LES DANAIDES.

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Les Danaïdes par John William, Waterhouse, 1903.

Ces jeunes filles  sont célèbres car elles sont souvent citées par les poètes. Elles sont, parmi les affligées, les plus en vue de l’enfer mythologique où elles doivent à jamais remplir d’eau un tonneau percé. Cependant à l’exception d’Hypermnestre, elles ne firent pas plus que les femmes de Lemnos découvertes par les Argonautes : Elles tuèrent leurs maris…

Elles étaient au nombre de cinquante, toutes filles de Danaos, descendantes de Io, qui règnait non loin du Nil. Leurs 50 cousins, fils du frère de Danaos, voulaient les épouser afin d’éviter les guerres de succession. Mais les Danaïdes se refusaient à ce mariage contre nature.

Pour leur échapper, avec leur père, elles montèrent à bord d’un navire et débarquèrent à Argos. Elles y trouvèrent refuge. Danaos, avec l’aide d’Athéna, devint roi d’Argos. Par un vote unanime, les Argiens décidèrent d’accepter la requête des suppliantes et lorsque les fils d’Aegyptos arrivèrent, prêts à lutter pour la conquête de leurs épouses, la cité les repoussa. Cette cité déclara aux nouveaux venus qu’elle s’opposait à ce qu’une femme fut mariée contre son gré.

Néanmoins, les 50 cousins parvinrent à leur fin après avoir menacé la cité d’un siège. Les jeunes filles allaient les épouser et le père présiderait les noces. Mais l’opinion de Danaos et de ses filles n’avait pas changé. Au festin, il arma donc chacune d’une dague. Elles reçurent des instructions de leur père et promirent de les suivre.

Elles se couchèrent pour la fatale nuit de noce. Chacune d’elles, après ce mariage, au coeur de la nuit, poignarda son mari, sauf Hypermnestre. Elle seule fut prise de pitié. Elle regarda le jeune homme si fort étendu à ses côtés et dormant profondément. Elle ne put transformer en mort la vigueur triomphante. Elle oublia la promesse qu’elle avait faite à son père et à ses soeurs. Elle réveilla le jeune homme, Lyncée, et elle lui révéla la vérité. Ensuite, elle l’aida à prendre la fuite.

Pour la punir de l’avoir trahi son père la fit jeter en prison. Néanmoins, elle réussit à s’en échapper et à rejoindre Lyncée.

Les 49 Danaïdes, coupables d’avoir égorgé leurs maris, sur la berge du fleuve, doivent, en guise de punition, remplir à jamais des tonneaux criblés de trous et l’eau s’en échappe au fur et à mesure qu’elles les remplissent. Puis toujours et toujours, encore et encore, elles retournent puiser une eau qui s’enfuit de ce tonneau.

Par la suite, Lyncée revint et tua les coupables dont Danaos. Puis Lyncée et Hypermnestre régnèrent sur Argos.Tous deux vécurent heureux et ils eurent un fils, Abas, l’arrière grand-père de Persée.

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Légende écrite et publiée par Claire le 01 Juillet 2009 d’après une pièce d’Eschyle, poète grec ( vers 525 – 456 av JC) qui nous montre l’amour du récit.

 


Archives pour la catégorie -Histoires et légendes.

ORION ET MEROPE.

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Image d’Orion représenté dans le ciel.

Orion était un jeune homme de grande stature et de grande beauté. C’était aussi un chasseur adroit. Un jour, il s’éprit de la fille du Roi de Chios et par amour pour elle, il débarassa l’île de tous les animaux sauvages.

Il rapportait toujours les dépouilles de ses victimes à sa bien aimée, nommée Mérope ( pour certains Ero). Le père de cette dernière, Oenopion, consentit à lui donner la main de sa fille. Mais il différait sans cesse le mariage.

Un jour Orion s’enivra et insulta la jeune fille. Oenopion s’en remis à Dionysos pour le punir. Le Dieu fit sombrer Orion dans un profond sommeil et Oenopion en profita pour lui crever les yeux.

Néanmoins un oracle dit à Orion qu’il recouvrerait la vue s’il se rendait à l’est, toujours à l’est, à la rencontre des rayons du soleil levant. Orion se mit donc en route vers l’Orient. Il parvint à Lemnos où il recouvra par miracle la vue.

Puis, il repartit vers Chios, décidé à se venger du Roi. Mais ce dernier avait pris la fuite et Orion ne put le trouver. Abandonnant sa vengeance, Orion partit pour la Crête. Il y vécut désormais et devint le chasseur d’Artémis.

Cependant, Artémis fut cause de sa mort. Les uns disent qu’Aurore s’éprit d’Orion et qu’Artémis, jalouse, le tua. D’autres affirment qu’il irritait Apollon et que le Dieu amena par la ruse sa soeur à décocher la flèche qui tua le beau jeune homme.

Orion s’éleva au ciel et il devint alors une constellation. Depuis, il y poursuit sa course où il se montre avec sa ceinture, son épée, son pieu et une dépouille de lion.

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Légende écrite et publiée par Claire le 01Juillet 2009, d’après un conte d’Homère, poète grec du IXème siècle av JC.

ERYSICHTHON.

