POLYPHEME LE CYCLOPE, ULYSSE ET GALATEE.

 POLYPHEME LE CYCLOPE, ULYSSE ET GALATEE. dans -Histoires et légendes. 280px-Polyphemus_Eleusis_2630

Ulysse et ses compagnons aveuglant Polyphème.

Amphore vers 650 avant JC, musée d’Eleusis.

A l’exception des Cyclopes, toutes formes monstrueuses de vie créées au début du monde, après leur révolte furent à jamais banies de la terre. Ces Cyclopes devinrent les protégés de Zeus. Ils forgeaient les éclairs du dieu. Zeus les installa dans une contrée où les vignes et les champs avaient des fruits et des légumes abondants sans labour, ni semailles.

Les Cyclopes possèdaient de grands troupeaux de brebis et de chèvres. Néanmoins leur férocité et leur barbarie étaient toujours présentes. Ils n’avaient ni loi, ni justice. Les étrangers évitaient les lieux où ils vivaient. Un Grec Odysseus (nom Grec d’Ulysse) échoua malgré tout sur le rivage de cette contrée dangereuse. Il revenait chez lui après avoir participé à la destruction de Troie.

Non loin de l’endroit où il avait amarré son bâteau, il y avait une caverne largement ouverte sur la mer qui semblait inhabitée. Une barrière solide en défendait l’entrée. Avec 12 hommes Odysseus partit l’explorer. Il n’avait plus de vivre mais du vin moelleux et puissant qu’il prit pour le donner à l’éventuel habitant de ce lieu, en signe d’hospitalité.

La barrière n’était pas fermée et le groupe entra dans la caverne. Ils ne virent personne mais l’endroit était habité. Tout au long de ses parois, des enclos retenaient des chevreaux et des agneaux. Sur des étagères se trouvaient des fromages et des seaux pleins de crème. Exténués les visiteurs mangèrent et burent en attendant leur hôte.

Cet hôte arriva enfin hideux et immense comme un pic de montagne. Il poussait un troupeau devant lui, il entra dans la caverne puis referma la barrière.Tout à coup, Polyphème aperçut les étrangers et hurla :  » Qui êtes-vous pour oser pénètrer dans ce lieu ? Des commerçants ou des pirates ? «   A sa vue les hommes furent frappés de terreur. Odysseus répondit :  » Nous sommes des naufragés qui ont combattus à Troie. Zeus nous protège.  » Polyphème ajouta qu’il s’intéressait peu à Zeus. Puis le Géant étendit ses deux bras et attrapa deux hommes dans ses mains. Il fit jaillir leur cervelle en écrasant leur crâne sur le sol. Et il se régala de cet affreux festin. Après ce repas, il s’étendit et s’endormit.

Odysseus ne trouva pas le sommeil car il pensait à cet affreux carnage. Il chercha un moyen de s’échapper avec ses hommes. Mais à l’aube lorsque le troupeau se rassembla pour sortir aucune idée ne lui était venue. Le Cyclope se réveilla et Odysseus dut assister à la mort de deux autres de ses hommes. Puis le Cyclope sortit en poussant la barrière de pierres qui obstruait l’entrée.

Odysseus pensa qu’ils allaient tous subir le même sort. Quand tout à coup il vit un pieu énorme aussi grand et épais qu’un mât de bâteau près des parcs à moutons. Avec ses compagnons il coupa une partie de ce pieu. Il en aiguïsa une extrémité, la durcit en le tournant et en la retournant dans le feu. Il venait juste de terminer son travail lorsque Polyphème revint.  Ils durent encore une fois assister à l’horrible festin. Quand il prit fin, Odysseus remplit une coupe du vin qu’il avait apporté et l’offrit au cyclope. Celui-ci le but avec plaisir et en réclama à nouveau et enfin après avoir tout bu, ivre il s’endormit.

