LE ZODIAQUE DE DENDERAH.

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Gravure et plafond de la chapelle dédiée à Isis sur le toit du temple d’Hathor.

Epoque Ptolémaïque, règne de Cléopâtre VII.

LE ZODIAQUE DE DENDERAH. dans -l'Egypte ancienne Zodiaque-de-denderah

Le temple principal de Dendérah, dédié à la déesse Hathor, fut édifié sous le règne de Cléopâtre VII, de son père Ptolémée XII et terminé sous celui de l’empereur Néron (54-68). Il couvre environ 40 000m2. Mais selon les inscriptions indiquant sa fondation, son plan s’est inspiré de documents qui dateraient des Rois Khoufou (ou Khéops, 2551-2528, IVème dynastie) et Pépi I (2529-2255, VIème dynastie).       

La dalle de gré, représentant l’original du zodiaque de Dendérah, est rapporté par le général français Deseux lors d’une expédition en Egypte en 1821, avec l’autorisation du Pacha d’Egypte Méhemet Ali.. Ce Zodiaque est exposé au Musée du Louvre.

Ce dernier a été trouvé au plafond d’une chapelle dédiée à Isis, construite sur le toit du temple d’Hathor à Dendérah. La petite ville de Dendérah est située à environ 60 Km au Nord de Louxor. Dans le temple d’Hathor étaient célèbrés les mystères de la résurrection du dieu Osiris.

 

COMMENT SE DIVISE LE ZODIAQUE ?5ei36rko dans -l'Egypte ancienne

- Le disque central représente une voûte céleste nocturne. Il est soutenu par 4 piliers du ciel sous forme de femmes et de dieux à têtes de faucon.

- Le bord extérieur, partie bleue foncée, comporte 12 constellations zodiacale. Ces constellations forment les 36 décans. Les décans sont des groupes d’étoiles. Ils sont utilisés dans le calendrier égyptien. Et il y a 36 génies dans  ce cercle de 360 degrés qui est divisé en 10 parties égales ou décan. Le 1er décan est placé au-dessous de Sirius (Solthis), l’étoile la plus brillante qui annonce la nouvelle année et la venue de la crue aux alentours du 19 juillet.

- Au milieu du dessin se situent les différents signes du Zodiaque et les planètes.

 

 

DES SIGNES DU ZODIAQUE.5ei36rko

Certains signes se rapprochent de leur désignation actuelle comme le Bélier, le Taureau, le Scorpion et le Capricorne. D’autres comme le Verseau ont une iconographie égyptienne. Leurs interprétations peuvent être différentes.    

 

Le Bélier est Amon, dieu du soleil, représenté par un bélier aux cornes recourbées (le bouc de Mendès) évoquant la création et renaissance.

Le Taureau est Apis, fils d’Athor, dieu de la Force et de la Fécondité.

Les Gémeaux sont Shou et Tefnou se tenant par la main. Ils insufflent dans les narines du mort le ankh et l’ouash, vie et puissance.

Le Cancer est le fameux scarabée égyptien, Khépri. C’est le symbole de la renaissance solaire, de la transformation.

La Vierge représente Isis, la grande magicienne, épouse et soeur d’Osiris. Isis veillera sur le corps momifié de son époux et sa résurrection .

La Balance est Thot, inventeur de l’écriture et du langage. Lors du combat avec Seth pour obtenir le pouvoir, Horus perdit un oeil et le retrouva grâce à Thot. Ce dernier préside aussi à l’audition des morts devant le tribunal d’Osiris.

Le Scorpion est Selkis, déesse de la guérison. Isis peut aussi parfois emprunter l’aspect du scorpion protecteur.

Le Lion est Osiris, dieu des morts.

Le Sagittaire est Shed. Le pharaon chassant le mal sur son char devient Shed le sauveur. Ses flèchent atteignent le mal.

Le Capricorne est Mendou, le dieu de la guerre.

Le Verseau est Hâpy, dieu du Nil et de l’inondation. Le verseau ici est représenté par un homme qui tient deux vases d’où l’eau jaillit. La crue du Nil se prépare.

Le Poisson est Nephthys, déesse de la mer. Ici est fait allusion à la survie souhaitée. Le défunt doit repêcher dans l’eau les deux poissons invoquant l’âme d’hier et d’aujourd’hui.

 

 

 

 

DES PLANETES.5ei36rko

5 planètes y figurent soit avec un cercle ou un personnage. Certaines y figurent en association avec des signes : Vénus derrière le Verseau, Jupiter près du Cancer, Mars sur le dos du Capricorne. Certains signes sont associés à des divinités.

