TANTALE ET NIOBE.

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Mort des enfants de Niobé- par Abraham Bloemaert (1591).

Tantale était le fils de Zeus. Il était l’époux de Dioné, fille d’Atlas. Il était le père de Pélops, de Niobé et de Brotéas. Comme fils de Zeus, il était honoré par les dieux. Il mangeait à leur table, il goûtait au nectar et à l’ambroisie. Selon Pindare, il aurait volé l’ambroisie pour la donner aux mortels.

Les dieux vinrent même à un banquet qu’il organisait dans son palais. Mais en retour, Tantale agit envers eux d’une façon atroce. Il tua Pélops, son fils, puis après l’avoir fait bouillir dans un grand chaudron, il le servit aux dieux. En réalité, il les méprisait et ayant confiance en lui, il n’imagina pas un instant que ses convives se rendraient compte de la nature du mets qu’il leur faisait servir.

Les Olympiens s’en aperçurent. Ils refusèrent horrifiés l’abominable festin. Et ils tournèrent leur fureur contre Tantale. Ils déclarèrent qu’ils le puniraient. Ils le condamnèrent à rester éternellement dans le Hadès, au milieu d’un cours d’eau limpide. Chaque fois qu’il voudrait se pencher pour boire, l’eau disparaîtrait dans le sol pour reparaître dès qu’il se redresserait. Tantale ne pourrait jamais étancher sa soif !

De plus, au-dessus du ruisseau, des branches d’arbre chargées de fruits, poires, grenades, pommes rosées et figues douces s’étendaient et à chaque fois que Tantale essayait de les saisir, le vent élèvait hors de sa portée ces branches. Il demeurait à jamais la gorge brûlante et désséchée par la soif et sa faim jamais assouvie.

Enfin, au-dessus de sa tête se tenait en équilibre un énorme rocher qui menaçait de tomber à tout moment. Une angoisse mortelle étreignait sans cesse sa gorge.

Les dieux ramenèrent son fils Pélops à la vie mais ils durent lui façonner une épaule d’ivoire. En effet une déesse, Tétis pour les uns, Déméter pour les autres, aurait mangé du plat présenté et une épaule manquait.

Pélops par la suite connut le succés. Son mariage fut heureux avec la princesse Hippodamie. Son père avait deux splendides chevaux. Comme il ne supportait pas de devoir marier Hippodamie, sa fille à chaque fois qu’un prétendant se présentait, il devait faire une course en char contre lui. Si ce prétendant gagnait, il se mariait avec la princesse, s’il était vaincu, il perdait la vie. De nombreux jeunes gens trouvèrent ainsi la mort. Pélops essaya. Il se fiait à ses chevaux qui étaient des présents de Poséidon. Il gagna donc la course. Certains prétendent même qu’il aurait été aidé par Hippodamie qui soudoya l’écuyer de son père Myrtile. Il scia l’essieu du char royal et Pélops l’a vaincu sans peine.

Plus tard, Pélops tua Myrtile et ce dernier mourut en le maudissant. Certains y donnent la suite tragique de sa famille, d’autres affirment que c’est le crime de Tantale qui est la cause de ce destin tragique. Aucun d’eux ne connut un sort plus affreux que celui de Niobé, la soeur de Pélops.

Niobé avait épousé Amphion, fils de Zeus et grand musicien. Lui et son frère jumeau Zéthos entreprirent un jour de fortifier Thèbes en l’entourant d’un solide rempart. Zéthos qui avait une grande force physique, méprisait son frère qui était un artiste. Mais lorsqu’il ne resta plus qu’à mettre les lourds quartiers de roche destinés aux murs, le musicien joua avec sa lyre des sons si harmonieux que les pierres, touchées par la douceur de ses sons, le suivirent jusqu’à Thèbes.

Niobé et lui règnèrent en parfaite entente. Mais un jour, elle lui montra que la folle arrogance de Tantale vivait aussi en elle. Elle était riche, puissante et de grande naissance. Elle avait eu sept fils, beaux et courageux et sept filles très belles aussi.

