DIONYSOS (BACCHUS).

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Dionysos est né à Thèbes. Il est le fils de Zeus et d’une princesse Thébaine, Sémélé. C’est le dieu de la vigne, du vin et aussi de la comédie et de la tragédie. C’est le seul dieu né d’une mère mortelle. C’est un dieu errant qui surgit par surprise.

L’histoire raconte qu’ un jour Zeus jura devant le Styx qu’il accorderait à Sémélé un souhait. Elle lui répondit, inspirée par Héra jalouse d’elle et déguisée en nourrice, qu’elle voulait le voir en Souverain des Cieux et Maître de la Foudre. Il lui apparut donc au milieu des éclairs et de la foudre. Et dans ce brasier, elle mourut aussitôt. Zeus eut le temps de lui arracher le faetus dans son ventre et le mis dans sa cuisse après y ait fait une entaille afin de le protèger d’Héra. Il y resta jusqu’au terme de la gestation.

Lorsque l’enfant, Dionysos vint au monde, Hermès l’emporta et le confia aux nymphes du mont Nysa, en Thrace. Devenu adulte, Dionysos se promena sur les terres de Lydie riches en or, de Prygie, de Perse, dans l’Arabie etc…Partout Dionysos enseigna aux hommes l’art de cultiver la vigne et les mystères des cultes.

Le dieu du Vin se montrait pour eux bienveillant et aimable mais il pouvait aussi être cruel. Il pouvait rendre les hommes fous. Le culte voué à Dionysos était d’un côté la liberté, l’extase, la joie mais de l’autre aussi la brutalité sauvage. Dionysos donnait l’un et l’autre à ses adorateurs. Il pouvait aussi inciter les hommes sous l’effet du vin à commettre des crimes atroces.

Il pensait tout le temps à sa mère et il entreprit d’aller la chercher dans le monde souterrain. Il fut aidé par Prosymnos qui lui servit de guide. Il put la reprendre dans le royaume des Enfers et l’emmena dans l’Olympe. Les dieux l’acceptèrent et elle devint immortelle sous le nom de Thyoné.

Les Ménades ou les Baccantes étaient des femmes rendues folles par le vin qui accompagnaient Dionysos partout. Elles se précipitaient à travers bois en criant, en agitant des thyrses, verges avec au bout des pommes de pin. Au passage, elles dévoraient des lambeaux de chair comme ceux des chèvres sauvages. Ces vierges folles n’avaient pas de temple. Elles préféraient sortir des cités surpeuplées et se rendre dans la pureté des montagnes. Dionysos, à cet endroit, les nourrissait et les abreuvait d’herbe, de baies et du lait de chèvres sauvages. Elles dormaient sur la mousse sous les branches. Elles se baignaient dans les ruisseaux. Le dieu empourpré arrivait en compagnie des Ménades. Des panthères, des boucs des ânes et le vieux Silène complètaient le cortège dionysiaque.

Il est à noter que le vin peut être bon autant que mauvais. Il réjouit le coeur des hommes mais les enivre aussi. L’effet peut être délicieux ou dégradant et laid. Il est donc le bienfaiteur mais aussi le destructeur des hommes. Il donne à ses adorateurs la conviction de pouvoir réaliser ce qui paraissait avant la prise d’alcool impossible. Tous pensaient posséder, sous l’effet de l’alcool, un grand pouvoir. Dionysos existait en dehors d’eux mais aussi en eux. On pouvait boire pour la gaieté, pour se libérer de ses soucis ou pour s’enivrer. Le pauvre devenait riche et le riche généreux. Les soucis quittaient les coeurs.

Dionysos devint un des plus important dieu de la Grèce. Chacun participait à ses fêtes. Les fêtes où il étaient honoré sont les Dionysies, (au cours des Dyonisies des illustrations du culte se donnaient au théâtre grec),  les Anthestéries (célèbration solsticiale hivernale), les Agrionies. Les chants et musiques dionysiaques (dissonants) faisaient appel aux percussions et aux flûtes. Dans ces fêtes, il y avait des sacrifices et de l’ivresse mais on consomait aussi des drogues végétales. Il y avait par ailleurs un culte secret initiatique représenté par des Mystères qui avait lieu entre initiés (membres du thiase). Ces initiés se retrouvaient dans des grottes. La plus importante de ces fêtes avait lieu au printemps et durait 5 jours. C’était la paix et la joie. Tout homme ne pouvait être emprisonné et les prisonniers étaient même relachés. Les Grecs se réunissaient dans un théâtre et un spectacle avait lieu pendant la cérémonie. Les plus grands poétes grecs écrivirent pour Dionysos.

