ANTIGONE.

ANTIGONE. dans -Histoires et légendes. 400px-Antigone_And_The_Body_Of_Polynices_-_Project_Gutenberg_eText_14994

Antigone prise sur le fait et arrêtée par les gardes.

Antigone est la fille d’Oedipe, roi de thèbes et de la reine Jocaste. Elle est la soeur d’Etéocle, de Polynice et d’Ismène. Après la révélation par Oedipe de son crime, meurtrier de son père et époux de sa mère, Antigone, sa fille, continue à le soutenir et l’accompagne à Colone où il meurt en paix.

Polynice se bat pour reprendre le trône à son frère Etéocle et les deux hommes s’entretuent lors d’un combat singulier.

Le nouveau roi, son oncle Créon le déclare traite à la patrie et lui interdit toute sépulture et condamne ainsi l’âme de Polynice à l’errance.

Antigone désobéit seule aux ordres de Créon. Sa soeur Ismène refuse de la suivre. Elle va jeter de la terre sur le corps de Polynice. Antigone se réclame des lois divines, non écrites et éternelles, du devoir envers les morts, qui sont, pour elle, au-dessus de celles des hommes. Prise sur le fait par les gardes de Créon, elle est à son tour condamnée à mort, enfermée vivante dans le tombeau familial. Antigone s’y pend.

Hémon, son fiancé, fils de Créon se suicide en apprenant sa mort sur son cadavre.  Eurydice sa mère se tue à son tour. Créon reste donc seul anéanti par ces morts successives.

Par ailleurs, Antigone en psychanalyse représente la fixation affective de la jeune fille à son père, à son frère, à sa famille au point de se refuser une vie personnelle, en rompant avec ses attaches familiales.

Sophocle reprend ce mythe en écrivant une tragédie vers 441 avant JC. Il illustre ici le conflit éternel entre autorité et pouvoir et l’attachement d’une jeune fille, Antigone, à sa famille au point d’en perdre la vie.

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Conte écrit et publié par Claire le 28 décembre 2008 d’après un légende grecque. Antigone par sa Beauté, sa jeunesse et son amour a touché Claire.


Archive pour décembre, 2008

LA LEGENDE DU DAHU.

LA LEGENDE DU DAHU. dans -Histoires et légendes. dahu3

Ceux  qui l’auraient aperçu disent :  » Il était comme un mirage et a disparu soudainement !… »

Chaque individu a sa propre version sur l’histoire , les cachettes, la vie du Dahu. Dans les Vosges il est nommé « Dahou ».

Lorsque vous avez passé une soirée, il n’est pas rare qu’un habitant desVosges propose à ses visiteurs d’aller chasser le Dahou. Mais vous aurez beaucoup de chance si vous le trouvez !…

Pour ceux qui l’auraient aperçu, le Dahu serait proche du chameau, du bouquetin et de l’izard. Il est aussi énigmatique que le Yéti ou la bête de Gévaudan. Il possèderait une queue de vache et les oreilles d’un chien, le St Bernard.

Le Dahu aurait aussi un pelage gris brun. Il aurait la particularité d’avoir la taille des pattes plus courtes d’un côté que de l’autre (soit celles de gauche, soit celles de droite), ce qui lui assurerait une rapidité hors du commun à flanc de côteaux.

Si vous le chassez et vous le découvrez, il suffit de vous mettre derrière lui et de l’appeler : Dahu ! Dahu ! Le Dahu se retournera, perdra alors, à cause des ses pattes, l’équilibre… Et vous n’aurez plus qu’à le ramasser. Le seul qui peut l’appeler est traditionnellement la personne de l’équipe qui n’a encore jamais participé à une chasse au Dahu …

Le Dahu est toujours un animal discret et rusé. Aussi, même si le Dahu garde son secret lorsque vous serez dans les Vosges, en montagne, ouvrez l’oeil ! On ne sait jamais vous pourrez peut-être le rencontrer et l’observer…

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Conte écrit et publié par Claire le 27 Décembre 2008. Vosgienne d’origine, Claire ne pouvait rester insensible au Dahu. En effet, maintes fois, elle a entendu proposer par des familles aux visiteurs et aux enfants, d’aller chasser le Dahu !…Claire est sensible à la beauté de cette légende qui lui a été contée lorsqu’elle était enfant.

GLAUCOS ET SCYLLA.

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Cratère en cloche attique, 420-425 av JC, musée du Louvre.