Elle ordonna aux Thébains de lui rendre un culte. Elle leur dit d’Offrir des sacrifices dans le temple de Léto qui serait désormais le sien. Mais ces mots arrogants étaient entendus par les dieux et ils la puniraient.

Apollon et Artémis, vinrent de l’Olympe jusqu’à Thèbes et décochant leurs flèches, ils tuèrent tous les fils et filles de Niobé. Désespérée, Niobé les vit tous mourir. A côté de ces corps, ses larmes se répandaient sans pouvoir s’arrêter. Elle s’était changée en rocher d’où jour et nuit ses larmes continuaient de couler.

Pélops eut deux fils, Atrée et Thyeste et le fatal héritage lui fut aussi transmis. Thyeste s’éprit de la femme de son frère et la fit trahir son époux. Atrée s’en aperçut et fit serment à Thyeste qu’il serait châtié. Il égorgea les deux petits enfants de son frère, les fit couper en morceaux et les servit à leur père. Lorsque Thyeste eut tout mangé, il fut mis au courant des mets servis.  Il hurla alors, vomit renversant la table du banquet et il appela sur cette maison la malédiction.

Atrée était roi. Thyeste n’avait aucun pouvoir mais Atrée mort, ses enfants connurent aussi la souffrance.

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Légende écrite et publiée par Claire le 22 Mars 2010, d’après la mythologie grecque.image74 


Archive pour mars, 2010

APHRODITE VOLE, CLAIRE VOLE.

Photo La naissance d'Aphrodite

Nos distances sont là pour mieux nous éprouver,

Nos différences aussi pour mieux nous apprécier,

Moi ici, toi là-bas,

Toi ici, moi là-bas,

Impétueuse, je m’évade à loisir en volant dans des lieux enchanteurs,

Traversant mer et montagne pour satisfaire mon coeur,

J’inonde alors mon âme de la fraîcheur aimée,

Et je remplis mon être jusque là esseulé,

Je dévale les pentes d’un mouvement harmonieux,

Et je cours déesse dans le domaine des dieux,

Je caresse ma lyre au gré de ma fantaisie,

Découvrant des paysages de splendeur, Aphrodite l’antique,

Je nomme alors le destin de ma main,

Et de ma poésie et de ses fluides, je vaporise le chemin,

J’autorise les âmes perdues à retrouver la lumière,

Vie et paix, je demande et franchis les esprits de ma démarche altière,

Chacun cherche sa route et souvent il l’oublie,

Mais je dessine déjà le parcours ressenti,

Je passe tous ces ponts où les hommes libres stationnent,

Pour qu’avec mes bienfaits, je donne ce qu’ils attendent,

Le monde s’ils n’y croient plus, je les fais y penser,

Car c’est ici que se développent tous les aspects de l’humanité.

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Ecrit et publié par Claire le 21 Mars 2010.image74 

A LA CLAIRE FONTAINE.

voir l'image en taille réelle

Claire est la source limpide,

Qui dévale dans les lieux très paisible,

Elle parcourt le temps enchantée et ravie,

Elle se fond dans la lumière du parcours céleste,

A boire à sa fontaine d’amour, homme tu te damnes,

Et tu te noies dans l’ivresse,

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Claire court chaque jour le monde enjouée,

Et montre cette porte dont elle détient la clé,

Vas à son sanctuaire pour te désaltèrer,

Dans l’abandon de sa chair tu pourras t’enivrer,

Ce sera ton ultime pardon à tes interrogations,

Et à toutes tes suspicions,

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Claire la nuit a ses mystères,

Parcours son corps et tu verras des mondes,

Défiler devant ses yeux bleus couleur turquoise,

Et tu perdras dans toute sa passion ton âme,

Nuit de sortilèges et d’amour à l’unisson,

Elle se fondra en toi en total diapason,

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Claire coulera dans tes nuits sans sommeil,

Ton corps n’aura plus de frontière et elle fera merveille,

Dans le cosmos de tes désirs,

Elle saura te ravir,

Elle te fera rougir et palir,

Sur le chemin des plaisirs,

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Claire dévalera la pente de son flot harmonieux,

