PEGASE ET BELLEROPHON.

 PEGASE ET BELLEROPHON. dans -Histoires et légendes. 180px-Pelike_Bellerophon_Louvre_G535

Bellérophon monté sur Pégase.

Peliké attique du Peintre de Barclay vers 440 av JC, Musée du Louvre.

A Ephyre, la ville qui fut ensuite appelée Corinthe, vivait un roi appelé Glaucos. Il était le fils de Sisyphe qui dans le Hadès devait à jamais essayer de rouler une grande roue jusqu’en haut d’une montagne parce qu’il avait un jour révélé un secret de Zeus.  Glaucos s’attira également  le courroux des dieux. C’était un grand cavalier et afin de rendre ses chevaux plus ardents dans les batailles, il les nourrissait de chair humaine.  Ces actes monstrueux indignèrent les dieux et ils lui firent subir le même traitement qu’il imposait aux autres. Il fut jeté en bas de son char et ses chevaux le dévorèrent.

Dans la cité un beau et hardi jeune homme qui se nommait Bellérophon était considéré comme son fils. Cependant des bruits couraient indiquant que son père était Poséidon, le dieu souverain de la mer. De plus, Eurynome, sa mère, bien que mortelle avait été l’élève d’Athéna jusqu’au jour où son intelligence et sa sagesse se révélèrent l’égale des dieux. Bellérophon apparaissait donc aux yeux de tous, comme plus divin que mortel.

Bellérophon voulait s’emparer de Pégase, un cheval merveilleux et ailé, né du sang de la gorgone Méduse lorsqu’elle fut tuée par Persée. Le désir de Bellérophon était néanmoins sans espoir.

Le plus sage des voyants d’Ephyre auquel Bellérophon avait confié sa peine lui conseilla de se rendre dans le temple d’Athéna et d’y dormir. Les dieux parlaient souvent aux hommes dans leurs rêves.  Ce jour là comme il sommeillait, près de l’autel, Bellérophon crut voir la déesse debout devant lui et tenant un objet doré dans la main. Elle lui dit :  » Réveille-toi ! Cet objet te permettra de charmer le coursier que tu convoites !  » Il se réveilla comme elle le demandait, se leva, regarda autour de lui et ne vit aucune déesse. Mais sur le sol, un mors tout en or, comme il n’en avait jamais vu  avait été posé.

Rempli d’espoir, le mors dans la main, Bellérophon se dirigea vers les prés pour trouver Pégase. Le cheval s’abreuvait à une fontaine de Pyrène qui jaillissait aux pieds de la citadelle d’Ephyre. Il s’approcha sans bruit. Pégase, sans bouger, le regarda venir et se laissa docilement brider. Bellérophon était maintenant le maître du cheval. Revêtu de son armure d’airain, Bellérophon se hissa sur son dos. Il était le maître de l’air. Il volerait au gré de ses désirs.

Mais par accident, Bellérophon tua son frère. Et il se réfugia à la cour du Roi d’Argos, Proetos qui le purifia. Antéia, la femme du Roi, s’éprit de Bellérophon. Ce dernier refusa de répondre à ses avances. Elle en fut dépitée et devant son mari, elle accusa Bellérophon d’avoir voulu la séduire. Puis elle demanda sa mort.

Malgré sa colère, Proetos refusa. Bellérophon avait mangé et but à sa table, il ne pouvait donc user de violence envers lui. Il imagina alors un plan qui devait aboutir au même résultat. Il pria le jeune homme d’apporter une lettre à Iobatès, Roi de Lycie en Asie. Bellérophon accepta. Sur le dos de Pégase tout voyage était facile. Le roi de Lycie le reçu avec hospitalité et pendant 9 jours, il participa à des festins. Puis, il lui demanda à voir la lettre. Il lu cette lettre sur laquelle Proetos lui demandait de faire tuer le jeune homme.

Iobatès avait donné l’hospitalité à ce jeune homme et pour les mêmes raisons que Proetos y répugna. De plus, Zeus réprimendait tousceux qui trahissaient les lois de l’hospitalité.  Néanmoins rien ne l’empêchait d’envoyer l’étranger et son cheval dans une aventure périlleuse. Il pria donc Bellérophon d’aller combattre la Chimère. Elle passait pour invincible. Elle avait devant l’apparence d’un lion, à l’arrière celle d’un serpent et entre les deux celle d’une chèvre. Son haleine était une flamme impossible à éteindre.

Bellérophon , monté sur Pégase n’avait pas à s’approcher du monstre embrasé. Il le survola et le tua de ses flèches.

Quand il revint chez Proetos, il dut trouver d’autres moyens pour se débarasser de Bellérophon. Il lui demanda de s’engager dans une expédition contre les Solymes, guerriers renommés. Il l’envoya ensuite dans une guerre contre les Amazones et à chaque fois Bellérophon revenait en vainqueur.  Proetos fut alors séduit par tant de vaillance. Il se réconcilia avec lui et lui donna la main de sa fille.

Bellérophon pu vivre pendant de longues années dans la félicité. Mais il s’attira la colère des dieux. Bellérophon était devenu par ses succés d’une grande ambition et avait un orgueil démesuré, trop important pour un homme. Toujours monté sur Pégase, il voulut arriver jusqu’à l’Olympe. Il pensait qu’il pourrait devenir immortel. Le cheval montra alors plus de sagesse. Il refusa l’ascension et désarçonna son cavalier. De ce jour, solitaire, Bellérophon erra. De son côté Pégase trouva asile dans les écuries de l’Olympe parmi les coursiers de Zeus.

Lorsque Zeus voulait user de son foudre, c’était Pégase qui lui apportait l’éclair et le tonnerre. Puis Zeus finit par le transformer en constellation pour le remercier de ses loyaux services.

On attribue à Pégase la foudre de Zeus, La création de sources, l’inspiration poètique et une profonde symbolique ésotérique.

Claire.background-2008_039.jpg 

Conte écrit et publié par Claire le 20 Juin 2009 d’après une histoire Hésiode (VIIIème ou IXème siècle avant JC), poète grec et Pindare (518-438 av JC) poète grec également qui nous ont transmis l’Amour et la Beauté.

 


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