Il y a aussi la lune et 3 constellations appelées  » les indestructibles » car visibles toute l’année : la constellation du Dragon est figurée par une déesse hippopotame, la Petite Ourse et la Grande Ourse a la forme d’une patte de taureau.

Vénus, derrière le Verseau correspond le-dieu-du-matin.

Jupiter est dessiné près du Cancer et devient Horus-qui-dévoile-le-mystère.

Mars sur le dos du Capricorne est appelé Horus-le-Rouge.

Mercure est l’Inerte .

Saturne est l’Horus-le-taureau.

Leur disposition parmi les constellations ne se reproduit à l’identique que tous les mille ans environ.

 

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DES ECLIPES SOLAIRES.5ei36rko

Deux éclipses solaires y  figurent :

- L’éclipse solaire du 7 mars 51 y figure sous l’aspect de la déesse Isis,  retenant un babouin par la queue. Elle empêche ainsi la lune, sous la forme du dieu Thot, de cacher le soleil.

- L’éclipse lunaire du 25 septembre 52 est représentée par un oeil , l’oudjat ou oeil d’Horus car une éclipse lunaire a toujours lieu à la pleine lune.

Ces deux éclipses ont été peintes à l’endroit précis où elles se sont produits.

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Cette représentation d’un zodiaque est unique dans l’Egypte antique. Deux autres zodiaques rectangulaires ornent le plafond du pronaos du temple.

Le Zodiaque correspond à l’image d’une période précise donc il est interprété comme une carte du ciel. On en déduit que sa date de conception se situe vers – 50 av JC entre le 15 juin et le 15 août. Cette période correspond à une période confuse où Cléopâtre succède à son père Ptolémée XII Néos Dyonisos Aulète qui avait commencé des travaux au temple d’Hathor le 16 juillet – 54 av JC.

De plus ces représentations du zodiaque n’apparaissent qu’à l’époque gréco-romaine. En effet les égyptiens croyaient que certaines constellations et décans pouvaient avoir une influence néfaste sur leur destin. Elles mêlent des origines mésopotamienne comme le poisson-chèvre du Capricorne et la théorie indiquant que les planètes et signes du zodiaque influencent la vie des hommes.

Ce Zodiaque symbolise également le mystère de la résurrection d’Isis et d’Osiris.

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Texte écrit et publié par Claire le 13 Février 2010 qui est fascinée par l’histoire de l’Egypte ancienne qui nous apporte Amour et Beauté.

The famous zodiac relief at Hathor Temple, with a relief of goddess Nut on the right


Archive pour février, 2010

INTERNET, PARLER D’AMOUR.

INTERNET, PARLER D'AMOUR. dans -Mes romans-nouvelles-essais-poèsies. 283042_146112632199878_992897889_n3-300x199

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Avec toi pour la première fois, j’ai parlé d’amour…

Nous avons énoncé l’amour romantique, fraternel, spirituel et charnel,

Puis nos coeurs se sont enflammés, la sensualité est devenue de rigueur,

En regardant ma photo, tu t’es alors imaginé une main descendant sur mon cou, comme un jeu, puis arriver à ma taille et courant sur mes jambes dénudées,

Nous avons eu des échanges enfiévrés, des sensations à peine voilées,

Tu cherchais la femme idéale, celle qui ne te ferait jamais de mal, ta maîtresse pas la traîtresse, disais-tu, en évoquant Georges Brassens,

L’amour a alors chanté dans le vent, bien visible et bien présent, amour secret,

Tu t’es imaginé à mes côtés, me laissant fougueusement enlacer,

Le partage de l’amour nous était à ce moment consacré,

Tu t’imaginais ma frimousse colorée et mes yeux bleus turquoises pétillant dans la nuit…

L’écriture et les mots ont cette puissance, c’est de s’incarner en tout être humain,

En effet c’est le langage et la volonté de communiquer,

Qui a la magie de nous transporter d’un monde à un autre monde,

De notre monde intérieur vers le monde extérieur,

Et je te dis, aujourd’hui, qu’avec l’amour et ses ailes, tu pourras t’envoler si tu en as besoin rêver…

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Nouvelle écrite et publiée par Claire le 11 Février 2010.image74 

LE DOUTE, TU DOUTES.