ERYSICHTHON. dans -Histoires et légendes. The_tree_of_crows

Une femme possèdait le pouvoir de se donner diverses apparences. Elle en usait pour se procurer de la nourriture pour son père qui était toujours affamé. Son histoire est la seule où Cérès apparaît comme cruelle. Je vais vous la conter…

Un jour, Erysichthon eut l’audace d’abattre un grand chêne d’une forêt consacrée à Cérès. Lorsqu’il donna à ses serviteurs l’ordre d’abattre le chêne, ceux-ci reculèrent devant le sacrilège.

Alors Erysichthon saisit la hache et s’attaqua au tron puissant autour duquel les Dryades avaient coutume de se rassembler pour danser. Quand il donna le premier coup de hache, du sang s’échappa de l’arbre et l’on entendit une voix . Cette voix disait à Erysichthon que Cérès le punirait de son crime. Mais il ne s’arrêta pas. Il leva et abaissa sa hache jusqu’à ce que le grand chêne s’abattit sur le sol.

Les Driades coururent raconter l’affaire à Cérès. La déesse profondèment offensée dit alors que le coupable subirait un châtiment. Dans son char, elle envoya l’une des Driades dans la région habitée par la Faim avec pour mission de la prier de prendre possession d’Erysichthon.  » Qu’elle veille bien à ce que nulle nourriture ne le satisfasse jamais ! Il doit rester affamé !  » dit Cérès.

La Faim obéit. Elle pénètra dans la chambre d’Erysichthon pendant qu’il dormait. Elle l’enveloppa de ses bras décharnés et le tenant d’une étreinte abominable, elle s’implanta en lui. Alors, il s’éveilla avec un désir dévorant de nourriture. Il ordonna qu’on lui servit au plus vite un repas. Mais plus il mangeait, plus la faim le gagnait. Il était toujours inassouvi. Il ne se rassasiait jamais et il dépensa toute sa fortune en nourriture. 

Bientôt, il ne lui resta plus que sa fille. Il la vendit aussi. Sur la grève où était ancré le bâteau de son nouveau maître cette dernière implora Poséidon de la sauver de l’esclavage. Le dieu entendit sa prière et la métamorphosa en pêcheur. Son maître, qui la suivait à distance, ne vit alors qu’un homme fort occupé à réparer ses filets. Il lui demanda :  » N’as-tu pas vu où est partie cette jeune fille qui était ici il y a un instant ? Il y a l’emprunte de ses pas et elle cesse brusquement. « 

Le pêcheur répondit :  » Nul homme en dehors de moi n’est venu sur cette plage et nulle femme aussi. J’en jure par le Dieu de la mer !  » Lorsque le maître dépité regagna son bâteau, la jeune fille repris sa forme. Elle revint au côté de son père et lui causa une grande joie.  Elle lui raconta même ce qui s’était passé. Erysichthon y vit une occasion de se créer ainsi des ressources inépuisables. Il vendit et revendit sa fille ! … Et toutes les fois Poséidon la transformait en jument,… en oiseau etc…

Et chaque fois, la jeune fille échappait à celui qui l’avait achetée et revenait à son père. Mais il arriva que l’argent gagné ainsi ne suffit plus aux besoins d’Erysichthon. Il s’en prit à son propre corps et se dévora lui-même.

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Légende écrite et publiée par Claire le 01 Juillet 2009, d’après Ovide,  poète latin, 43 av JC et 17 ou 18 apr JC. Claire trouve cette légende un peu triste mais elle nous montre l’amour filial.

LES MYRMIDONS.

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Les myrmidons étaient  des hommes issus des fourmis de l’île d’Egine. En effet, sous le règne d’Eaque, grand-père d’Achille, Héra en voulait à Zeus de sa passion pour Egine, la jeune fille dont l’île prit par la suite le nom et dont le fils Eaque devint le roi. Héra pour se venger envoya la peste sur l’île et ses habitants moururent par milliers. Il semblait même qu’aucun ne survivrait à ce fléau.

Eaque accablé par tout ce malheur, monta jusqu’au temple de Zeus et implora le Dieu. Il lui rappela qu’il était le fils de la femme que le dieu avait un jour aimée. En exprimant sa prière, il vit passer une troupe de fourmis et il lui dit : «  O  père, fais de ces créatures le peuple que tu me donneras, en grand nombre comme elles le sont, et repeuple ainsi ma cité vide ! «    

Cette nuit là,  il entendit un coup de tonnerre. Puis il rêva qu’il voyait des fourmis prendre forme humaine.

Dès l’aube, son fils Tétamon le réveilla et lui annonça qu’une armée d’hommes approchaient du palais. Eaque vint à leur rencontre. Il y avait autant d’hommes que les fourmis de la veille ! Et tous ces hommes se prétendaient ses fidèles sujets.

C’est ainsi qu’Egine fut repeuplée. Ses habitants prirent le nom de Myrmidons, du mot grec Murmex qui veut dire fourmi. Ils se montraient économes, industrieux et courageux. Ils étaient aussi féroces, robustes et très loyaux envers leur chef. Puis, ils portaient une armure brune dûe à leurs origines…

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Conte écrit et publié par Claire le 01Juillet 2009 d’après un mythe d’Ovide, poète latin (43 av JC – 17 ou 18 apr JC) qui nous a transmis la beauté de ses légendes. 

