IMAGERIE ET IMAGES D’EPINAL.

 IMAGERIE ET IMAGES D'EPINAL. dans -Les musées 180px-Epinal_image_quichote     UNE PREHISTOIRE SAVOUREUSE DE LA BANDE DESSINEE     http://jeannero.free.fr/dessins-animes-2/ImageDEpinal-LesChevaliers.jpg

Quelques Images d’Epinal.

240px-Epinal-imagenapoleon dans -Les musées

PREMIERE PARTIE.

L’IMAGERIE D’EPINAL.

Au milieu du XVIIIème siècle Epinal compte de nombreux imagiers. L’imagerie d’Epinal est fondée en 1756 par Jean Charles Pelegrin. Les premières images d’Epinal y furent imprimées.

Il obtint le brevet d’imprimeur en 1800 et put alors ajouter des textes aux images qu’il grave et dessine lui-même dans un premier temps avant d’embaucher des graveurs.

L’impression de la feuille s’affichait à l’aide d’une presse à bras, dite  » Gutenberg ». Le coloriste mettait la couleur au moyen d’un pochoir et il appliquait les couleurs au moyen d’une grosse brosse ronde .

Son catalogue de 1814 comprend 164 titres où dominent des images de Saints, d’histoire, de contes et de soldats.

En 1822, Jean Charles Pellerin transmet l’imagerie à son gendre Vadet et son fils Nicolas. De 45 ouvriers en 1829, l’entreprise fait travailler 91 ouvriers en 1842 dont 17 enfants.

Sous le Premier Empire l’image célèbre Napoléon Bonaparte, sa famille, ses maréchaux, ses armées, ses victoires. L’imagerie édite entre 1830 et 1842 , 59 images de l’époque napoléonienne.

Vers 1852, Nicolas Pellegrin introduit la lithographie qui offrit de plus larges possibilités à l’artiste. Le tracé devient plus fin.

En 1860  » la Nouvelle Imagerie d’Epinal  » est créée par Charles Pinot. Mais en 1888 cette entreprise est rachetée par Pellerin.

Pellerin développe l’image destinée aux enfants : théâtre, histoires, contes à vignettes vers 1842.

A l’ aube du XXème siècle la production de l’Imagerie est connue dans le monde entier. Lors de la première guerre mondiale, les sujets militaires servent de diffusion à l’Imagerie.

Vers 1880 l’entreprise passe un contrat avec Gaston Lucq dit Glucq pour créer des leçons de choses, des images réclames et d’autres dites  » aux armes d’Epinal  » plus esthétiques, plus humoristiques, plus moralistes. Elles ont beaucoup de succés jusqu’en 1914.

Mais les deux guerres successives , les nouveaux moyens de communication, les nouvelles techniques fragilisent l’entreprise. Elle périclite et vend son matériel aux enchères publiques.

La ville d’Epinal achète une partie des bois gravés et des machines.

Au début de 1980, l’imagerie connaît un nouvel essor médiatique. Mais l’entreprise doit faire un dépôt de bilan avec un passif de 600000 euros. En 1984 un groupe d’actionnaires spinaliens décident de la  racheter car elle est chère au patrimoine français et aux habitants d’Epinal.

En 1989, l’entreprise se rénove et s’adapte aux nouvelles techniques d’impression. Aujourd’hui l’imagerie continue à fabriquer des images et 10 artistes différents créent les nouvelles images.

L’entreprise est aidée par la municipalité qui acquiert et restaure le bâtiment. L’imagerie d’Epinal SA réédite toujours les images qui ont fait sa notoriété.

Un nouvel artiste Antonio Gacia travaille maintenant dans l’entreprise. Il est le Directeur Artistique de l’imagerie.

Elle est devenue également un musée où plus de 200000 visiteurs par an viennent y découvrir le monde des images d’Epinal.

La cave aux pierres, classées monument historique, compte 6897 pierres lithographiques.

DEUXIEME PARTIE.

