GEORGE SAND.

Portrait de George Sand par Auguste Charpentier (1835)

La vie et l’oeuvre de George Sand.

Aurore, Lucile, Dupin (1804-1876) était la fille de Maurice Dupin et de Sophie Victoire Delaborde, la petite fille de Charles Louis Dupin de Francueil. Par son père, elle était la petite fille du Maréchal de France, Maurice de Saxe (1896-1750), bâtard légitimé d’Auguste II, prince électeur de Saxe et roi de Pologne. 

Ecrivaine française, elle publia des romans, des nouvelles, des contes, des pièces de théâtre, une autobiographie, des critiques littéraires, des textes politiques.

Elle naquit à Paris mais passa la plus grande partie de son enfance à Nohant dans l’Indre. Elle perdit son père à l’âge de 4 ans et connut une enfance assez libre chez sa grand-mère maternelle.

Moderne, elle fut par ses habitudes vestimentaires, ses amours libres, sa volonté d’ indépendance en avance sur son temps.

A dix-sept ans elle rencontra son premier amour un étudiant en médecine . En 1822, elle se maria avec le baron François-Xavier Dudevant, sous lieutenant sans fortune. Très vite, s’ennuyant, elle quitta ce mari.

Elle se retrouva dans une mansarde parisienne, où elle installa deux matelas pour ses enfants. Elle commença par confectionner des boîtes richement ouvragées et devint enfin écrivaine.

Je cite : “J’ai un but, une tâche, disons le mot, une passion. Le métier d’écrire en est une violente et presque indestructible. ”
George Sand à Jules Boucoiran, 4 mars 1831, Correspondance, t. I, p.817.

George Sand ne cessa d’écrire de 1830 à 1876.  En 1831, George Sand commença sa carrière en travaillant pour « le Figaro« . Elle prit ce pseudonyme Sand, à son premier amour Jules Sandeau. Elle signa ses premières oeuvres et ses articles J Sand .

Juste un an après avoir commencé à travailler à son nouvel emploi, elle publia ses premiers livres Le Commissionnaire et Rose Blanche (1831) en collaboration avec Jules Sandeau. Elle travailla ensuite seule à la création d’autres romans  La fille d’Albano et Valentine (1831), Indiana (1832). Son roman suivant Leila (1833) fut un succés. Peu après sa publication, elle entra dans le cercle des grands auteurs français et fut bien rémunérée.

 »  Ma profession, c’est la liberté «  disait-elle. Elle le prouva à Prosper Mérimée, lorsqu’elle ouvrit sa chambre dans une tenue inspirée à la fois des femmes de harems et des froufrous des gitanes, avant de raconter dans Paris leur nuit ratée.

Je cite : Pour moi, ma chère maman, la liberté de penser et d’agir est le premier des biens.”
George Sand à Mme Dupin, 31 mai 1831, Correspondance, t. I, p. 886 .
George Sand dissimula de moins en moins son penchant pour porter des vêtements d’hommes. Elle circulait ainsi librement dans Paris. Elle avait plus facilement aussi l’accès aux lieux qui peuvaient être refusés à une femme de son rang. Elle s’habillait en femme seulement pour les occasions… Elle fuma le cigare.

La musique était la passion de George Sand. Elle s’interessa à tous les arts, peinture, gravure, photographie, théâtre.

Je cite :  » Les belles choses portent avec elles une histoire et des impressions. »
George Sand Histoire de ma vie .

George Sand fit connaître le Berry à Dumas fils, Delacroix, Flaubert. Elle se mettait au piano, à la harpe, à la guitare, montait des spectacles.

En 1833, 1834 et 1835, elle connait une liaison mouvementée avec Alfred de Musset. Mais juste une année plus tard, après l’avoir pris pour amant, Musset tomba malade à Venise et George Sand eut pour nouvel amant son médecin le Docteur Piétro Pagello qui le soignait. George Sand et Musset se quittèrent puis se retrouvèrent.

Plus tard, elle connait Franz Liszt et surtout Frédéric Chopin avec lequel elle vivra 10 ans de 1838 à 1847.

Je cite : «  La vie est une longue blessure qui s’endort rarement et ne se guérit jamais ”
George Sand à Bocage, 23 février 1845, Correspondance, t. VI, p. 807

En 1841, elle fonda avec Pierre Leroux la Revue Indépendante. Georges Sand se lia avec des démocrates Arago, Barbès et encore Bakounine. Elle mit sa plume au service de la politique, elle dénonça dans « le Figaro » les harcèlements policiers du gouvernement de Louis-Philippe.

La révolution de 1848, l’exalta. Elle créa le journal » la cause du peuple ». Elle se réjouit en 1848 de la chute de Louis- Philippe et de la fin de la monarchie de juillet affichant son engagement. Elle se retira en 1851 à Nohant mais voyagea en France et à l’étranger. Elle demanda en 1852, une entrevue à Napoléon III, pour plaider en faveur de l’amnistie générale.

Je cite :  » On n’est pas seulement l’enfant de son père, on est aussi un peu je crois celui de sa mère.[...] Or, si mon père était l’arrière petit-fils d’Auguste II, roi de Pologne, [...] il n’en est pas moins vrai que je tiens au peuple par le sang. « 
George Sand Histoire de ma vie, t. I, p. 15.

Elle n’arrêta pas d’écrire jusqu’à sa mort à Nohant à l’âge de 71 ans.

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Article écrit et publié par Claire le 24 Janvier 2009. Claire ne pouvait rester indifférente à l’écriture et au combat de George Sand, femme portée par le Désir, l’Amour et la Beauté.

 

 


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