          

LA PRINCESSE ET L’ANACONDA.

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Dans des temps anciens, alors que la tribu des Jirajira fêtait la récolte, le Grand Piache son sorcier, rapporta une tragique prophétie. Il indiqua qu’une princesse devait naître qui serait la fille d’un chef et qui aurait des yeux de la couleur de l’eau de la lagune sacrée du Nirgua.

Lorsqu’elle viendrait au monde, elle ne devait pas regarder son reflet dans l’eau car une terrible inondation s’abattrait sur son peuple. Il serait alors rayé de la carte du monde. Ces paroles terrifièrent les indiens. A chaque fois que la fille d’un chef naissait, ils regardaient les yeux du bébé.

Pendant ce temps, peu avant que les Espagnols arrivent et débarquent sur la terre des indiens, naquit une jolie fillette qui avait pour père le chef Nivar. Elle avait des yeux verts comme l’eau de la lagune.

Nivar comprit aussitôt qu’il s’agissait de la fille de la prophétie. Mais au lieu de la sacrifier en la donnant à l’anaconda, gardien de la lagune, il la cacha dans un lieu secret, gardée par 22 jeunes gens. Seuls sa mère et ces fidèles avaient le droit de l’approcher et la surveillaient. De plus, il était interdit à l’enfant de contempler son image dans les miroirs, dans l’eau et les flaques de pluie.

Un jour le serpent, qui demandait chaque année une jeune fille en sacrifice désignée par la tribu, exhala un nuage de vapeur qui endormit les 22 gardiens de la princesse. Alors cette dernière s’échappa de sa prison dorée et s’approcha de la lagune. Elle ne put pas resister et contempla son reflet dans les ondes.

Alors ses yeux devinrent vides et deux trous s’ouvrirent sur le royaume des morts.  La fillette fut aussitôt hypnotisée. Et un tourbillon violent surgit de ses yeux. Puis son visage se métamorphosa en une tête d’anaconda. La prophétie était entrain de se réaliser.

Après avoir poussé un cri, la fillette sauta dans la lagune. Les 22 jeunes gens furent réveillés par ce cri strident et ils accoururent sur cette lagune.

Mais ils ne virent pas la princesse mais à sa place le terrible anaconda qui battait les eaux avec sa queue provoquant ainsi une gigantesque inondation. Les Nivar durent s’enfuir devant la montée des eaux. Le serpent ne cessait de s’agiter amplifiant ainsi au fur et à mesure ce déluge. Puis l’anaconda finit par éclater, victime de sa fureur destructrice.

Désormais, il gît inerte, la queue posée sur la montagne de Sorte dans l’Etat de Yaracuy et la tête à Tacarigua dans l’Etat de Carabobo, où aujourd’hui est érigé le grand autel de la cathédrale de Valencia.

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Conte écrit et publié par Claire le 24 Juin 2009 d’après la version d’une légende écrite par Gilberto Antonilez, publiée dans le journal El Universal en 1945. Claire aime les légendes et leur beauté.  Elle précise que le 12 Octobre, durant les fêtes de Noël et pour la semaine sainte, des milliers de Vénézuéliens continuent à célèbrer la princesse de la légende et tous les esprits qui l’entourent. Ils invoquent son pouvoir et vénèrent les esprits ancestraux issus des racines mélangées du pays, indiennes, européennes et africaines. Les autels sont couverts de bougies, de statuettes, de bouteilles d’alcool, de fleurs et de fruits. Sur la montagne sacrée, les cérémonies durent quelques heures ou plusieurs jours.

NUESTRA DIOSA REINA Y MADRE

ENDYMION ET LA LUNE.

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Endymion par Girodet, Musée du Louvre, peint en 1791.

Certains poètes disent d’Endymion qu’il est roi d’Elide, d’autres qu’il était chasseur mais la plupart qu’il était berger. Tous s’accordent pour célébrer sa beauté. Il serait le fils d’Ethlios, 1er souverain d’Elide et de Calycé.

Il aurait eu trois fils Etolos, Péon et Epéios. Il choisit son héritier parmi ses trois fils en les soumettant à une course à pieds qu’Epéios gagna. Il passe aussi quelquefois pour le père de Narcisse.

Un jour Endymion fut aperçu par Sémélé, la Lune. Dès qu’elle le vit elle s’éprit de lui. Elle descendit des cieux jusqu’à une grotte du mont Latmos en Carie. Elle l’embrassa et s’étendit près de lui. Il devint son amant. Ils eurent tous les deux 50 filles. Les 50 mois lunaires entre chaque session des jeux olympiques sont censés y faire allusion.

Et depuis à jamais immobile, Endymion sommeille. Jamais il ne se réveille pour voir la forme brillante qui se penche sur lui. Il dort pour toujours immortel mais aussi inconscient. Il reste toujours beau. En effet, Sémélé obtint pour lui qu’il conserve sa beauté dans un sommeil éternel.

Endymion repose étendu sur le flanc de la montagne, immobile, mais vivant. Et nuit après nuit la Lune lui rend visite et le couvre de baisers.

