LARBI OUDJEDI.

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Larbi Oudjedi est né le 24 Mai 1982, village IL baten dans Akfadou, Wilaya de Béjaïa. C’est un acteur, réalisateur et écrivain Kabyle, Algérien vivant à Paris.

- De 2001-2005, Larbi Oudjedi prépare une licence de Français à l’Université Abderrahmane Mira de Béjaïa.

Il y est remarqué par le réalisateur Saïd Bellili en 2003, lors d’un casting effectué dans l’enceinte de l’université,  pour jouer le rôle principal dans «  La Malédiction « , une histoire d’amour qui ne résiste pas aux traditions Kabyles des années 1960.

- En 2005, Larbi Oudjedi réalise un reportage de 26 minutes pour la Télévision où il obtient le 1er prix à BRTV Paris.

En effet, lors d’un concours du meilleur reportage, organisé par la BRTV, il obtient le 1er prix avec un court métrage retraçant la vie d’une collègienne de 15 ans qui consomme du gaz butane depuis l’âge de 8 ans et qui ne parvient pas à décrocher malgré l’aide de ses parents et d’un psychologue.

- De 2006 à 2010, Larbi Oudjedi prépare un Master de Cinéma et audiovisuel, réalisation et création à l’université Vincennes-Saint-Denis (Paris VIIII).

- En 2007, Larbi Oudjedi effectue deux stages de deux mois à la télévision BRTV Paris.

- En 2008, il y a la sortie du film  » La Malédiction  » en France, un long métrage en langue Berbère, dans lequel Larbi Oudjedi joue le rôle principal. C’est l’histoire, dans un village perdu de la Kabylie des années 1960, de deux jeunes gens Idir et Ferroudga qui s’aiment. Mais cet amour est brisé par le père d’Idir qui prime les intérêts matériels aux sentiments et l’oblige à se marier avec Dahbia. Idir s’y résigne mais pour oublier, il s’exile en France en ayant également comme objectif de retrouver son frère dont il n’a plus de nouvelles depuis plusieurs années. La Malédiction suit Idir tout au long de ce film. La première rupture d’Idir dans l’ordre établi intervient lors de cet exil. Il revient, après une longue absence, dans sa famille, après un parcours qui est semé d’embuches.

- En 2010, Larbi Oudjedi publie un essai intitulé  » Rupture et changement dans la colline oubliée « . 

« La Colline Oubliée » est un roman de l’écrivain Mouloud Mammeri, décédé le 25 Février 1989, auteur algérien mais aussi considéré comme un romancier Berbère. Puis le réalisateur Abderrahmane Bouguemouh en a fait le premier film en tamazight, sorti en 1997. La musique de ce film est composée par Cherif Kheddam. Les habitants d’un village, nommé Tasga «  La Colline oubliée » en 1939, au coeur des montagnes de Haute Kabylie sont régis par les coutumes ancestrales et leur existence s’écoule au gré des saisons. Néanmoins des jeunes gens prennent conscience et ils pensent que la France coloniale rompt l’harmonie de leur vie. De plus, ils souffrent des traditions ancestrales pesantes, de la superstition des ancêtres, des maladies, des départs forcés à la guerre qui apparaissent alors comme néfastes pour eux. Désorientés, ils ressentent ce vécu comme une Malédiction sur leur village. Certains s’exilent pour lutter contre cette misère qui les touche chaque jour. Cette vie de désolation subie, les amène ainsi au rejet de leur propre société ainsi que de l’occupation étrangère. Ils veulent la transformer. Ce film décrit la misère sociale, le typhus qui décime des villages entiers. C’est une vue fidèle de la Kabylie des années 1930 et 1940 en cette période coloniale. L’âme berbère, en lien avec sa terre et de ses particularités avec ses moeurs et ses coutumes, y est aussi révélée.

Larbi Oudjedi fait dans « Rupture et changement dans la colline oubliée  » une analyse du roman de Mouloud Mammeri. Il montre que les habitants de Tasga vivent ici une véritable mutation. L’originalité est qu’il partage ce film en sept chapitres, les sept portes de Tasga, liées les unes aux autres, en y apportant un éclairage propre. Il aborde alors les thèmes de la misère, de l’exil, de la guerre, du typhus, de l’amour impossible d’une part entre Mokrane et Aazi et d’autre part entre Menach et Davda. Il y démontre, de façon approfondie, le rôle de chacun des acteurs. Il estime qu’il n’y a pas de changement sans rupture ou révolution de tout ce qui empêche le progrès d’une société. Il souligne aussi les entraves mises depuis 1962 à 1992 par les autorités à la suite du projet du film de Abderrahmane Bouguemouh ainsi que l’immense impact de l’oeuvre de Mouloud Mammeri au plan culturel, sociologique et politique en Algérie. Il rappelle que les habitants de Tasga sont autant Algérien que les autres compatriotes. Ce livre est paru en janvier 2010, aux éditions Achab.

Larbi Oudjedi  a vu le film  » La Colline oubliée  » de Abderrahmane Bouguermouth, lors de sa sortie à Sidi-Aich (Bajaïa). C’est ce film qui lui a donné l’envie de mener ses études de cinéma. Pour Larbi Oudjedi, le cinéma permet de créer et de remettre en question l’ordre établi. En réalisant un film, il y a toujours une recherche de l’esthétique donc de la Beauté.

Claire.background-2008_039.jpgdove.gif

Biographie écrite et publié par Claire le 06 décembre 2010.image74 

 


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Un commentaire

  1. fleurdelyss dit :

    Coucou Chantalfleury
    Je ne connais pas cet auteur.
    Merci pour ton message
    Je te souhaite une bonne semaine
    A bientôt

    Dernière publication sur Le Monde de la Photo et de la Création : zzzzzzz

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