CLYTIE.

CLYTIE. dans -Histoires et légendes. clytie-demorgan-l

C’est une histoire très particulière car ce n’est pas un dieu qui est amoureux d’une jeune fille mais une jeune fille qui est éprise d’un dieu qui la dédaigne.

Clytie est une nymphe qui aimait Hélios (le Soleil). Elle fut aimée du Soleil, en retour, mais il lui préféra Leucothoé. Dépitée, Clytie le signala au père de la jeune fille Orchamos qui la punit pour l’avoir déshonnoré en l’enterrant vivante. Le soleil essaya de la délivrer mais il n’y réussit pas. Elle mourut.

Il arrosa alors son corps et la terre d’un nectar parfumé. Et ensuite, il n’autorisa pas Clytie à regagner son amour et même la détesta pour ce qu’elle avait fait.

Désespérée, Clytie s’assit sur un rocher d’où elle pouvait observer la course du Soleil dans le ciel. Elle levait alors sa tête pour le regarder, sans eau ni nourriture. Elle se morfondait toute la journée.

Et c’est ainsi qu’elle fut changée en fleur de tournesol qui à jamais se tourne vers le soleil.

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Légende écrite et publiée par Claire le 27 Février 2010, d’après la mythologie grecque.image74


Archives pour la catégorie -Histoires et légendes.

ARACHNE.

ARACHNE. dans -Histoires et légendes. 220px-Arachne

 

Arachné par Gustave Doré, illustration.

Arachné était une jeune fille, originaire de Lydie, qui excellait dans l’art du tissage. Minerve était la tisseuse de l’Olympe comme Vulcain en était le forgeron.

Arachné estima justement que ses oeuvres étaient incomparables en finesse, en beauté et dépassaient celles de Minerve. Cette dernière fut interloquée en apprenant qu’une simple paysanne, jugeait son travail supérieur au sien. Elle se rendit alors, déguisée en vieille femme, à sa chaumière. Elle observa son travail et lui porta un défi, connaître la meilleure, en lui révélant sa véritable identité. Arachné l’accepta.

Elles s’installèrent donc toutes les deux à leur métier et elles commencèrent leur ouvrage. Des écheveaux de soie de toutes les couleurs s’amoncelaient à côté de chacune d’elles ainsi que des fils d’or et d’argent.

Minerve réussit une merveille en illustrant sur sa toile les dieux de l’Olympe. Mais l’oeuvre d’Arachné était encore plus belle, elle tissa Zeus et ses nombreuses amantes. Très en colère, la déesse fendit la toile de haut en bas avec sa navette, puis elle frappa la tête de la jeune fille. Arachné humiliée se pendit.

Minerve se repentit. Elle décida d’offrir une seconde vie à la jeune fille. Elle retira le corps du noeud coulant et l’aspergea d’un liquide magique. Arachné fut alors transformée en une araignée et elle garda toute son adresse pour tisser sa toile.

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Légende écrite et publiée par Claire le 23 Février 2010 d’après le poète latin Ovide (43 av JC-17 ou 18 apr JC).  Le sort de cette jeune fille nous montre qu’il ne faut jamais se proclamer, en quelque domaine que ce soit, l’égale des dieux !image74

AMALTHEE.

AMALTHEE. dans -Histoires et légendes. 300px-Jakob_Jordaens_006

La jeunesse de Zeus per Jacob Jordaens (v 1640).

Dans certains récits, Amathée était la chèvre qui nourrit Zeus bébé de son lait. Elle était aidée par les abeilles qui se chargeaient de nourrir le dieu de miel. Selon certains à la mort de la chèvre, Zeus aurait pris sa peau pour en revêtir son égide.

Dans certains autres récits comme celui d’Ovide, Amathée est une nymphe qui possèdait une chèvre. Son front s’ornait d’une corne toujours remplie de mets et de boissons : La Corne d’Abondance (Cornu copiae en latin), aussi connue sous le nom de Cornucopia. Zeus enfant lui aurait été confié par Rhéa, sa mère, pour échapper à la jalousie de Cronos. Elle prend soin de lui en le nourrissant de lait de chèvre. Un jour une des cornes de la chèvre se brisa et Amathée l’entoura d’herbes fraîches et la remplit de fruits pour les donner à manger à Zeus.

Mais les latins disaient aussi que la Cornucopia était cette corne qu’Hercule enleva à Achéloüs, quand il vainquit le dieu marin qui avait pris la forme d’un taureau pour lutter contre le héros.

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Légende écrite et publiée le 22 Février 2010 par Claire, d’après la mythologie grecque. Ce mythe décrit la possibilité, pour les femmes incapables d’allaiter, d’un aliment pour leur bébé comme le lait de chèvre qui est l’un des meilleurs substituts naturels au lait de femme.image74 livro10 dans -Histoires et légendes.

LES DOUZE GRANDS DIEUX OLYMPIENS.

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Cortège des dieux – Sarcophage de Prométhée vers 240 ap JC – Musée du Louvre.

 

LES DIEUX DE L’OLYMPE.  

Les douze dieux Olympiens formaient une famille divine.

Zeus (Jupiter) est leur chef. C’est le fils de Cronos et de Rhéa. Il est armé du foudre et de l’égide fabriqués et donnés par les Cyclopes. Il a de nombreuses aventures amoureuses.