Il était la vigne et comme le cep après l’hiver, il revenait à la vie. Les hommes croyaient à sa mort et à sa résurrection, preuve de survies des âmes et à leur immortalité.

Les plantes de Dionysos étaient le pin avec ses pommes de pin et le lierre avec ses baies (elles servaient à la préparation d’une bière pour les ménades qui était utile à leur transe). Il y avait aussi la grenade et le figuier avec ses figues (il révèlait les sources où il poussait dans les régions arides).

Ses attributs étaient le bonnet phrygien. Dyonisos avait de nombreux temples pour officier car il était très populaire. Ses animaux favoris étaient le bouc, la panthère et l’âne.

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Légende écrite et publiée par Claire le 18 Avril 2010, d’après la mythologie grecque et latine.image74 

 

 

 


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4 commentaires

  1. Paul Arrighi dit :

    Joli San Nari de Mar en Prouvenço

    Sanary, petit port, au clocher pointé,
    sous le soleil ou les clairs de lune,
    tes barques bleues effilées se prélassent,
    et tes eaux frétillent du vif argent
    des poissons et des barqueroles,
    qui amènent leur pêche aux étals.

    Sanary, petit port, au clocher pointé,
    tes rues étroites sont favorables,
    aux siestes dans les logis frais,
    et aux promeneurs philosophes
    qui fuient les faiseurs de bruits
    la foule et les motos pétaradantes.

    Sanary, petit port, au clocher pointé,
    tu ressembles aux amphores,
    de l?antique Provence
    d’ ou coulait le «Bandol» si frais
    au parfum de cerise et résine
    qui désaltérait les gosiers.
    Paul d?Aubin (Arrighi) à Toulouse/Sanary, 2010.
    ?

  2. jadelame dit :

    J’aime bien les légendes,
    j’ai lu, il y a quelques jours déjà le mythe de Dogon, la création d’Amma .
    Bisous tout plein
    Jade

    Dernière publication sur jade : Lecture

  3. Paul Arrighi dit :

    Hourra, Hourra ; élégie à l’automne chéri

    Cher automne, tu es vraiment ma saison chérie,
    Tu portes la couleur dorée des pêches et des prunes
    Avec quelques reflets des raisins de Moissac,
    Alors que les feuillages roux te font un tapis d’or.
    Et que dame châtaigne crépite dans les feux de bois.

    Tu es la saison chère des amours romantiques,
    Et des êtres esseulés, assoiffés de ta lumière tamisée,
    des tons délicats et de ta vêture de velours.
    Automne, tu es Femme splendide qui le sait et en joue;
    de celles que l’on n’oublie jamais avec leurs chevelures rousses.

    Cher automne, tu flamboies partout où l’on te trouve,
    des châtaigniers de Corse, aux eaux de la Volga.
    Ta couleur préférée est le roux mordoré
    Avec quelques nuances de soleil flamboyant,
    Sans jamais oublier le marron des châtaignes.

    Automne, tu es par excellence la saison d’intellect
    Où poètes et penseurs trouvent l’inspiration,
    propice à leurs rêves et à leurs créations.
    Tu nous tends le miroir de la contemplation
    Qui rend l’esprit aux vraies priorités qui sont spirituelles.

    Ton ciel devient tapisserie avant que le soir tombe,
    Tant soleil, nuages et lune jouent un ballet de feu
    Il reste en toi assez du bouillonnement de l’été
    Et des excès grandioses de la saison brûleuse
    Peu à peu refroidies par Eole qui pointe quand les jours rétrécissent.

    Ce n’est qu’en fin d’automne que tes atours déclinent
    Avec quelques journées d’une telle beauté,
    Que notre cœur se serre à devoir te laisser
    Peu à peu t’engourdir dans un linceul d’hiver
    D’où le printemps nous éveillera ; déjà rêvant d’automne.

    Paul Arrighi, (Paul d’Aubin); Toulouse/ Provence, le 27 octobre 2013.

  4. jeannine flury dit :

    Merci pour ces diverses légendes qui savent toujours nous envoûter…

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