PAUL GAUGUIN.

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Autoportrait (1893), musée d’Orsay.

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La vie et l’oeuvre de Paul Gauguin.

Paul Gauguin est né à Paris le 07 Juin 1848 et est mort à l’île de Hiva Oa, dans les Iles Marquises le 08 mai 1903. Il est enterré à côté de Jacques Brel au cimetière d’Atuona.

Paul Gauguin est un Peintre Post impressionniste, chef de file de l’école de Pont-Aven en Bretagne et inspirateur des Nabis.

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Eugène Henri Jean Paul Gauguin est né à Paris en 1848. Son père est Clovis Louis Pierre Guillaume Gauguin (1814-1849) et sa mère née Aline Chazal (1825-1867) fut la fille de Flora Tristan.

Le Peintre a vécu les années de sa plus jeune enfance à Lima où son père, mort au large de Punta Arenas, pensait faire fortune.

Après avoir fait ses études à Orléans, Gauguin s’embarque pensant six années dans la marine marchande, puis la marine française et navigue sur les mers.

De retour en France, il devient en 1870, agent de change à la Bourse de Paris et connait un certain succès.

Son tuteur, Gustave Arosa, homme d’affaires et grand amateur d’art, introduit Gauguin auprès des impressionnistes.

Comme son tuteur, il devient amateur d’art et s’essaye à la Peinture. Il rencontre Pissaro en 1874. Il expose avec les Impressionnistes en 1876,1880,1881,1882 et 1886.

En 1882, il abandonne son emploi à la Bourse et se consacre entièrement à sa nouvelle passion, la peinture.

Il part vivre à Copenhage dans la famille de son épouse avec ses enfants car il rencontre des difficultés financières. Mais il ne s’entend pas avec sa belle famille. Il laisse sa femme et ses enfants au Danemark et il rentre à Paris en 1885 pour peindre.

En 1886, il effectue son premier séjour à Pont-Aven, en Bretagne. De retour à Paris, il rencontre Vincent van Gogh en novembre 1886.

En 1887, il part avec la Peintre Charles Laval pour le Panama où il travaille au percement du canal de Panama. Ses conditions de vie sont difficiles et dès qu’il a rassemblé assez d’argent, il va avec cette dernière à la Martinique où il reste de juin à octobre 1887, à l’Anse Turin au Carbet. Il peint 12 toiles. Mais malade, il rentre avec Charles Laval en France en Octobre 1887.

Il rejoint Pont-Aven début 1888 où il travaille avec les Peintres de l’école de Pont-Aven. Son style évolue et devient plus naturel et synthétique.

Il vit d’octobre à décembre 1888 à Arles avec Vincent van Gogh. Ils peignent et ils travaillent ensemble. Mais ils se disputent d’où l’épisode de l’oreille coupée de Van Gogh.

Il repart en bâteau et se retrouve, en 1891, à Tahiti où il rencontre Téhura qui lui inspirera 70 toiles en quelques mois.

Paul Gauguin soigne l’expressivité des couleurs, la perspective et l’utilisation de formes pleines et volumineuses. Il est inspiré par l’environnement tropical et la culture polynésienne. Mais après quelques années de bonheur, il déprime et tente de se suicider.

Puis manquant d’inspiration, en 1901, il s’installe aux Iles Marquises à Atuona. Il essaye de se battre pour la cause des indigènes. Il meurt affaibli et fatigué le 08 mai 1903. Il est enterré dans le cimetière d’Atuona.

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Gauguin est en marge des impressionnistes. Il fut sans doute avec Paul Cézanne et Vincent Van Gogh, le Peintre du XIX ème siècle qui eut le plus d’influence sur la peinture du XX ème siècle.

Ses expérimentations sur la couleur et l’ensemble de son oeuvre influencèrent l’évolution de la Peinture, notamment le “Fauvisme” du XX ème siècle.

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Article écrit et publié par Claire le 28 Juin 2009. Claire a adoré voir plusieurs oeuvres de Paul Gauguin au Musée d’Orsay à Paris. Les panneaux de la porte de la grande case sur pilotis en bois, qui fut sa dernière demeure aux Iles Marquise, y sont exposés. Le panneau porte l’inscription de “ la maison du jouir ”… et est sculpté à la taille directe, par Gauguin dans du bois de Séquoia, l’arbre le plus grand du monde. Deux panneaux de soubassement précisent les conditions de cet Eden “ Soyez mystérieuse ” et “ Soyez amoureuse et vous serez heureuse”  … Ce Peintre inspire à Claire l’Amour et la Beauté.


Archive pour juin, 2009

LA PRINCESSE ET L’ANACONDA.

LA PRINCESSE ET L'ANACONDA. dans -Histoires et légendes. 6fjyko0b

Dans des temps anciens, alors que la tribu des Jirajira fêtait la récolte, le Grand Piache son sorcier, rapporta une tragique prophétie. Il indiqua qu’une princesse devait naître qui serait la fille d’un chef et qui aurait des yeux de la couleur de l’eau de la lagune sacrée du Nirgua.

Lorsqu’elle viendrait au monde, elle ne devait pas regarder son reflet dans l’eau car une terrible inondation s’abattrait sur son peuple. Il serait alors rayé de la carte du monde. Ces paroles terrifièrent les indiens. A chaque fois que la fille d’un chef naissait, ils regardaient les yeux du bébé.

Pendant ce temps, peu avant que les Espagnols arrivent et débarquent sur la terre des indiens, naquit une jolie fillette qui avait pour père le chef Nivar. Elle avait des yeux verts comme l’eau de la lagune.

Nivar comprit aussitôt qu’il s’agissait de la fille de la prophétie. Mais au lieu de la sacrifier en la donnant à l’anaconda, gardien de la lagune, il la cacha dans un lieu secret, gardée par 22 jeunes gens. Seuls sa mère et ces fidèles avaient le droit de l’approcher et la surveillaient. De plus, il était interdit à l’enfant de contempler son image dans les miroirs, dans l’eau et les flaques de pluie.

Un jour le serpent, qui demandait chaque année une jeune fille en sacrifice désignée par la tribu, exhala un nuage de vapeur qui endormit les 22 gardiens de la princesse. Alors cette dernière s’échappa de sa prison dorée et s’approcha de la lagune. Elle ne put pas resister et contempla son reflet dans les ondes.