Ensuite il y a ses deux frères :

Poséidon (Neptune) est le frère de Zeus et d’Hadès. C’est le dieu de la Mer et des Tempêtes. Il a créé le cheval et enseigné l’art de le monter aux hommes.

et Hadès (Pluton). Il est le maître des Enfers et le mari de Perséphone qui passe 6 mois de l’année dans les Enfers avec lui et les autres 6 mois parmi les Olympiens.

Leur soeur est Hestia (Vesta). Elle est la déesse du foyer domestique. Elle protège les familles et les villes.

L’épouse de Zeus est Héra (Junon). C’est la fille de Cronos et de Rhéa. Héra est à la fois la soeur et l’épouse de Zeus. Elle protège le mariage et les femmes. Elles est jalouse des maîtresses de Zeus et se venge.

Le Fils de Zeus et d’Héra se nomme Ares (Mars). Il est le dieu de la guerre brutale et sanguinaire. Il aime les massacres.

Les enfants de Zeus étaient :

Athéna (Minerve). C’est la fille de Zeus et de Métis. Elle est la déesse de la guerre. Elle est sortie du crâne de Zeus en poussant un cri de guerre terrifiant.

Apollon est le fils de Zeus et de Léto. Il est le dieu de la beauté, de la raison, des arts, de la musique et il conduit les muses.

Aphrodite (Vénus) est la déesse de l’amour, du désir et de la beauté. Selon Hésiode, elle est née de la semence d’Ouranos qu’il a jetée dans la mer.

Hermès (Mercure) est le fils de Zeus et de Maïa. Il est le dieu de l’ingéniosité et du commerce mais aussi des voleurs. C’est aussi le messager des dieux.

Artémis (Diane) est la fille de Zeus et de Léto. Elle est pour certain la soeur jumelle d’Apollon. Elle vit entourée de nymphes et de ses chiens.

Enfin le fils d’Héra est Héphaïstos (Vulcain). Il est parfois dit qu’il est le fils de Zeus. Il boîte. Il est le dieu du feu et des volcans. Il réside souvent sur le mont Ida où sa forge se trouve.

L’OLYMPE. 

Ces dieux avaient succédés aux Titans. Ils vivaient dans l’Olympe. Au départ L’olympe était localisée sur le Mont Olympe, une montagne, la plus haute de la péninsule qui se trouve au Nord-est, en Thessalie.

Dans L’Iliade l’Olympe est une région mystérieuse qui domine toutes les montagnes de la terre.

L’entrée de ce lieu était fermée par une grande grille de nuages, gardée par les Saisons.

Les résidences des dieux se situaient dans l’Olympe et ils y vivaient, y dormaient, s’y amusaient buvant de l’ambroisie et écoutant le chant de la lyre d’Apollon. Tout y était parfait. Aucun vent n’y soufflait. Nulle pluie et neige n’y tombait. Le firmament sans nuage l’entourait.

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Ecrit et publié par Claire le 17 Février 2010 d’après les légendes grecques.image74

ZEUS (JUPITER) ET ANTIOPE

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Antoine Watteau – Jupiter et Antiope vers 1715- Musée du Louvre.

Selon Homère, son père était le fleuve Asopos, une rivière de Boétie qui prenait sa source au mon Cithéron, au Sud-est de Thèbes. Selon les autres Antiope était la fille de Nyctée, roi de Thèbes.

Antiope fut séduite par Zeus qui prit l’apparence d’un Satyre. Il lui donna deux fils Zèthos et Amphion. Ayant peur du courroux de son père, elle s’enfuit à Sicyone où elle fut recueillie par le roi Epopée qui l’épousa.

Son père se donna la mort mais avant, il demanda à son frère Lycos de la punir. Ce dernier conquit Sicyone et ramena sa nièce à Thèbes où il règnait.

En chemin, elle mit au monde deux fils, Zèthos et Amphion. Elle abandonna ses enfants dès leur naissance et ils furent découverts par un berger qui les éleva. 

Avec sa femme Dircé qui était jalouse d’Antiope, ils l’emprisonnèrent et la traitèrent cruellement pendant de nombreuses années. Elle fut obligée et réussit à s’enfuir.

Elle parvint un jour à une chaumière où vivaient ses fils devenus adultes. Ces derniers la reconnurent aussitôt ou le contraire. Ils demandèrent à leurs amis de les accompagner et se rendirent au palais pour la venger.

Ils tuèrent Lycos. Ils attachèrent Dircé par les cheveux à la queue d’un taureau. Puis les deux frères jetèrent son corps dans une fontaine qui prit son nom. Ils montèrent sur le trône de Thèbes et chassèrent le futur roi, Laïos.

Dyonisos ne laissa pas ce crime impuni. Il frappa Antiope de folie. Elle erra en Grèce et finit par rencontrer et épouser Phocos, petit fils de Sisyphe qui la guérit.

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Conte écrit et publié par Claire le 15 Février 2010, d’après la mythologie grecque.image74

LES AMAZONES.

LES AMAZONES. dans -Histoires et légendes. Amazones

Johan Heinrich Wilhelm Tischbein (1751-1829) – Les Amazones.

