HYACINTHE OU JACINTHE.

HYACINTHE OU JACINTHE. dans -Histoires et légendes. 220px-The_Death_of_Hyacinthos

La mort de Hyacinthe par Jean Broc 1801- Musée de Sainte-croix (Poitiers).

Hyacinthe était pour les uns le jeune fils du roi d’Amyclées, Amyclas ou pour les autres du roi de Sparte, Aebale. Jeune homme, il avait une grande beauté.

Hyacinthe était le compagon d’Apollon et aucune rivalité ne les séparait. Il lui apprenait à lancer le disque. Au cours d’une joute aux palets avec lui, Hyacinthe reçut le disque de ce dernier en plein front. Ce fut un accident. Apollon fut saisi par la vue du sang  qui coulait et de l’adolescent qui tombait pâle au sol.

Apollon prit alors son ami dans ses bras et essaya de le ranimer. Mais il ne le put. La tête du jeune homme retomba comme une fleur dont la tige était brisée. Hyacinthe était mort.

Apollon s’agenouilla et pleura près de sa dépouille. Il avait brisé la jeunesse et la beauté de Hyacinthe. Accablé, il demanda de donner sa vie en échange de la sienne ou de mourir avec lui. Il implorait les dieux. Et tout à coup voici que l’herbe, à côté de lui et tâchée de sang, se mit à reverdir. Puis du sang de son ami, une fleur extraordinaire naquit, une hyacinthe.

Apollon inscrivit selon les uns les deux premières lettres du nom qui en Grec signifle « hélas » ou selon les autres, l’initiale de Hyacinthe, le Y.

La hyacinthe devait, à jamais, perpétuer le nom de l’adolescent. Elle ne ressemblait pas à la fleur qui porte aujourd’hui son nom. Elle était pourpre ou mieux cramoisie et son calice avait la forme de celui d’un lys. On pourrait la comparer à un iris.

Une autre légende dit… que ce fut Zéphyre, le vent d’ouest, qui causa la mort de Hyacinthe et non Apollon. Il aurait aimé aussi le bel adolescent qu’était Hyacinthe. Et jaloux de se voir préférer Apollon, il aurait soufflé sur le palet pour le détourner et le diriger sur lui.

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Légende écrite et publiée le 24 Octobre 2009. Claire a été attendrie par cette belle légende de la mythologie grecque qui fait perdre la vie à un beau jeune homme et le transforme en fleur.image74


Archive pour octobre, 2009

JEAN-JACQUES ROUSSEAU.

Pastel de Maurice Quentin de La Tour, Jean-Jacques Rousseau, en 1753, (alors âgé de 41 ans)

Pastel de Maurice Quentin de la Tour – JJ Rousseau en 1753 à l’âge de 41 ans.

La vie de Rousseau.  

Jean-Jacques Rousseau est né le 28 Juin 1712 à Genève et est mort à Ermenonville, près de Paris, le 02 Juillet 1778. C’est un écrivain, philosophe et musicien genèvois de langue française. Il est un illustre philosophe du siècle des Lumières. Il est particulièrement célèbre pour ses travaux sur l’homme, la société ainsi que sur l’éducation.

La mère de Jean Jacques Rousseau, Suzanne Bernard, fille de l’horloger Jacques Bernard (1673-1712) est morte 9 jours après sa naissance. Son père Isaac Rousseau était horloger comme son propre père et son grand-père. Rousseau est élevé par son oncle Samuel Bernard à partir de l’âge de 9 ans. Il est abandonné par son père qui doit quitter Genève et mettre Rousseau en pension alors qu’il n’a que 10 ans. Il passe 2 ans chez le pasteur Lambercier à Bossey (1722-1724). Ensuite son oncle le place comme apprenti chez un greffier, puis en 1725 chez un maître graveur. Rousseau quitte Genève à 16 ans en 1728. Il est envoyé chez la baronne de Warens, catholique. La baronne l’envoie à Turin où il se convertit au catholicisme. Puis il retourne chez elle, près de Chambéry. Elle deviendra sa maîtresse.

Rousseau demeure toute sa vie du côté des humbles, du peuple. Il exerce les professions de laquais, secrétaire, musicien, précepteur, copiste de musique. Il ne sera jamais riche, ni propriétaire. Il a une exitence à l’inverse de Voltaire qui cherche et trouve la gloire, la fortune et le luxe. Il ne cesse de voyager à pieds. En 1730, il voyage à pieds jusqu’à Neuchatel où il enseigne la musique. Ces longues marches le lient avec la nature, à son goût de la solitude et de la rêverie. En 1732, il revient à Chambery où il travaille aux Services administratifs du duché de Savoie puis comme maître de musique auprès de jeunes filles. En 1734, il devient l’intendant de Mme de Warens. Il écrit pour elle en 1739, son premier livre, le Verger de Madame la baronne de Warens.Jean Jacques Rousseau ne se sent pas bien dans les salons littéraires, ni avec les intellectuels.

Il est à Paris en 1742-1743. Il se lie alors avec Denis Diderot et Mme Epinay. Après avoir rédigé quelques articles de musique et de science politique pour l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert, il se brouille avec les philosophes. En 1745 à Paris, il rencontre Thérèse Levasseur, servante d’auberge. Il a avec elle 5 enfants qu’il confie ensuite aux Enfants Trouvés (Assistance Publique). Il finira par l’épouser le 30 août 1768 à Bourgoin-Jallieu. Il s’est fâché avec Voltaire. Après avoir rejoint l’Angleterre et David Hume en 1765, il rompt avec lui aussi rapidement. Entre 1766 et 1769, il écrit les Confessions dans lesquelles il se justifie de l’abandon de ses enfants.