Alors ses yeux devinrent vides et deux trous s’ouvrirent sur le royaume des morts.  La fillette fut aussitôt hypnotisée. Et un tourbillon violent surgit de ses yeux. Puis son visage se métamorphosa en une tête d’anaconda. La prophétie était entrain de se réaliser.

Après avoir poussé un cri, la fillette sauta dans la lagune. Les 22 jeunes gens furent réveillés par ce cri strident et ils accoururent sur cette lagune.

Mais ils ne virent pas la princesse mais à sa place le terrible anaconda qui battait les eaux avec sa queue provoquant ainsi une gigantesque inondation. Les Nivar durent s’enfuir devant la montée des eaux. Le serpent ne cessait de s’agiter amplifiant ainsi au fur et à mesure ce déluge. Puis l’anaconda finit par éclater, victime de sa fureur destructrice.

Désormais, il gît inerte, la queue posée sur la montagne de Sorte dans l’Etat de Yaracuy et la tête à Tacarigua dans l’Etat de Carabobo, où aujourd’hui est érigé le grand autel de la cathédrale de Valencia.

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Conte écrit et publié par Claire le 24 Juin 2009 d’après la version d’une légende écrite par Gilberto Antonilez, publiée dans le journal El Universal en 1945. Claire aime les légendes et leur beauté.  Elle précise que le 12 Octobre, durant les fêtes de Noël et pour la semaine sainte, des milliers de Vénézuéliens continuent à célèbrer la princesse de la légende et tous les esprits qui l’entourent. Ils invoquent son pouvoir et vénèrent les esprits ancestraux issus des racines mélangées du pays, indiennes, européennes et africaines. Les autels sont couverts de bougies, de statuettes, de bouteilles d’alcool, de fleurs et de fruits. Sur la montagne sacrée, les cérémonies durent quelques heures ou plusieurs jours.

NUESTRA DIOSA REINA Y MADRE

RICHARD WAGNER.

    

Portrait de Richard Wagner (Munich, 1871)  Photographe : Franz Hanfstaengl

Portrait de richard Wagner.

Munich 1871.

Photographe : Franz Hanfstaengl.

LA VIE ET L’OEUVRE DE RICHARD WAGNER.

RICHARD WAGNER. dans -Hommes célèbres. 123gifs071

Wilhelm Richard Wagner est un compositeur Allemand. Il est né le 22 mai 1813 à Leipzig et est mort le 13 Février 1883 à Venise.

Son père petit fonctionnaire mourut six mois après sa naissance. Puis sa mère épousa au mois d’août 1814 l’acteur Ludwig Geyer qui lui a transmis sa passion théâtrale.

Wagner veut devenir dramaturge mais à 15 ans, il découvre la musique. Il s’inscrit alors à l’université de Leipzig (1831).

Wagner a une place importante dans l’histoire de la musique occidentale surtout avec ses opéras. Ses conceptions artistiques avant gardistes ont une influence déterminante dans l’évolution de la musique.

Wagner a mené une vie de bahème et fantasque comme beaucoup d’artistes. De plus, il était aussi doué pour nouer des amitiés dans des cercles artistiques et intellectuels que pour les transformer en inimitié.

Mais grand artiste, il transforme la conception de l’opéra à partir de 1850 en le considérant comme une dramaturge sacrée. La musique reflète à la fois les personnages, leurs sentiments tout en soutenant le chant et en soulignant l’action de la scène.

En 1833, Wagner a achevé son premier opéra, Les Fées. Il est directeur aux opéras de Wurtzbourg et de Magdebourg. Il écrit La Défense d’aimer (das Liebesverbot) opéra inspiré d’une pièce de Shakespeare.

En 1836, il épouse l’actrice Minna Planer. Il occupe le poste de directeur musical à Riga. Puis cette dernière le quitte et démunie d’argent revient au domicile conjugal. Wagner accepte son retour mais le couple est décadent. Ils ont des dettes et fuient à Londres. Puis ils vivent à Paris.

En 1840, il commence son opéra Rienzi. Il retourne en Allemagne pour le jouer à Dresde où il rencontre le succés. Il y vit 6 ans en exerçant la charge de chef d’orchestre du Grand Théâtre. Il compose et met en scène Le Vaisseau fantôme et Tannhäuser qu’il jouera en 1861, deux chefs d’oeuvre. Mais engagé politiquement, il doit fuir l’Allemagne. Il vit d’abord à Paris, puis à Zürich. Il fut alors exhilé pendant 12 ans. Il charge Franz Liszt, son ami, de veiller sur son opéra Lohengrin. Liszt fit jouer la 1ère à Weimar en août 1850.

A Zürich Wagner compose de belles oeuvres, l’oeuvre d’art de l’avenir (1849) qui présente une nouvelle conception de l’opéra , opéra et drame ainsi qu’un ouvrage antisémite, le Judaïsme dans la musique.

Il rencontre Mathilde Wesendonck, écrivaine et femme mariée à un riche commerçant dont il s’éprit. Ces sentiments furent réciproques mais cet amour resta peut être presque platonique. Wagner travaille sur Tristan et Isolde. En 1858, Minna intercepte une lettre que Wagner écrit à Mathilde. Après une querelle, Wagner quitte Zürich pour Venise avec Mathilde.

Quand il put retourner en Allemagne, il s’installe à Biebrich en Prusse où il travaille sur Les Maîtres chanteurs de Nuremberg qui sera terminé en 1867. En 1862, il se sépare de Mina mais continue à subvenir à ses besoins jusqu’à sa mort en 1866.

Louis II qui admirait les opéras de Wagner depuis son enfance fait venir Wagner à Munich. Tristan et Isolde fut un succés retentissant. De plus, cette oeuvre constitue une charnière dans l’histoire de l’harmonie et du contrepoint. 

Par la suite, Wagner eut une liaison avec Cosima von Bülow de 20 ans sa cadette et la fille de Liszt. Déjà mariée, elle accouche  en 1865 d’une fille illégitime nommée Isolde. Il s’en suit un scandale. En disgrace avec les membres de la Cour, Louis II doit lui demande de quitter Munich.

Wagner s’installe à Tribschen, près de Lucerne. Cosima divorce et épouse Wagner le 25 août 1870. Il lui offrit L’Idylle de Siegfried à l’occasion de son anniversaire. Ce mariage durera jusqu’à la mort du compositeur. Devant l’insistance de Louis II, il donna à Munich des avants 1ères de L’Or du Rhin et du Walkyrie.