Eschyle les appelait les « Amazones guerrières, ennemies des hommes ». C’était un peuple de femmes guerrières vivant dans le Caucase. Leur ville principale était Thémiscyre. Elles inspirèrent beaucoup les Peintres et les sculpteurs. Elles envahirent la lycie et reculèrent grâce à Bellérophon. Elles envahirent aussi la Prygie et l’Attique. Elles se coupaient le sein droit pour faciliter le tir à l’arc. C’était de redoutables guerrières.

Elles sont représentées portant des tuniques courtes ou encore portant des pantalons bouffants asiatiques. Elles sont souvent représentées avec un vêtement laissant un sein dénudé.

Les Amazones tuaient leurs enfants mâles, les rendaient aveugles ou boiteux pour les utiliser comme serviteurs. Pour renouveler les générations, elles copulaient une fois par an avec les hommes d’une tribu voisine et avaient des enfants. Elles choisissaient parmi ces hommes les plus beaux.

De nombreux héros Grecs les ont combattues et auraient tué leur Reine. Pour le neuvième de ces douze travaux, Hercule devait apporter à Eurysthée la ceinture d’Hippolyte, Reine des Amazones. Elle vint à lui et n’objecta pas de résistance à le lui donner, mais Héra qui lui en voulait d’être le fils adultérin de Zeus veillait… La déesse fit croire aux Amazones qu’Hercule voulait enlever leur Reine. Elles assaillirent donc le bateau du héros. Hercule rendit la Reine responsable de cet acte et la tua aussitôt. Il éloigna ensuite les Amazones et partit sur la mer en emportant la ceinture demandée.

Hérodote, dans ses écrits, parle d’un combat qui se serait déroulé avec les Egyptiens vers 2000 ans av JC. Les guerriers auraient tous été tués et les femmes seules auraient pris alors les armes.

Leurs attributs des Amazones étaient un bouclier en forme de demi-lune, l’arc et les flèches des cavaliers des steppes, le cheval et la hache.

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Légende écrite et publiée par Claire le 08 Février 2010, d’après la mythologie grecque.image74 

HERCULE (HERACLES).

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Statue d’Hercule dans le parc du château de Versailles.

LA VIE D’HERCULE . 

Hercule naquit à Thèbes. On le crut longtemps le fils d’Amphitryon. Il fut d’abord appelé Alcitryon ou descendant d’Alcée. Mais en réalité, il était le fils de Zeus qui avait été l’amant de sa mère Alcmène, la femme d’Amphitryon.

Zeus était descendu de l’Olympe et prenant l’aspect d’Amphitryon, il s’unit à Alcmène. Au préalable Zeus avait demandé à Hélios, dieu Soleil, de ne pas se lever pendant trois jours, faisant ainsi durer sa nuit avec Alcmène. Dans la même nuit cette dernière fut également visitée par son mari. Elle accoucha ensuite et donna naissance à deux enfants Héraclès fils de Zeus et Iphiclès fils d’Amphitrion.

Héra comme toujours en apprenant l’infidélité de Zeus et la naissance d’Hercule voulut tuer ce dernier…

Un soir Alcmène avait baigné, nourrit et couché les enfants dans leur berceau. Ensuite elle leur chanta une chanson pour les endormir. Dans la nuit, deux grands serpents se glissèrent dans la chambre de ses enfants. Ils se rampèrent dans leur berceau. Ceux-ci se réveillèrent. Iphiclès hurla et essaya de fuir mais Hercule se redressa et saisit les serpents par le cou. Ils eurent le temps de s’enrouler autour de son corps mais il continua à les tenir sans les lâcher et les étouffa.

Alcmène entendit les cris d’Iphiclès et se précipita dans la chambre des bébés. Elle trouva Hercule assis et riant aux éclats, le corps des serpents sans vie dans sa main. Son époux, Amphitryon arrivant, il lui tendit ces serpents. Les deux époux comprirent alors qu’Hercule aurait une grande destinée.

Tirésias, le prophète aveugle de Thèbes, dit à Alcmène :  » Plus d’une femme en Grèce, j’en fait le serment, tout en filant la laine, chantera ce fils qui est le tien et toi qui l’a porté. Il sera le héros de l’humanité. « 

Ses parents prirent soin de l’éducation d’Hercule. Il n’aima pas la musique, bien qu’elle fasse partie des connaissances d’un adolescent Grec. Un jour, il se mit en colère après son professeur de musique et lui fracassa la tête avec son luth. Il avait pour la première fois frappé sans réfléchir et donné la mort. Il en était tout peiné. Ce qui ne l’empêcha pas de recommencer…

Il tua d’un geste maladroit un jeune garçon qui lui servait de l’eau sur les mains avant un banquet. Hercule se condamna pour se punir quelque temps à l’exil.

Il tua encore volontairement un de ses bons amis dont le père, le Roi d’Eurytos, l’avait insulté. Zeus le punit en l’envoyant en lydie pour être l’esclave de la Reine Omphale pendant un an selon les uns, trois ans selon les autres. Cette Reine se moquait de lui, l’obligeait à s’habiller en femme et à faire des travaux féminins comme tisser. Il s’y soumit mais il tourna ses griefs contre Eurytos qu’il rendait pour responsable de cette punition et se jura, libéré, de se venger de ce dernier.

La lutte, l’escrime, l’équitation lui furent enseignées. A 18 ans, il tua seul un lion qui vivait dans les bois de Cithéron. Avec sa peau, Hercule se fit un vêtement, la tête de ce lion lui servant de capuchon.