Il rentre à Paris en 1770, à la veille de la chute de Choiseul. En 1772, il entame la rédaction des Dialogues de Rousseau juge de Jean-Jacques.

Les Rêveries d’un promeneur Solitaire sont rédigées les dernières années de sa vie.

Jean-Jacques Rousseau a donc deux facettes : d’un côté, il est réservé, sensible et fragile et de l’autre il est radical, résolu et intransigeant. Mais c’est aussi un révolutionnaire qui constitue une révolution dans l’histoire de la pensée et dans celle de la littérature. Il bouleverse aussi la philosophie. Pour lui, l’avancée technique a toujours un prix à humainement payer.

Rousseau et Les lumières. 

Rousseau pense qu’il faut abandonner l’idée chère aux penseurs des Lumières d’une marche parallèle du progrès moral et du progrès des sciences et des techniques. Au contraire plus nous sommes savants moins nous pouvons être sages. Nos savoirs nous rendent plus froids, plus égoïstes voir plus pervers. Avec des savoirs nous sommes plus puissants mais notre âme devient difforme et desséchée. Sa laideur croit en même temps que se développe la face brillante des savoirs et des techniques.

Rousseau rompt ainsi la pensée que toutes les améliorations nous font évoluer dans un même sens positif. Inutile d’attendre de la science une éducation plus relationnelle et une amélioration de l’humanité, c’est un leurre! De plus, la révolution de Rousseau est plus radicale et plus profonde qu’une opposition à l’évolution de son siècle. Il dit qu’il faut rompre avec l’antique conception héritée de Socrate et de Platon selon laquelle la connaissance accroît la vertu. Un savant n’est pas nécessairement un sage.

Rousseau ne trouve pas seulement l’homme bon mais il découvre que la société le corrompt. De plus, à la question de qui suis-je Rousseau ne répond pas comme Descartes  » un être qui pense », il affirme « je suis mon coeur ». Donc le sentiment remplace chez lui la réflexion. Il est possible , par le moyen du coeur, la nature. Rousseau est le premier philosophe qui accorde la primauté à l’émotion. Jusqu’à lui, l’affectivité, la sensibilité, les passions étaient jugées inférieures et dangereuses. Pour être un philosophe, il fallait s’en défier et les maîtriser par la raison. La voix de la nature se trouve neutralisée par la raison et Rousseau se révolte. Il ne peut pas supporter l’insensibilité, la froideur, les coeurs éteints. Coeur, sentiment, intuition, voies de la conscience sont utilisés par Rousseau. Ces expressions ne sont pas des synonymes mais elles convergent vers une source unique que nous pouvons nommer sensibilité et qu’il privilègie. Pour lui ce qui est le plus important c’est cette voix intérieure pure. Rousseau juge que ce qui parle en nous est plus décisif que ce que nous lisons. La sagesse de la nature, la voix de la conscience, le divin se lisent à coeur ouvert sans intermédiaire, sans artifices, sans livres. En conséquence, la réflexion et les connaissances ne sont plus des soutiens indispensables pour la philosophie. L’intelligence risque de brouiller ou d’étouffer la voix de la nature. En effet, elle peut instaurer des distances avec notre coeur. Elle peut nous tendre des pièges et nous perdre.

La raison rend insensible. 

Voyant quelqu’un souffrir nous souffrons aussi si nous ne sommes pas dénaturés. Nous voulons le secourir spontanément sans avoir au préalable réfléchi. Nous ne lui demandons pas les raisons de son malheur. Nous agissons par le mouvement de notre coeur et voulons alléger cette souffrance. Regardons agir les mouvements de solidarité lors des accidents quotidiens ou lors de grandes catastrophes humanitaires!

Si la raison étouffe ce mouvement originaire que déclenche la pitié, nous sommes profondèment dénaturés. Pour Rousseau, le philosophe est capable de s’endormir lorsqu’on égorge quelqu’un sous sa fenêtre. Rousseau, par rapport à la philosophie antérieure rend la conscience morale indépendante de la raison. Cette conscience ne résulte pas d’un processus logique ni d’un dispositif théorique. Elle nous permet de discerner directement le bien du mal, nous indique immédiatement et spontanément notre devoir sans que nous ayons besoin d’y réfléchir. Cette voix de la nature constitue pour Rousseau ce que Dieu nous dit. Nous le sentons dans notre coeur sans avoir besoin d’y réfléchir de manière logique.

Cette primauté du coeur est aussi celle de la subjectivité. Je ne trouve pas le devoir, le bien et le mal, la vérité dans un monde idéal et objectif, mais au contraire je les éprouve à l’intérieur de moi, dans mon histoire avec mes sentiments et mes mots. Ce double mouvement conjuguant coeur et subjectivité forment des points cruciaux dans la démarche de Rousseau. Par exemple la critique de l’histoire humaine. Car l’évolution de l’humanité nous éloigne des mouvements de notre coeur. Elle nous entraîne dans des artifices, de la froideur, dans des passions dénaturées et nous rend sourds à la voix de la nature. Cette critique de l’histoire est aussi une critique de la société. Cette société considérée par Rousseau comme abus de l’artifice et des conventions. La solidarité fait place à des rivalités absurdes, la pitié est remplacée par l’égoïsme. La philosophie est critiquée et vécue comme une hypertrophie de la rationalité. Au regard de la pureté de la nature, la culture peut toujours être regardée dans un sens péjoratif.