voir l'image en taille réelle

Tu n’as pas su …

Tu as douté de mes mots et de leur message,

Tu n’as pu t’empêcher de croire que je m’étais trompée,

Au contraire, tu devrais me faire confiance,

Car le doute qui s’installe dans une société, une vie,

Est signe toujours de confusion extrême,

Ta question tourne encore dans ma tête,

Et à nouveau, je passe de l’autre côté du miroir,

Pour connaître ce qui a inspiré mon âme,

Et m’a permis d’entrevoir l’homme venant de la mer…

Mes mots ont alors explosé, je les ai mis à leur place,

Je les ai apprivoisés,

Ils sont sortis comme des enfants toujours renouvelés,

D’autres beaux textes ont peut-être marqué ma mémoire,

Sans que je puisse reconnaître ce mystère,

Je ne veux qu’être aimée et jamais personne ne blesser,

Mais tu es le seul inspirateur de ces rêves et de ces pensées,

Et je t’adresse ces mots en prières,

Pour qu’ils soient déposés à tes pieds par l’écume des mers,

Je te demande aujourd’hui de ne plus douter !…

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Nouvelle écrite et publiée par Claire le 09 Février 2010.image74 

 

LES AMAZONES.

LES AMAZONES. dans -Histoires et légendes. Amazones

Johan Heinrich Wilhelm Tischbein (1751-1829) – Les Amazones.

Eschyle les appelait les « Amazones guerrières, ennemies des hommes ». C’était un peuple de femmes guerrières vivant dans le Caucase. Leur ville principale était Thémiscyre. Elles inspirèrent beaucoup les Peintres et les sculpteurs. Elles envahirent la lycie et reculèrent grâce à Bellérophon. Elles envahirent aussi la Prygie et l’Attique. Elles se coupaient le sein droit pour faciliter le tir à l’arc. C’était de redoutables guerrières.

Elles sont représentées portant des tuniques courtes ou encore portant des pantalons bouffants asiatiques. Elles sont souvent représentées avec un vêtement laissant un sein dénudé.

Les Amazones tuaient leurs enfants mâles, les rendaient aveugles ou boiteux pour les utiliser comme serviteurs. Pour renouveler les générations, elles copulaient une fois par an avec les hommes d’une tribu voisine et avaient des enfants. Elles choisissaient parmi ces hommes les plus beaux.

De nombreux héros Grecs les ont combattues et auraient tué leur Reine. Pour le neuvième de ces douze travaux, Hercule devait apporter à Eurysthée la ceinture d’Hippolyte, Reine des Amazones. Elle vint à lui et n’objecta pas de résistance à le lui donner, mais Héra qui lui en voulait d’être le fils adultérin de Zeus veillait… La déesse fit croire aux Amazones qu’Hercule voulait enlever leur Reine. Elles assaillirent donc le bateau du héros. Hercule rendit la Reine responsable de cet acte et la tua aussitôt. Il éloigna ensuite les Amazones et partit sur la mer en emportant la ceinture demandée.

Hérodote, dans ses écrits, parle d’un combat qui se serait déroulé avec les Egyptiens vers 2000 ans av JC. Les guerriers auraient tous été tués et les femmes seules auraient pris alors les armes.

Leurs attributs des Amazones étaient un bouclier en forme de demi-lune, l’arc et les flèches des cavaliers des steppes, le cheval et la hache.

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Légende écrite et publiée par Claire le 08 Février 2010, d’après la mythologie grecque.image74 

HERCULE (HERACLES).

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Statue d’Hercule dans le parc du château de Versailles.

LA VIE D’HERCULE . 

Hercule naquit à Thèbes. On le crut longtemps le fils d’Amphitryon. Il fut d’abord appelé Alcitryon ou descendant d’Alcée. Mais en réalité, il était le fils de Zeus qui avait été l’amant de sa mère Alcmène, la femme d’Amphitryon.

Zeus était descendu de l’Olympe et prenant l’aspect d’Amphitryon, il s’unit à Alcmène. Au préalable Zeus avait demandé à Hélios, dieu Soleil, de ne pas se lever pendant trois jours, faisant ainsi durer sa nuit avec Alcmène. Dans la même nuit cette dernière fut également visitée par son mari. Elle accoucha ensuite et donna naissance à deux enfants Héraclès fils de Zeus et Iphiclès fils d’Amphitrion.