En 1871, il choisit la ville de Bayreuth pour accueillir sa nouvelle salle d’opéra dont le financement fut réalisé en partie par Louis II, par la Baronne von Schleinitz. Puis Wagner pour récupérer des fonds entrepris des concerts à travers toute l’Allemagne. Lorsque son théâtre ouvrit ses portes,à l’occason de L’anneau de Nidelung, d’illustres invités l’honorèrent. Ce festival eut un grand succés.

En 1877, Wagner construit son dernier opéra Parsifal. Il le fit représenter lors du second festival de Bayreuth. Après le festival, il part à Venise avec sa famille. Le mardi 13 février 1883 il meurt subitement, dans cette ville, emporté par une crise cardiaque.

 

Wagner a eu une influence considérable sur ses successeurs. Il a su être conventionnel au début afin d’apprendre son art puis faire éclore son génie et le transmettre.

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Texte écrit et publié par Claire le 22 Juin 2009. Wagner nous a transmis la Beauté et l’Amour à travers sa musique et ses opéras.                                 

ENDYMION ET LA LUNE.

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Endymion par Girodet, Musée du Louvre, peint en 1791.

Certains poètes disent d’Endymion qu’il est roi d’Elide, d’autres qu’il était chasseur mais la plupart qu’il était berger. Tous s’accordent pour célébrer sa beauté. Il serait le fils d’Ethlios, 1er souverain d’Elide et de Calycé.

Il aurait eu trois fils Etolos, Péon et Epéios. Il choisit son héritier parmi ses trois fils en les soumettant à une course à pieds qu’Epéios gagna. Il passe aussi quelquefois pour le père de Narcisse.

Un jour Endymion fut aperçu par Sémélé, la Lune. Dès qu’elle le vit elle s’éprit de lui. Elle descendit des cieux jusqu’à une grotte du mont Latmos en Carie. Elle l’embrassa et s’étendit près de lui. Il devint son amant. Ils eurent tous les deux 50 filles. Les 50 mois lunaires entre chaque session des jeux olympiques sont censés y faire allusion.

Et depuis à jamais immobile, Endymion sommeille. Jamais il ne se réveille pour voir la forme brillante qui se penche sur lui. Il dort pour toujours immortel mais aussi inconscient. Il reste toujours beau. En effet, Sémélé obtint pour lui qu’il conserve sa beauté dans un sommeil éternel.

Endymion repose étendu sur le flanc de la montagne, immobile, mais vivant. Et nuit après nuit la Lune lui rend visite et le couvre de baisers.

Ce sommeil magique est l’oeuvre de Sémélé. Elle l’aurait endormi afin de pouvoir à tout moment le rejoindre et l’embrasser.

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Conte écrit et publié par Claire le 21 Juin 2009 d’après une légende de Théocrite, poète grec, né vers 315 et mort vers 250 avant JC, qui nous parle d’Amour et de Beauté.

PEGASE ET BELLEROPHON.

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Bellérophon monté sur Pégase.

Peliké attique du Peintre de Barclay vers 440 av JC, Musée du Louvre.

A Ephyre, la ville qui fut ensuite appelée Corinthe, vivait un roi appelé Glaucos. Il était le fils de Sisyphe qui dans le Hadès devait à jamais essayer de rouler une grande roue jusqu’en haut d’une montagne parce qu’il avait un jour révélé un secret de Zeus.  Glaucos s’attira également  le courroux des dieux. C’était un grand cavalier et afin de rendre ses chevaux plus ardents dans les batailles, il les nourrissait de chair humaine.  Ces actes monstrueux indignèrent les dieux et ils lui firent subir le même traitement qu’il imposait aux autres. Il fut jeté en bas de son char et ses chevaux le dévorèrent.

Dans la cité un beau et hardi jeune homme qui se nommait Bellérophon était considéré comme son fils. Cependant des bruits couraient indiquant que son père était Poséidon, le dieu souverain de la mer. De plus, Eurynome, sa mère, bien que mortelle avait été l’élève d’Athéna jusqu’au jour où son intelligence et sa sagesse se révélèrent l’égale des dieux. Bellérophon apparaissait donc aux yeux de tous, comme plus divin que mortel.

Bellérophon voulait s’emparer de Pégase, un cheval merveilleux et ailé, né du sang de la gorgone Méduse lorsqu’elle fut tuée par Persée. Le désir de Bellérophon était néanmoins sans espoir.

Le plus sage des voyants d’Ephyre auquel Bellérophon avait confié sa peine lui conseilla de se rendre dans le temple d’Athéna et d’y dormir. Les dieux parlaient souvent aux hommes dans leurs rêves.  Ce jour là comme il sommeillait, près de l’autel, Bellérophon crut voir la déesse debout devant lui et tenant un objet doré dans la main. Elle lui dit :  » Réveille-toi ! Cet objet te permettra de charmer le coursier que tu convoites !  » Il se réveilla comme elle le demandait, se leva, regarda autour de lui et ne vit aucune déesse. Mais sur le sol, un mors tout en or, comme il n’en avait jamais vu  avait été posé.

Rempli d’espoir, le mors dans la main, Bellérophon se dirigea vers les prés pour trouver Pégase. Le cheval s’abreuvait à une fontaine de Pyrène qui jaillissait aux pieds de la citadelle d’Ephyre. Il s’approcha sans bruit. Pégase, sans bouger, le regarda venir et se laissa docilement brider. Bellérophon était maintenant le maître du cheval. Revêtu de son armure d’airain, Bellérophon se hissa sur son dos. Il était le maître de l’air. Il volerait au gré de ses désirs.

Mais par accident, Bellérophon tua son frère. Et il se réfugia à la cour du Roi d’Argos, Proetos qui le purifia. Antéia, la femme du Roi, s’éprit de Bellérophon. Ce dernier refusa de répondre à ses avances. Elle en fut dépitée et devant son mari, elle accusa Bellérophon d’avoir voulu la séduire. Puis elle demanda sa mort.

Malgré sa colère, Proetos refusa. Bellérophon avait mangé et but à sa table, il ne pouvait donc user de violence envers lui. Il imagina alors un plan qui devait aboutir au même résultat. Il pria le jeune homme d’apporter une lettre à Iobatès, Roi de Lycie en Asie. Bellérophon accepta. Sur le dos de Pégase tout voyage était facile. Le roi de Lycie le reçu avec hospitalité et pendant 9 jours, il participa à des festins. Puis, il lui demanda à voir la lettre. Il lu cette lettre sur laquelle Proetos lui demandait de faire tuer le jeune homme.