Source limpide et tendre, elle sera à tes yeux,

Elle inondera ton âme de toute sa fraîcheur,

Et tu t’enivreras à ses lèvres candeur,

Dans ses cheveux dorés tu chercheras la douceur,

Et tu apaiseras dans ses bras toutes tes peurs,

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Claire danseras avec toi sous la voûte céleste,

A la naissance du crépuscule en multiples arabesques,

Au frémissement de ses eaux symphonie cristalline,

Tu murmureras des serments magnifiques,

Et tu n’oublieras jamais toute cette nuit magique,

Car pour toi elle aura parsemé des énigmes,

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Claire boiras tes larmes de joies,

Sous la tombée de la brume,

Les feux de l’enfer et le coeur des anges,

Seront réunis pour te bercer dans tes rêves,

Où tombant de fatigue tu te seras glissé,

Assouvi sous ses nombreuses caresses et ses baisers.

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Ecrit et publié par Claire le 20 Mars 2010.image74 

Je te découvre pleine de promesses; nos corps s’uniront les dieux y veilleront.

Je te découvre pleine de promesses; nos corps s’uniront au diapason.

Ecrit par Natsu.

http://natsu.unblog.fr

LES AMBASSADEURS.

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Hans Holbein-Les Ambassadeurs, 1533- Huile sur toile, National Gallery de Londres.

La particularité de ce tableau m’a donné la grande envie de vous faire partager mon analyse et mes recherches….Regardez au premier plan l’anamorphose d’un crâne humain !…

Hans Holbein, dit le jeune est le fils du Peintre Hans Holbein, l’ancien(vers 1465-1524). Il est né à Augsbourg en 1497 et est décédé à Londres de la peste le 29 Novembre 1543.

En 1515, il se fixe à Bâle et travaille pour la haute bourgeoisie commerçante.

En 1536, il est nommé Peintre-Valet de chambre d’Henri VIII. Il devient alors le Portraitiste officiel de la Cour d’Angleterre.

Le tableau les Ambassadeurs s’appelle en réalité Jean de Dinteville et Georges de Selves. C’est un chef d’oeuvre de la peinture. Il imortalise la prise de fonction d’un ambassadeur français nommé à la cour d’Angleterre. A cette occasion, son ami lui fait une visite.

Deux sujets occupent la scène et des objets étranges occupent le premier plan. Cette oeuvre foisonne de symboles. Au premier plan, il comporte un objet étrange que l’on nommait os de seiche  qui est en fait l’anamorphose d’un crâne humain.

La scène est très solennelle. Le tableau est sublime par ses résonances historiques, par sa richesse symbolique et par son plastique.

Les deux personnages du tableau.

Le tableau représente deux hommes. Ils sont accoudés à un meuble comportant deux étagères sur lequel sont disposés plusieurs objets.

Jean de Dinteville ( 1504-1557) bailli de Troyes et seigneur de Polisy était ambassadeur de France auprès de la Cour d’Angleterre. Il est richement habillé d’un manteau de fourrure.

 Il porte dans sa main une dague d’or, un étui où son âge 29 ans est gravé.

 Il a un béret sur la tête avec une broche comportant la représentation d’un crâne. Il évoque la devise familiale des Dinteville ” Memento Mori ” c’est à dire “Souviens-toi de la mort”.

 Du noir de ses vêtements tranche le rouge de ses manches.

A son cou, il porte une chaîne dorée avec une médaille décorée d’un ange, preuve de son appartenance à l’ordre royal de Saint-Michel qui est un ordre de Chevalerie. Les membres de cet ordre se disaient Chevalier de l’ordre du Roi.

Georges de Selve (1506-12 Février 1541) est le fils de Jean de Selve, premier président du Parlement de Paris. Evêque de Lavaur (Tarn), il est aussi ambassadeur en Angleterre en 1533. Il est vêtu de noir et enveloppé d’un manteau de fourrure.

Il porte une paire de gants dans la main droite.

Sur sa tête, il a une coiffe.

Analyse du tableau.

Ce tableau est très riche de symboles.

Sur l’étagère supérieure :

On voit une sphère céleste, des objets de mesure du temps et un livre déposé sur un tapis rouge complexe aux motifs géomètriques.