Ce sommeil magique est l’oeuvre de Sémélé. Elle l’aurait endormi afin de pouvoir à tout moment le rejoindre et l’embrasser.

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Conte écrit et publié par Claire le 21 Juin 2009 d’après une légende de Théocrite, poète grec, né vers 315 et mort vers 250 avant JC, qui nous parle d’Amour et de Beauté.

PEGASE ET BELLEROPHON.

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Bellérophon monté sur Pégase.

Peliké attique du Peintre de Barclay vers 440 av JC, Musée du Louvre.

A Ephyre, la ville qui fut ensuite appelée Corinthe, vivait un roi appelé Glaucos. Il était le fils de Sisyphe qui dans le Hadès devait à jamais essayer de rouler une grande roue jusqu’en haut d’une montagne parce qu’il avait un jour révélé un secret de Zeus.  Glaucos s’attira également  le courroux des dieux. C’était un grand cavalier et afin de rendre ses chevaux plus ardents dans les batailles, il les nourrissait de chair humaine.  Ces actes monstrueux indignèrent les dieux et ils lui firent subir le même traitement qu’il imposait aux autres. Il fut jeté en bas de son char et ses chevaux le dévorèrent.

Dans la cité un beau et hardi jeune homme qui se nommait Bellérophon était considéré comme son fils. Cependant des bruits couraient indiquant que son père était Poséidon, le dieu souverain de la mer. De plus, Eurynome, sa mère, bien que mortelle avait été l’élève d’Athéna jusqu’au jour où son intelligence et sa sagesse se révélèrent l’égale des dieux. Bellérophon apparaissait donc aux yeux de tous, comme plus divin que mortel.

Bellérophon voulait s’emparer de Pégase, un cheval merveilleux et ailé, né du sang de la gorgone Méduse lorsqu’elle fut tuée par Persée. Le désir de Bellérophon était néanmoins sans espoir.

Le plus sage des voyants d’Ephyre auquel Bellérophon avait confié sa peine lui conseilla de se rendre dans le temple d’Athéna et d’y dormir. Les dieux parlaient souvent aux hommes dans leurs rêves.  Ce jour là comme il sommeillait, près de l’autel, Bellérophon crut voir la déesse debout devant lui et tenant un objet doré dans la main. Elle lui dit :  » Réveille-toi ! Cet objet te permettra de charmer le coursier que tu convoites !  » Il se réveilla comme elle le demandait, se leva, regarda autour de lui et ne vit aucune déesse. Mais sur le sol, un mors tout en or, comme il n’en avait jamais vu  avait été posé.

Rempli d’espoir, le mors dans la main, Bellérophon se dirigea vers les prés pour trouver Pégase. Le cheval s’abreuvait à une fontaine de Pyrène qui jaillissait aux pieds de la citadelle d’Ephyre. Il s’approcha sans bruit. Pégase, sans bouger, le regarda venir et se laissa docilement brider. Bellérophon était maintenant le maître du cheval. Revêtu de son armure d’airain, Bellérophon se hissa sur son dos. Il était le maître de l’air. Il volerait au gré de ses désirs.

Mais par accident, Bellérophon tua son frère. Et il se réfugia à la cour du Roi d’Argos, Proetos qui le purifia. Antéia, la femme du Roi, s’éprit de Bellérophon. Ce dernier refusa de répondre à ses avances. Elle en fut dépitée et devant son mari, elle accusa Bellérophon d’avoir voulu la séduire. Puis elle demanda sa mort.

Malgré sa colère, Proetos refusa. Bellérophon avait mangé et but à sa table, il ne pouvait donc user de violence envers lui. Il imagina alors un plan qui devait aboutir au même résultat. Il pria le jeune homme d’apporter une lettre à Iobatès, Roi de Lycie en Asie. Bellérophon accepta. Sur le dos de Pégase tout voyage était facile. Le roi de Lycie le reçu avec hospitalité et pendant 9 jours, il participa à des festins. Puis, il lui demanda à voir la lettre. Il lu cette lettre sur laquelle Proetos lui demandait de faire tuer le jeune homme.

Iobatès avait donné l’hospitalité à ce jeune homme et pour les mêmes raisons que Proetos y répugna. De plus, Zeus réprimendait tousceux qui trahissaient les lois de l’hospitalité.  Néanmoins rien ne l’empêchait d’envoyer l’étranger et son cheval dans une aventure périlleuse. Il pria donc Bellérophon d’aller combattre la Chimère. Elle passait pour invincible. Elle avait devant l’apparence d’un lion, à l’arrière celle d’un serpent et entre les deux celle d’une chèvre. Son haleine était une flamme impossible à éteindre.

Bellérophon , monté sur Pégase n’avait pas à s’approcher du monstre embrasé. Il le survola et le tua de ses flèches.

Quand il revint chez Proetos, il dut trouver d’autres moyens pour se débarasser de Bellérophon. Il lui demanda de s’engager dans une expédition contre les Solymes, guerriers renommés. Il l’envoya ensuite dans une guerre contre les Amazones et à chaque fois Bellérophon revenait en vainqueur.  Proetos fut alors séduit par tant de vaillance. Il se réconcilia avec lui et lui donna la main de sa fille.

