LES MENADES OU LES BACCHANTES.

LES MENADES OU LES BACCHANTES. dans -Histoires et légendes. 280px-Mainade_Staatliche_Antikensammlungen_2645 

Ménade vers 480 av JC.

Les premières qui portent ce nom furent les nymphes nourrices de Bacchus, nymphes du mont Nysa, auxquelles Hermès avait confié le nourrison Dionysos.

Les Ménades ou les Bacchantes étaient des femmes rendues délirantes par le vin. Elles se précipitaient à travers bois, dans les collines et les dévalaient en poussant des cris discordants, la tête couronnée de lierre et en agitant des thyrses, verges surmontées de pommes de pin. Elles mettaient en pièces les animaux sauvages qu’elles croisaient sur leur passage et en dévoraient les lambeaux de chairs.

Ces nymphes n’avaient pas de Temple, la nature inculte, les montagnes sauvages, les forêts denses étaient leur domaine. Là Dionysos (Bacchus) les nourissait et les abreuvait d’herbes, de baies et du lait des chèvres sauvages.

Les Ménades  dormaient sur la mousse tendre, sous les branches couvertes d’épais feuillages, sur le sol couvert d’aiguilles de pins.

Elles se réveillaient dans la fraîcheur et la paix et se baignaient dans l’eau claire des ruisseaux. Elles étaient les accompagnatrices de Dionysos. Elles l’escortaient en jouant du tambourin. Leur mois de prédilection était le mois d’octobre, mois des vendanges.

Les Ménades consommaient du vin mais aussi de la bière additionnée de baies de lierre toxiques mais psychodysleptiques à faible dose et mangeaient des champignons hallicinogènes, comme l’amanite-tue-mouche

Le culte réservé à Dionysos étaient centré sur la liberté, l’extase par la joie mais aussi la brutalité sauvage, deux sentiments opposés. A ses adorateurs, il pouvait donner l’un et l’autre. Il pouvait être une bénédiction pour l’homme ou la cause de sa ruine.

Un jour Dionysos se rendit à Thèbes, sous les traits d’un mortel, ville d’où était issue sa mère Sémelé, pour y instaurer son culte. Il se faisait passer pour un étranger venu de Lydie. Il était suivi d’un groupe de femmes à moitié nues, revêtues de dépouilles de faon sur leurs robes. Elles chantaient et dansaient avec leurs thyrses (verges). Elles étaient ivres, hagardes et hurlantes.

Penthée, roi de Thèbes vit ces danseuses échevelées et hurlantes qui se conduisaient de façon répréhensible par la loi. Il fallait mettre fin à ces comportements! Il ordonna à ses gardes de se saisir des visiteurs et de les emprisonner, Dionysos surtout leur meneur, empourpré par le vin.

La voix d’un vieux devin aveugle, nommé Tirésias, lui jeta alors un avertissement : « cet homme que tu rejette est un dieu et le fils de Sémélé que Zeus a sauvé. Il est très puissant. »

En se retournant, Penthée vit qu’une couronne de lierre ceignait les cheveux blancs de Tirésias, ses vieilles épaules étaient recouvertes d’une peau de faon et il tenait dans sa main une verge étrange surmontée d’une pomme de pin. A cette vue, Penthée avec mépris ordonna au vieillard de se retirer. Penthée avait donc refusé d’écouter la parole des dieux…

Dionysos fut emmené par des soldats devant Penthée. Les gardes déclarèrent que le prisonnier ne s’était ni enfuit, ni n’avait résisté. Mais les jeunes femmes qu’ils avaient capturées s’étaient toutes enfuies dans la montagne. Les liens qu’ils leur avaient mis s’étaient aussitôt dénoués et les portes de la prison s’étaient ouvertes.

Penthée n’écoutait rien, il était envahi par la colère et le mépris. Il s’adressa méchamment à Dionysos qui lui répondit avec une grande douceur. Dionysos avertit le roi que personne ne pourrait le retenir prisonnier. Il dit aussi à Penthée qu’il ne pouvait voir le dieu qu’il était car il n’était pas pur.