Héra comme toujours en apprenant l’infidélité de Zeus et la naissance d’Hercule voulut tuer ce dernier…

Un soir Alcmène avait baigné, nourrit et couché les enfants dans leur berceau. Ensuite elle leur chanta une chanson pour les endormir. Dans la nuit, deux grands serpents se glissèrent dans la chambre de ses enfants. Ils se rampèrent dans leur berceau. Ceux-ci se réveillèrent. Iphiclès hurla et essaya de fuir mais Hercule se redressa et saisit les serpents par le cou. Ils eurent le temps de s’enrouler autour de son corps mais il continua à les tenir sans les lâcher et les étouffa.

Alcmène entendit les cris d’Iphiclès et se précipita dans la chambre des bébés. Elle trouva Hercule assis et riant aux éclats, le corps des serpents sans vie dans sa main. Son époux, Amphitryon arrivant, il lui tendit ces serpents. Les deux époux comprirent alors qu’Hercule aurait une grande destinée.

Tirésias, le prophète aveugle de Thèbes, dit à Alcmène :  » Plus d’une femme en Grèce, j’en fait le serment, tout en filant la laine, chantera ce fils qui est le tien et toi qui l’a porté. Il sera le héros de l’humanité. « 

Ses parents prirent soin de l’éducation d’Hercule. Il n’aima pas la musique, bien qu’elle fasse partie des connaissances d’un adolescent Grec. Un jour, il se mit en colère après son professeur de musique et lui fracassa la tête avec son luth. Il avait pour la première fois frappé sans réfléchir et donné la mort. Il en était tout peiné. Ce qui ne l’empêcha pas de recommencer…

Il tua d’un geste maladroit un jeune garçon qui lui servait de l’eau sur les mains avant un banquet. Hercule se condamna pour se punir quelque temps à l’exil.

Il tua encore volontairement un de ses bons amis dont le père, le Roi d’Eurytos, l’avait insulté. Zeus le punit en l’envoyant en lydie pour être l’esclave de la Reine Omphale pendant un an selon les uns, trois ans selon les autres. Cette Reine se moquait de lui, l’obligeait à s’habiller en femme et à faire des travaux féminins comme tisser. Il s’y soumit mais il tourna ses griefs contre Eurytos qu’il rendait pour responsable de cette punition et se jura, libéré, de se venger de ce dernier.

La lutte, l’escrime, l’équitation lui furent enseignées. A 18 ans, il tua seul un lion qui vivait dans les bois de Cithéron. Avec sa peau, Hercule se fit un vêtement, la tête de ce lion lui servant de capuchon.

Hercule fût un grand héros de la Grèce. C’était l’homme le plus fort de toute la terre. Il pensait même être l’égal des dieux. En effet, ces derniers durent faire appel à lui pour vaincre les Géants. Dans ce combat, les flèches lancées par Hercule, jouèrent un rôle important.

Un jour que la prêtresse de Delphes ne répondait pas à ses questions, il saisit le trépied où elle se trouvait, la menaçant de l’emporter et d’interprèter à sa place l’oracle. Apollon en fut mécontent mais Hercule était prêt à se mesurer à lui. Zeus intervenint alors pour que la dispute ne dégénère pas. Hercule ne voulait qu’une réponse à son oracle et il  indiqua qu’il oublierait bien vite sa colère si Apollon acceptait de lui donner celle-ci. Apollon, qui admirait Hercule, ordonna à la prêtresse de lui transmettre sa réponse…

Toute sa vie Hercule sut qu’il ne pouvait être vaincu par aucun adversaire. Il connaissait d’avance l’issue d’un combat s’il y participait. Seule une force surnaturelle pouvait le vaincre.

Hercule ne faisait pas intervenir son intelligence dans ses actions. Un jour qu’il ne supportait plus la chaleur, il  menaça de lancer à Hélios, le Soleil, une flèche pour l’éteindre. Une autre fois sur un bateau, ballotté par les vagues, il ordonna qu’elles se calment, sous peine de punition. Néanmoins, il avait une grande sensibilité et en devenait très attachant.

Hercule pouvait aussi entrer dans des colères extrêmes. Puis quand enfin il se calmait, il se repentait et acceptait les punitions infligées. S’il les avait refusées, personne n’aurait pu le réprimer. C’est ainsi qu’il passa une grande partie de son existence à expier, sans jamais se révolter. Il pouvait même lui-même se punir, comme je l’ai indiqué…

Compte tenu de son caractère, un royaume ne pouvait lui être confié. Mais il montrait de la grandeur, car il avait une âme noble et voulait réparer ses fautes.