Bellérophon pu vivre pendant de longues années dans la félicité. Mais il s’attira la colère des dieux. Bellérophon était devenu par ses succés d’une grande ambition et avait un orgueil démesuré, trop important pour un homme. Toujours monté sur Pégase, il voulut arriver jusqu’à l’Olympe. Il pensait qu’il pourrait devenir immortel. Le cheval montra alors plus de sagesse. Il refusa l’ascension et désarçonna son cavalier. De ce jour, solitaire, Bellérophon erra. De son côté Pégase trouva asile dans les écuries de l’Olympe parmi les coursiers de Zeus.

Lorsque Zeus voulait user de son foudre, c’était Pégase qui lui apportait l’éclair et le tonnerre. Puis Zeus finit par le transformer en constellation pour le remercier de ses loyaux services.

On attribue à Pégase la foudre de Zeus, La création de sources, l’inspiration poètique et une profonde symbolique ésotérique.

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Conte écrit et publié par Claire le 20 Juin 2009 d’après une histoire Hésiode (VIIIème ou IXème siècle avant JC), poète grec et Pindare (518-438 av JC) poète grec également qui nous ont transmis l’Amour et la Beauté.

POLYPHEME LE CYCLOPE, ULYSSE ET GALATEE.

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Ulysse et ses compagnons aveuglant Polyphème.

Amphore vers 650 avant JC, musée d’Eleusis.

A l’exception des Cyclopes, toutes formes monstrueuses de vie créées au début du monde, après leur révolte furent à jamais banies de la terre. Ces Cyclopes devinrent les protégés de Zeus. Ils forgeaient les éclairs du dieu. Zeus les installa dans une contrée où les vignes et les champs avaient des fruits et des légumes abondants sans labour, ni semailles.

Les Cyclopes possèdaient de grands troupeaux de brebis et de chèvres. Néanmoins leur férocité et leur barbarie étaient toujours présentes. Ils n’avaient ni loi, ni justice. Les étrangers évitaient les lieux où ils vivaient. Un Grec Odysseus (nom Grec d’Ulysse) échoua malgré tout sur le rivage de cette contrée dangereuse. Il revenait chez lui après avoir participé à la destruction de Troie.

Non loin de l’endroit où il avait amarré son bâteau, il y avait une caverne largement ouverte sur la mer qui semblait inhabitée. Une barrière solide en défendait l’entrée. Avec 12 hommes Odysseus partit l’explorer. Il n’avait plus de vivre mais du vin moelleux et puissant qu’il prit pour le donner à l’éventuel habitant de ce lieu, en signe d’hospitalité.

La barrière n’était pas fermée et le groupe entra dans la caverne. Ils ne virent personne mais l’endroit était habité. Tout au long de ses parois, des enclos retenaient des chevreaux et des agneaux. Sur des étagères se trouvaient des fromages et des seaux pleins de crème. Exténués les visiteurs mangèrent et burent en attendant leur hôte.

Cet hôte arriva enfin hideux et immense comme un pic de montagne. Il poussait un troupeau devant lui, il entra dans la caverne puis referma la barrière.Tout à coup, Polyphème aperçut les étrangers et hurla :  » Qui êtes-vous pour oser pénètrer dans ce lieu ? Des commerçants ou des pirates ? «   A sa vue les hommes furent frappés de terreur. Odysseus répondit :  » Nous sommes des naufragés qui ont combattus à Troie. Zeus nous protège.  » Polyphème ajouta qu’il s’intéressait peu à Zeus. Puis le Géant étendit ses deux bras et attrapa deux hommes dans ses mains. Il fit jaillir leur cervelle en écrasant leur crâne sur le sol. Et il se régala de cet affreux festin. Après ce repas, il s’étendit et s’endormit.

Odysseus ne trouva pas le sommeil car il pensait à cet affreux carnage. Il chercha un moyen de s’échapper avec ses hommes. Mais à l’aube lorsque le troupeau se rassembla pour sortir aucune idée ne lui était venue. Le Cyclope se réveilla et Odysseus dut assister à la mort de deux autres de ses hommes. Puis le Cyclope sortit en poussant la barrière de pierres qui obstruait l’entrée.

Odysseus pensa qu’ils allaient tous subir le même sort. Quand tout à coup il vit un pieu énorme aussi grand et épais qu’un mât de bâteau près des parcs à moutons. Avec ses compagnons il coupa une partie de ce pieu. Il en aiguïsa une extrémité, la durcit en le tournant et en la retournant dans le feu. Il venait juste de terminer son travail lorsque Polyphème revint.  Ils durent encore une fois assister à l’horrible festin. Quand il prit fin, Odysseus remplit une coupe du vin qu’il avait apporté et l’offrit au cyclope. Celui-ci le but avec plaisir et en réclama à nouveau et enfin après avoir tout bu, ivre il s’endormit.

