TANTALE ET NIOBE.

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Mort des enfants de Niobé- par Abraham Bloemaert (1591).

Tantale était le fils de Zeus. Il était l’époux de Dioné, fille d’Atlas. Il était le père de Pélops, de Niobé et de Brotéas. Comme fils de Zeus, il était honoré par les dieux. Il mangeait à leur table, il goûtait au nectar et à l’ambroisie. Selon Pindare, il aurait volé l’ambroisie pour la donner aux mortels.

Les dieux vinrent même à un banquet qu’il organisait dans son palais. Mais en retour, Tantale agit envers eux d’une façon atroce. Il tua Pélops, son fils, puis après l’avoir fait bouillir dans un grand chaudron, il le servit aux dieux. En réalité, il les méprisait et ayant confiance en lui, il n’imagina pas un instant que ses convives se rendraient compte de la nature du mets qu’il leur faisait servir.

Les Olympiens s’en aperçurent. Ils refusèrent horrifiés l’abominable festin. Et ils tournèrent leur fureur contre Tantale. Ils déclarèrent qu’ils le puniraient. Ils le condamnèrent à rester éternellement dans le Hadès, au milieu d’un cours d’eau limpide. Chaque fois qu’il voudrait se pencher pour boire, l’eau disparaîtrait dans le sol pour reparaître dès qu’il se redresserait. Tantale ne pourrait jamais étancher sa soif !

De plus, au-dessus du ruisseau, des branches d’arbre chargées de fruits, poires, grenades, pommes rosées et figues douces s’étendaient et à chaque fois que Tantale essayait de les saisir, le vent élèvait hors de sa portée ces branches. Il demeurait à jamais la gorge brûlante et désséchée par la soif et sa faim jamais assouvie.

Enfin, au-dessus de sa tête se tenait en équilibre un énorme rocher qui menaçait de tomber à tout moment. Une angoisse mortelle étreignait sans cesse sa gorge.

Les dieux ramenèrent son fils Pélops à la vie mais ils durent lui façonner une épaule d’ivoire. En effet une déesse, Tétis pour les uns, Déméter pour les autres, aurait mangé du plat présenté et une épaule manquait.

Pélops par la suite connut le succés. Son mariage fut heureux avec la princesse Hippodamie. Son père avait deux splendides chevaux. Comme il ne supportait pas de devoir marier Hippodamie, sa fille à chaque fois qu’un prétendant se présentait, il devait faire une course en char contre lui. Si ce prétendant gagnait, il se mariait avec la princesse, s’il était vaincu, il perdait la vie. De nombreux jeunes gens trouvèrent ainsi la mort. Pélops essaya. Il se fiait à ses chevaux qui étaient des présents de Poséidon. Il gagna donc la course. Certains prétendent même qu’il aurait été aidé par Hippodamie qui soudoya l’écuyer de son père Myrtile. Il scia l’essieu du char royal et Pélops l’a vaincu sans peine.

Plus tard, Pélops tua Myrtile et ce dernier mourut en le maudissant. Certains y donnent la suite tragique de sa famille, d’autres affirment que c’est le crime de Tantale qui est la cause de ce destin tragique. Aucun d’eux ne connut un sort plus affreux que celui de Niobé, la soeur de Pélops.

Niobé avait épousé Amphion, fils de Zeus et grand musicien. Lui et son frère jumeau Zéthos entreprirent un jour de fortifier Thèbes en l’entourant d’un solide rempart. Zéthos qui avait une grande force physique, méprisait son frère qui était un artiste. Mais lorsqu’il ne resta plus qu’à mettre les lourds quartiers de roche destinés aux murs, le musicien joua avec sa lyre des sons si harmonieux que les pierres, touchées par la douceur de ses sons, le suivirent jusqu’à Thèbes.

Niobé et lui règnèrent en parfaite entente. Mais un jour, elle lui montra que la folle arrogance de Tantale vivait aussi en elle. Elle était riche, puissante et de grande naissance. Elle avait eu sept fils, beaux et courageux et sept filles très belles aussi.

Elle ordonna aux Thébains de lui rendre un culte. Elle leur dit d’Offrir des sacrifices dans le temple de Léto qui serait désormais le sien. Mais ces mots arrogants étaient entendus par les dieux et ils la puniraient.

Apollon et Artémis, vinrent de l’Olympe jusqu’à Thèbes et décochant leurs flèches, ils tuèrent tous les fils et filles de Niobé. Désespérée, Niobé les vit tous mourir. A côté de ces corps, ses larmes se répandaient sans pouvoir s’arrêter. Elle s’était changée en rocher d’où jour et nuit ses larmes continuaient de couler.

Pélops eut deux fils, Atrée et Thyeste et le fatal héritage lui fut aussi transmis. Thyeste s’éprit de la femme de son frère et la fit trahir son époux. Atrée s’en aperçut et fit serment à Thyeste qu’il serait châtié. Il égorgea les deux petits enfants de son frère, les fit couper en morceaux et les servit à leur père. Lorsque Thyeste eut tout mangé, il fut mis au courant des mets servis.  Il hurla alors, vomit renversant la table du banquet et il appela sur cette maison la malédiction.

Atrée était roi. Thyeste n’avait aucun pouvoir mais Atrée mort, ses enfants connurent aussi la souffrance.

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Légende écrite et publiée par Claire le 22 Mars 2010, d’après la mythologie grecque.image74 

 


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Un commentaire

  1. bonsoir Chantal

    trés bel article

    le tableau est superbe
    je vais me renseigner sur l’artiste
    je n’ai jamais vu ce nom de peintre
    a
    Jacky

    Dernière publication sur Poèmes à la Carte : MERVEILLES

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