Il combattit les Myniens qui taxaient les Thébains d’un lourd tribu. Ces derniers lui offrirent pour le remercier la main de la Princesse Mégarée. Elle lui donna des enfants. Après la naissance de son troisième fils, Héra le frappa pour se venger de Zeus, de démence. Il tua ses enfants ainsi que Mégarée. Il reprit conscience et se retrouva dans une salle de sa maison éclaboussée de sang et autour de lui gisaient les cadavres de ses fils et de son épouse. Il ne se souvenait plus de ce qui s’était passé… Terrifiés les témoins du drame, la crise terminée, osèrent s’approcher et Amphitryon se chargea de lui dire le drame qui s’était déroulé. Il fut très accablé car il était devenu le meurtrier de ceux qu’il aimait le plus au monde.

Hercule voulut se donner la mort. Alors Thésée, son ami, s’avança vers lui , lui prit ses mains tâchées de sang et se souilla ainsi lui-même. Il lui indiqua qu’il pouvait souffrir mais devait se montrer fort. Il lui proposa de le suivre à Athènes pour partager sa demeure. Ensemble, ils partirent. Les Athèniens lui firent un bon accueil, mais ils pensaient que souillé par le sang, il souillerait les autres. Hercule se rendit à Delphes, pour consulter l’oracle. La prêtresse, la Pythie, lui dit qu’il devait se purifier en faisant pénitence. Elle lui ordonna de se rendre chez son cousin Eurysthée, Roi de Mycénes selon les uns ou de Tyrinthe selon les autres. Il devait se soumettre à tout ce que le Roi lui demanderait.

Hercule se rendit auprès d’Eurysthée et lui proposa d’être son esclave. Eurysthée imagina une série de missions dangereuses et difficiles avec bien sûr l’aide d’Hera. La déesse lui en voulut jusqu’à la fin de sa vie d’être le fils de Zeus. Les tâches qui lui furent imposées sont les  » travaux d’Hercule.  » On en compte douze paraissant irréalisables.

LES DOUZE TRAVAUX D’HERCULE. 

Le premier fut de tuer le lion de Némée, qu’aucune arme ne pouvait blesser. Hercule réussit à l’étrangler. Il le mit sur ses épaules et l’emporta à Mycènes. Alors Eurysthée le tint à distance en lui interdisant l’accès de sa cité. Il lui fit envoyer ses ordres.

Le second lui imposait d’aller à Lernes pour tuer un monstre à neuf têtes, l’Hydre, qui vivait dans une mare des alentours. L’une de ses têtes était immortelle et les autres terrifiantes et lorsqu’une était coupée, deux autres repoussaient à sa place. Iolas, son neveu l’aida et lui apporta un tison enflammé avec lequel il cautérisa les cous quand il venait de trancher une tête, empêchant ainsi la repousse. Il les trancha toutes et déposa celle qui était immortelle sous une grosse roche.

Le troisième l’obligeait à ramener vivant un cerf aux cornes d’or, consacré à Artémis et qui vivait dans la forêt de Cérynée. Il mit un an pour le capturer.

Le quatrième concernait la capture d’un grand sanglier dont le gîte se trouvait sur le Mont Erymanthe. Il l’épuisa en le pourchassant, puis il l’emmena dans la neige abondante et le prit au piège.

Le cinquième l’obligeait à nettoyer les écuries d’Augias en une journée. Ce roi d’Elidie possèdait des boeufs par milliers mais depuis des années leurs étables n’était pas nettoyées. Hercule détourna le cours de deux fleuves pour les faire passer à travers ces écuries. Ainsi toutes les saletés furent rapidement emportées.

Le sixième lui ordonnait d’exterminer les oiseaux du lac Stymphale qui étaient devenus un fléau pour les habitants de la région. Athéna l’aida et lorsqu’ils s’envolèrent, Hercule les tua tous de ses flèches.

Pour le septième, il alla en Crète afin de s’emparer d’un taureau sauvage que Poséidon avait donné à Minos. Hercule le dompta, le prit sur un bateau et l’emmena à Eurysthée.

Le huitième consistait à enlever les cavales mangeuses d’homme du roi de Thrace, Diomède. Hercule tua Diomède et s’empara des chevaux qui ne lui résistèrent pas.