Odysseus prit le pieu caché et chauffa sa pointe dans la braise. Et il l’enfonça dans l’oeil du Cyclope. Avec un hurlement effroyable ce dernier se leva d’un bond et arracha le pieu de son oeil. Il se précipitait d’un côté et de l’autre de la caverne mais aveugle il ne pouvait atteindre aucun homme. Enfin, il poussa la barrière et s’assit à l’entrée les bras étendus. Ils pensait ainsi saisir les hommes lorsqu’ils essayeraient de sortir. Mais Odysseus avait un plan. Il pria chaque homme de choisir 3 béliers à toison fournie et de les lier entre eux puis d’attendre le lever du jour…

L’aube arriva, les animaux se pressèrent devant la porte. Polyphème les fit passer entre ses jambes et leur tâta le dos pour voir s’ils ne portaient pas les hommes. Mais il ne pensa pas à tâter sous leur ventre où les prisonniers se trouvaient. A peine sorti de la grotte, les hommes se laissèrent tomber, puis courant vers le bâteau, ils le mirent à l’eau et montèrent à bord. Odysseus lança un grand cri  » Tu n’étais pas assez fort pour manger ces hommes chétifs Cyclope ! Te voilà châtié par ceux qui étaient tes hôtes et que tu n’as pas respectés ! « 

Alors Polyphème saisit un énorme rocher et le jeta vers le bâteau. Mais ce rocher le manqua de peu et il y eut un tel remous que l’équipage dut s’accrocher aux rames et appuyer de toute leur force pour s’éloigner de la terre. Ils étaient maintenant loin. Le géant ne pouvait plus rien contre eux. Ulysse cria encore :  » Cyclope, Odysseus a crevé ton oeil, dis le à ceux qui te poseront la question.  » Le Géant s’assit alors sur la grève aveugle.

Cet épisode semble être l’une des raisons de l’acharnement de Poséidon contre Ulysse. En effet il est le père du Géant.

Histoire écrite par Claire d’après un récit de l’Odyssée attribué à Homère, poète grec du IX siècle avant JC.

Du monstre géant avec un oeil crevé la laideur et la méchanceté de Polyphème diminuèrent. Un conteur eut pitié de lui.  Polyphème devint un monstre crédule et ridicule conscient de sa laideur et de sa gaucherie. Il se mit à aimer à en perdre la raison, la charmante et moqueuse nymphe de la Mer, Galatée. Il vivait en Sicile et son oeil lui était revenu, peut-être par son père qui était Poséidon, le puissant Dieu de la Mer. Le géant amoureux n’ignorait pas que Galatée ne répondrait pas à son amour. Il essayait de s’endurcir en se disant qu’il devait faire paître ses brebis en oubliant celle qui le fuyait. Mais la coquine s’approchait alors de lui à la dérobée. Des pommes s’abattaient sur son troupeau et la voix de Galatée raillait sa timidité en amour. Mais dès que Polyphème se levait pour atteindre Galatée, elle s’enfuyait en raillant sa lourdeur à la course. Il ne restait au pauvre Cyclope qu’à s’asseoir sur la grève, impuissant et découragé.

Histoire complètée par Claire d’après Théocrite, poète bucolique grec, vivant vers 315-250 avant JC.

Galatée dans un autre récit se montre aimable. La délicate jeune fille, au teint de lait, se sent prise d’un tendre sentiment pour la créature hideuse et borgne. Elle voit en lui le fils favori du souverain de la mer. Elle ne doit pas le dédaigner. Polyphème retrouve ici aussi son oeil. Elle dit alors à Doris, sa soeur Néréide, qui avait aussi l’espoir de séduire Polyphème :  » Ne prends pas tes grands airs ! Il y a quelquechose de viril en lui ! Et puis, il ne t’a même pas remarquée et ne te porte aucun intérêt !  » Mais Polyphème ne conquit jamais le coeur de Galatée. Elle s’éprit d’un Prince nommé Acis. Alors Polyphème jaloux le tua en l’écrasant sous un rocher. Néanmoins Acis fut changé en fleuve. En effet, Galatée transforma le sang d’Acis en une rivière portant son nom en Sicile.

Histoire continuée par Claire d’après Lucien de Somosate, poète grec du II ème siècle après JC.

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Une suite d’histoires écrites et publiées par Claire le 08 Juin 2009 d’après des légendes grecques.

 

LES DIEUX ROMAINS.

LES DIEUX ROMAINS. dans -Histoires et légendes. 250px-Suovetaurile_Louvre

Suovétaurile à Mars. Musée du Louvre. 

La religion romaine est d’abord une religion polythéiste.

Sous l’influence de l’art et de la littérature grecs, les anciennes divinités romaines furent assimilées aux dieux grecs correspondants puis confondues avec ces derniers. Néanmoins pour la plupart, ils gardèrent leur nom romain.

Ainsi Zeus devint Jupiter, Héra : Junon, Poseidon : Neptune, Hestia : Vesta, Arès : Mars, Athéna : Minerve, Aphrodite : Vénus, Hermés : Mercure, Artémis : Diane, Héphaïstos : Vulcain ou Mulciber, Déméter : Cérès.

Deux d’entre eux conservèrent leur nom grec : Apollon et Pluton. Mais ce dernier n’était jamais appelé Hadès et Bacchus jamais Dionysos qui répondait encore à Liber (nom latin).

Cette adoption des dieux Grecs par les Romains se fit sans difficulté. Leurs dieux avant qu’ils ne reprissent ceux des Grecs étaient vagues. On les désignait d’un terme général : les Numina c’est à dire les puissances. On ne savait pas si ces puissances étaient mâles ou femelles.