Avec colère, Penthée ordonna à ses soldats d’enchaîner Dionysos et de le mettre en prison. Dionysos lui dit :  » les torts que tu me fais, c’est au dieu que tu les fais. »

Le cachot ne pouvait retenir Dionysos. Il sortit et revint encore une fois trouver Penthée, le suppliant à nouveau de cèder et de le laisser partir. Mais Penthée le reçut en l’accablant d’insultes et de menaces. Dionysos l’abandonna donc à son destin…

Penthée fit poursuivre les Ménades dans les montagnes où elles s’étaient réfugiées. Elles y avaient été rejointes par un grand nombre de Thébaines dont Agavé, la propre mère de Penthée. Dionysos frappa, à l’arrivée de Penthée,  toutes ces femmes de démence. Elles prirent Penthée pour un animal sauvage et se jetèrent sur lui, sa propre mère la première. Penthée comprit enfin qu’il avait lutté contre un dieu et qu’il devait payer ce crime de sa vie.

Les femmes le mirent en pièces et seulement après Dionysos leur rendit la raison. La mère de Penthée, Agavé, vit alors ce qu’elle avait fait…

La morale de cette histoire c’est que le vin peut être bon tout autant que mauvais. Il réjouit et réchauffe le coeur des hommes mais il les enivre aussi. Le peuple grec était trop lucide pour méconnaître ces deux effets, l’un dégradant et laid, l’autre au contraire délicieux.  De tels actes pouvaient se passer dans la réalité lorsque les hommes étaient rendus fous  par l’effet du vin. Mais ils savaient aussi que le vin est une source de joie qui rend le coeur des hommes plus lèger en leur procurant gaieté et insouciance.

Dionysos a donc une double nature il est le bienfaiteur de l’homme mais aussi son destructeur.

La fête des Bacchantes était appelées les Bacchanales et se célèbraient autrefois en Grèce, en Egypte et principalement à Rome. Par ailleurs, les Dionysies étaient des célèbrations religieuses athéniennes en l’honneur du dieu Dionysos.

Claire.background-2008_039.jpg 

Légende écrite et publiée par Claire le 21 Mars 2009, d’après les Ecrits d’Euripide, poète grec (480 – 406 av JC).


Archive pour 21 mars, 2009

LES MENADES OU LES BACCHANTES.

LES MENADES OU LES BACCHANTES. dans -Histoires et légendes. 280px-Mainade_Staatliche_Antikensammlungen_2645 

Ménade vers 480 av JC.

Les premières qui portent ce nom furent les nymphes nourrices de Bacchus, nymphes du mont Nysa, auxquelles Hermès avait confié le nourrison Dionysos.

Les Ménades ou les Bacchantes étaient des femmes rendues délirantes par le vin. Elles se précipitaient à travers bois, dans les collines et les dévalaient en poussant des cris discordants, la tête couronnée de lierre et en agitant des thyrses, verges surmontées de pommes de pin. Elles mettaient en pièces les animaux sauvages qu’elles croisaient sur leur passage et en dévoraient les lambeaux de chairs.

Ces nymphes n’avaient pas de Temple, la nature inculte, les montagnes sauvages, les forêts denses étaient leur domaine. Là Dionysos (Bacchus) les nourissait et les abreuvait d’herbes, de baies et du lait des chèvres sauvages.

Les Ménades  dormaient sur la mousse tendre, sous les branches couvertes d’épais feuillages, sur le sol couvert d’aiguilles de pins.

Elles se réveillaient dans la fraîcheur et la paix et se baignaient dans l’eau claire des ruisseaux. Elles étaient les accompagnatrices de Dionysos. Elles l’escortaient en jouant du tambourin. Leur mois de prédilection était le mois d’octobre, mois des vendanges.

Les Ménades consommaient du vin mais aussi de la bière additionnée de baies de lierre toxiques mais psychodysleptiques à faible dose et mangeaient des champignons hallicinogènes, comme l’amanite-tue-mouche

Le culte réservé à Dionysos étaient centré sur la liberté, l’extase par la joie mais aussi la brutalité sauvage, deux sentiments opposés. A ses adorateurs, il pouvait donner l’un et l’autre. Il pouvait être une bénédiction pour l’homme ou la cause de sa ruine.