LES IMAGES D’EPINAL.

Les images d’Epinal étaient vendues autrefois par des colporteurs. Jean Charles Pellegrin fut le premier éditeur en série de ces images. Il habitait la ville d’Epinal et leur donna son nom.

Les sujets sont variés et tournent autour de le religion, de l’histoire, de la révolution française, des uniformes militaires ou sont tirées d’histoires à succés, de contes.

L’imagerie d’Epinal est un art populaire destiné au public.

A l’origine l’image est gravée sur une planche de bois et l’impression s’effectue à l’aide d’une presse à bras.  Elle est ensuite mise en couleur au moyen de pochoirs.

Au XIXème siècle ont réalise l’image à partir de bois gravé, des moulages en plomb sont fabriqués et permettent d’augmenter la production.

En 1820 on utilise la lithographie soit la reproduction de dessins tracés sur une pierre calcaire qui permet de faire des dessins plus fins. L’entreprise embauche des artistes.

En 1900, la mise en couleurs se fait au pochoir grâce à une machine qui peut colorier 300 images à l’heure : l’aquatype

Au fur et à mesure, l’image d’Epinal se transforme. Le tableau unique est complèté par la planche composée d’une histoire, de dessins, de chansons.

On trouve des images des combats de la révolution dont les dates d’édition suivent : la Bataille de Fleurus ( 1837), la prise de la Bastille (1839), le Vengeur, le Combat Naval (1842) etc…

Il y a des chants patriotiques : la Marseillaise et le chant du départ vers 1860.

3 grandes planches sont éditées vers 1875 :

- le jeu de paume, Mirabeau et Breze, la démolition de la Bastille, la nuit du 04 Aôut.

- la fête de la Fédération, la Marseillaise, Valmy, la Patrie en danger.

-Hoche à Wissembourg, la pacification de la Vendée, la paix de bâle.

Parmi la production de l’imagerie d’Epinal on trouve des devinettes (voir image ci-dessus). Il faut y chercher un objet, un personnage. Ces devinettes étaient distribuées aux enfants sages comme des bons points.

De nombreuses marques autant que des commerçants se servirent aussi d’images d’Epinal pour faire leur publicité.

TROISIEME PARTIE.

CLAIRE A L’IMAGERIE D’EPINAL.

Claire a pu voir les gravures sur bois ou Xylographie qui lui ont montré le travail  minutieux des artistes qui taillaient le poirier avec différents outils.

Elle a pu contempler les presses « Gutenberg » , inventeur du caractère mobile. Elle a observé les différents caractères utilisés pour créer ces images.

Un coloriste lui a fait découvrir la brosse de soie qui permettait de colorier l’image. Il y a un pochoir par couleur qui est posée de la plus claire à la plus dense.

Elle a regardé l’aquatype qui à son arrivée parvenait à colorier 300 images à l’heure.

Au premier étage, elle a découvert la lithographie avec le travail de la pierre que l’on grainait pour la rendre plus lisse. Elle a vu les bureaux de bois où travaillaient les dessinateurs.

Elle est passée dans la galerie Pinot pour contempler la vitrine de l’entreprise. 200 ans d’histoire de l’image d’Epinal étaient ici répertoriés et classés.

Elle est allée regarder la cave aux pierres lithographiques, témoins du passé de l’imagerie d’Epinal.

La  projection d’un film montre aux visiteurs la vie de l’entreprise.

On peut considérer que l’image d’Epinal a un point commun avec l’origine de la Bande Dessinée (BD). Elles racontent des histoires. De plus, les images et les textes sont à destination du public. Elles rejoignent aussi la Bande Dessinée (BD) par leurs structures en 12 cases et plus.

Mais elles s’en différencient aussi par l’absence des bulles qui permettent l’interaction entre le texte et l’image. Mais combien de siècles se sont écoulés ! … Claire pense que l’image d’Epinal est vraiment le précurseur de la Bande Dessinée (BD). 