Les Romains avant l’arrivée de l’art et de la littérature des Grecs en Italie n’éprouvaient pas le besoin de dieu pourvu de poèsie comme Apollon composant des mélodies harmonieuses sur sa lyre. Ils voulaient des dieux utiles comme celui qui protège les enfants. Tous les actes les plus simples de la vie quotidienne étaient associés aux Numina et leur donnaient de la dignité.

Entre tous, les Lares et les Pénates étaient les plus vénérés. Toute famille romaine avait ses dieux Lares domestiques ou esprit de ses ancêtres et ses Pénates, dieux gardiens du foyer. Selon la légende les Pénates originels proviendraient de Troie car Enée qui s’enfuyait avec son père Anchise sur son dos et son fils Lule à la main les aurait emportés. Particuliers à chaque famille, les Lares et les Pénates protégeaient et défendaient la maison. Ils n’étaient pas priés dans les Temples mais chaque habitation leur réservait une place devant laquelle à chaque repas, un peu de nourriture était offerte.

Il existait aussi des Lares et Pénates publics qui se chargeaient de protéger la cité. D’autres Numina comme le dieu Terme était le gardien des bornes des champs, Priape : cause de fertilité, Palès : gardien des troupeaux, Sylvain : protecteur des laboureurs et bûcherons etc… Tout était placé sous la sauvegarde d’un pouvoir bénéfique mais ils n’avaient pas de formes définies.

Saturne était à l’origine un Numina. Il patronnait les semeurs et sa femme Ops favorisait les moissons. Plus tard on le confondit avec le dieu grec Cronos et il devint ainsi le père de Jupiter (Zeus). Un grand nombre de récits lui sont alors consacrés. En mémoire du temps où il règna sur l’Italie, on célébrait à Rome les fêtes des Saturnales (17 au 21 décembre puis 17 au 24 décembre). Cette fête de la liberté inversait l’ordre des choses, les esclaves devenaient les maîtres et les maîtres des esclaves. Des banquets donnaient lieu à de véritables ripailles. On y invitait famille et amis. Les vestales (prêtresses) apportaient un gâteau spécial fait de miel et de farine salée qu’elles posaient sur l’autel. Un taureau était sacrifié puis partagé entre les participants. Des cadeaux étaient offerts. L’Age d’Or (vivre sans travailler, sans guerre, en harmonie avec les dieux et la nature) revenait sur terre tant que durait les cérémonies.

Janus était une des seules divinités, des premiers Romains,  ayant subsisté. Il fit aussi d’abord partie des Numina. Janus serait le roi latin ayant accueilli Saturne et l’associa à son règne sur terre. Janus était le dieu des « entreprises propices ». Il fut plus tard pourvu d’une personnalité distincte. Il était profondèment lié au mythe de l’Age d’Or. Parmi les nombreux Temples qui lui furent dédiés le plus important se trouvait à Rome. Il était orienté d’Est en Ouest, du levant au couchant. Deux portes donnaient accés au Temple, entre lesquelles s’élevait une statue de Janus à deux visages, l’un jeune et l’autre âgé. On ne fermait ces portes que lorsque Rome était en paix. Elles ne furent closes que trois fois pendant les 7 premiers siècles qui suivirent la fondation de la cité : la première pendant le règne de Numa Pompilius, la seconde après la première guerre punique en 241 avant JC lorsque Carthage fut défaite et la dernière sous le règne d’Auguste.

Faunus (second nom Lupérus) était le protecteur des troupeaux contre les loups. Il fut honoré durant les fêtes Lupercales, qui avaient lieu du 13 au 15 février, jusqu’en 496. Un bouc était sacrifié dans la grotte du Lupercal, au pied du mont Palatin. Deux jeunes hommes vêtus d’un pagne en peau de bouc assistaient à la cérémonie. Ces derniers couraient ensuite dans la ville munis de lanières de cuir taillées dans la peau du bouc sacrifié et fouettaient les femmes désirant avoir des enfants afin de les rendre fécondes. Plus tard Faunus devint le fils de Saturne.  Puis on l’assimila au dieu rustique et prophète Pan qui parlait aux hommes dans leurs rêves.

Les Faunes étaient l’équivalent Romain des Satyres.

Quirinus était un dieu archaïque protecteur des agriculteurs et associé à Jupiter et Mars. Il fait partie de la Triade primitive des dieux romains. Plus tard Quirinus, fut assimilé à Romulus. On honorait Romulus le fondateur de la cité de Rome, déifié. .

En effet, Rome possède ses propres mythes et son histoire. Elle assimilera ensuite les mythes grecs mais gardera les mythes fondateurs au centre de sa culture. Un des plus important est celui de Romulus et Rémus, deux jumeaux. Romulus tua sont frère Rémus avec lequel il avait été élevé par une louve et fondera Rome. Il en fut le premier roi. Cette légende nous montre la dominance de la Patrie sur les liens du sang. Elle donne aussi une origine divine à Rome.

Les Mânes étaient les âmes des justes passées dans le Hadès. On les considérait comme divines et elles étaient honorées.