La révolution que propose Rousseau c’est de faire renaître la pureté première de la nature dans nos coeurs, dans nos moeurs et dans l’histoire universelle. Car la pureté n’est jamais complètement morte. Elle n’est qu’obscursie, enfouie, déformée et transformée par l’histoire et la société. Elle peut toujours ressurgir. Ce retour de la pureté résurgence de la nature dans la civilisation correspond à un mouvement profond de la vie de Rousseau. Pour Rousseau, il est possible de dissocier son existence intime et le mouvement de sa pensée. 

Une vie solitaire. 

Dans les confessions, Rousseau a consacré plusieurs volumes à une période restrainte de son existense. Il avoue tout pour se faire aimer. Cet aveu fut un grand facteur d’incompréhension pour son entourage en particulier avec les philosophes de son époque. Sa vie est marquée par des brouilles, par des rencontres et des éloignements.

Ce qui domine la vie de Rousseau est la solitude choisie ou subie.

A la fin de sa vie, dans les Confessions (écrites de 1766-1769) et dans l’Emile publiés en 1762 (avec Du contrat social), Rousseau est obsédé pour rejoindre cette voix de la nature. En effet, elle persiste pour exister toujours en nous mais si elle est temporairement recouverte par nos lâchetés ou nos indifférences. Il est possible de la rejoindre par l’aveu, l’exposition de soi-même sans faux semblant ni masque ou de la préserver par une éducation différente de l’ordinaire contrainte.

Ainsi Rousseau se présente avec les traits du romantismes et encore de la modernité : homme seul contre les pouvoirs, homme simple contre les puissants, homme vertueux contre les intrigants, naïf contre les pervers, révolutionnaire contre les despotes. Mais aussi il dérive à plusieurs reprises vers la fin de sa vie dans les parages de la folie…

Critique des Lumières. 

Rousseau critique Les lumières car l’optimisme des Lumières est à ses yeux excessif et mensonger. Il est aussi un adversaire des sciences et des techniques mais celà ne signifie pas qu’il en condamne tout : Il combat l’idée que ce progrès doit entraîner un progrès humain et moral. Il a la conviction que toute avancée sur un plan se double d’une face sombre.

Comment s’est mis en place cette dégradation, cet éloignement de la nature, ce départ si éloigné de la vie authentique ? Voilà la question de Rousseau. Il veut comprendre comment nous sommes passés de l’homme nature à l’homme de l’homme. Nous comparerons le sauvage supposé simple et vertueux, proche de la nature originelle, solidaire de ses semblables et le courtisan jugé capable de trahir un ami proche pour obtenir d’un tyran une faveur qui ne dure pas : une spirale de l’histoire qui combine le malheur, la corruption, le despotisme. La voie de la nature se trouve alors presque étouffée sous les artifices de la perversion. Une fois éclaircie l’énigme de la dégradation des moeurs, le problème est de savoir si nous pouvons y remédier et comment. Si la nature en nous n’est pas détruite, il faut faire renaître l’homme de la nature dans la société. L’éducation va devoir réapprendre à écouter la nature, d’éviter de la déformer.

Ce sera la tâche de l’Emile ou De l’éducation, publié en 1762, qui est condamné par le Parlement de Paris. Les connaissances ne viennent pas à l’enfant du dehors, il les découvre en lui s’il n’est pas entravé ni contraint à autre chose. Pour Rousseau, chez l’enfant l’amour est un instinct de conservation. Chez l’adolescent nait l’amour physique. L’amour de soi devient l’amour propre. L’adolescent a des contacts et de là naissent la jalousie, le mensonge. Il a plus de besoins et se compare aux autres ce qui engendre, la vanité, l’orgueil. L’amour physique est purement sexuel. On choisit un corps. Puis pour ne pas perdre sa bien aimée, il faut rivaliser avec les autres. L’amour moral fait partie lui d’un choix propre à l’individu.

Sur le plan politique, Du contrat social publié également en 1762, est condamné aussi par le Parlement de Paris. Il propose un modèle de pacte dans lequel chacun est à la fois gouvernant et gouverné, et ne se déssaisit pas de sa liberté. Voltaire l’accuse de vouloir nous faire marcher à quatre pattes. Mais il s’agit d’une idée fausse car Rousseau n’appelle pas à revenir à une situation antérieure de la société, il souhaite faire de la pureté première une pureté de l’avenir. Il ne faut pas revenir à ce qu’il y avait autrefois mais à ce qu’il y a en nous. La nature est dans notre propre coeur. Il s’agit de la retrouver et d’y puiser à nouveau : il y a un retour à l’interieur de soi mais non un retour en arrière. L’Emile et le Contrat social sont interdits en France, au Pays Bas, à Genève et à Berne. 

  

L’ influence de Jean Jacques Rousseau avec Du contrat social trouve sa pleine expression avec la Révolution Française.

En 1778, le marquis de Girardin lui offre l’hospitalité dans un pavillon de son domaine d’Ermenonville près de Paris. Rousseau y meurt subitement le 02 Juillet 1778.

Le 11 Octobre 1794, les cendres de Jean-Jacques Rousseau sont transférées d’Ermenonville au Panthéon.