La sphère céleste montre les constellations du Cygne et de la Lyre.

Elle comporte plusieurs cadrans solaires dont l’un est règlé sur la date du 11 ou 15 avril. Le 11 avril serait cette année là le Vendredi Saint.

Près du coude de Georges de Selve se trouve un Torquetum décrit pour la première fois par Ptolémée et toujours fabriqué à cette époque. Il sert à convertir et à prendre des mesures. Il permet de calculer la position des corps célestes ainsi que de fixer l’heure et la date du jour.

En position surélevée se trouve un instrument représentant le ciel avec la position des constellations : l’astrolabe qui servait aux navigateurs Grecs et Arabes pour se repérer et calculer l’heure du jour.

Sur l’étagère inférieure :

On voit un globe terrestre, deux livres, un luth et quatre flûtes réunies dans un étui.

- un livre d’arithmétique de Peter Apian Mathématicien et Astronome, en Allemagne,qui sert à apprendre le calcul et qui est destiné aux marchands. Il est maintenu ouvert par une équerre. Il montre l’émergence de la bourgeoisie et manifeste aussi que Georges de Selve descend d’une famille de marchands du Limousin qui a fait sa fortune au XVème siècle.

- un luth dont l’une des cordes est cassées. Cette corde cassée symbolise peut-être la finitude de l’existence.

- un livre d’hymnes luthériens de Johannes Walter ouvert sur 2 pages. La page de droite est la version abrégée des dix commandements de Luther et la page de gauche le 1er verset d’une hymne traduite en Allemand par Luther.

- un globe terrestre. Il indique la ligne de partage du monde entre l’Espagne et le Portugal. On y voit aussi le Nouveau Monde, en particulier les côtes brésiliennes.

Arrière plan :

Un rideau de velours vert (sur le tableau original,on peut voir dans la coin gauche un crucifix dans un coin qui n’est pas sur toutes les reproductions).

Sol :

Il est composé de cercles et de carrés où se détache un os de seiche.

- Le pavage a été identifié, l’un se trouve à l’abbaye de Westminster et le second à la Chapelle Sixtine exactement sous la création d’Adam de Michel Ange.

Il est certainement la représentation d’un macrocosme, un shéma de l’univers, le cercle central symbolisant Dieu et les 4 cercles périphériques représentant les 4 éléments : le feu, la terre, l’eau et l’air.

- le crâne (ou os de seiche) qui est une anamorphose et que l’on peut voir en mettant une cuillère au sommet de l’os à droite. Le dos de la cuillère doit pointer vers la gauche et être perpendiculaire au tableau.

Dans cette tête de mort est reflèté notre propre néant. Mais les deux personnages du tableau vont franchir les portes de la mort et devenir éternels grâce à leur image peinte par l’Artiste et être regardés et compris par de nombreuses générations d’hommes. Ce crâne peut représenter aussi les sentiments du Peintre, face au cataclysme que représente le partage du nouveau monde et les nouveaux enjeux mondiaux qui entraîneront la mort de nombreux hommes.

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Analyse écrite le 18 novembre 2009 et publiée le 20 Mars 2010 sur le blog  » Amour Beauté, Désir. »image74

ERICHTONIOS.

ERICHTONIOS. dans -Histoires et légendes. 5810246

Relief d’une base de statue : la naissance d’Erichtonios.

Athéna, déesse vierge, faillit être violée par Héphaïstos. Le sperme du dieu se répandit sur son ventre. Elle essuya le sperme qui tomba à terre qui le féconda et l’enfanta.

Erichtonios était donc le fils d’Héphaïstos. Athéna l’éleva puis elle donna le coffre où elle l’avait enfermé aux trois filles de Cécrops. Elle leur indiqua qu’elles ne devaient jamais l’ouvrir. Mais elles désobéirent et découvrirent Erichtonios qui était à moitié homme et à moitié serpent.

Athéna courroucée frappa ces trois filles de démence. Ensuite, ces dernières se donnèrent la mort en se jetant dans le vide du haut de l’Acropole.