Iobatès avait donné l’hospitalité à ce jeune homme et pour les mêmes raisons que Proetos y répugna. De plus, Zeus réprimendait tousceux qui trahissaient les lois de l’hospitalité.  Néanmoins rien ne l’empêchait d’envoyer l’étranger et son cheval dans une aventure périlleuse. Il pria donc Bellérophon d’aller combattre la Chimère. Elle passait pour invincible. Elle avait devant l’apparence d’un lion, à l’arrière celle d’un serpent et entre les deux celle d’une chèvre. Son haleine était une flamme impossible à éteindre.

Bellérophon , monté sur Pégase n’avait pas à s’approcher du monstre embrasé. Il le survola et le tua de ses flèches.

Quand il revint chez Proetos, il dut trouver d’autres moyens pour se débarasser de Bellérophon. Il lui demanda de s’engager dans une expédition contre les Solymes, guerriers renommés. Il l’envoya ensuite dans une guerre contre les Amazones et à chaque fois Bellérophon revenait en vainqueur.  Proetos fut alors séduit par tant de vaillance. Il se réconcilia avec lui et lui donna la main de sa fille.

Bellérophon pu vivre pendant de longues années dans la félicité. Mais il s’attira la colère des dieux. Bellérophon était devenu par ses succés d’une grande ambition et avait un orgueil démesuré, trop important pour un homme. Toujours monté sur Pégase, il voulut arriver jusqu’à l’Olympe. Il pensait qu’il pourrait devenir immortel. Le cheval montra alors plus de sagesse. Il refusa l’ascension et désarçonna son cavalier. De ce jour, solitaire, Bellérophon erra. De son côté Pégase trouva asile dans les écuries de l’Olympe parmi les coursiers de Zeus.

Lorsque Zeus voulait user de son foudre, c’était Pégase qui lui apportait l’éclair et le tonnerre. Puis Zeus finit par le transformer en constellation pour le remercier de ses loyaux services.

On attribue à Pégase la foudre de Zeus, La création de sources, l’inspiration poètique et une profonde symbolique ésotérique.

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Conte écrit et publié par Claire le 20 Juin 2009 d’après une histoire Hésiode (VIIIème ou IXème siècle avant JC), poète grec et Pindare (518-438 av JC) poète grec également qui nous ont transmis l’Amour et la Beauté.

GEORG WILHELM FRIEDRICH HEGEL.

Portrait de Hegel par Schlesinger (1831) 

Portrait de Hegel par Schlesinger (1831).

GEORG WILHELM FRIEDRICH HEGEL.

Hegel ne fait rien pour séduire et il ne cherche pas un auditoire. De plus, il y a chez Hegel une volonté d’hermétisme. Mais il faut le suivre car ce philosophe veut tout embrasser par la pensée. Sa philosophie récapitule la totalité de l’histoire. En effet, Hegel met en place un système philosophique qui est capable de totaliser tout ce qui s’est dit et accompli auparavent dans tous les domaines et rend compte en même temps du mouvement et de la dynamique interne qui anime cette histoire. 

L’oeuvre de Hegel intègre, en les renouvelant profondèment la logique, l’histoire de la philosophie, l’analyse des religions, la reflexion sur l’art, les sciences, la politique et le droit. Hegel veut parvenir à penser dans leur globalité l’époque des connaissances et des croyances, la succession des empires et la marche de la civilisation. Dans le processus chaotique, confus et continuellement changeant de l’histoire, il s’efforce de discerner sa compréhension.

On a vu dans Hegel un penseur athée ou au contraire une sorte de renouveau et de théologie moderne. On a fait de lui l’inspirateur des courants ouvriers révolutionnaires ou à l’inverse le modèle du penseur conservateur, voire réactionnaire.

LA VIE DE HEGEL. 

Stuttgart 1770-1788.

Georg Wilhelm Friedrich Hégel, né à Stuttgart le 27 août 1770 dans une famille de moyenne bourgeoisie et protestante, est un philosophe allemand. Son père Georg Ludwig Hegel (1733-1799) est fonctionnaire à la Cour des comptes du Duc de Wurtemberg. Sa mère Magdalena Fromm (1741-1783) est issue d’une famille très cultivée de juristes et participe à la 1ère formation intellectuelle de son fils mais meurt prématurément. Il fait ses études au gymnasium de sa ville natale où il est un écolier modèle. A l’âge de 10 ans son père lui fait apprendre la géomètrie et l’astronomie. Sa formation à Stuttgard est inspirée par les principes des Lumières et a pour contenu les textes classiques de l’Antiquité. Hegel aima le grec et traduit par exemple le Manuel d’Epictète, l’Antigone de Sophocle. Il rédige de nombreuses notes de lecture concernant la littérature, l’esthétique, la physiognomonie, les mathématiques, la physique, la psychologie, la pédagogie, la théologie, la philosophie.

L’oeuvre de Hegel est une des plus représentatives de l’idéalisme allemand et elle a eu une influence décisive sur l’ensemble de la philosophie du XXème siècle. Hegel hérite d’un siècle qui découvre l’importance de l’histoire, la diversité des populations, l’ampleur des progrès humains. Il a 19 ans quand le peuple de Paris prend la bastille. Il devient philosophe dans le siècle des révolutions. Il a 23 ans quand l’espoir de la liberté prend le visage de la terreur. Il a un peu plus de 30 ans quand Bonaparte étend ses conquêtes révolutionnaires et militaires sur l’Europe.

Tübingen 1788-1793. 

La formation initiale de Hegel fut religieuse autant que philosophique. Il entre à l’âge de 18 ans dans un séminaire protestant de Tübingen où est dispensé l’un des meilleurs enseignements de l’époque. Il y commence ses études universitaires. Il a en même temps que lui dans cette école Hölderlin qui sera un grand poète, Schelling qui sera aussi un grand penseur. Il étudie la philologie, l’histoire, la philosophie, la physique et les mathématiques. Hegel est un étudiant très doué mais timide et renfermé. En 1788, il rédige un article sur Les avantages que nous procure les anciens écrivains grecs et romains classiques. Il obtient sa maîtrise de philosophie en 1790 avec un mémoire sur le problème moral des discours dans lequel il oppose au dualisme Kantien, l’unité de la raison et de la sensibilité.