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Bibliographie écrite et publiée par Claire le 23 Octobre 2009. Claire est amoureuse de la Beauté et de l’exception de l’oeuvre de Jean Jacques Rousseau.

ARTEMIS ( DIANE).

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Diane de Versailles, copie romaine d’un original grec de 330 av JC, musée du Louvre.

Artémis est née sur l’île d’Ortygie  » l’île aux cailles  » appelée plus tard Délos. Elle est la soeur jumelle d’Apollon et la fille de Zeus et de Léto. Elle est l’amante des bois et des montagnes et règne sur les animaux sauvages. Elle est la déesse de la chasse. Armée d’un arc et de flèches, offerts par les Cyclopes, elle assiste son frère Apollon comme dans son combat contre le serpent Python. Elle est entourée d’une troupe d’animaux sauvages. Elle est aussi à la tête de plusieurs nymphes et de jeunes mortelles qu’elle mène à travers bois. Alors on disait lorsqu’une femme mourait d’une mort douce et rapide, qu’elle avait été blessée par les flèches d’argent d’Artémis.

Elle prend soin des nichées et des couvées et on l’honnore partout comme la protectrice de la jeunesse. Elle accompagne les petits hommes et animaux au seuil de la vie adulte. Néanmoins, elle retint la flotte grecque prête à aller sur Troie jusqu’à ce qu’on lui eût offert une jeune vierge en sacrifice… Pendant toute cette guerre, elle est au côté des Troyens.

Comme Apollon est le Soleil, Artémis est la Lune ( en latin Luna) et on l’appelle aussi Phébé ou Séléné. Mais à l’origine ces noms ne lui appartiennent pas : Phébé est alors une Titanide et Séléné, la déesse de la Lune et n’a aucun lien avec Apollon.

Chez les poètes plus tardifs, Artémis s’identifie avec Hécate. Elle est alors  » la déesse aux trois formes  » : Séléné dans les nuages, Artémis sur la terre, Hécate aux enfers et sur la terre, lorsque celle-ci est drapée la nuit. Hécate était la déesse de l’ombre lunaire, des nuits mystérieuses pendant lesquelles la lune se cache.  » Déesse des Carrefours », lesquels passaient pour être des lieux hantés par des pouvoirs magiques hostiles, elle est associée ici à tous les actes obscurs.

C’est une transformation bien étrange de la belle chasseresse courant à travers bois, de la Lune embellissant toute chose de sa faible lumière, de la pure déesse vierge par laquelle ici cette hésitation entre le bien et le mal se montre clairement.

Artémis s’abstient de tout acte sexuel avec des hommes. Elle punit sévèrement ceux qui tentent de la séduire. Quand Actéon la surprend dans son bain, il en fait les frais. Elle le métamorphose en cerf et le fait déchirer par ses propres chiens. Elle surveille également la chasteté de ses compagnes, mais elle n’a pas réussit à protéger Callisto qui se fait abuser par Zeus, par traîtrise, et qui finit par attendre un enfant de lui. Artémis déverse alors sa colère Callisto alors que Zeus est coupable car pour pouvoir l’approcher il avait pris les traits d’Artémis.

Le cyprès lui est consacré ainsi que tous les animaux sauvages mais particulièrement la biche qui est sa compagne favorite mais elle la suit également de ses flèches… Ses attributs sont la biche, l’arc, le carquois et les flèches.

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Histoire écrite et publiée par Claire le 21 Octobre 2009 d’après des légendes de la mythologie grecque. Pour les Grecs ce n’étaient pas les dieux qui avaient créé le monde mais l’inverse : l’univers avait créé les dieux. Claire est toujours passionnée par les légendes grecques!  image74

CALLISTO.

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Diane et Callisto par Titien ( v 1488-1490).

Callisto était la fille de Lycaon, un Roi d’Arcadie qui fut changé en loup à cause de son crime. Alors que Zeus était son invité à un festin, il lui avait servi de la chair humaine.

Callisto était d’une grande beauté. Elle était une des suivantes d’Artémis, déesse de la chasse, qui avait exigé d’elle de faire un voeu de chasteté.

Zeus maître des dieux et père d’Artémis, aperçut Callisto alors qu’elle chassait avec elle et s’en éprit. Il inventa une ruse pour la séduire et un jour que la jeune nymphe était étendue sous un arbre, il s’approcha d’elle déguisé en Artémis. (Celà révèle l’ambiguïté des sentiments qui unissaient Artémis à Callisto). Elle se retrouva enceinte. Héra talonnée par la jalousie changea la jeune fille en ourse après qu’elle eut donné naissance à un fils Arcas.

L’enfant grandit et devint un homme et un jour qu’il participait à une chasse, la déesse dirigea Callisto vers l’endroit où elle se trouvait dans l’espoir qu’il envoie une flèche à sa mère en toute ignorance.

Mais Zeus inquiet pour la nymphe enleva l’ourse et la plaça comme constellation parmi les étoiles. Plus tard Arcas vint l’y rejoindre. Ils prirent tous deux les noms de Grande Ourse et Petite Ourse.

Furieuse de l’honneur accordé à sa rivale, Héra persuada le dieu de la Mer de faire en sorte que les deux Ourses ne puissent jamais descendre et se coucher dans l’Océan comme toutes les autres étoiles.

Depuis, de toutes les constellations, elles sont les seules à toujours demeurer au-dessus de l’horizon.

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Conte écrit et publié par Claire le 16 Octobre 2009 d’après une légende de la mythologie grecque.image74

PIERRE LAROUSSE.

