ARES (MARS).

ARES (MARS). dans -Histoires et légendes. 300px-Venus_and_Mars

Boticelli-Vénus et Mars, 1483-National Gallery (Londres).

Arès est le dieu de la Guerre, de la brutalité, du carnage et de la destruction. Il est le fils de Zeus et d’Héra qui d’après Homère le détestaient. Il apparaît au Panthéon des 12 grands dieux de l’Olympe. Homère le dit meurtrier, souillé de sang, maudit des mortels, lâche aussi, criant quans il souffre et fuyant quand il est blessé. Il est toujours suivi, sur le champ de bataille, d’une cohorde d’écuyers : Eris sa soeur, dont le nom signifie Discorde et le fils de celle-ci; de la déesse de la Guerre, Enyo (en latin Bellone) qui marche à ses côtés et avec elle Deimos (la Terreur) et Phobos ( la Crainte). Sous leurs pas, les gémissements s’élèvent et la terre rougit de sang. Néanmoins sa force aveugle n’en fait pas un combattant invincible…

Quant aux Romains, ils honoraient Mars qui accompagnait les héros sur les champs de bataille. Il était pour eux, le seul dieu à prendre part au combat.  Pour les latins, le dieu de la Guerre ne fut jamais la divinité poltronne et gémissante qui est dépeinte dans l’Iliade. Arès est au contraire, un être redoutable, invincible qui resplendit dans une armure étincelante.

Les héros du grand poème latin l’Enéide, que Virgile écrit et offre à Rome pour rivaliser avec l’Iliade et l’Odyssée, ne se félicitent pas de lui avoir échappé mais se réjouissent de tomber sur le champs de bataille à ses côtés. Ils s’élancent joyeux vers la mort et trouvent doux de mourir au combat…

Les Grecs, au contraire, n’aimaient pas Arès.  Il apparaît dans les récits de guerre et de combat comme la Guerre de Troie où il se range du côté des Troyens. On le voit aussi assister les Achéens. Dans de nombreuses légendes il n’est qu’un symbole de guerre. Pour les Grecs, il est insatiable de guerre, assaillant les remparts, détruisant les cités, pourfendant les boucliers, portant les dépouilles et le fléau des hommes. Il partage ses interventions avec Athéna qui représente, de son côté, l’ordre de la bataille. Arès, quand à lui, a un aspect sauvage, brutal et désordonné. Son nom désigne toute forme de violence comme la peste. Les Grecs l’identifient au  »dieu des larmes ».

Arès apparait rarement dans la mythologie car sa place dans le mythe est relativement limitée. Dans un récit il est l’amant d’Aphrodite et bafoue Héphaïstos (Vulcain), le mari trompé. Arès est ridiculisé lorsqu’Hélios, le dieu du soleil, le dénonce à Héphaïstos et que les deux amoureux (Arès et Aphrodite) sont pris au piège, dans un filet magique et exhibés par Héphaïstos aux dieux de l’Olympe qui s’en amusent beaucoup. Tout honteux, Arès part se réfugier en Thrace.

Chez Hésiode, Arès et Aphrodite sont présentés comme un couple légitime. Aphrodite lui donne trois enfants : Déimos, Phobos et Harmonie.

Une fontaine est consacrée à Arès dans la ville de Thèbes. Cependant, aucune cité ne lui est dédiée. Les Grecs disaient seulement qu’il venait de Thrace occupée par un peuple rude, bélliqueux et féroce du Nord de la Grèce.

Le vautour lui était consacré. Ses attributs étaient la torche, la lance, le casque le bouclier et l’épée .

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Conte écrit et publié par Claire le 05 Décembre 2009, d’après la mythologie grecque et latine qui la captive par sa beauté.image74

 

 


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Un commentaire

  1. NIDISH dit :

    Bonsoir,
    Je voulais ,te remercier pour ton appréciation positive sur le topic, il y a qq jours. Je suis passé alors sur ton blog et cela m’a rappelé deux petites anecdotes qui m’ont fait réaliser un article sur le sujet pour lequel tu te documentes forts bien.
    Ton blog est très clair, ce qui fait honneur aux dieux. Je te laisse le lien si tu veux voir l’article en question, il est bref :
    http://nidish.unblog.fr/2009/12/09/la-mythologie-et-les-dieux-grecques-dans-lenfance-de-nidish/

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