Hercule fût un grand héros de la Grèce. C’était l’homme le plus fort de toute la terre. Il pensait même être l’égal des dieux. En effet, ces derniers durent faire appel à lui pour vaincre les Géants. Dans ce combat, les flèches lancées par Hercule, jouèrent un rôle important.

Un jour que la prêtresse de Delphes ne répondait pas à ses questions, il saisit le trépied où elle se trouvait, la menaçant de l’emporter et d’interprèter à sa place l’oracle. Apollon en fut mécontent mais Hercule était prêt à se mesurer à lui. Zeus intervenint alors pour que la dispute ne dégénère pas. Hercule ne voulait qu’une réponse à son oracle et il  indiqua qu’il oublierait bien vite sa colère si Apollon acceptait de lui donner celle-ci. Apollon, qui admirait Hercule, ordonna à la prêtresse de lui transmettre sa réponse…

Toute sa vie Hercule sut qu’il ne pouvait être vaincu par aucun adversaire. Il connaissait d’avance l’issue d’un combat s’il y participait. Seule une force surnaturelle pouvait le vaincre.

Hercule ne faisait pas intervenir son intelligence dans ses actions. Un jour qu’il ne supportait plus la chaleur, il  menaça de lancer à Hélios, le Soleil, une flèche pour l’éteindre. Une autre fois sur un bateau, ballotté par les vagues, il ordonna qu’elles se calment, sous peine de punition. Néanmoins, il avait une grande sensibilité et en devenait très attachant.

Hercule pouvait aussi entrer dans des colères extrêmes. Puis quand enfin il se calmait, il se repentait et acceptait les punitions infligées. S’il les avait refusées, personne n’aurait pu le réprimer. C’est ainsi qu’il passa une grande partie de son existence à expier, sans jamais se révolter. Il pouvait même lui-même se punir, comme je l’ai indiqué…

Compte tenu de son caractère, un royaume ne pouvait lui être confié. Mais il montrait de la grandeur, car il avait une âme noble et voulait réparer ses fautes.

Il combattit les Myniens qui taxaient les Thébains d’un lourd tribu. Ces derniers lui offrirent pour le remercier la main de la Princesse Mégarée. Elle lui donna des enfants. Après la naissance de son troisième fils, Héra le frappa pour se venger de Zeus, de démence. Il tua ses enfants ainsi que Mégarée. Il reprit conscience et se retrouva dans une salle de sa maison éclaboussée de sang et autour de lui gisaient les cadavres de ses fils et de son épouse. Il ne se souvenait plus de ce qui s’était passé… Terrifiés les témoins du drame, la crise terminée, osèrent s’approcher et Amphitryon se chargea de lui dire le drame qui s’était déroulé. Il fut très accablé car il était devenu le meurtrier de ceux qu’il aimait le plus au monde.

Hercule voulut se donner la mort. Alors Thésée, son ami, s’avança vers lui , lui prit ses mains tâchées de sang et se souilla ainsi lui-même. Il lui indiqua qu’il pouvait souffrir mais devait se montrer fort. Il lui proposa de le suivre à Athènes pour partager sa demeure. Ensemble, ils partirent. Les Athèniens lui firent un bon accueil, mais ils pensaient que souillé par le sang, il souillerait les autres. Hercule se rendit à Delphes, pour consulter l’oracle. La prêtresse, la Pythie, lui dit qu’il devait se purifier en faisant pénitence. Elle lui ordonna de se rendre chez son cousin Eurysthée, Roi de Mycénes selon les uns ou de Tyrinthe selon les autres. Il devait se soumettre à tout ce que le Roi lui demanderait.

Hercule se rendit auprès d’Eurysthée et lui proposa d’être son esclave. Eurysthée imagina une série de missions dangereuses et difficiles avec bien sûr l’aide d’Hera. La déesse lui en voulut jusqu’à la fin de sa vie d’être le fils de Zeus. Les tâches qui lui furent imposées sont les  » travaux d’Hercule.  » On en compte douze paraissant irréalisables.

LES DOUZE TRAVAUX D’HERCULE. 

Le premier fut de tuer le lion de Némée, qu’aucune arme ne pouvait blesser. Hercule réussit à l’étrangler. Il le mit sur ses épaules et l’emporta à Mycènes. Alors Eurysthée le tint à distance en lui interdisant l’accès de sa cité. Il lui fit envoyer ses ordres.

Le second lui imposait d’aller à Lernes pour tuer un monstre à neuf têtes, l’Hydre, qui vivait dans une mare des alentours. L’une de ses têtes était immortelle et les autres terrifiantes et lorsqu’une était coupée, deux autres repoussaient à sa place. Iolas, son neveu l’aida et lui apporta un tison enflammé avec lequel il cautérisa les cous quand il venait de trancher une tête, empêchant ainsi la repousse. Il les trancha toutes et déposa celle qui était immortelle sous une grosse roche.

Le troisième l’obligeait à ramener vivant un cerf aux cornes d’or, consacré à Artémis et qui vivait dans la forêt de Cérynée. Il mit un an pour le capturer.

Le quatrième concernait la capture d’un grand sanglier dont le gîte se trouvait sur le Mont Erymanthe. Il l’épuisa en le pourchassant, puis il l’emmena dans la neige abondante et le prit au piège.