PIERRE LAROUSSE. dans -Hommes célèbres. Pierre_Larousse

Pierre Larousse est né dans la petite ville de Toucy, dans l’Yonne, en 1817. Son père est charron forgeron et sa mère cabaretière. Il est un brillant élève et obtient une bourse à 16 ans à l’Ecole Normale de Versailles. Puis il devient instituteur dans son village d’enfance en 1838.

Mais il veut encore progresser et il rejoint Paris en 1840. Pendant près de huit ans, il fait de petits travaux de répétiteur ou de surveillant d’étude. Il suit les cours gratuits de la Sorbonne, des Arts et Métiers, du Muséum d’histoire naturelle et du Collège de France. Il fréquente les bibliothèques. Il étudie le latin, le grec, la linguistique, le sanskrit, le chinois, les littératures française et étrangère, l’histoire, la philosophie, la mécanique et l’astronomie.

Le premier ouvrage qu’il publie en 1849 a pour titre Lexicologie des écoles primaires. Puis il publie environ 1 ouvrage par an à destination de l’école primaire : Grammaires, Jardin des racines grecques, latines, Petite encyclopédie du jeune âge etc…

Il fonde en 1850 une maison d’édition avec Auguste Boyer, la Librairie Larousse. Pierre Larousse écrit alors 14 heures par jours. Le 01 Mars 1852 Pierre Larousse demande officiellement un brevet de libraire-éditeur. Le 23 Octobre 1852, il reçoit l’autorisation d’exercer.

Le Nouveau Dictionnaire de la langue française paraît en 1856. Il est condamné par l’église. C’est l’ancêtre du Petit larousse. Puis il se lance dans son grand projet : Le Grand Dictionnaire universel du XIXème siècle publié en fascicules de 1864 à 1966, puis en 17 volumes in-folio de 1866 à 1875, soit 22 700 pages, qu’il écrit presque seul, y consacrant les dix dernières années de sa vie.

Sartre écrit dans Les Mots :  » Le Grand Larousse me tenait lieu de tout. »

Le Petit Larousse n’a vu le jour qu’en 1906, longtemps après la mort du fondateur et ne cesse plus depuis de paraître. En 1932, le quotidien du soir Le Temps en faisait  » l’éducateur du peuple » .

Pierre Larousse meurt en 1875, à 58 ans, l’année de la fondation de la Société Larousse. Il est enterré au cimetière Montparnasse (14ème division).

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Texte écrit et publié par Claire le  Octobre 2009. Claire se devait de rendre hommage à Pierre Larousse dont le dictionnaire ne quitte pas le bureau lorsqu’elle écrit. Le Petit Larousse est aussi le premier livre que lui ont offert, lorsqu’elle était encore une toute petite fille, ses grands-parents et qu’elle a reçu avec un très grand plaisir. Elle l’a précieusement conservé.

A 17 ANS, DANS LE BLEU DE TES YEUX.

A 17 ANS, DANS LE BLEU DE TES YEUX. dans -Mes romans-nouvelles-essais-poèsies. iwo65hiv-300x300 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans le bleu de tes yeux j’ai accroché mon regard et je me suis perdu dans tout un univers merveilleux,

Belle et délicieuse princesse,

Dans le bleu de tes yeux, j’ai découvert l’ivresse et j’ai pu atteindre une myriade d’étoiles qui scintillaient, même les plus lointaines,

Belle et délicieuse princesse,

Dans le bleu de tes yeux, j’ai appris à être dévoré avec une délicatesse et une vivacité qui m’a coupé le souffle,

Belle et délicieuse princesse,

Dans le bleu de tes yeux, j’ai navigué sur un extraordinaire nuage et j’ai entamé mon rêve pour toujours avec toi,

Belle et délicieuse princesse,

Dans le bleu de tes yeux, j’ai su aussi que tu voulais t’envoler avec moi dans un ciel éclatant et sans nuage,

Belle et délicieuse princesse,

Je me suis fondu dans ton regard et j’ai découvert l’amour, un amour fait de bleu… Plus bleu que le bleu de tes yeux, je ne vois rien de mieux,

Belle et délicieuse princesse,

Aphrodite t’a assurèment donné la beauté et l’amour auquel je n’ai pu résister…

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Nouvelle écrite et publiée par Claire le 12 Octobre 2009, d’après un texte écrit la veille pour elle par Rémi, écrivain.image74 

CHIRON.

CHIRON. dans -Histoires et légendes. 180px-Chiron_instructs_young_Achilles_-_Ancient_Roman_fresco

Chiron instruisant le jeune Achille, fresque d’Herculanum.

Chiron est considéré comme l’ainé des Centaures, (mi-homme, mi-cheval). Néanmoins, il n’a pas la même origine qu’eux. Il est le fils de Cronos et de l’Océanide Pylira et il  vivait dans une grotte sur le mont  Pélion en Thessalie.

Il épousa Chariclo qui lui donna Endéis mère de Pélée et protègea ce dernier contre la brutalité des Centaures du mont Pélio. Plus tard, il lui donna des conseils sur sa façon de séduire Thétis qui avait le pouvoir de changer de forme. Aussi est-il naturel qu’il lui confie l’éducation d’Achille le fils qu’il a eu avec elle.