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Texte écrit et publié par Claire le 29 Novembre 2008. L’ Amour et la Beauté étaient encore distribués par ces grands artistes dessinateurs, graveurs et coloristes. Et puis Claire originaire de cette région ne pouvait rester indifférente aux Images d’Epinal.

        Lustucru Voleur 

 


Archive pour 29 novembre, 2008

CORONIS ET APOLLON:ESCULAPE LEUR ENFANT.

CORONIS ET APOLLON:ESCULAPE LEUR ENFANT. dans -Histoires et légendes.

Gravure de Daniel de la Feuille XVIIème siècle.

Il y avait en Thessalie une jeune fille nommée Coronis, fille unique de Phlégias, roi de Béotie. Elle était si belle qu’Apollon s’en éprit. Mais elle ne répondit pas longtemps à son amour et lui préféra un simple mortel, Ischys.

Coronis fut assez crédule pour espèrer qu’Apollon n’apprendrait jamais la vérité sur son infidélité. On dit que c’est le corbeau, l’oiseau consacré au dieu  et dont le plumage était alors d’une blancheur de neige, qui lui apprit.

Apollon fut alors pris d’une rage folle. Il punit d’abord le messager fidèle en teignant ses plumes en noir. Il tua ensuite Coronis. Certains disent qu’Apollon la tua de ses propres mains, d’autres qu’il chargea Artémis de lui décrocher une de ses flèches.

En dépit de sa nature impitoyable, Apollon éprouva un grand chagrin en voyant déposer la morte sur un bûcher.   » Je sauverai au moins mon enfant !  » se dit-il, et comme Zeus l’avait fait lorsque Sémélé périt, il se saisit de l’enfant prêt à naître.

Apollon confia cet enfant à Chiron, le sage Centaure, en lui demandant de l’élever dans sa grotte du Mont Pélion et de lui donner le nom d’Esculape.

Chiron éleva donc l’enfant. Il était fier de lui car ce garçonnet n’aimait pas jouer comme les autres enfants mais ne pensait qu’à s’instruire. Il apprenait tout ce que son père adoptif lui enseignait dans l’art de soigner. Son élève le surpassa rapidement. Il était capable de soigner n’importe quelle maladie. Tous ceux qui venaient souffrant de membres blessés ou touchés par le Mal repartaient guéris. 

Esculape était un bienfaiteur universel. Cependant il s’attira la colère des Dieux qui ne pardonnaient jamais le péché de concevoir  » des pensées trop grandes pour les hommes. » Un jour un homme lui proposa des honoraires énormes s’il faisait revivre un mort. Esculape accepta. Il ramena à la vie Hippolyte, le fils de Thésée.

Esculape ne connut pas un sort aussi heureux qu’Hippolyte. Zeus ne pouvait tolérer qu’un mortel eut un tel pouvoir. Il frappa Esculape de son foudre. Apollon irrité de la disparition de son fils, se rendit sur l’Etna où les cyclopes forgeaient les éclairs et il les tua (certains disent qu’il tua leurs fils, les avis sont ici partagés). Zeus, furieux condamna Apollon à devenir l’esclave du roi Admète pendant une période qui varie de 1 an à 9 ans selon les récits.

Mais bien qu’il eût déplu au Souverain des dieux et des hommes, Esculape fut honoré sur terre comme nul autre mortel. Après sa mort, pendant des siècles, les malades, les infirmes et les aveugles affluèrent dans ses temples pour y demander la guérison. Ils y priaient et y offraient des sacrifices puis ils s’endormaient et dans leurs rêves le médecin revenait et leur indiquait le moyen de parvenir à se guérir.

Les malades devaient à Esculape le soulagement de leurs maux et le retour de leur santé.

Claire.background-2008_039.jpg 

Histoire écrite et publiée par Claire le 29 Novembre 2008 d’après un conte de Pindare, poète lyrique grec (518 – 438 avant JC).

 

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