Après quelques années, Erichtonios devint l’un des rois d’Athènes. Son petit fils porta le même nom que lui et fut le père du second Cécrops ainsi que de Procris, Créuse et Orithyie.

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Légende écrite et publiée par Claire le 19 Mars 2010.image74 

ANALYSE DE LA CRUCIFIXION DE PICASSO.

ANALYSE DE LA CRUCIFIXION DE PICASSO. dans -Analyse de Peintures.

La crucifixion de Pablo Picasso-1930.

ANALYSE DE LA CRUCIFIXION DE PICASSO.

Picasso est né le 25 Octobre 1881 à Malaga (Espagne) et est décédé le 08 Avril 1973 à Mougins (France). Il a peint ce tableau de La Crucifixion en 1930.

Le contexte du tableau .

Picasso reprend ici l’un des thèmes les plus représentés dans l’histoire de la Peinture religieuse Européenne : La Crucifixion. Il replonge ainsi dans l’histoire et les mentalités qui ont marqué son imaginaire depuis son enfance. L’ensemble du tableau est dominé par les couleurs rouge et jaune. Les couleurs sont très vives. Les personnages sont vus de face ou de profil comme dans les peintures égyptiennes.

Picasso ajoute dans ce tableau des images issues de son propre univers : C’est un picador qui perce la poitrine du Christ au lieu d’un soldat romain, le flanc de Jésus, sur la peinture traditionnelle. Le profil de Marie Madeleine apparaît comme lors du sacrifice du taureau dans l’arène au soleil. Ici ressort la question de la mise à mort, la tragédie, la passion et le sacrifice.

C’est étonnant de retrouver ce thème de la crucifixion chez Picasso qui est alors athée et traité surtout de cette façon…On y retrouve comme dans les tableaux traditionnels, un personnage central, le Christ et deux femmes de chaque côté, Marie-Madeleine et la Vierge Marie.

Il est à noter que ce tableau était resté dans la collection personnelle de Picasso, et destiné à n’être vu que par les intimes. Il a dû être exposé deux fois. On le découvrit à la mort de l’artiste.

Picasso se transposerait ici dans le Christ et il  exprimerait ses propres souffrances et les frustrations dont il était l’objet à l’époque. Il faut donc aller dans l’inconscient de Picasso pour connaître ce qui l’a poussé à réaliser cette peinture… Certainement l’amour pour deux femmes qui perturbaient sa vie : Marie Thérèse Walter, son modèle et Olga Khokhlava, sa femme.

Picasso avait épousé la danseuse Olga Khokhlava le 12 juillet 1918. Mais il rencontre à la fin de 1926 Marie-Thérèse Walter, alors mineure. Il se sépare d’Olga en juin 1935 et le 05 Octobre naît sa fille Maya qu’il a eue avec Marie-Thérèse Walter.

A l’époque de la réalisation du tableau, ses relations avec sa femme Olga se dégradent. Elle lui fait des scènes de jalousie qui se succèdent. Elle espionne le Peintre, le harcèle. Il doit sortir de sa personne ses propres angoisses, face à la crise conjugale qu’il traverse. Il a besoin de recourir à la peinture pour les extérioriser et il s’identifie alors à l’image du Christ, crucifié.

Picasso peint une réalité brutale destructrice pour pouvoir se reconstruire. Il dompte ainsi la souffrance interne, sa folie.

L’étude du tableau.

La croix se trouve au milieu du tableau. Il y a un équilibre dans les images et un équilibre chromatique.

Le Christ a un bras tendu et l’autre est masqué par un halo de lumière. Il semble même coupé au niveau d’un panneau noir et d’une échelle. Ce dernier est monté par une échelle pour être cloué sur la croix. Il tranche par la blancheur à cet endroit du tableau, couleur du linceuil, de la mort.

Le soleil et la lune sont représentés de chaque côté du Christ comme dans le tableau traditionnel. Ils marquent la dualité et la complémentarité opposant la lumière et l’obscurité, la vie et la mort.

Un picador l’a piqué avec sa lance qui est tâchée de sang. Il se trouve sur le sommet d’une colline en arrière, monté sur un cheval.