Puis il s’inscrit à la faculté de Théologie. Il suit les cours sur l’histoire des apôtres, les Psaumes, les Epîtres, sur Cicéron, sur l’histoire de la philosophie, sur la métaphysique et la théologie naturelle et s’inscrit à titre personnel à des cours d’anatomie. L’essentiel de l’enseignement consiste dans un apprentissage de la dogmatique chrétienne qui provoque chez Hegel un écoeurement manifeste dans ses écrits critiques postérieurs sur la religion. Il retourne souvent à Stuttgart à cause d’une mauvaise santé. Puis Hegel se fait l’orateur des idées de liberté et d’égalité avec des amis comme Friedrich Hölderlin, Friedrich Wilhelm von Schelling dont il partage la chambre. Il achève ses études à Tübingen en septembre en présentant un mémoire de théologie neutre sur l’histoire de l’église de Wurtemberg.

Berne 1793-1797.

Au sortir du séminaire, Hegel ne fut pas pasteur ce à quoi sa formation de Théologie le destinait. Il devient précepteur à Berne à l’été 1793 jusqu’en 1797. Il travaille dans la famille du capitaine Karl Friedrich von Steiger (1754-1841) membre du Conseil Souverain de Berne et représentant de l’aristocratie alors au pouvoir dans ce canton. Il y fait l’expérience de la servitude. Mais il lui reste du temps pour les lectures et des travaux d »autant que cette famille possède une importante bibliothèque. Hegel étudie les derniers développements que prend la philosophie dans les publications de Kant, Fichte, Schiller et Schelling. Il attend une révolution en allemagne et écrit en ce sens à Schelling Les écrits de Hegel rattachés à cette époque témoignent surtout d’une réflexion critique sur la religion chrétienne. La 1ère publication de Hegel concerne les habitants du pays de Vaud qui se révoltent contre la domination du gouvernement de Berne avec l’appui de la France. Hegel traduit et commente les événements en Allemand en 1798, sous couvert de l’anonymat, Les lettres confidentielles sur le rapport juridique du pays de Vaud à la ville de Berne de l’avocat révolutionnaire Jean Jacques Cart parues à Paris en 1793. 

Francfort 1797-1800.

En 1797, Hegel prend la charge de précepteur à Francfort-sur-le-Main dans une famille de négociant en vin Johann Noë Gogel. Son lien amical avec Hölderlin se renforce. Hegel participe à son projet de tragédie sur la mort d’Empédocle.

Hégel développe une critique de la raison et de la philosophie qui est le ferment de la dialectique. Hégel rédige, en 1798, un ouvrage dédié aux patriotes sur La situation récente de Wurtemberg.

En 1799, Hegel rédige un commentaire des théories économiques de James Steuart, aujourd’hui perdu. Son analyse de la société industrielle anglaise lui aurait permis de sortir des idéaux révolutionnaires et l’ont conduit dans la voie dialectique. Il poursuit sa critique de la religion sous un mode historique publié sous le titre de le Christianisme et son destin. Après la mort de son père en 1799, Hegel retourne à Stuttgart et dispose d’un héritage qui lui permet l’indépendance.

Iena 1801-1807.

Hegel commence sa carrière universitaire en devenant privatdozent à l’université de Iena en 1801. Il soutient sa thèse latine sur Les orbites des planètes le 27 août 1801. Cette étude du système solaire doit illustrer la nouvelle physique spéculative en rompant avec la mécanique de Newton. Hegel se fait connaître également avec un écrit sur la différence entre les systèmes de Fichte et de Schelling. Hegel suit la pensée de Schelling dont il partage les idées et le logement. Puis à Iéna, il écrit son premier chef d’oeuvre , la Phénoménologie de l’esprit publié en 1807. Il fonde avec Schelling le Journal Critique de la philosophie en 1802 qui prend fin avec la départ de Schelling pour Würzburg en 1803.

Bamberg 1807-1808.

L’arrivée de Napoléon interrompt ses activités universitaires. Hegel travaille alors comme rédacteur en chef en 1807 d’un petit journal à Bamberg.

Nuremberg 1808-1816.

Hegel est engagé comme recteur du gymnasium de Nuremberg. Ses élèves ont entre 18 et 20 ans. Il enseigne son système de la philosophie. Il apprend aux élèves à dialoguer librement entre eux tout en gardant du respect. Il donne une suite à la Phénomènologie de l’esprit en publiant La Science de la logique en 3 volumes (1812-1816). C’est un véritable traité de métaphysique. En 1811, il épouse Marie von Tucher. Ils ont 2 fils.

Heidelberg 1816-1818.

Hegel est ensuite professeur d’Université à Heidelberg. Il participe à la rédaction des annales littéraires de Heidelberg, revue dirigée par des professeurs de l’université et consacrée à l’ensemble des disciplines académiques. Il donne ses premiers cours d’esthétiques ou philosophie de l’art en 1817.

Berlin 1818-1831.

En 1818, il occupe la chaire de Fichte décédé, à Berlin. Hegel publie ses Principes de la philosophie du droit (1820) qui développent sa philosophie pratique et particulièrement sa théorie sur les rapports de la Société civile et de l’Etat.

Pendant ses vacances Hegel entreprend des voyages : – 1819 à l’île de Rugen, à Dresde et en Suisse, en 1822 aux Pays Bas, – en 1824 à Vienne, – en 1827 à Paris, -en 1829 à Carlsbad et à Prague en passant par Weimar et Iena. Il s’interesse à l’art et est épris de musique. En 1826, il fonde avec son élève Eduard Gans et d’autres professeurs les Annales de la critique scientifique. En 1929, il devient recteur de l’université de Berlin. En 1831, Hegel travaille à une nouvelle édition de la Science de la logique mais après 13 ans de gloire académique, vénéré par ses étudiants, admiré par toute l’Université, Hegel meurt brutalement le 14 novembre 1831 à Berlin, emporté par le choléra dans une épidémie qui décime la population.

Ce philosophe aura fait peu de voyages. Mais dans ses chefs d’oeuvres, on découvre des forces de subversion considérables. La Phénoménologie de l’esprit décrit l’histoire de la civilisation. La Science de la logique qu’il publie en 1816 et qu’il rédige à Nuremberg puis à Heidelberg explore les processus qui permettent à la réalité de se mouvoir et de se penser. L’Encyclopédie des sciences philosophiques qu’il publie à Berlin rassemble d’une manière reflexive les connaissances. Mais il ne faut pas oublier ses cours que publient ses élèves après sa mort. Ses leçons sur la philosophie de l’histoire, sur l’esthétique, sur l’histoire de la religion, sur l’histoire de la philosophie constituent des parties essentielles de son oeuvre.

