CHANSON DE MATOUB LOUNES.

 

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Le ciel pâlit, roule en crue le déluge lave les dalles,
Les rivières atrocement mugissent.
Les terres d’alluvions croulent en torrent,
Du fond de la tombe une supplique remonte,
Dans sa douleur hurlante: ô mes enfants!

Certes, si le corps se décompose,
La pensée, elle, ne meurt pas
Si les cols à franchir sont âpres,
A l’épuisement nous trouverons un remède.
Et s’ils anéantissent tant et tant d’étoiles,
le ciel, lui, ne s’anéantit pas.

Ils ont scellé notre sort dès longtemps,
Avant ces jours de tragédie.
Les persécuteurs de la connaissance
Sur notre terre étendent la désolation.
ils ont tué Rachid Tigziri
Smail ,ils ne l’ont pas manqué.
ils ont tué Liabès et Flici,
Boucebsi et tant d’autres encore.

S’il devait n’en rester qu’un
Il rappellera notre souvenir.
Sur les plaies la croûte apparaîtra.
Nous nous dresserons parmi les autres nations,
Notre descendance sera nombreuse
Fût-ce dans le giron des épreuves.

Kenza,ma fille,
Endure le deuil de moi.
Nous succombons sacrifiés
Pour l’Algérie de demain.
Kenza, ma fille,
Ne pleure pas.

Kenza, ma fille,
Ne pleure pas.
La cause de notre trépas,
C’est l’Algérie de demain.
Kenza,ma fille,
Ne pleure pas!

(MATOUB LOUNES)

Texte de Matoub Lounes.

Claire le 25 Juin 2010.background-2008_039.jpg

En hommage à Matoub Lounes, le célèbre poète berbère et chanteur, qui fut assassiné le 25 Juin 1998 par un commando armé, au lieu dit Tala Bounane.


Archive pour 25 juin, 2010

CHANSON DE MATOUB LOUNES.

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Du tribut de mon sang
J’ai irrigué les monts

Mon empreinte s’imprime éternellement
Quand ils ont en juré, mon anéantissement ;

Qu’ils s’impatientent de me voir mort,
Et qui calomnient mon nom et mon corps

A chaque col, ils devront m’affronter encore
Car je résisterai jusqu’à ma mort.

J’ai laissé mon bien à l’abandon,
Je l’ai trouvé gisant et répugnant,

J’ai porté le regard sur mon honneur,
J’ai vu des bourreaux et tueurs

Bien que la force ait fui mes bras,
Ma voix demeure, elle retentira.

L’on dit : La montagne s’est ébranlée !
Et tu n’y étais pas ! Egaré

Chacun s’en va en répétant,
C’est aujourd’hui jour de l’an.

Notre terre étincelle comme un phare.
A Tizi, le peuple afflue de toute part

A Bougie, éclatent les salves de la victoire et de la délivrance
L’on a brisé le joug de nos souffrances :

Ma vie ! Ma vie !
Les montagnes sont ma vie !

Ah ! Etre présent parmi vous, mes frères
Ne fût- ce que par la parole de combattre !

Les calvaires dont je suis frappé
Sont devenus mon unique empire loué,

Mais puisque les Kabyles s’accordent à l’unisson
Ils dissiperont nos funestes tares et tensions.

A quoi bon les vains verbiages :
La berbérité fonde leur histoire et leur héritage

Elle est la racine de leur vie, de leur unification
Il est temps que se purifie notre condition.

Ma vie ! Ma vie !
Les montagnes sont ma vie !

A bon droit, mon cœur s’afflige, écœurant
Puisque je ne suis pas parmi vous, à tout instant.

Son fardeau lui pèse, débordant,
Excède ses forces, il n’en peut plus !il est mourant !

Il veut que l’entendent les malfaisants,
Ceux-là qui mangeront du foin et du son

Quand notre blé purgé de l’ivraie.
Que celui qui dit être esseulé et humilié,

Vienne affermir ses propos, envers nous
S’il nous terrasse, c’est bien fait pour nous !

Ma vie ! Ma vie !
Les montagnes sont ma vie !

Les mots infâmes triomphent de la malédiction,
Selon l’adage de nos ancêtres d’antan
Pourquoi irai-je me tourmenter,
Pour quelques colifichets ?

Les forces me reviendront, sûrement
Portez mon salut aux enfants,

Qu’ils chantent la terre de Berbérie :
L’héritage de Mouloud Mammeri,

Comme la foudre dans le ciel éclaté:
Sentez-vous les gouttes tombées ?

Ma vie ! Ma vie !
Les montagnes sont ma vie !

 (MATOUB LOUNES)

Texte de Matoub Lounes.

Claire le 25 Juin 2010.background-2008_039.jpg

En hommage à Matoub Lounes, le célèbre poète berbère et chanteur, qui fut assassiné le 25 Juin 1998, par un commando armé au lieu dit Tala Bounane.image74 

LE TOUAREG.

LE TOUAREG. dans -Mes romans-nouvelles-essais-poèsies. 60027_436000439799706_190856717_n-300x200

 

 

 

 

 

 

 

 

LE TOUAREG.

 

Ce matin là sur la toile…

Est apparu un homme,

bleu du désert en voile,

Il était là à cet instant,

Et est devenu captivant,

J’ai cru alors faire un rêve,

Qui est revenu sans trêve,

J’ai alors vu des photos du désert,

Qui étaient féériques, sable et soleil en concert,

Elles étaient là pour capter l’homme,

Et pour l’emporter en somme,

Dans ces magnifiques contrées peu connues,

Attendre sa venue,

Lui permettre d’oublier le temps,

Et tout le stress assurément,

Puis conscient et joyeux,

Lui faire sublimer ce monde merveilleux,

Dans le silence loin de l’agitation,

De la ville avec le désert en diapason,

Aussi sont apparues des dunes géantes,

Mer de sable habillées d’or et mouvantes,

Des chameaux se promenaient à pas feutrés,

Fondus dans toute cette contrée,

J’ai aussi admiré des villages berbères,

Des habitations dans les roches creusées,

Perdues dans toute cette immensité,

Depuis des milliers d’années,

Encore j’ai regardé un spectacle équestre,

Et ce cheval que le cavalier montait maître,

Libre et impénétrable,

Dans tout ce paysage imprenable.

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Ecrit et publié par Claire le 25 juin 2010.image74 

 

Spectacle équestre proposé dans le désert – Mohamed Aoun.

Les coordonnées de Mohamed Aoun pour un séjour :

Rutas Desierto Sahara – Guia Circuitos Desierto

site : www.rutasdesierto.com

 

Promenade dans le désert.

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