Un point noir situé sur l’abdomen du Christ montre une blessure, rappelant celle qui était faîte sur le flanc du Christ dans les Peintures traditionnelles de crucifixion. Le sang qui coule pourrait être aussi cette colonne noire verticale.

Sur son torce apparaît l’anamorphose d’un crâne, un autre motif traditionnel.

Marie Madeleine et la Vierge Marie se tiennent de chaque côté du Christ. L’une des femmes a la tête d’une mante religieuse.

Au-dessus de l’échelle on voit un homme en rouge qui cloue la main de Jésus sur la croix. Il tient encore un marteau dans une main.

En bas du tableau, deux personnages jouent aux dés sur un objet rond, une table, un bidon? Deux autres personnages ont le corps disloqués. Ce sont deux larrons ont été descendu de leur croix.

On a l’impression que les personnages de cette Peinture flottent dans un espace sans repère. A qui appartient les jambes? Cette scène se déroule comme dans un rêve…

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Analyse écrite le 18 décembre 2009 et publié par Claire sur le blog  » Amour, Beauté, Désir » le 19 Mars 2010.image74

JE T’APPARTIENS.

 

 

 

JE T'APPARTIENS. dans -Mes romans-nouvelles-essais-poèsies. dripping-in-pearls1-300x225

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lorsque j’accepte de te livrer tous mes secrets,

Et que je les cherche dans mon inconscient qui les retenait,

Je t’appartiens corps et âme,

Lorsque seule ta présence donne à mon coeur une espérance,

Malgré tes longs silences et tes absences,

Je t’appartiens corps et âme,

Toi qui est venu éclairer mon chemin,

Je pense à toi dès le matin,

Je t’appartiens corps et âme,

Lorsque j’aperçois ton image et que tu parles,

Je t’observe pleine d’émoi en silence,

Je t’appartiens corps et âme,

En écoutant tes mots, je regarde le contour de ton visage,

Ton regard et je te découvre,

Je t’appartiens corps et âme,

Je vois l’univers qui t’entoure,

Les cadres de ton passé que tu montres,

Je t’appartiens corps et âme,

Et le papier rose buvard que tu as posé,

Pour voir la vie du bon côté,

Je t’appartiens corps et âme,

Sache que je suis là pour t’aider,

A supporter toutes ces années écoulées,

Je t’appartiens corps et âme,

Je te ferai oublier tes souffrances,

Cachées derrière d’autres apparences,

Je t’appartiens corps et âme.

Toutes les horreurs que tu as supportées,

Pendant ton enfance passée,

Je t’appartiens corps et âme.

Tes secrets sont bien gardés,

Et tu es maître de cette histoire éloignée,

Je t’appartiens corps et âme,

Tu dois écrire pour ressortir cette douleur,

Qui est ancrée au fond de ton coeur,

Je t’appartiens corps et âme,

Les mots sont pour toi thérapie,

D’une histoire qui est loin d’être finie,

Je t’appartiens corps et âme,

Tu dois faire revivre les mémoires,

De ces morts qui ont lutté pour défendre leur territoire,

Je t’appartiens corps et âme,

Tu es là pour tout rappeler,

Pour que rien ne soit oublié.

Je t’appartiens corps et âme.

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Ecrit et publié par Claire le 18 Mars 2010.image74 

 

 

LE PRINTEMPS EST LA !

   LE PRINTEMPS EST LA ! dans -Mes romans-nouvelles-essais-poèsies. Gallery_Of_Covers_-_28

Hauts talons, mini-jupe, je jouis du printemps, ce beau moment de l’année,

Comme lui, je renais, l’esprit en joie et je suis par la brise caressée,

Couleur des fleurs, jardin du désir, rejaillissent mes saveurs de femme,

Avec l’éclat de mon regard, j’observe, et l’impur j’imagine,

Puis j’offre ma poitrine aux flèches de Cupidon,

Aphrodite, je montre ma beauté à cette occasion,

Et j’invite de mes appats celui qui voudra se damner,

Je revois ce miroir, ce fragile mirage passagé,

Et j’imagine que je serai ta foi, ta folie et ta joie,

Image charnelle, je sonde les espaces qui embaument,

Ma joie éclate et je frémis devant tant d’insolence, j’explose !