LES DISCIPLES D’HEGEL. 

Après sa mort, ses disciples se divisent en hégéliens de gauche et de droite. Les premiers insistent sur la primauté de la raison et principalement sur les luttes qui concernent l’histoire et laq font avancer. Marx reprend à Hegel sa vision d’une marche de l’histoire conduite par le jeu des contradictions. Ainsi se développe la branche révolutionnaire de cette gauche hégélienne. Elle se continue avec Lénine qui lit et commente Hegel à Genève avant la révolution d’octobre qui conduit les bolcheviks au pouvoir.

Par ailleurs, il existe une postérité fidèle à la tradition de l’idéalisme allemand et de son aspiration fondamentale à l’absolu. Ces hégéliens de droite mettent l’accent sur la place de l’esprit dans la marche de l’histoire universelle et sur le lien profond que Hegel leur semble établir entre philosophie et christianisme. A la fin du XIXème siècle se développe un néo-hégélianisme idéaliste en Grande Bretagne notamment les oeuvres de Bradley et de Bosanquet.

La diversité de cet héritage montre l’ampleur du système hégélien. Selon que l’on privilégie un des points de vue, que l’on accentue une des composantes le résultat est différent. En effet, des éléments opposés se trouvent dans cette totalité.

LA PENSEE D’HEGEL. 

Hegel enseigne la philosophie sous la forme d’un système de tous les savoirs suivant une logique dialectique. Le système est présenté comme une phénoménologie de l’esprit puis comme une encyclopédie des sciences philosophiques et engendre des disciplines académiques nouvelles comme la philosophie de l’art, la philosophie de l’histoire. Il produit une synthèse audacieuse de l’ensemble de la philosophie présente et passée. La singularité de Hegel est d’avoir tenté de concevoir la totalité de la réalité à la fois dans sa diversité et dans son unité. Dans la réalité se trouvent une infinité de sous-réalités incompatibles construite d’éléments qui s’excluent mutuellement ou se contredisent. Habituellement pour élaborer une vérité on ne retient qu’un de ces éléments et on disqualifie ceux qui s’opposent. Cette manière de pratiquer ne permet pas cependant de concevoir la totalité. Elle aboutit à privilégier certains éléments.  Or pour Hégel le concret exige une pensée capable de tenir ensemble tous les aspects même ceux qui s’opposent et s’excluent. La vérité ne réside pas dans un seul point de vue. Elle est constituée par l’ensemble des éléments contraires et par le mouvement qui anime leurs relations.Voilà pourquoi Hégel accorde une place centrale à la contradiction.

Dans les pensées antérieures à la sienne la contradiction était un signe d’impossibilité. Ce qui était contradictoire ne pouvait exister. Avec Hegel la contradiction apparaît comme l’indice même du réel. En effet, ce qui est réel est contradicroire. Et pourtant ce qui est réel est également rationnel c’est à dire compréhensible. Car la raison est capable de penser les contradictions, de saisir comment une situation donnée se transforme en son contraire. La pensée solide pour Hegel est celle de l’entendement qui sépare, classe, oppose et cloisonne. Dans cette vision de la réalité seul compte le mouvement et non les points d’arrêt. La vérité est le parcours, le cheminement. Aucune des étapes ne contient la vérité.

De plus ce qui intéresse Hegel, c’est la manière dont la réalité ne cesse de se transformer, dans un processus dialectique : Thèse, antithèse, synthèse. Puis au sein même de la réalité une dynamique de destruction-conservation modifie les situations et les fait vivre. La négation est un mouvement interne de dépassement, elle appartient au processus de transformation continue de la réalité. Le génie d’Hegel est d’avoir compris la puissance du négatif. Celui-ci est une force qui travaille au sein de la réalité, la creuse du dedans et la fait avancer.

HEGEL ET L’HISTOIRE. 

Hegel adapte cette dialectique à l’histoire. Le chaos apparent des évènements, le cours hasardeux des guerres, les effondrements et les renaissances des cultures n’est pas une fin en soi. De plus elle se révèle, animée du dedans par une logique profonde. La monarchie est détruite du dedans par la Révolution, et la Révolution se détruit à son tour pour engendrer un régime qui n’est ni monarchie, ni république mais qui conserve les traits de l’une et de l’autre.  Napoléon 1er condense en lui l’esprit de l’histoire et son principe d’évolution. Les individus n’agissent qu’à court terme, en fonction de leurs intérêts personnels. L’objectif de Napoléon est sa propre gloire et non la réalisation d’un projet global. Toutefois en consolidant son règne, en étendant son empire il contribue à l’extension des libertés citoyennes, la constitution des Etats-nation en Europe.

Enfin la conception hégélienne de l’histoire s’organise autour de caractéristiques propres à l’esprit d’un peuple ou à l’esprit d’un temps. Cette conception aura elle aussi une longue et diverse postérité. Elle suppose que les multiples aspects d’une époque soient reliés. Les différentes formes d’art (architectural, musical, pictural, poétique) seraient connectées aux croyances religieuses, aux conbceptions morales, aux structures politiques. A la place de d’unité séparée qui suivent des évolutions disjointes, Hegel voit une forme d’unité profonde, de cohérence interne de chaque civilisation.

C’est à travers le passage dialectique d’une forme de civilisation à une autre que se poursuit la marche de l’histoire. Elle s’accompagne d’une prise de conscience graduelle de l’esprit par lui-même. Le terme de ce processus constitue ce que Hegel nomme : savoir absolu. L’expression ne doit pas susciter de confusion. Elle ne signifie pas un savoir englobant les données factuelles du monde. Atteindre le savoir absolu ne veut surtout pas dire que l’on connaisse tout.

Le savoir absolu est l’ultime étape de la marche de l’esprit vers la conscience de soi, celle où il se réconcilie définitivement avec lui-même et se comprend en ayant compris la totalité de son parcours.  C’est aussi le point où la vision de l’histoire s’éclaire, où la philosophie dépasse et conserve la véritée incarnée par le christianisme en tant que religion absolue. Le savoir absolu constitue le point d’aboutissement de l’histoire humaine, celui d’où l’on peut penser la totalité du parcours. Il en est ainsi par une nécessité interne au déploiement de la pensée. Hegel se situe au point où tout devient visible.