Un jour Dionysos se rendit à Thèbes, sous les traits d’un mortel, ville d’où était issue sa mère Sémelé, pour y instaurer son culte. Il se faisait passer pour un étranger venu de Lydie. Il était suivi d’un groupe de femmes à moitié nues, revêtues de dépouilles de faon sur leurs robes. Elles chantaient et dansaient avec leurs thyrses (verges). Elles étaient ivres, hagardes et hurlantes.

Penthée, roi de Thèbes vit ces danseuses échevelées et hurlantes qui se conduisaient de façon répréhensible par la loi. Il fallait mettre fin à ces comportements! Il ordonna à ses gardes de se saisir des visiteurs et de les emprisonner, Dionysos surtout leur meneur, empourpré par le vin.

La voix d’un vieux devin aveugle, nommé Tirésias, lui jeta alors un avertissement : « cet homme que tu rejette est un dieu et le fils de Sémélé que Zeus a sauvé. Il est très puissant. »

En se retournant, Penthée vit qu’une couronne de lierre ceignait les cheveux blancs de Tirésias, ses vieilles épaules étaient recouvertes d’une peau de faon et il tenait dans sa main une verge étrange surmontée d’une pomme de pin. A cette vue, Penthée avec mépris ordonna au vieillard de se retirer. Penthée avait donc refusé d’écouter la parole des dieux…

Dionysos fut emmené par des soldats devant Penthée. Les gardes déclarèrent que le prisonnier ne s’était ni enfuit, ni n’avait résisté. Mais les jeunes femmes qu’ils avaient capturées s’étaient toutes enfuies dans la montagne. Les liens qu’ils leur avaient mis s’étaient aussitôt dénoués et les portes de la prison s’étaient ouvertes.

Penthée n’écoutait rien, il était envahi par la colère et le mépris. Il s’adressa méchamment à Dionysos qui lui répondit avec une grande douceur. Dionysos avertit le roi que personne ne pourrait le retenir prisonnier. Il dit aussi à Penthée qu’il ne pouvait voir le dieu qu’il était car il n’était pas pur.

Avec colère, Penthée ordonna à ses soldats d’enchaîner Dionysos et de le mettre en prison. Dionysos lui dit :  » les torts que tu me fais, c’est au dieu que tu les fais. »

Le cachot ne pouvait retenir Dionysos. Il sortit et revint encore une fois trouver Penthée, le suppliant à nouveau de cèder et de le laisser partir. Mais Penthée le reçut en l’accablant d’insultes et de menaces. Dionysos l’abandonna donc à son destin…

Penthée fit poursuivre les Ménades dans les montagnes où elles s’étaient réfugiées. Elles y avaient été rejointes par un grand nombre de Thébaines dont Agavé, la propre mère de Penthée. Dionysos frappa, à l’arrivée de Penthée,  toutes ces femmes de démence. Elles prirent Penthée pour un animal sauvage et se jetèrent sur lui, sa propre mère la première. Penthée comprit enfin qu’il avait lutté contre un dieu et qu’il devait payer ce crime de sa vie.

Les femmes le mirent en pièces et seulement après Dionysos leur rendit la raison. La mère de Penthée, Agavé, vit alors ce qu’elle avait fait…

La morale de cette histoire c’est que le vin peut être bon tout autant que mauvais. Il réjouit et réchauffe le coeur des hommes mais il les enivre aussi. Le peuple grec était trop lucide pour méconnaître ces deux effets, l’un dégradant et laid, l’autre au contraire délicieux.  De tels actes pouvaient se passer dans la réalité lorsque les hommes étaient rendus fous  par l’effet du vin. Mais ils savaient aussi que le vin est une source de joie qui rend le coeur des hommes plus lèger en leur procurant gaieté et insouciance.

Dionysos a donc une double nature il est le bienfaiteur de l’homme mais aussi son destructeur.

La fête des Bacchantes était appelées les Bacchanales et se célèbraient autrefois en Grèce, en Egypte et principalement à Rome. Par ailleurs, les Dionysies étaient des célèbrations religieuses athéniennes en l’honneur du dieu Dionysos.

Claire.background-2008_039.jpg 

Légende écrite et publiée par Claire le 21 Mars 2009, d’après les Ecrits d’Euripide, poète grec (480 – 406 av JC).

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