Pour le neuvième, il devait apporter à Eurysthée la ceinture d’Hippolyte, Reine des Amazones. Elle vint à lui et n’objecta pas de résistance à lui donner cette ceinture, mais Héra veillait… La déesse fit croire aux Amazones qu’Hercule voulait enlever leur Reine. Elles assaillirent donc le bateau du héros. Hercule rendit la Reine responsable de cet acte et la tua aussitôt. Il éloigna ensuite les Amazones et partit sur la mer en emportant la ceinture demandée.

Le dixième consistait à emmener les troupeaux de Géryon, monstre à trois corps, qui vivait en Erythie, une île occidentale. Pour passer à l’extrémité de la méditerranée, il sépara deux montagnes rocheuses appelées depuis les Colonnes d’Hercule (Gibraltar et Ceuta). Ensuite il se saisit de son troupeau de boeufs et l’emmena à Mycènes.

Le onzième travail consistait à enlever les Pommes d’Or du jardin des Hespérides. Atlas qui portait la voûte du ciel sur ses épaules, était le père des Hespèrides. Hercule alla donc le trouver et lui demanda de cueillir les pommes, pendant son absence il porterait la voûte du ciel. Atlas était ravi de confier cette tâche et il accepta donc content. Il revint avec les pommes mais ne voulut pas les donner à Hercule. Il lui proposa de porter les Pommes d’Or directement à Eurysthée. Hercule fit semblant d’accepter et lui suggéra de porter un instant le ciel, le temps de mettre un coussinet sur ses épaules pour les protèger de la charge. Atlas accepta. Hercule prit les pommes et s’éclipsa.

Le douzième travail était le plus difficile. Il devait dans le monde souterrain délivrer Thésée de la chaise de l’oubli. Il devait faire sortir Cerbère, le chien à trois têtes, qui gardait les portes de l’enfer. Pluton accepta sa démarche, à condition qu’il n’utilise pas les armes. Hercule souleva Cerbère et le porta tout le long de la route qui mène à la terre jusqu’à Mycènes. Eurysthée refusa de le garder et demanda à Hercule de le ramener d’où il venait. Hercule avait réussi.

Ces 12 travaux honorés, Hercule était lavé du meurtre de sa femme et de ses enfants. Mais il ne continua pas sa vie sans problème…

HERCULE, SES AUTRES EXPLOITS, SA MORT. 

Hercule dut vaincre Anthée, un Géant redoutable, qui forçait les passants à lutter avec lui et tuait ceux vaincus. Il élevait un temple construit avec les crânes de ses victimes. Dès qu’il tombait à terre, il se relevait avait une force décuplée. Hercule le souleva et en l’air l’étrangla.

Il combattit le dieu-fleuve Achéloüs éprit de la jeune fille, la princesse Déjanire qu’il voulait épouser. Archéloüs prit la forme d’un taureau et l’attaqua. Il le terrassa et arracha une de ses cornes. Puis il se maria avec Déjanire.

En se rendant, par le Caucase, chez Atlas pour les Pommes d’or, il délivra Prométhée en tuant l’aigle qui lui dévorait les yeux.

Hercule voyagea beaucoup. Pour se venger de ne pas avoir reçu leur récompense après la construction des murailles de Troie, Apollon avaient envoyé la peste dans la cité et Poséidon le serpent marin. Hercule sauva la fille du Roi Laomédon, vierge, qui  attendait sur la grève que le monstre marin la dévorât. Il demanda en récompense de recevoir les chevaux de Zeus. Laomédon, ne respectât pas sa promesse lorsque le monstre fut tué. Alors Hercule tua le Roi et donna la jeune fille à son ami Télamon de Salamine qui l’avait aidé.

Lorsqu’Hercule avait pris la route pour exécuter son huitième travail, il s’arrêta chez son ami Admète qui venait de perdre sa femme. Apollon s’était lié d’amitié avec toute la maisonnée dont Almète. Il avait appris un jour que les trois moires (Parques) s’apprêtaient à couper le fil de la vie d’Almète qu’elles venaient de filer. Apollon obtint que si quelqu’un consentait à mourir pour Almète, il continuerait à vivre. Apollon lui transmis l’information et ce dernier chercha un remplaçant. Almète se rendit d’abord chez ses père et mère agés et qui l’aimaient tendrement. Ils se refusèrent tous deux à prendre sa place… Il ne renonça pas et alla trouver l’un après l’autre ses amis. Il les supplia de mourir et de le laisser vivre. Mais tous refusèrent… Il revint dans sa propre demeure et sa femme Alceste se proposa de mourir pour lui.  Il accepta aussitôt. Morte, il pleura auprès d’elle et lui fit de grandes funérailles. C’est à ce moment qu’Hercule arriva.