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Texte écrit et publié par Claire le 16 Juin 2009.

A lire :  Entretiens avec Karl Marx, Friedrich Engels (qui se rapproche de la philosophie de Hegel), Vladimir Ilitch Lénine de Michel j Cuny paru en 2008.

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POLYPHEME LE CYCLOPE, ULYSSE ET GALATEE.

 POLYPHEME LE CYCLOPE, ULYSSE ET GALATEE. dans -Histoires et légendes. 280px-Polyphemus_Eleusis_2630

Ulysse et ses compagnons aveuglant Polyphème.

Amphore vers 650 avant JC, musée d’Eleusis.

A l’exception des Cyclopes, toutes formes monstrueuses de vie créées au début du monde, après leur révolte furent à jamais banies de la terre. Ces Cyclopes devinrent les protégés de Zeus. Ils forgeaient les éclairs du dieu. Zeus les installa dans une contrée où les vignes et les champs avaient des fruits et des légumes abondants sans labour, ni semailles.

Les Cyclopes possèdaient de grands troupeaux de brebis et de chèvres. Néanmoins leur férocité et leur barbarie étaient toujours présentes. Ils n’avaient ni loi, ni justice. Les étrangers évitaient les lieux où ils vivaient. Un Grec Odysseus (nom Grec d’Ulysse) échoua malgré tout sur le rivage de cette contrée dangereuse. Il revenait chez lui après avoir participé à la destruction de Troie.

Non loin de l’endroit où il avait amarré son bâteau, il y avait une caverne largement ouverte sur la mer qui semblait inhabitée. Une barrière solide en défendait l’entrée. Avec 12 hommes Odysseus partit l’explorer. Il n’avait plus de vivre mais du vin moelleux et puissant qu’il prit pour le donner à l’éventuel habitant de ce lieu, en signe d’hospitalité.

La barrière n’était pas fermée et le groupe entra dans la caverne. Ils ne virent personne mais l’endroit était habité. Tout au long de ses parois, des enclos retenaient des chevreaux et des agneaux. Sur des étagères se trouvaient des fromages et des seaux pleins de crème. Exténués les visiteurs mangèrent et burent en attendant leur hôte.

Cet hôte arriva enfin hideux et immense comme un pic de montagne. Il poussait un troupeau devant lui, il entra dans la caverne puis referma la barrière.Tout à coup, Polyphème aperçut les étrangers et hurla :  » Qui êtes-vous pour oser pénètrer dans ce lieu ? Des commerçants ou des pirates ? «   A sa vue les hommes furent frappés de terreur. Odysseus répondit :  » Nous sommes des naufragés qui ont combattus à Troie. Zeus nous protège.  » Polyphème ajouta qu’il s’intéressait peu à Zeus. Puis le Géant étendit ses deux bras et attrapa deux hommes dans ses mains. Il fit jaillir leur cervelle en écrasant leur crâne sur le sol. Et il se régala de cet affreux festin. Après ce repas, il s’étendit et s’endormit.

Odysseus ne trouva pas le sommeil car il pensait à cet affreux carnage. Il chercha un moyen de s’échapper avec ses hommes. Mais à l’aube lorsque le troupeau se rassembla pour sortir aucune idée ne lui était venue. Le Cyclope se réveilla et Odysseus dut assister à la mort de deux autres de ses hommes. Puis le Cyclope sortit en poussant la barrière de pierres qui obstruait l’entrée.

Odysseus pensa qu’ils allaient tous subir le même sort. Quand tout à coup il vit un pieu énorme aussi grand et épais qu’un mât de bâteau près des parcs à moutons. Avec ses compagnons il coupa une partie de ce pieu. Il en aiguïsa une extrémité, la durcit en le tournant et en la retournant dans le feu. Il venait juste de terminer son travail lorsque Polyphème revint.  Ils durent encore une fois assister à l’horrible festin. Quand il prit fin, Odysseus remplit une coupe du vin qu’il avait apporté et l’offrit au cyclope. Celui-ci le but avec plaisir et en réclama à nouveau et enfin après avoir tout bu, ivre il s’endormit.

Odysseus prit le pieu caché et chauffa sa pointe dans la braise. Et il l’enfonça dans l’oeil du Cyclope. Avec un hurlement effroyable ce dernier se leva d’un bond et arracha le pieu de son oeil. Il se précipitait d’un côté et de l’autre de la caverne mais aveugle il ne pouvait atteindre aucun homme. Enfin, il poussa la barrière et s’assit à l’entrée les bras étendus. Ils pensait ainsi saisir les hommes lorsqu’ils essayeraient de sortir. Mais Odysseus avait un plan. Il pria chaque homme de choisir 3 béliers à toison fournie et de les lier entre eux puis d’attendre le lever du jour…

L’aube arriva, les animaux se pressèrent devant la porte. Polyphème les fit passer entre ses jambes et leur tâta le dos pour voir s’ils ne portaient pas les hommes. Mais il ne pensa pas à tâter sous leur ventre où les prisonniers se trouvaient. A peine sorti de la grotte, les hommes se laissèrent tomber, puis courant vers le bâteau, ils le mirent à l’eau et montèrent à bord. Odysseus lança un grand cri  » Tu n’étais pas assez fort pour manger ces hommes chétifs Cyclope ! Te voilà châtié par ceux qui étaient tes hôtes et que tu n’as pas respectés ! « 

Alors Polyphème saisit un énorme rocher et le jeta vers le bâteau. Mais ce rocher le manqua de peu et il y eut un tel remous que l’équipage dut s’accrocher aux rames et appuyer de toute leur force pour s’éloigner de la terre. Ils étaient maintenant loin. Le géant ne pouvait plus rien contre eux. Ulysse cria encore :  » Cyclope, Odysseus a crevé ton oeil, dis le à ceux qui te poseront la question.  » Le Géant s’assit alors sur la grève aveugle.

Cet épisode semble être l’une des raisons de l’acharnement de Poséidon contre Ulysse. En effet il est le père du Géant.

Histoire écrite par Claire d’après un récit de l’Odyssée attribué à Homère, poète grec du IX siècle avant JC.

