représentation symbolique. De plus, elle a peuplé l’enfance et les chants de Claire.

LA COCCINELLE. dans -Histoires et légendes. 4gwxft9k

L’ENLEVEMENT D’EUROPE PAR ZEUS.

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Mosaïque découverte sur le site archéologique de Pompéi.

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Europe était une princesse, fille du roi de Sidon. Elle a laissé son nom au continent Européen. Zeus était le dieu de l’Olympe, marié à Héra. Il était un époux infidèle et avait de nombreuses escapades amoureuses dès qu’il pouvait échapper à la vigilence de cette dernière.

Par une belle matinée printanière, Zeus observait la terre. Europe de son côté était troublée par le rêve qu’elle avait fait pendant la nuit : Deux continents, sous la forme d’une femme, tentaient de la possèder. L’Asie prétendait avoir un droit de propriété puisqu’elle lui avait donné naissance, l’autre, sans nom encore, déclarait que Zeus lui donnerait l’adolescente. Libérée du sommeil, Europe décida d’appeler ses compagnes et leur proposa une escapade dans les prés fleuris en bordure de mer. Elle aimait se rendre dans ce lieu avec elles pour y danser, cueillir des fleurs ou se baigner.

Les jeunes filles se munirent de paniers pour mettre les bouquets qu’elles feraient. Elles poursuivaient leur cueillette, passant d’une prairie à l’autre. Le panier d’Europe était en or ciselé de silhouettes. Ce panier était rempli de narcisses odorants, de jacinthes, de violettes, de crocus jaunes et de roses sauvages cramoisies. Europe brillait par sa fraîcheur et sa beauté parmi ces jeunes filles, comme la déesse de l’Amour.

Zeus vit ce joli spectacle et avec le concours de son fils, le malicieux Cupidon, la déesse de l’Amour prit une flèche et perça le coeur de Zeus. Il tomba aussitôt amoureux d’Europe. Pour échapper à la vigilence d’Hera, il se changea en taureau. Ce taureau superbe avait une robe couleur châtaigne, un front marqué d’un disque d’argent et surmonté d’une corne en croissant de lune. Il s’approcha doucement des jeunes filles qui ne s’effrayèrent pas.

Elles l’entourèrent, le caressèrent respirant le parfum de ce taureau plus odorant encore que celui des fleurs de la prairie. Ce fut vers Europe qu’il se tourna, elle le flatta, il meugla d’un son mélodieux. Il se coucha à ses pieds. Elle cria aux autres de la rejoindre et de le monter avec elle. Elle s’assit sur son dos mais les autres n’eurent pas le temps de l’imiter.

Le taureau fit un bond et s’enfuit à toute allure vers la mer, puis au-dessus d’elle. Les vagues à son passage se calmaient. Effrayée Europe se retenait d’une main à la corne du taureau. et de l’autre retenait sa robe pour éviter de la mouiller.

Ce ne peut être un taureau mais certainement un dieu pensait Europe et elle l’implora d’avoir pitié d’elle. Il lui dit de ne pas avoir peur, qu’il était Zeus et que tout ce qu’il faisait était inspiré par son amour pour elle. Il l’emmenait en Crète, son île, là où sa mère l’avait  caché pour le soustraire à Cronos, son père.

La Crète fut en vue et Europe était parée pour ses noces. Elle eût ensuite des fils. Ses fils furent célèbres non seulement dans ce monde mais dans l’autre. Minos et Rhadamanthe devinrent les juges des morts. Mais c’est le nom d’Europe qui demeure à jamais le mieux connu.

Récit écrit par Claire et emprunté à un poème de Moschos qui vivait au IIIème siècle à Alexandrie.

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Légende écrite par Claire le 06 Septembre 2008, d’après la mythologie grecque. Claire a été émerveillée par l’Amour de Zeus et d’Europe et surtout par ce nom célèbre qu’ Europe a laissé à tout un continent.

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ECHO ET NARCISSE.

Narcisse, par Le Caravage (v. 1595)   

Narcisse, par Le Caravage. (v 1595 ).

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Echo et Narcisse – John William Waterhouse, 1903.

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Un joli garçon nommé Narcisse était d’une si grande beauté que toutes les filles rêvaient de lui et d’être sa femme. Mais Narcisse ne les regardait car aucune ne l’intéressait. Le chagrin de la nymphe Echo qui l’aimait sans retour ne l’émût pas davantage.

Echo était une favorite d’Artémis, la déesse des bois et des créatures sauvages. La déesse Héra qui était jalouse des escapades amoureuses de Zeus, son époux, cherchait à savoir avec quelle nymphe Zeus avait une intrigue amoureuse et menait une enquête. A cause du gai bavardage d’Echo, qu’Héra dû écouter par politesse, elle fut obligée de renoncer ce jour là, à découvrir sur quelle Muse s’était portée la fantaisie amoureuse du seigneur de l’Olympe, Zeus. Avec son injustice habituelle, elle tourna sa fureur contre Echo.

Héra condamna Echo à ne se servir de sa langue que pour répèter ce qui lui était dit :   » Tu auras toujours le dernier mot mais jamais tu ne parleras la première. »  Le châtiment était dur et rendu plus cruel encore à cause de l’ amour d’Echo pour Narcisse.

Echo suivait Narcisse partout mais elle ne pouvait lui parler. Comment ainsi attirer l’attention du jeune homme ?

Un jour Narcisse appelait ses compagnons de jeux :  » L’un de vous est il ici ?  » Echo répondit enchantée :  » Ici, Ici. » Elle était cachée par les arbres et il ne pouvait la voir, et il cria :  » Viens!  » Echo répèta joyeusement :  » Viens !  » Le mot qu’elle avait toujours désiré lui dire. Alors, elle sortit du bois et lui tendit les bras. Narcisse la regarda avec dégoût :  » Pas celà, je mourrai avant que je te donne pouvoir sur moi. ». Elle ne put que répèter malheureuse :  » Je te donne pouvoir sur moi. » Narcisse partit. Echo cacha son désarroi et honteuse se terra dans une antre et ne se consola jamais.

Depuis Echo vit dans les antres et les creux des rochers. Son chagrin l’a tant fait maigrir et dépérir que seule sa voix lui reste.

Narcisse dédaignait toujours l’amour. L’une de celles qu’il avait blessée adressa une prière aux dieux :  » Que celui qui n’aime aucune autre s’éprenne de lui-même. » Cette prière fut exaucée. Tandis que Narcisse se penchait pour boire à l’eau claire d’une fontaine, il aperçut sa propre image et s’en éprit aussitôt.  » Je sais maintenant ce que d’autres ont souffert à cause de moi, car je brûle d’amour pour moi-même et comment pourrai-je approcher cette beauté que je vois se reflèter sur l’eau ?  »  » Seule la mort me libérera . » et il en fut ainsi. Narcisse en regardant son image languit et dépérit.  » Echo se tenait à ses côtés mais elle ne pouvait rien pour lui. Il allait mourir.

Narcisse s’adressa en mourant à son image :  » Adieu, adieu ! « Alors Echo répèta ces mots comme une dernière plainte :  » Adieu ! adieu !. »

Une fleur naquit de la mort de ce bel adolescent … le narcisse blanc à corolle rouge.

Article écrit par Claire d’après Ovide, poète latin ( 43 av Jc, 17-18 après JC ).

Claire. background-2008_039.jpg     ECHO ET NARCISSE. dans -Histoires et légendes.

Article écrit et publié par Claire le 31 Août 2008 d’après la mythologie grecque. Claire, en présence de la Beauté, ne pouvait rester indifférente à ces deux Amours impossibles.

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Le narcisse.

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