Odysseus prit le pieu caché et chauffa sa pointe dans la braise. Et il l’enfonça dans l’oeil du Cyclope. Avec un hurlement effroyable ce dernier se leva d’un bond et arracha le pieu de son oeil. Il se précipitait d’un côté et de l’autre de la caverne mais aveugle il ne pouvait atteindre aucun homme. Enfin, il poussa la barrière et s’assit à l’entrée les bras étendus. Ils pensait ainsi saisir les hommes lorsqu’ils essayeraient de sortir. Mais Odysseus avait un plan. Il pria chaque homme de choisir 3 béliers à toison fournie et de les lier entre eux puis d’attendre le lever du jour…

L’aube arriva, les animaux se pressèrent devant la porte. Polyphème les fit passer entre ses jambes et leur tâta le dos pour voir s’ils ne portaient pas les hommes. Mais il ne pensa pas à tâter sous leur ventre où les prisonniers se trouvaient. A peine sorti de la grotte, les hommes se laissèrent tomber, puis courant vers le bâteau, ils le mirent à l’eau et montèrent à bord. Odysseus lança un grand cri  » Tu n’étais pas assez fort pour manger ces hommes chétifs Cyclope ! Te voilà châtié par ceux qui étaient tes hôtes et que tu n’as pas respectés ! « 

Alors Polyphème saisit un énorme rocher et le jeta vers le bâteau. Mais ce rocher le manqua de peu et il y eut un tel remous que l’équipage dut s’accrocher aux rames et appuyer de toute leur force pour s’éloigner de la terre. Ils étaient maintenant loin. Le géant ne pouvait plus rien contre eux. Ulysse cria encore :  » Cyclope, Odysseus a crevé ton oeil, dis le à ceux qui te poseront la question.  » Le Géant s’assit alors sur la grève aveugle.

Cet épisode semble être l’une des raisons de l’acharnement de Poséidon contre Ulysse. En effet il est le père du Géant.

Histoire écrite par Claire d’après un récit de l’Odyssée attribué à Homère, poète grec du IX siècle avant JC.

Du monstre géant avec un oeil crevé la laideur et la méchanceté de Polyphème diminuèrent. Un conteur eut pitié de lui.  Polyphème devint un monstre crédule et ridicule conscient de sa laideur et de sa gaucherie. Il se mit à aimer à en perdre la raison, la charmante et moqueuse nymphe de la Mer, Galatée. Il vivait en Sicile et son oeil lui était revenu, peut-être par son père qui était Poséidon, le puissant Dieu de la Mer. Le géant amoureux n’ignorait pas que Galatée ne répondrait pas à son amour. Il essayait de s’endurcir en se disant qu’il devait faire paître ses brebis en oubliant celle qui le fuyait. Mais la coquine s’approchait alors de lui à la dérobée. Des pommes s’abattaient sur son troupeau et la voix de Galatée raillait sa timidité en amour. Mais dès que Polyphème se levait pour atteindre Galatée, elle s’enfuyait en raillant sa lourdeur à la course. Il ne restait au pauvre Cyclope qu’à s’asseoir sur la grève, impuissant et découragé.

Histoire complètée par Claire d’après Théocrite, poète bucolique grec, vivant vers 315-250 avant JC.

Galatée dans un autre récit se montre aimable. La délicate jeune fille, au teint de lait, se sent prise d’un tendre sentiment pour la créature hideuse et borgne. Elle voit en lui le fils favori du souverain de la mer. Elle ne doit pas le dédaigner. Polyphème retrouve ici aussi son oeil. Elle dit alors à Doris, sa soeur Néréide, qui avait aussi l’espoir de séduire Polyphème :  » Ne prends pas tes grands airs ! Il y a quelquechose de viril en lui ! Et puis, il ne t’a même pas remarquée et ne te porte aucun intérêt !  » Mais Polyphème ne conquit jamais le coeur de Galatée. Elle s’éprit d’un Prince nommé Acis. Alors Polyphème jaloux le tua en l’écrasant sous un rocher. Néanmoins Acis fut changé en fleuve. En effet, Galatée transforma le sang d’Acis en une rivière portant son nom en Sicile.

Histoire continuée par Claire d’après Lucien de Somosate, poète grec du II ème siècle après JC.

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Une suite d’histoires écrites et publiées par Claire le 08 Juin 2009 d’après des légendes grecques.

 

 


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Un commentaire

  1. ROSALIE dit :

    vous trouvé ou vivait les cyclope?

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