Je scande avec mes hanches puis j’étanche ma soif de vie,

Posture sculptée, espace volcanique, beauté outrageuse,

J’avance de ma démarche particulière et altière,

J’exhale le désir, les caresses et l’éclair,

Et pour ne pas glisser, je me cambre un peu plus dans les airs,

Mes cheveux dorés, reflètent le soleil,

Mon parfum laisse un sillon qui émerveille,

L’ivresse d’un seul coup m’emporte !

Puis sage, je m’assieds à la terrasse d’un café seule,

Pour poser mes lèvres goulues sur un lait fraise sucré,

Dans mon éclat fatal, je capte déjà un regard qui s’est posé,

Les rayons du soleil me communiquent leur chaleur adorée,

Et je m’étire féline et divine en pensant à l’Amour…

Pour toujours !…

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Ecrit et publié par Claire le 18 Mars 2010.image74 

TYRO.

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Tyro était la fille de Salmonée et d’Alcidite. Elle eut deux fils jumeaux avec Poséidon. Mais comme elle craignait la colère de son père, elle les abandonna. Ses fils furent trouvés par le palefrenier de Salmonée qui les éleva avec l’aide de sa femme. Cette dernière les nomma Pélias et Nélée.

Elle se maria avec Créthée. Elle eut trois autres enfants avec lui : Phérès, Eson et Amythaon. Mais Créthée,  un jour découvrit ce qu’avait vécu sa femme avec Poséidon. Alors, il la répudia pour épouser une de ses suivantes, Sidéro. Ensuite cette dernière traita mal Tyro.

A la mort de Créthée, leur mère révéla aux deux enfants adoptés, Pélias et Nélée, le secret de leur naissance. Ils partirent aussitôt à la recherche de leur mère. Il la trouvèrent enfin et s’aperçurent qu’elle était maltraitée par Sidéro. Ils résolurent alors de la châtier.

Sidéro, qui avait été prévenue de leur arrivée et de leurs intentions, se réfugia dans le temple d’Héra. Palias la poursuivit et l’égorgea, s’attirant ainsi le courroux de la déesse. Mais Héra attendit des années pour se venger.

Le demi-frère de Pélias était le père de Jason que Pélias essaya d’éliminer  en l’envoyant à la Conquête de la Toison d’Or. Héra utilisa Jason, qui devint la cause indirecte de la mort de Pélias qui fut tuées par ses filles abusées par Médée, femme de Jason.

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Légende écrite par Claire le 18 Février 2010, d’après la mythologie grecque.image74 

CLEOBIS ET BITON.

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Cléobis et Biton – Musée archéologique de Delphes.

Cléobis et Biton étaient les fils de Cydippe, prêtresse d’Héra. Chaque année, les Argiens donnaient une fête en l’honneur de la déesse Héra. Et Cydippe désirait que la statue de la déesse, due au ciseau du grand sculpteur Polyclète l’Ancien, soit mise à Argos.

Comme Argos était trop éloignée du lieu où se trouvait la statue et qu’elle ne possédait ni boeufs, ni chevaux pour tirer son charriot pour la cérémonie car ces derniers tardaient à venir de la campagne, ses deux fils s’attelèrent au chariot qu’ils tirèrent sur toute cette grande route sous la chaleur. En effet, ils voulaient que leur mère réalise son voeu.

Lorsqu’enfin ils arrivèrent, leur mère était ravie, elle se tint devant la déesse et lui demanda de récompenser ses fils de leur piété, en leur accordant le plus avantageux des dons pour un mortel. Elle achevait à peine sa prière que soudain les deux adolescents tombèrent sur le sol. Ils souriaient et semblaient paisiblement endormis mais en réalité, ils étaient morts dans les bras l’un de l’autre. Ils ne se réveilleraient jamais.

La déesse montra ainsi le meilleur pour un mortel : il valait mieux mourir que vivre.

Les Argiens firent dresser, comme offrande, les statues de Cléobis et de Biton à Delphes.

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Légende écrite et publiée par Claire le 17 Mars 2010, d’après les légendes grecques.image74 

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