Du monstre géant avec un oeil crevé la laideur et la méchanceté de Polyphème diminuèrent. Un conteur eut pitié de lui.  Polyphème devint un monstre crédule et ridicule conscient de sa laideur et de sa gaucherie. Il se mit à aimer à en perdre la raison, la charmante et moqueuse nymphe de la Mer, Galatée. Il vivait en Sicile et son oeil lui était revenu, peut-être par son père qui était Poséidon, le puissant Dieu de la Mer. Le géant amoureux n’ignorait pas que Galatée ne répondrait pas à son amour. Il essayait de s’endurcir en se disant qu’il devait faire paître ses brebis en oubliant celle qui le fuyait. Mais la coquine s’approchait alors de lui à la dérobée. Des pommes s’abattaient sur son troupeau et la voix de Galatée raillait sa timidité en amour. Mais dès que Polyphème se levait pour atteindre Galatée, elle s’enfuyait en raillant sa lourdeur à la course. Il ne restait au pauvre Cyclope qu’à s’asseoir sur la grève, impuissant et découragé.

Histoire complètée par Claire d’après Théocrite, poète bucolique grec, vivant vers 315-250 avant JC.

Galatée dans un autre récit se montre aimable. La délicate jeune fille, au teint de lait, se sent prise d’un tendre sentiment pour la créature hideuse et borgne. Elle voit en lui le fils favori du souverain de la mer. Elle ne doit pas le dédaigner. Polyphème retrouve ici aussi son oeil. Elle dit alors à Doris, sa soeur Néréide, qui avait aussi l’espoir de séduire Polyphème :  » Ne prends pas tes grands airs ! Il y a quelquechose de viril en lui ! Et puis, il ne t’a même pas remarquée et ne te porte aucun intérêt !  » Mais Polyphème ne conquit jamais le coeur de Galatée. Elle s’éprit d’un Prince nommé Acis. Alors Polyphème jaloux le tua en l’écrasant sous un rocher. Néanmoins Acis fut changé en fleuve. En effet, Galatée transforma le sang d’Acis en une rivière portant son nom en Sicile.

Histoire continuée par Claire d’après Lucien de Somosate, poète grec du II ème siècle après JC.

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Une suite d’histoires écrites et publiées par Claire le 08 Juin 2009 d’après des légendes grecques.

 

JE T’IMAGINE.

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Où que je sois, je t’imagine. Comme un peintre, je dessine à l’encre virtuelle les traits de ton visage, l’expression de ton regard, le contour de tes lèvres. Je me déplace par la pensée pour te retrouver. Je ferme les yeux et je sens alors ta bouche posée sur ma joue ou ta main qui me caresse avec tendresse. Puis tu m’enlaces longuement et je tressaille sous un baiser.

La nuit, je te vois dans mes rêves et ton image tentatrice accourt vers moi. Tu répètes mille fois que tu m’aimes et que tu m’aimes… Nous partons tous les deux vers un avenir heureux, sous un ciel illuminé d’une multitude d’étoiles.

Nous nous retrouvons dans différentes villes séduisantes. J’aperçois tout à coup ton sourire enjoleur, tu m’appelles et mon prénom par Echo est répété maintes fois dans la nuit…

Cupidon, dieu vainqueur, tu fais brûler la flamme de mon coeur. Un jour, Homme, tu as frappé à ma porte, tu as pris mon coeur et tu l’as emporté.

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Nouvelle écrite et publiée par Claire le 01 Juin 2009.image74 

JE T'IMAGINE. dans -Mes romans-nouvelles-essais-poèsies. ecrire 

Citation d’Homme célébre :

L’absence ni le temps ne sont rien quand on aime.

Alfred de Musset.

Extrait des Poèsies nouvelles.

SOUVENIR.

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Non, je ne veux pas être pour toi qu’un merveilleux souvenir bien qu’un passé commun soit inscrit dans nos vies ! Je veux vivre le présent. C’est avec lui que mon corps vibre, chaque jour, intensément. De plus, mon coeur déborde de l’amour qu’il n’a pas pu donner.

Si ce présent ne peut être avec toi partagé, je partirai alors vers d’autres destinées. Je t’effacerai complètement de toutes mes journées pour retrouver l’amour que Cupidon m’aura à nouveau réservé. Je t’enverrai dans le néant de la vie. Tu ne seras plus rien. Tu n’auras jamais existé.

Je veux vivre le présent et non être le passé. Ce passé est pour moi réservé aux morts qui ont eu ma tendresse et qui ne peuvent plus, hélas, faire partie de la vie. Je veux être à tout moment avec toi par la pensée.

Et puis rêver de ce futur qui arrivera un jour où nous pourrons ouvrir nos coeurs et, sans obstacle, laisser éclater au grand jour notre amour…

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Nouvelle écrite et publiée par Claire le 01 Juin 2009.image74SOUVENIR. dans -Mes romans-nouvelles-essais-poèsies. livro10

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Citation d’Homme célèbre :

Ne perdons rien du passé. Ce n’est qu’avec le passé qu’on fait l’avenir.

Anatole France.

 

LA VAGUE.

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La vague caresse doucement ma cheville puis s’élève, coquine. Elle écume et ses bulles me font frisonner.

Elle remonte lentement le long de mes jambes, les enserre et les masse avec délicatesse.

Elle progresse encore et rassurée se déchaîne pour atteindre le creux de mes reins… Je frisonne à nouveau, la polissonne…

Elle se casse et me flagelle. Je me dégage et enfin j’avance. La vague ondule inlassablement et masse mon corps sans s’arrêter, experte…

Je suis maintenant allongée et elle me porte… Puis dans une nage effrénée, elle m’emporte vers le large. Je m’éloigne trop ! Je me retourne et elle accepte de me ramener.

Encore une fessée ! … vague insolente, sur le bord du rivage, elle me lance. Je peux la quitter le corps plein d’allégresse, sensation de son écume et de ses caresses.

Vague, demain, je te rejoindrai pour connaître tes secrets et les sensations nouvelles que tu voudras bien partager, vague de l’amour, avec la mer pour toujours ! …

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Nouvelle écrite et publiée par Claire le 01 Juin 2009.image74  

LA VAGUE. dans -Mes romans-nouvelles-essais-poèsies. ecrire 

Citation d’Homme célébre :

Sous les vagues, la mer est dressée, on dirait qu’elle est au ciel,

Qu’elle touche et arrose les nuages qui couvrent tout.

Ovide.

Extrait de Les Métamorphoses. Livre XI.

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