Le cinquième l’obligeait à nettoyer les écuries d’Augias en une journée. Ce roi d’Elidie possèdait des boeufs par milliers mais depuis des années leurs étables n’était pas nettoyées. Hercule détourna le cours de deux fleuves pour les faire passer à travers ces écuries. Ainsi toutes les saletés furent rapidement emportées.

Le sixième lui ordonnait d’exterminer les oiseaux du lac Stymphale qui étaient devenus un fléau pour les habitants de la région. Athéna l’aida et lorsqu’ils s’envolèrent, Hercule les tua tous de ses flèches.

Pour le septième, il alla en Crète afin de s’emparer d’un taureau sauvage que Poséidon avait donné à Minos. Hercule le dompta, le prit sur un bateau et l’emmena à Eurysthée.

Le huitième consistait à enlever les cavales mangeuses d’homme du roi de Thrace, Diomède. Hercule tua Diomède et s’empara des chevaux qui ne lui résistèrent pas.

Pour le neuvième, il devait apporter à Eurysthée la ceinture d’Hippolyte, Reine des Amazones. Elle vint à lui et n’objecta pas de résistance à lui donner cette ceinture, mais Héra veillait… La déesse fit croire aux Amazones qu’Hercule voulait enlever leur Reine. Elles assaillirent donc le bateau du héros. Hercule rendit la Reine responsable de cet acte et la tua aussitôt. Il éloigna ensuite les Amazones et partit sur la mer en emportant la ceinture demandée.

Le dixième consistait à emmener les troupeaux de Géryon, monstre à trois corps, qui vivait en Erythie, une île occidentale. Pour passer à l’extrémité de la méditerranée, il sépara deux montagnes rocheuses appelées depuis les Colonnes d’Hercule (Gibraltar et Ceuta). Ensuite il se saisit de son troupeau de boeufs et l’emmena à Mycènes.

Le onzième travail consistait à enlever les Pommes d’Or du jardin des Hespérides. Atlas qui portait la voûte du ciel sur ses épaules, était le père des Hespèrides. Hercule alla donc le trouver et lui demanda de cueillir les pommes, pendant son absence il porterait la voûte du ciel. Atlas était ravi de confier cette tâche et il accepta donc content. Il revint avec les pommes mais ne voulut pas les donner à Hercule. Il lui proposa de porter les Pommes d’Or directement à Eurysthée. Hercule fit semblant d’accepter et lui suggéra de porter un instant le ciel, le temps de mettre un coussinet sur ses épaules pour les protèger de la charge. Atlas accepta. Hercule prit les pommes et s’éclipsa.

Le douzième travail était le plus difficile. Il devait dans le monde souterrain délivrer Thésée de la chaise de l’oubli. Il devait faire sortir Cerbère, le chien à trois têtes, qui gardait les portes de l’enfer. Pluton accepta sa démarche, à condition qu’il n’utilise pas les armes. Hercule souleva Cerbère et le porta tout le long de la route qui mène à la terre jusqu’à Mycènes. Eurysthée refusa de le garder et demanda à Hercule de le ramener d’où il venait. Hercule avait réussi.

Ces 12 travaux honorés, Hercule était lavé du meurtre de sa femme et de ses enfants. Mais il ne continua pas sa vie sans problème…

HERCULE, SES AUTRES EXPLOITS, SA MORT. 

Hercule dut vaincre Anthée, un Géant redoutable, qui forçait les passants à lutter avec lui et tuait ceux vaincus. Il élevait un temple construit avec les crânes de ses victimes. Dès qu’il tombait à terre, il se relevait avait une force décuplée. Hercule le souleva et en l’air l’étrangla.

Il combattit le dieu-fleuve Achéloüs éprit de la jeune fille, la princesse Déjanire qu’il voulait épouser. Archéloüs prit la forme d’un taureau et l’attaqua. Il le terrassa et arracha une de ses cornes. Puis il se maria avec Déjanire.

En se rendant, par le Caucase, chez Atlas pour les Pommes d’or, il délivra Prométhée en tuant l’aigle qui lui dévorait les yeux.

Hercule voyagea beaucoup. Pour se venger de ne pas avoir reçu leur récompense après la construction des murailles de Troie, Apollon avaient envoyé la peste dans la cité et Poséidon le serpent marin. Hercule sauva la fille du Roi Laomédon, vierge, qui  attendait sur la grève que le monstre marin la dévorât. Il demanda en récompense de recevoir les chevaux de Zeus. Laomédon, ne respectât pas sa promesse lorsque le monstre fut tué. Alors Hercule tua le Roi et donna la jeune fille à son ami Télamon de Salamine qui l’avait aidé.

Lorsqu’Hercule avait pris la route pour exécuter son huitième travail, il s’arrêta chez son ami Admète qui venait de perdre sa femme. Apollon s’était lié d’amitié avec toute la maisonnée dont Almète. Il avait appris un jour que les trois moires (Parques) s’apprêtaient à couper le fil de la vie d’Almète qu’elles venaient de filer. Apollon obtint que si quelqu’un consentait à mourir pour Almète, il continuerait à vivre. Apollon lui transmis l’information et ce dernier chercha un remplaçant. Almète se rendit d’abord chez ses père et mère agés et qui l’aimaient tendrement. Ils se refusèrent tous deux à prendre sa place… Il ne renonça pas et alla trouver l’un après l’autre ses amis. Il les supplia de mourir et de le laisser vivre. Mais tous refusèrent… Il revint dans sa propre demeure et sa femme Alceste se proposa de mourir pour lui.  Il accepta aussitôt. Morte, il pleura auprès d’elle et lui fit de grandes funérailles. C’est à ce moment qu’Hercule arriva.