Hercule voulait, sous son toit, se reposer puis reprendre sa route. Almède, prévenu de son arrivée, vint à sa rencontre. Il était heureux de retrouver son ami. Lorsqu’Hercule lui demanda qui était mort, son ami lui répondit que c’était une femme de la maison, non parente. Hercule lui proposa de repartir ce que refusa Almède. Il ordonna à ses serviteurs de mener Hercule dans une pièce éloignée où le bruit des pleurs ne l’importunerait pas. Hercule dîna seul mais il admit qu’Almède par convenance dût assister aux funérailles. Hercule but beaucoup, devint ivre et chanta très fort. Indigné, un des serviteurs lui apprit que c’était Alceste qui était morte.

Hercule se condamna alors pour sa conduite. Il chercha comment réparer ses torts et il lui vint l’idée d’enlever Alceste de chez les morts. Il irait trouver la Mort. Quand Almède revint, Hercule l’accueillit et à ses côtés se trouvait sa femme. Il lui dit qu’il avait combattu pour la reprendre au domaine souterrain et la rendit avec fierté à Almède.

Comme Hercule l’avait promis, par vengeance pour la punition que Zeus lui avait infligé pour la mort du fils du Roi Eurytos, son ami, il prit une armée, envahit sa cité et tua le Roi. Il y mit le feu mais avant que celle-ci fût complètement détruite par les flammes, il envoya chez lui un esclave, avec un groupe de jeunes filles, dont Iole, fille du Roi qui était très belle. Son épouse Déjanire l’attendait. L’homme qui amenait les femmes colporta qu’Hercule s’était follement épris de cette Princesse. Or Déjanire possédait, croyait-elle, un puissant filtre d’amour fait du sang du Centaure Nessus qu’il lui avait donné avant de mourir, tué par Hercule. Le Centaure Nessus était à l’époque passeur et en portant Déjanire sur son dos pour traverser le fleuve, arrivé au milieu il l’avait insultée. Cette dernière s’était mise à hurler et Hercule avait décoché une flèche qui l’avait transpercé.

Déjanire choisit donc une belle tunique et y versa le sang. Quand Hercule la revêtit, il fut pris d’une souffrance atroce. Il précipita le messager dans la mer. Déjanire, voyant l’effet de son présent, se donna la mort. Il la suivit dans son acte. Il se coucha sur un bûcher et pria Philoctète, son ami, d’y mettre le feu. Il lui remit avant son arc et ses flèches. Il monta au ciel et se réconcilia avec Héra, dont il épousa la fille Hébé. Il y trouva le repos…

J’ai suivi les récits de Pindare (518-438 av JC) et d’Appolodore dont l’oeuvre aurait été écrite au I ou IIème siècle de notre ère.

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Légende écrite et publiée par Claire le 06 Février 2010, d’après des textes de la mythologie de Pindare et d’Apollodore, poètes Grecs. Claire se laisse attendrir par ce héros si fort et en même temps si fragile.image74 

JE REVE, REVE D’AMOUR.

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Je suis une grande rêveuse surtout lorsque je suis amoureuse !

Je rêve d’un pays où le ciel et la mer se confondent,

Je rêve d’un ciel d’azur qui domine,

Je rêve aussi d’une montagne aux crêtes escarpées,

Je rêve de la pointe de ses pics élevés…

L’amour m’envahit et je pose alors ma tête dans les étoiles !

Je rêve de tout,

Je rêve de nous,

Je rêve de l’amour,

Je le vis chaque jour,

Je continue à planer, ne vois que nous et je songe !

Que je suis près de toi là-bas,

Que je suis dans tes bras,

Que ton coeur bat pour moi,

Que je ne vis que pour toi,

Et je divague encore et encore, je m’évade dans de nouvelles contrées, je fantasme !

Je rêve d’un baiser sur les lèvres,

Je rêve d’un amour enfiévré,

Que l’on soit à jamais unis pour toujours,

Que je suis bercée par la douce harmonie de l’amour …

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Nouvelle écrite et publiée par Claire le 06 Février 2010.image74 

PLAISIRS D’AMOUR.

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Te souviens-tu de l’assag, rite de l’amour courtois, prôné par les troubadours, où les amants couchés nus à nues se limitaient aux baisers et caresses. Il était à la fois un plaisir d’être amoureux et un voeu d’éterniser le désir… C’était là une forme de l’amour suprême, dit fin’amor.