En effet, Chiron était reconnu pour sa bonté, sa grande sagesse et ses nombreuses connaissances alors que les autres centaures étaient des créatures cruelles, sauvages et féroces. Chiron se vit offrir l’immortalité par les dieux. Et les hommes lui confiait comme disciples tous les jeunes fils des héros qui devinrent ses disciples. Grâce à ses grandes connaissances du monde, de la chasse et ses bonnes relations avec les hommes, il devint un excellent précepteur.

Achille fut donc son élève, mais aussi  Esculape le grand médecin, ainsi qu’Actéon le grand chasseur et bien d’autres encore.

Parmi les Centaures, il est le seul à être immortel mais il finit sur sa demande aux dieux par mourir, comme je l’indiquerai ci-après.

Indirectement et sans intention, Heracles ( Hercule) fut la cause de sa mort. En effet, il rendait visite à un Centaure de ses amis, Pholos et ayant soif, il persuada ce dernier de mettre en perce une barrique de vin qui était la propriété commune de tous les Centaures.

L’arôme répandu par cette liqueur, informa les autres de ce qui s’était passé et ils voulurent vengeance contre l’offenseur. Ils attaquèrent Héracles.

Mais, Heracles pouvait, par sa force, leur tenir tête. Il les vainquit tous. Cependant, au cour du combat, il blessa Chiron qui n’avait pas pris part à l’attaque. Chiron reçu une flèche empoisonnée par le sang de l’hydre de Lerne dans le genoux. La blessure de Chiron était inguerissable. Il demanda donc aux dieux le retrait de son immortalité pour cesser de souffrir…

Zeus permit à Chiron de mourir plutôt que de continuer à vivre dans cette souffrance. Et il transforma Chiron en constellation.

Cette légende a inspiré de nombreux Peintres…

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Légende écrite et publiée par Claire le 09 Octobre 2009 d’après des fragments d’histoires de plusieurs Poètes Grecs. Claire aime beaucoup cette légende.

DRYOPE.

DRYOPE. dans -Histoires et légendes. 2biljeoq 

Dryope est la fille d’Eurytos roi d’Oechalie. Un jour, Dryope se rend, avec son petit garçon, près d’un lac pour honorer les nymphes avec sa demi-soeur Iole. Elle veut leur confectionner des guirlandes. Tout à coup, elle aperçoit un lotus et elle se met à le cueillir.

Dryope reste alors figée.  Elle voit perler des gouttes de sang de la tige qu’elle vient de couper. Le lotus est en réalité la nymphe, Lotis. Cette dernière a pris cette forme pour se soustraire à un poursuivant. Dryope essaye alors de s’éclipser mais ses pieds restent figés. Ils semblent enracinés dans le sol.

Ne pouvant intervenir, Iole à ses côtés, observe la scène. Elle voit Dryope changée en arbre. Il ne reste plus que son visage visible lorsque son mari et son père accourent près du lac.

Iole leur dit ce qui s’est passé. Ils embrassèrent Dryope et pleurèrent toutes leurs larmes.  Cette dernière put encore leur chuchoter qu’elle n’avait jamais eu l’intention de faire du mal. Et elle leur fit faire serment d’amener régulièrement l’enfant pour jouer à l’ombre de cet arbre.

Elle insiste aussi pour que son mari et son père content son histoire à l’enfant pour qu’il pense en ce lieu :  » C’est dans ce tronc d’arbre que ma mère est cachée! «   Et elle ajoute de lui dire de ne jamais cueillir de fleurs ici car elles peuvent toutes masquer une nymphe! « 

Puis, elle ne parla plus…. L’écorce s’était refermée sur son visage. Elle les avaient pour toujours quittés.

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Conte écrit et publié par Claire le 05 Octobre 2009 d’après Ovide, poète latin, 43 av JC-17ou18 apr JC. Ce conte nous montre combien les hommes désapprouvaient que l’on détruisit ou abîmât une fleur.

JE PARS.

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Je pars,

Seule dans le noir, je désespère car je ne t’aime plus. Et je sais que je ne fais que semblant de vivre dans un monde qui n’est aujourd’hui que blessure,

Je pars,

Je ne veux plus entendre ces cris et ces reproches, toujours injustifiés qui sonnent chaque jour à mes oreilles, sans discontinuité,

Je pars,

Et je laisse pour vous, tout ce palais miteux. Je donne cette maison à celui qui en veut car les moments qui y ont été passés sont déjà oubliés. En prime, recevez même ce jardin qui a caché mes rêves,

Je pars,

Je laisse le passé. A partir de demain, je prendrai un autre visage. Je pourrai à nouveau sourire et retrouver ma joie. Et je rencontrerai celui qui le long du chemin, saura me redonner goût à la vie,

Je pars,

Maintenant les gens passent et me dépassent, indifférents. Ils ne voient pas le torrent de larmes qui coulent tout au long de mes joues . Ils ne voient pas que je change à jamais mon destin et qu’enfin je vais, pleine d’amour, vivre le présent !…

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JE PARS. dans -Mes romans-nouvelles-essais-poèsies. ecrire

Citation de femme célèbre :

Je pars. oui, je pars. non… je vous laisse mon âme.

Marguerite Youcénar.

Nouvelle écrite et publiée par Claire le 03 Octobre 2009.image74 

JULES CESAR, FILS DE VENUS.

 Caius Iulius Caesar IV

JULES CESAR 

Caius Iulius Caesar (-100 -44 av JC) est un homme politique romain. Il est né le 12 ou 13 juillet -100  à Rome dans le quartier de Subure, quartier plébéien de la Rome républicaine. Il n’avait pas d’ancêtre ayant atteint le Consulat ce qui lui fermait normalement l’accés au cercle des Sénateurs.