Hercule voulait, sous son toit, se reposer puis reprendre sa route. Almède, prévenu de son arrivée, vint à sa rencontre. Il était heureux de retrouver son ami. Lorsqu’Hercule lui demanda qui était mort, son ami lui répondit que c’était une femme de la maison, non parente. Hercule lui proposa de repartir ce que refusa Almède. Il ordonna à ses serviteurs de mener Hercule dans une pièce éloignée où le bruit des pleurs ne l’importunerait pas. Hercule dîna seul mais il admit qu’Almède par convenance dût assister aux funérailles. Hercule but beaucoup, devint ivre et chanta très fort. Indigné, un des serviteurs lui apprit que c’était Alceste qui était morte.

Hercule se condamna alors pour sa conduite. Il chercha comment réparer ses torts et il lui vint l’idée d’enlever Alceste de chez les morts. Il irait trouver la Mort. Quand Almède revint, Hercule l’accueillit et à ses côtés se trouvait sa femme. Il lui dit qu’il avait combattu pour la reprendre au domaine souterrain et la rendit avec fierté à Almède.

Comme Hercule l’avait promis, par vengeance pour la punition que Zeus lui avait infligé pour la mort du fils du Roi Eurytos, son ami, il prit une armée, envahit sa cité et tua le Roi. Il y mit le feu mais avant que celle-ci fût complètement détruite par les flammes, il envoya chez lui un esclave, avec un groupe de jeunes filles, dont Iole, fille du Roi qui était très belle. Son épouse Déjanire l’attendait. L’homme qui amenait les femmes colporta qu’Hercule s’était follement épris de cette Princesse. Or Déjanire possédait, croyait-elle, un puissant filtre d’amour fait du sang du Centaure Nessus qu’il lui avait donné avant de mourir, tué par Hercule. Le Centaure Nessus était à l’époque passeur et en portant Déjanire sur son dos pour traverser le fleuve, arrivé au milieu il l’avait insultée. Cette dernière s’était mise à hurler et Hercule avait décoché une flèche qui l’avait transpercé.

Déjanire choisit donc une belle tunique et y versa le sang. Quand Hercule la revêtit, il fut pris d’une souffrance atroce. Il précipita le messager dans la mer. Déjanire, voyant l’effet de son présent, se donna la mort. Il la suivit dans son acte. Il se coucha sur un bûcher et pria Philoctète, son ami, d’y mettre le feu. Il lui remit avant son arc et ses flèches. Il monta au ciel et se réconcilia avec Héra, dont il épousa la fille Hébé. Il y trouva le repos…

J’ai suivi les récits de Pindare (518-438 av JC) et d’Appolodore dont l’oeuvre aurait été écrite au I ou IIème siècle de notre ère.

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Légende écrite et publiée par Claire le 06 Février 2010, d’après des textes de la mythologie de Pindare et d’Apollodore, poètes Grecs. Claire se laisse attendrir par ce héros si fort et en même temps si fragile.image74 

OTOS ET EPHIALTES.

OTOS ET EPHIALTES. dans -Histoires et légendes. P1

Otos et Ephialtès avaient comme mère selon les uns Iphimédéia et selon les autres Canace. Leur père était certainement Poséidon, bien qu’on les appelât  les Aloades ou Aloïdes, les fils d’Alous, nom du mari de leur mère.

Otos et Ephialtès étaient des Géants. Ils ne ressemblaient pas aux monstres des temps anciens. Ils avaient plutôt l’air noble. Homère nous dit qu’ils étaient les plus grands que la terre féconde ait nourris de son pain. Et les plus beaux aussi après l’incomparable Orion. Virgile parle surtout de leur ambition insensée, jumeaux gigantesques qui de leurs mains tentèrent de détruire la voûte céleste et de renverser Jupiter de son trône surnaturel.

Très jeunes, les Géants voulurent prouver leur supériorité sur les dieux. Ils capturèrent Arès. Ils lui mirent des chaînes d’airain et l’emprisonnèrent. Les Olympiens refusaient de le libérer au moyen de la force. Ils demandèrent donc de l’aide à Hermès qui la nuit réussit à se faufiler et à le faire sortir de sa prison.

Alors les jeunes intrigants ne s’arrêtèrent pas là. Ils menacèrent de placer le Mont Pélion sur le Mont Ossa puis d’escalader le ciel, comme les géants l’avaient fait dans les temps passés. Zeus se préparait à les frapper de sa foudre ! Mais Poséidon se précipita vers lui pour l’implorer d’épargner ses fils; il les soumettrait à une grande discipline. Zeus fléchit et Poséidon tint parole. Les jumeaux renoncèrent. Secrètement, ils avaient trouvé d’autres activités aussi dangereuses.

En effet, Otos s’était mis en tête qu’enlever Héra serait une amusante aventure. Quant à Ephialtès, il pensait être amoureux d’Artémis. Ils s’aimaient tous les deux tendrement mais en dehors d’eux, en réalité, ils n’aimaient personne. Pour connaître lequel des deux se saisirait de sa dame, ils tirèrent au sort et Ephialtès gagna.