Glaucos était un pêcheur de Boétie qui pêchait un jour au bord d’un pré qui descendait jusqu’à la mer. Il déposa les poissons qu’il avait pêché sur l’herbe pour les compter. Tout à coup , il vit ces derniers frétiller à nouveau,  prendre la direction de l’eau, y pénètrer et s’éloigner en nageant. Il en resta abasourdi. Ce phénomène était-il provoqué par un dieu ? Ou l’herbe possèdait-elle un pouvoir magique ? Il en ramassa une poignée et la mangea. C’était une herbe semée par Cronos. Aussitôt, il eût une attirance irrésistible pour la mer. Il courut pour plonger dans les vagues.

 Les dieux marins l’accueillirent avec cordialité et demandèrent à Océan et Téthys de lui retirer sa nature de mortel afin qu’il devint l’un des leurs. Cent rivières déversèrent leurs eaux sur lui et il perdit alors conscience. Quand il retrouva sa conscience, il était devenu un dieu marin, avec des cheveux verts et un corps s’achevant par une queue de poisson. Son apparence était belle pour les habitants de la mer mais repoussante pour ceux qui séjournent sur terre. Il était réfugié dans le détroit de Messine, en face de Charybde.

Un jour, il apparut à Scylla, une ravissante nymphe. Elle le vit surgir de la mer alors qu’elle se baignait dans une crique. Elle lui échappa et se réfugia sur un rocher élevé d’où elle pouvait observer en toute sécurité cette étrange créature, moitié homme, moitié poisson. Glaucos l’implora  » Jeune fille, je ne suis pas un monstre, je suis un dieu ayant un pouvoir sur les eaux. » Mais Scylla se détourna de lui et se hâta de quiter la crique. Elle disparut aux yeus de Glaucos.

Glaucos fut désespèré car il était tombé éperdument amoureux de Scylla. Il décida donc de se rendre auprès de Circé, la magicienne, pour qu’elle lui donne un filtre d’amour qui attirerait le coeur de Scylla. Mais Circé s’éprit à son tour de Glaucos. Par les mots les plus doux, par les plus tendres regards, elle tenta de le conquérir, mais en vain. Il resta insensible à Circé :  » Les arbres couvriront le fond de la mer et les algues croîtront avant que je cesse d’aimer Scylla. » La colère et la jalousie envahirent Circé. Elle éprouva de la haine pour Scylla  et non contre Glaucos. Circé prépara un poison violent et le déversa dans la crique où la nymphe avait pris l’habitude de se baigner.

A peine Scylla était-elle entrée dans l’eau qu’elle fut transformée en un monstre affreux. De son corps sortaient des serpents et des têtes de chiens féroces. Puis elle s’enracina sur un roc et détruisait tout ce qui l’approchait. Elle était devenue un péril mortel pour tous les marins qui passaient à proximité. Scylla représentaient pour ces marins un grand danger. Jason, Odysséus et Enée devaient en faire l’expérience. 

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Conte écrit par Claire le 13 Décembre 2008 D’après une légende d’Ovide, poète latin (43 avant JC – 17 ou 18 après JC).

NISOS ET SCYLLA.

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Scylla offrant les cheveux de Nisos.

La tête de Nisos, fils de Pandion et de Pylia et roi de Mégarée, s’ornait d’un cheveu pourpre que les oracles lui avaient dit de ne jamais couper. Le salut de son trône en dépendait.

Minos de Crête assièga un jour la ville mais Nisos savait qu’aucun mal ne lui arriverait tant qu’il conserverait son cheveu pourpre.

Sa fille Scyllia qui avait pris l’habitude de regarder Minos du haut de ses remparts en tomba follement amoureuse. Elle ne voyait aucun moyen pour attirer son attention, sauf celui de couper le cheveu pourpre sur la tête de son père car elle connaissait son secret. Elle devrait le faire pendant qu’il dormirait pour que l’assaillant prenne la ville.

Son père étant endormi, elle coupa le cheveu fatal. Elle le porta à Minos et lui avoua ce qu’elle avait fait.  Il s’écarta d’elle avec horreur et lui enjoignit de se mettre hors de sa vue.

Lorsque la cité fut conquise et que les bâteaux crétois prirent le chemin du retour, Scylla courut à la grève et se précipita à l’eau.  Elle saisit alors le gouvernail du navire qui emportait Minos.

Mais au même instant un aigle fondit sur elle. C’était son père que les dieux avaient sauvé en le changeant en oiseau. Terrifiée, elle lâcha prise et serait tombée dans les flots si elle-même n’était devenue un oiseau.

Toute traîtresse que Scylla fût, les dieux l’avaient prise en pitié car elle avait péché par amour.

Claire.  background-2008_039.jpg  

Conte écrit et publié le 06 décembre 2008 par Claire, d’après une légende de la mythologie grecque.

 

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