Néanmoins, César revendique côté maternel, une filiation glorieuse avec l’un des premiers roi de Rome, Ancus Marcius. En effet, son grand-père avait épousé une Marcia, membre de cette lignée. Côté paternel il se réclame des origines divines. La gens Iulia se dit remonter à Iule, descendant des dieux immortels, nom latin d’Ascagne, fils du prince troyen Enée venu sur ordre des dieux s’installer en Italie et y fonder une nouvelle Troie, après la destruction de sa patrie. Romulus et Rémus (fondateur de Rome) sont ses descendants en ligne directe. Cependant Enée est un héros, né des amours d’un mortel, le Troyen Anchise et la déesse Vénus.

Jules César est grand. Il a les yeux noirs et vifs. Il a une chevelure noire et abondante qu’il parfume d’huiles rares. Il se fait raser et épiler. Devenu plus âgé, il ramène avec soin ses mèches en avant pour cacher sa calvitie. Il porte une ceinture négligemment serrée. Il s’adonne aux plaisirs dans les banquets. Devenu homme politique, les festins très connus qu’il offre, par leurs échanges, accroissent son influence politique. Il a l’art des relations en société. Il n’hésite pas à combler tous ses désirs. Il collectionne les pierres précieuses, les vases ciselés, les statues, les tableaux de maîtres etc… Il achète pour l’entourer des esclaves beaux et cultivés.

César est un grand intellectuel aussi. Il a étudié les grands auteurs, surtout Homère dont il peut citer des tirades entières. Il a étudié la grammaire, la syntaxe, le style, l’histoire, la philosophie et la morale. Ciceron jugeait sa culture comme égale à la sienne. Il prend part aux débats intellectuels de l’époque. César voulait faire de Rome un grand centre intellectuel. Il se propose également d’intervenir en droit civil et de choisir, les lois les meilleures et celles indispensables, pour les rassembler dans un petit nombre de livres.César écrit de nombreux commentaires notamment sur  » La Guerre des Gaulois »,  » La Guerre civile  » contre Pompée.

Il se marie jeune avec Cornelia, fille de Cinna, rival malheureux de Sylla alors maître de Rome qui veut qu’il la répudie. César refuse. En conséquent, ses biens sont saisis, sa tête est mise à prix. Il doit errer et ne doit son salut qu’à des personnes influantes. Une enfant unique, Julie, nait du couple. Ce mariage se termine avec la mort de Cornelia. Il se remarie avec Pompeia, petite fille de Sylla, noble et riche. Cinq ans après, il rompt. Puis il a de nombreuses aventures dont Servilia, demi-soeur de Caton, mère de Brutus, son futur assassin. Il épouse Calpurnia, fille de Calpurnius Pison. 

LA CONQUETE DES GAULES. 

En – 58 avant JC, César se fait nommer Proconsul des Gaules. A 40 ans, son endurance le fait admirer de ses soldats. Il connaît ses hommes, les appelle par leur nom. En tant que Proconsul il est investi de la puissance civile et militaire.

Il conquiert La Gaule. Il constitue ainsi un trésor : il pille chapelles et temples. Il détruit les villes pour se faire des butins. Avec ses hommes au combat, il sait se montrer homme de discipline. Il est sévère et n’hésite pas à punir ses hommes. Exigeant, il sait aussi se montrer indulgent et généreux après la victoire. Il accorde des promotions, répartit des parts de butin.

César développe le renseignement, interroge les prisonniers, s’informe auprès des marchands et des voyageurs de la position de ses ennemis.

Il prend en gage de fidélité après la conquête des otages des familles dirigeantes gauloises. Il se renseigne sur les moeurs, les religions, les coutumes des vaincus.

César attaque par surprise, par tout temps. Il montre une telle supériorité dans les combats que les Gaulois préfèrent la guerrilla.

Il est fin diplomate et il ne rompt jamais le contact avec Rome. Il conquiert la Gaulle.

LA PRISE DE POUVOIR DE CESAR CONTRE POMPEE. 

Il entre en lutte contre Pompée et le Sénat. Pompée avait épousé Julie, la fille de César qui est morte en -54 av JC. Pompée s’est allié avec le parti conservateur et isole donc César. César marche alors sur Rome en franchissant le Rubicon, sans y avoir été autorisé par le Sénat. C’était déclarer la guerre aux conservateurs.  César dit  » Le sort en est jeté !  » ( Alea, jacta, est). Il progresse rapidement vers Rome. Ses adversaires ne s’y attendaient pas !…

Fin -49 av JC, il est nommé dictateur pour quelques jours avec mission de veiller sur le bon déroulement des élections des magistrats. A l’issue des élections, il est élu Consul, magistrature la plus importante de la Rome républicaine.

César arrive à Alexandrie en octobre -48 av JC, il trouve le corps de Pompée, où il s’est réfugié, assassiné sur l’ordre du jeune Ptolémée XIII. Il se bat contre le pharaon, gagne et le détrône au profit de Cléopâtre VII et de son jeune frère. Puis, il règle l’affrontement de Cléopâtre et de son frère. Il a, avec Cléopâtre, un fils illégitime, Césarion qui sera plus tard tué pour l’empêcher d’accéder au trône de Rome. Cléopâtre a 20 ans, lui 50 ans lorsqu’ils se rencontrent. Il est à noter que César se rapproche aussi de L’Egypte, car c’est une place stratégique et un grenier à blé et il y porte intérêt.

