EPICTETE.

 Epictète

Epictète est probablement né à Hérapolis (Sud-ouest de la Phrygie). Il est emmené à Rome, enfant, comme esclave au service de Epaphrodite, maître cruel. Ce dernier lui aurait cassé une jambe d’où son surnom d’Epictète le boiteux.

Epictète réussit à assister aux conférences du stoïcien Musonius Rufus. Comme Socrate, il n’a rien écrit. Puis ancien esclave affranchi (on n’en connait pas les conditions), il étudie la philosophie et le stoïcisme en particulier. Mais en 89 -94, il doit quitter Rome à la suite d’un édit, contre les philosophes, dicté par l’empereur Domitien. Il va à Nicopolis d’Epire où il ouvre une école qui connaît un grand succès. Il enseigne sous forme de discussions et de remises en questions.

Il revient ensuite à Rome où il serait devenu un familier de l’empereur Hadrien. Il crée à son tour un enseignement de philosophie où il expliquait à ses disciples les principes de base de la morale stoïcienne sous la forme de libres discussions et de réponses à leurs questions. C’est probablement Flavius Arrien qui a rédigé le résumé vivant que constitue deux de ses ouvrages : Les entretiens et  Le Manuel.

La question principale à laquelle tente de répondre Epictète est de savoir comment il faut vivre sa vie : tous les autres questionnements de la philosophie sont de peu d’importance à ses yeux. Dans toutes les choses du monde, certaines sont en notre pouvoir exclusif, d’autres ne le sont pas.

Sont de notre pouvoir exclusif : nos opinions, nos mouvements, nos désirs, nos inclinaisons, nos aversions soit toutes nos actions. Puis le corps, les biens, la réputation, les dignités, soit ce qui n’appartiennent pas à nos actions et ne sont donc  pas en notre pouvoir exclusif : il les appelle les aprohairetiques. Epictète nous dit aussi que ‘ la prohairesis’ est la faculté qui nous fait différents de tous les êtres vivants, cette faculté nous permet de désirer et d’avoir de l’aversion, de ressentir un besoin impulsif ou de la répulsion, de dire oui ou non, selon nos jugements. Le jugement ‘dihairesis’ nous permet de respecter, dans n’importe quelle situation, la nature des choses. Il faut avoir, face à tout ce qui est aprohairetique, le courage de jouer et de vaincre. En effet, l’homme fait partie intégrante d’un système qui le dépasse. Il en déduit que si l’on a sauvegardé la liberté de notre prohairesis, même en cas d’échec d’un jour, l’homme a toujours gagné.

Le Manuel est un texte court est une sorte d’aide-mémoire pour celui qui s’est mis en chemin vers la sagesse. Les conseils d’Epictète s’efforcent de lui indiquer les conduites à tenir, les pièges à éviter et les signes qui indiquent que l’on a quitté la folie ordinaire pour la paix des sages.

Claire.background-2008_039.jpg 

Bibliographie écrite et publiée par Claire le 01 Avril 2010.image74

Voir mon blog : chantalflury2unblogfr.unblog.fr pour : Les écoles philosophiques et les stoïciens.


Archive pour 1 avril, 2010

MARC AURELE.

MARC AURELE. dans -Hommes célèbres. MarcAurele

Statue équestre de Marc Aurèle- Au centre de la place du Capitole à Rome.

Marc Aurèle est né le 26 Avril 121 à Rome et est mort le 17 Mars 180 probablement à Vindobona lors d’une de ses campagnes sur le Danube, peut-être de la peste. Toute sa vie il cultiva la lecture et eut une grande rigueur morale. Il était le fils d’Annius Verus. Il fut élevé à l’endroit où il était né dans la maison de son aïeul Verus, près du palais de Latéran. Il a eu une plus jeune soeur nommée Annia Cornifia.

Il porta d’abord le nom de son bisaïeul Catilius Severus. Mais après la mort de son père, Hadrien le nomma Annius Verissimus. Et lorsqu’il prit la toge virile, il fut son père mort, élevé et adopté par son aïeul paternel, sous le nom de Marcus Annius Verus. Ce père décédé, l’empereur Hadrien (117-138 apr JC) le prit sous sa protection puis demanda à son fils adoptif Antonin, en 138, de l’adopter à son tour et il devient Marcus Aelius Aurelius Verus.