Au contraire, les Lémures ou Larves, âmes des méchants étaient craintes.

Les Carmènes étaient des divinités utiles qui protègeaient les sources et les puits qui guérissaient les maux et prédisaient l’avenir. Mais lorsque les dieux grecs arrivèrent à Rome, les Carmènes furent assimilées aux Muses qui pensaient aux arts et à la science.

Lucine était parfois prise comme l’équivalent Romain d’Ilythie, déesse des accouchements.

Pomone et Vertumne furent d’abord des Numina et prenaient soin des vergers et des jardins. Plus tard un récit (voir la légende sur ce blog) est consacré à leurs amours.

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Texte écrit et publié par Claire le 11 Mai 2009 pour vous parler des dieux Romains qui furent assimilés ensuite aux dieux grecs.

 dans -Histoires et légendes.

Janus. Musée du Vatican.

ZEUS ET IO.

ZEUS ET IO. dans -Histoires et légendes. 200px-Correggio_028c

Zeus et Io peint par Le Corrège.

Prométhée était enchaîné à son pic rocheux du Caucase quand il vit une créature étrange escalader les falaises et les varappes. Prométhée la reconnut et la nomma par son nom Io. cette dernière étonnée qu’on l’appelât par son nom restat immobile et stupéfaite.

Alors en confiance, elle s’entretint avec lui. Elle lui dit que c’était à cause de Zeus que jadis princesse jeune et heureuse elle avait été changée en genisse. Io était alors la fille du dieu du fleuve Inachos.

Io était prêtresse au temple d’Héra à Argos et Zeus la remarqua un jour. Io devint une de ses nombreuses maîtresses. Zeus lui donnait de fréquents rendez-vous en se changeant en nuage. Il enveloppait la terre d’un nuage si épais et si sombre que la nuit semblait chasser le jour. Leur relation dura jusqu’à ce qu’Héra son épouse jalouse soupçonna son époux.

Héra se mit à sa recherche et comme elle ne le trouvait nulle part dans le ciel, elle descendit rapidement sur la terre et donna au nuage l’ordre de disparaître. Zeus fut plus prompt qu’Héra. Quand elle le vit, il était debout à côté d’une ravissante genisse. Il jura qu’il ne l’avait jamais vue auparavant et qu’elle venait de jaillir de terre. Héra n’en crut pas un mot…

Héra, dit Io, l’épouse du dieu était la cause de ses infortunes mais Zeus en était le grand responsable… Io continua… Héra admit que la genisse toute blanche était bien jolie et demanda à Zeus de lui en faire présent. Zeus pensa qu’un refus dévoilerait l’affaire. Quelle excuse pouvait-il fournir ? A regret il remit Io à son épouse. Une fois donnée, Zeus la rencontra encore en cachette en se changeant en taureau. Alors Héra la confia à Argus (celui qui voit tout) pour qu’il la maintienne à l’écart de Zeus.

Argus était un géant doté de 100 yeux, dont 50 dormaient pendant que les 50 autres veillaient. Avec un tel gardien, Zeus semblait ne pouvoir rien tenter. Il vit la détresse d’Io arrachée à sa famille…

Zeus alla donc trouver son fils Hermès, le messager des dieux, et lui demanda de trouver un moyen de tuer Argus. Hermès se déguisa alors en paysan et se dirigea vers Argus en jouant doucement d’un pipeau de roseau. Ce son plut à Argus qui demanda au musicien de s’approcher. Hermés le satisfait donc et vint auprès de lui. Il soufflait dans son pipeau et parlait d’un son monotone.  Quelques yeux somnolaient et se fermaient mais les autres restaient ouverts.  Une histoire au sujet de Pan et de la nymphe Syrinx eut plus de succés. Tous ses yeux se fermèrent. Hermès se précipita sur lui et lui coupa la tête.

Mais Héra récupéra ses yeux et s’en servit pour garnir la queue de son animal favori le paon. Par ailleurs, elle envoya à Io un taon chargé de la piquer sans cesse en la rendant folle.

Prométhée tenta de réconforter Io mais il ne put rien lui promettre avant un avenir lointain. Il lui fallait encore errer dans des contrées dangereuses. La mer qu’elle longeait serait appelée un jour mer Ionienne. Mais sa consolation lui viendrait d’atteindre le Nil où Zeus lui rendrait sa forme humaine. Alors elle lui donnerait un fils nommé Epaphos et elle vivrait heureuse et honorée. Le descendant d’Io serait Héraclès, le plus grand des héros auquel Prométhée devrait sa délivrance.

Io finit par atteindre l’Egypte où Zeus lui rendit sa forme humaine où elle donna naissance à ce fils, Epaphos. Ce fut elle qui propagea dans sa nouvelle patrie le culte de Déméter, qu’elle appelait Isis. Aussi en Egypte Io est identifiée à Isis ou à Hathor et Epaphos à Apis.

 

Io est aussi un satellite naturel de Jupiter.

Claire.background-2008_039.jpg 

Légende écrite par Claire le 13 Avril 2009  d’après le récit de deux poètes , le Grec Eschyle (v. 525-456 av JC) et le Romain Ovide ( v. 43 av JC- 17 ou 18 apr. JC).

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