Aussitôt dans les collines et les bois, ils cherchèrent Artémis. Ils l’aperçurent qui se dirigeait vers la mer. Elle connaissait leur souhait. Elle les châtierait ! Ils s’élancèrent à sa poursuite. Pour leur échapper, elle courut au-dessus des flots. Comme tous les fils de Poséidon, ils n’eurent aucun mal à la suivre car ils pouvaient courir sur mer comme sur terre. Ils la suivirent donc. Artémis les amenat vers l’île boisée de Naxos et elle disparut. A sa place, ils virent une biche blanche magnifique qui s’enfuit dans la forêt. Ils se lancèrent après cette biche, oubliant Artémis. Ils la perdirent de vue compte tenu de la densité des arbres. Ils décidèrent donc de se séparer pour mieux la retrouver.

Ils aperçurent la biche dans une clairière. Elle était immobile. Mais ils ne virent pas que dans les arbres chacun d’eux se tenaient. Ils jetèrent leurs javelots. Ces derniers volèrent dépassant la clairière, jusqu’au bois et trouvèrent leur cible…

Les corps des géants s’écrasèrent au sol, chacun à la fois victime et meurtrier de l’être qu’il aimait.

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Légende écrite et publiée par Claire le 30 Janvier 2010, d’après Apollodore d’Athènes qui écrivit au Ier ou IIème siècle après JC.image74

PHAËTON.

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La chute de Phaéton par Johann Liss (début du XVIIème siècle).

Phaëton était le fils d’Hélios (le Soleil) et de Clymène.

Le Soleil vivait dans un palais où tout l’or brillait à l’intérieur comme à l’extérieur, l’ivoire s’y trouvait et les joyaux scintillaient. Midi y était l’unique heure, la pénombre et la nuit n’en assombrissait jamais l’éclat. Les mortels n’auraient pu ni en supporter l’intensité lumineuse, ni en trouver le chemin.

Néanmoins un adolescent, mortel par sa mère, voulut s’en approcher. Ses yeux étaient éblouis et il devait souvent s’arrêter. Cependant, il avait une telle envie d’atteindre ce palais qu’il continua à marcher. Il traversa les portes du Soleil et il arriva enfin à la salle du trône. Le Soleil se tenait là, éblouissant ! Le jeune garçon s’arrêta médusé.

Le Soleil l’aperçut et lui demanda l’objet de sa venue. Le garçon lui répondit, alors, qu’il était là pour découvrir si le Soleil était bien son père. Il expliqua que sa mère, Clymène, l’affirmait mais que les garçons de son école lorsqu’il racontait son histoire se moquaient de lui et ne voulaient pas le croire. Sa mère lui avait conseillé de venir demander la vérité au Soleil.

Le Soleil retira alors sa couronne de lumière, pour que le garçon puisse le regarder sans être ébloui :  » Approche, Phaéton, mon fils. Ta mère te dit la vérité. Je vais t’en donner la preuve : je vais te demander d’exprimer un voeu et je jure par le Styx, le fleuve du serment, que je te l’accorderai. « 

Phaëton avait souvent observé la course du Soleil et se demandait ce que son père pouvait bien éprouver sur son char, entraîné par ses chevaux, donnant la lumière au monde. Son rêve, grâce au voeu demandé par son père, allait devenir possible. Il répondit alors :  » Je désire prendre ta place père pour un jour, un seul jour et conduire ton char ! « 

Le Soleil comprit que la proposition qu’il avait faîte à son fils n’était que folie mais il ne pouvait plus revenir sur son serment ! Il ajouta :  » Mon fils, c’est la seule demande que je t’aurais refusée. Mais j’ai juré devant le Styx et je ne peux reprendre ma parole. Si tu persistes dans ta demande, je devrai l’accepter. J’espère cependant que tu y renonceras. Tu es mortel par ta mère et nul mortel ne peut conduire mon char ! De plus, aucun dieu en dehors de moi, ne peut faire ma course, pas même Zeus le maître de l’Olympe. La route, que tu devras suivre, s’élève de la mer par une pente si raide que les chevaux ont du mal à la gravir. Arrivé à mi-ciel, je me trouve si haut que je n’ose même pas regarder vers le bas. Mais ce qui est le plus difficile à accomplir c’est la descente, les dieux de la Mer s’interrogent toujours sur ma dextérité pour éviter la chute. C’est une lutte perpétuelle que je mène et les chevaux dans cette ascension puis cette descente supportent difficilement mon contrôle. Comment réagiraient-ils avec toi ?

Tu dois croire que tu vas voir là-haut des merveilles. Mais tu n’y rencontreras que des bêtes féroces : le Taureau, le Lion, le Scorpion, le Cancer et tous voudront te faire du mal ! Mes craintes pour toi te prouvent que je suis bien ton père ! « 

Mais rien ne put faire changer d’idée Phaëton. Déjà il se voyait debout sur le char de son père. Il guidait ses chevaux et triomphait des obstacles ! Il n’accorda aucune pensée à la mise en garde du Soleil. Pour lui le temps pressait, le départ était imminent. L’aurore serait bientôt là, les étoiles palissaient et quittaient le ciel. Les chevaux attendaient, déjà attelés et bridés.