Il est associé au pouvoir impérial en 138, puis accède au plein exercice à la mort d’Antonin le 07 mars 161. Il associe alors son frère d’adoption Lucius Verus à l’Empire. Il accomplit une oeuvre législative importante. En janvier 169 Lucius Verus meurt épuisé et malade et laisse ainsi Marc Aurèle comme seul empereur.

En 145, il épousa sa cousine germaine, Annia Faustina (Faustine la Jeune), la fille d’Antonin.

Ses maîtres à penser furent pour la philosophie Apollonius de Chalcédoine, pour la littérature grecque Sextus de Chéronée, petit fils de Plutarque, pour les lettres latines et la rhétorique Fronton.

L’empereur Marc Aurèle, sur les bords du Danube, défendant l’Empire contre les barbares, écrivait le grec, sous sa tente pour rester un philosophe. Ce n’est pas un empereur qui s’intéresse à la philosophie, c’est un philosophe qui tient son rôle d’empereur et qui cherche en accomplissant ses fonctions, à ne pas se laisser disperser, égarer ou transformer par le commandement qu’il exerce.

Il est direct, lucide et généreux. Il observe la dureté du monde et sa beauté. Il nous a légué avec ses Pensées, qui lui sont destinées, un chef d’oeuvre destiné en réalité à tous.

L’empereur avait suffisamment intégré l’enseignement d’Epictète, de Sénèque et de Zénon pour prolonger la connaissance de la maîtrise des passions que formule l’enseignement du stoïcisme. Mais aussi il bénéficie de l’apport philosophique de Platon, Epicure, Démocrite, Héraclite. L’art de décider doit toujours s’articuler à cette interrogation : veux-tu le pouvoir pour le pouvoir ou l’exercice du pouvoir ? soit : ton ambition est-elle d’obtenir la puissance ou d’être capable à travers elle de réfléchir, dire et agir afin qu’un chemin vertueux soit tracé pour la cité ? Beaucoup d’hommes politiques d’aujourd’hui devraient y méditer.

Marc Aurèle souligne tout au long de ses écrits les plus hautes valeurs de l’être humain : Prudence, Justice, Courage et Tempérance qui depuis Platon sont les quatre vertus principales du Philosophe, celles qui assurent la cohérence et la force des actions de ce dernier. 

Marc Aurèle manifeste un sens très haut de sa responsabilité dans l’Etat et se critique sévèrement tout en s’interrogeant sans cesse sur la finalité de l’action politique. Je cite :  » Prend l’habitude de te demander à quelle fin se rapporte cette action, que désire l’homme qui veut agir ?  » De plus dans tous les cas, il insiste très longuement sur l’idée que la vision du Tout, de ses éternelles transformations, élève l’âme de l’homme.

Marc Aurèle rappelle l’importance de l’harmonie, la potentialité de joindre aux manifestations incertaines de l’existence individuelle et collective, un équilibre menant à une part relative de stabilité, nous laissant la possibilité de comprendre la nature et de réfléchir sur notre conduite.

Marc Aurèle développe le savoir. Il donne un traitement fixe aux rhéteurs et aux philosophes, assure le recrutement des maîtres, partage au Sénat avec les plus grands sénateurs «  un conseil de réflexion pour la cité « . Il crée également quatre chaires d’enseignements pour les grandes écoles philosophiques : l’Académie platonienne, le Lycée aristotélicien, le Jardin épicurien et le Portique stoïcien. Il fonde plusieurs établissements éducatifs pour cinq mille jeunes filles pauvres.

Marc Aurèle cherchera toujours à reconnaître au sein de la complexité des relations humaines et des formations même physiques ce que l’homme peut apporter en termes d’équilibre autant pour lui-même que pour le monde.  » (…) Tous les êtres sont coordonnés ensemble, tous concourent à l’harmonie du même monde. « 

Néanmoins un reproche, il persécute les Chrétiens qu’il juge comme une menace pour l’empire. De plus, il ne connaît que quatre ans de paix sur vingt cinq et sera obligé sans cesse de guerroyer pour défendre son empire.

Claire.background-2008_039.jpg 

Bibliographie écrite et publiée par Claire le  01 Avril 2010.image74

JETBOOKS Critiques de livre... |
Le Calice Noir |
ma vie |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | the green dress and the blu...
| chatsrimentencoeur
| BAUDELAIRE, LORD BYRON, LE ...