Ou des lettres qu’Héloïse écrivit, ayant pris le voile, à Abélard son amant qui lui fit un enfant et qu’en conséquence elle épousa en secret, puis qui fut par vengeance châtré. Elle lui disait, en parlant de l’amour, qu’ensemble ils avaient goûté autant de douceurs, qu’elle ne pourrait ni les détester, ni les chasser de ses souvenirs et qu’au-delà ces derniers se présentaient à ses yeux et éveillaient tous ses désirs. Ainsi au lieu de gémir des fautes commises, elle ne pouvait, qu’en soupirant, penser à celles qu’elle ne commettrait plus.

Ou encore de Dante qui pensa toute sa vie à Béatrice décédée jeune, son amour, qui marqua toute son oeuvre et qu’il rejoignit, dans la Divine Comédie, au Paradis.

Voilà les mystères de l’amour et les plaisirs qu’il ne cesse de donner…

Et je pense sans cesse à tous ces moments et endroits  insolites où nous ne cessions de nous retrouver. Désir de ne plus se quitter et de tout partager, désir de la chair,  plaisir des caresses, explosion des fantasmes, ils m’étaient devenus indispensables. A chaque moment, je ne pouvais que les attendre. Le monde nous appartenait et tu étais devenu Cupidon, dieu de l’Amour…

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Nouvelle écrite et publiée par Claire le 04 Février 2010.image74 

DANS LES BRAS DE MORPHEE.

TRES BELLE IMAGE D ANGES 152 

Après avoir dessiné de rose mes lèvres pulpeuses qui s’entrouvent, je t’imagine après un long travail,

La tête sur l’oreiller dans les bras de Morphée…

Que fais-tu étendu sur ta couche ? Je m’envole, je t’observe et te suit par la pensée puis reste là au-dessus de toi, tel un ange à te regarder,

La vie et ses secrets échappent encore à ton empire…

Puis je chemine dans l’éclat de la lune et je te vois d’un coup t’agiter, n’es-tu pas entrain de rêver ? Je plonge aussitôt dans tes pensées…

Alors je te regarde te promenant avec moi, main dans la main, dans des montagnes arides et si belles !

Tu sembles transporté de joie, la fatigue n’a plus d’emprise sur toi, tu ris, tu t’enivres sous un soleil si pur,

Puis tu me laisses soudain pour courir, là bas, vers cet oranger et tu cueilles une branche de ses fleurs parfumées pour me les apporter,

Puis tu plonges à nouveau dans un sommeil profond et je te contemple, immobile, sans m’arrêter… Tu te reposes dans cette nuit parsemée d’une myriade d’étoiles,

Tu penses à l’existence… tu aimerais connaître tous les plaisirs et les rêves que tu ne peux t’accorder,

Demain tu te réveilleras à l’aube,

Et tu oublieras que cette nuit, j’aurai tenu ta main et apaisé ton âme…

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Nouvelle écrite et publiée par Claire le 02 Février 2010.image74 

A PLATON.

 Eros bow Musei Capitolini MC410.jpg

L’Amour bandant son arc – copie romaine d’un original de Lysippe – Musées du Capitole.

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Toi qui écrivit Le Banquet, en 385 avant JC, tu savais,

A travers l’un des plus beaux discours sur l’amour,

Où tu faisais intervenir Socrate avec d’autres convives tour à tour,

Qui font l’éloge d’Eros en le divinisant…

Que l’amour est la recherche de l’idéal,

Qu’il apporte la honte du mal et guide vers le bien,

Que l’homme amoureux montre pour son partenaire courage et dévouement,

Qu’aimant, il devient vertueux et heureux,

Qu’il est l’objet de son désir et le consolateur de ses peines,

Qu’il peut être physique et servir à la procréation,

Et qu’ainsi par les générations engendrées, il  rend l’homme immortel,

Mais qu’il peut, au-delà, être une recherche de la Beauté surnaturelle, idéale et absolue,

Qui permet à chacun d’atteindre le beau universel, surnaturel et le divin,

Et Platon, tu as alors conclu, à travers les paroles de Socrate,

Que l’homme doit honorer l’Amour comme il s’honore lui-même,

Comment trouver un plus beau discours sur l’amour !

En te lisant et relisant je ne cesse encore de penser aujourd’hui : 

Qu’est-ce-que l’amour ?…

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Nouvelle écrite et publiée par Claire le 01 Février 2010.image74 

 

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