Rayonnant de fierté, Phaëton monta et les chevaux commencèrent leur course folle. Il était grisé par le vent et la vitesse. Leurs sabots ailés chevauchaient les nuages. Le char montait de plus en plus haut. Il se croyait devenu un dieu ! Mais… soudain les ennuis commencèrent… Le char oscilla, le galop augmentait et Phaëton ne les dirigeait plus. Il se contentait de s’accrocher aux rênes et essayait de maintenir sa course. Les chevaux quittèrent alors la route et ils s’élancèrent où ils le voulaient. Presque évanoui et perdant totalement la maîtrise de l’attelage, Phaëton laissa tomber les rênes…

La course s’accéléra encore. Les chevaux plongaient maintenant du ciel vers la terre, en mettant le feu à toute la planète et menaçant de la détruire. Tout n’était plus qu’un immense brasier. Les ruisseaux et les rivières se tarirent. Dans l’épaisse fumée et l’intense chaleur, Phëton était terrorisé. Il se maintenait avec peine sur son char. Il ne souhaitait plus qu’une chose : mourir…

Alors Jupiter lança son foudre sur le conducteur qui le tua. Puis il fracassa le char et précipita les chevaux dans la mer. L’Eridan, fleuve jamais vu par un homme, reçut Phaëton et il rafraîchit ce pauvre corps. Il éteignit les flammes. Puis émues par le jeune homme, les naïades l’enterrèrent. Ses soeurs, les Héliades, filles d’Hélios, le Soleil, pleurèrent sur sa tombe…

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Histoire écrite et publiée par Claire le 26 Janvier 2010, d’après un conte d’Ovide, Poète latin (43 av JC-17 ou 18 apr JC). Claire est toujours sous le charme de la Beauté.

ZEUS (JUPITER).

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Jupiter et Thétis – Dominique Ingres (1811).

Zeus est le fils de Cronos et de Rhéa. Il est le dernier né de leurs six enfants. Cronos, pour défaire la prédiction qui assurait qu’un de ses enfants allait le détrôner, les avalaient à leur naissance. Ce qui ne fut pas le cas de Zeus. Sa mère dès sa naissance lui substitua une pierre emmaillotée que Cronos avala croyant que c’était l’enfant. Puis transporté en Crête, il fut élevé par les nymphes du mont Ida dans une grotte masquée de Lyctos. Une chèvre nommée Amalthée l’allaita.

Arrivé à l’âge adulte, il voulut se venger de son père, Cronos. Il utilisa la ruse. Il charma Métis, une Titanide et la persuada de faire absorber à Cronos une boisson qui provoque des vomissements. Ce qu’elle fit. Ainsi, Cronos rejeta tous les enfants qu’il avait avalés : Hestia, Déméter, Héra, Poséidon et Hadès. Et Métis devint le première femme de Zeus.

Puis Zeus va combattre, grâce à ses traits de foudre,  le monstre Typhon, monstre à cent têtes de dragon. Après qu’il eût reculé, il put rejoindre les Titans pour les vaincre dans le Tartare.

Zeus et ses frères se partagèrent ensuite l’univers, par tirage au sort. Il devint le dieu souverain, le Seigneur du Ciel, le dieu de la pluie, celui qui rassemblait les nuages et maniait la foudre. Et il épousa sa soeur Héra.

Zeus était le plus puissant des dieux. Son pouvoir était immense. Cependant il était possible de s’opposer à lui et de l’abuser. Dans l’Iliade, il est dupé par d’autres dieux comme Poséidon.

Zeus était frivole. Il était connu pour passer d’une aventure amoureuse à une autre avec de belles femmes célestes ou terrestres. Mais il essayait toujours de dissimuler à sa femme, Héra, ses infidèlités. Il utilisait souvent la ruse pour aboutir à ses réussites sentimentales.

Héra, de son côté, exigeait que les liens du mariage soient respectés. Elle était une épouse fidèle et protègeait la femme. Mais devant l’attitude infidèle de Zeus, elle devenait jalouse et furieuse. Elle poursuivait alors ses conquêtes et se vengeait cruellement. Io et de nombreuses autres subirent sa fureur. Il s’ensuit après de violentes disputes dans le couple.

L’aigle était l’oiseau favori de Zeus, son arbre le chêne. Il a pour symbole l’aigle et le trait de foudre. L’égide, sa cuirasse en peau de chèvre, était recouverte d’écailles et bordée de serpents.

Son oracle se manifestait à Dordone, le pays des chênes. Ces arbres étaient sacrés. La volonté du dieu était entendue dans le bruissement des feuilles de ces arbres. Ce bruit était amplifié par des chaudrons d’airain qui résonnaient. Il ne restait plus aux prêtres et prêtresses qu’à les interprêter.

Sur le site d’Olympie une flamme brûlait éternellement sur l’autel qui était consacré au dieu.

Chez les Grecs Zeus est souvent invoqué car il est leur secours et leur sauvegarde. Ils lui font des offrandes et lui offrent des sacrifices. Et Zeus les purifie. En contre partie de ces sacrifices, Zeus exigeait des hommes une bonne conduite.

Zeus fut honoré par de nombreux poètes comme Hérodote, Eschyle et Pindare.

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Histoire écrite et publiée par Claire le 25 Janvier 2010, d’après la mythologie qui la passionne.

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