En -47, il se fait élire à la fois Consul et Dictateur par les Comices, Assemblée de citoyens romains. Le Consulat lui est accordé pour 5 ans ( il était limité jusque là à 1 an), la dictature pour 10 ans ( jusque là, elle était donnée qu’après un péril grave encouru par la république et pour 6 mois seulement). Ce qui lui confère des pouvoirs redoutables. De plus, il est devenu immensément riche, grâce au butin acquis pendant la conquête de la Gaulle.

En juillet -46 av JC, il fête ses victoires sur la Gaulle, l’Egypte, le Pont (Asie mineure) et l’Afrique pendant 4 jours (ces fêtes duraient jusque là 1 journée).

César accorde son pardon à de nombreux partisants de Pompée. Il met en valeur son ascendance divine. C’est Vénus qui protège son descendant. Il fait de nombreuses offrandes à Vénus et lui inaugure un temple. La déesse et son héritier trônent au coeur de Rome. En effet une statue équestre de César, qu’il a fait ériger, domine la place. César s’emploie alors à affirmer son pouvoir et à museler les oppositions.

Le 14 février -44 av JC, le Sénat lui confère la dictature perpétuelle. Son pouvoir est désormais sans limite. En -44 av JC, César a donc accumulé tous les pouvoir et vaincu son adversaire Pompée ( 101-48 av JC). Il prend le nom de  » Divin Jules ».

Cette ascension suscite beaucoup de mécontentement dans la noblesse romaine, parmi les anciens partisans de Pompée et les défenseurs des traditions républicaines.

L’ASSASSINAT DE CESAR. 

Marcus Junius Brutus est né en octobre -85 av JC. A 40 ans, il assure les fonctions de prêteur urbain qui le mettent au rang de 2 ème personnage de l’état. Jusqu’en -48 av JC, Brutus appartient au parti de Pompée qui soutient le libre jeu des institutions. Il se rallie à César et se compromet auprès de ses anciens amis. Mais il n’aime pas César…

En février -44 av JC, Brutus rejoint les conjurés. Ils sont 24 à préparer l’assassinat de César. Il prend la direction du complot contre lui. Le 15 mars -44 av JC, aux ides de Mars, César doit rencontrer les Sénateurs qui vont lui donner le titre de Roi dans la Curie de Pompée. César se présentera sans garde militaire, les Sénateurs ne porteront pas d’armes. Les conjurés pourront prendre des poignards, cachés dans leur Scrinia ( étuis cylindriques) servant à emporter des documents.

Des signes divins néfastes, pour ce jour, sont apparus à l’examen des entrailles des bêtes sacrifiées et Calpurnia, sa femme, dans la nuit du 14 au 15 a rêvé que son mari s’écroulait assassiné. De plus César, la veille, a trop mangé et trop bu chez son ami Lépide et ne se sent pas bien. Il hésite à se rendre à la Curie. Il est 11 heures et les Sénateurs sont réunis dans la Curie depuis 7 heures. Un des conjurés, Decimus Brutus vient trouver César et lui demande le motif de son retard. Ce dernier lui indique que s’il renvoie les Sénateurs, ils se vexeront. César le suit donc. De plus Artemidoros de Cnide, un célèbre intellectuel, lui tend un billet comportant la liste des conjurés. Il ne le lit pas.

César pénètre dans la Curie avec les 900 Sénateurs. Il s’assoit sur un fauteuil plaqué d’or. Marc Antoine est attiré à l’écart par des faux solliciteurs car les conjurés craignent sa force. Les conjurés entourent de toute part le siège de César et l’assassine. César tombe sous 23 coups de poignards. Les Sénateurs fuient sans le secourir. Les conjurés montent au Capitole et appelle le peuple romain à la liberté.

Il est à noter qu’aucune parenté n’existait entre César et Brutus. La bonne traduction de la phrase dite par César lors de sa mort serait :  » Et toi aussi mon petit !  » Brutus reste cependant devant la postérité, l’incarnation de l’ingratitude et le fils assassin de son père.

Brutus refuse que le cadavre du dictateur soit jeté à la voirie et privé de sépulture. Le soir venu, 3 esclaves de César emportent le corps de leur maître chez lui.

Le surlendemain, les Sénateurs statuent sur le sort des conjurés. Ils votent l’amnistie des assassins et aussi qu’on rendra à César les honneurs. Le cadavre de César est exposé sur le forum, sur un lit d’ivoire couvert de pourpre et d’or, à la tête duquel est exposé le vêtement éclaboussé de sang de César. Les Romains défilent devant le catafalque et y dépose des cadeaux. Des comédiens miment les épisodes glorieux de sa vie, comme celà était la coutume. Puis la litière, portée par des Magistrats, traverse le forum pour prendre la direction du champ de Mars. Le feu est mis à la litière. Dans les flemmes des présents sont jetés par la foule en deuil, bijoux, armes etc…

 

Marc Antoine reprend le contrôle de Rome et obtient l’exil des conjurés. Le 24 octobre -42 av JC, vaincu devant Philippes par les lègions d’Antoine et d’Octave le futur Auguste, Brutus se tue en s’enfonçant son glaive.

 

Claire.background-2008_039.jpg

Article écrit par claire le 01 octobre 2009 . Claire a été fascinée par Jules César , homme volontaire, grand conquérant et empereur des Romains.

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