LE CALENDRIER EGYPTIEN.

 Le calendrier égyptien : une oeuvre d'éternité

Les années, en Egypte, n’étaient pas décomptées à partir d’une année 0 fixe . L’année ou renep commençait à l’avènement de chaque nouveau pharaon. Ainsi à chaque changement de pharaon, le décompte des années reprenait à 0. La règle n’est toutefois pas immuable, puisque dans la légitimation du pouvoir, le pharaon règnant pouvait établir une liste de pharaons, en utilisant comme point de départ celui du règne du pharaon le plus ancien.

Les Egyptiens utilisèrent d’abord un système de calendrier basé sur les phases réelles de la lune, mais supplantèrent rapidement ce système par un autre.

Le nouveau calendrier égyptien, décrit ci-dessous,  est aussi appelé calendrier vague égyptien. Les saisons étaient alors ponctuées par le Nil, fleuve sacré. Elles comportent un total de 365 jours.

LE CALENDRIER EGYPTIEN. dans -l'Egypte ancienne 13v6dggb

PREMIERE PARTIE.

LES SAISONS.

Ces saisons durent chacune 120 jours ( 120 fois 3) +5 jours intercalaires ou épagomènes .

Il y avait trois saisons de 4 mois nommées les tétramènes :

I) - Akhet, la crue. (19-07 au 15-11)

Akhet durait de juillet à novembre.

Akhet c’est la période pendant laquelle se produisait la crue du Nil. Il inondait les champs. Les paysans étaient alors recrutés par Pharaon pour travailler sur les chantiers de construction des grands monuments.

Les mois qui y sont inclus sont Thot, Paophi, Athyr, Khoïak (choïak).

II) - Peret, la germination. (16-11 au 15-03)

Peret se situait de novembre à mars.

Lors de Peret, les eaux du Nil se retirent des champs après y avoir déposé du limon qui fertilise la terre. C’est alors la période du labour, des semailles qui commence. Les paysans travaillent dans les champs. Les porcs étaient utilisés pour piétiner les graines pour qu’elles s’enfoncent dans la terre.

Les mois qui composent Peret sont Tybi, Meshir, Phamenoth, Pharmouthi.

III) – Shemou, les moissons. (16-03 au 13-07)

Shemou se situait de mars à juillet.

Shemou est la périodes des récoltes. Une partie de ces récoltes est utilisée pour les échanges commerciaux. L’autre partie est stockée dans les greniers égyptien par Pharaon pour nourrir son peuple et pour empêcher la famine jusqu’à la venue de la nouvelle crue et du nouveau cycle de labour, de semailles et de récoltes qui arrivera.

Les mois qui en font partie sont Pakhous (Pachons), Payni, Epiphi, Mesoré.

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DEUXIEME PARTIE.

LES MOIS OU ABED.

Ces saisons étaient partagées en mois.

- Thot du 19 juillet au 17 aout.

- Paophi du 18 août au 16 septembre.

- Athyr du 17 septembre au 16 octobre.

- Khoïak ou Choeac du 17 octobre au 15 novembre.

- Tybi du 16 novembre au 15 décembre.

- Mechir ou Meckir du 16 décembre au 14 janvier.

- Pamenoth du 15 janvier au 13 février.

- Pharmouti du 14 février au 15 mars.

- Pakhons ou Pachons du 16 mars au 14 avril.

- Payni du 15 avril au 14 mai.

- Epiphi du 15 mai au 13 juin.

- Mesoré du 14 juin au 13 juillet.

Les 12 mois ont 30 jours, partagés en 3 décades de 10 jours. Il y a donc 36 décades de 10 jours + 5 jours épagomènes.

Ces mois portaient leur numéro dans les saisons ( 1-2-3-4) et les jours leur numéro dans le mois ( 1 à 30).

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TROISIEME PARTIE.

JOURS EPAGOMENES. (14-07 au 18-07)

Ces jours se situaient à la fin de shémou.

Ces cinq jours qui fêtent la naissance de 5 grands dieux, sont :

- 14 juillet, on trouve la naissance d’Osiris.

- 15 juillet, la naissance d’Horus.

- 16 juillet, la naissance de Seth.

- 17 juillet, la naissance d’Isis.

- 18 juillet, la naissance de Nepthys.

Les jours épagomènes constituaient aux yeux des égyptiens de l’antiquité, la période la plus dangereuse de l’année. Cette période de juillet correspondait aux chaleurs les plus fortes de l’année donc à la sécheresse.

Le jour, Hérou ou Jou, était partagé en 24 heures, soit 12 diurnes et 12 nocturnes.

Il n’y avait pas d’année bissextile. Ce calendrier prenait donc un jour de retard tous les 4 ans. Les Egyptiens n’étaient cependant pas génés par ce décallage de calendrier civil. En effet, les travaux des champs dépendaient de la crue du Nil et avaient lieu vers la fin du mois de mai. 

Lorsque les Egyptiens se rendirent compte qu’il manquait ce jour tous les quatre ans, vers la fin de l’époque pharaonique, sous Ptolémée III, le décalage fut partiellement corrigé, en 238 av. J.-C. à Canope (ville qui se trouvait près d’Alexandrie) par les prêtres égyptiens astronomes : on ajouta 1/4 de jour, soit 6 heures, c’est-à-dire concrètement un jour tous les quatre ans, à chaque année du cycle de Sirius ( Sothis en grec); c’est le  » décret de Canope « , dont on possède quatre exemplaires (trois au musée du Caire, un au musée du Louvre).

 

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Les cycles de la vie sont considérés en Egypte comme des dons accordés au peuple par des dieux.

Un équilibre est recherché par son représentant sur terre, le Pharaon qui est le protecteur de l’Egypte.

L’astrologie égyptienne était enseignée uniquement dans les temples et la recherche du destin à la naissance ne concerne que les privilègiés, pharaons ou prêtres.

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Article écrit et publié par Claire le 22 Novembre 2008, à la demande de Naguere, pour éclaircir les dates des fêtes d’Horus.

 

 


Archive pour 22 novembre, 2008

AURORE ET TITHON.

 AURORE ET TITHON. dans -Histoires et légendes. 180px-Tithonos_Eos_Louvre_G438_detail

Eos ( Aurore) poursuivant Tithon, du Peintre Achille vers 470-460 av JC ( Musée du Louvre).

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Thiton , prince Troyen était l’époux d’Aurore ( Eos),  la déesse de l’Aube qui est la fille des Titans Hypérion et Théia, et la sœur d’Hélios (le Soleil) et de Séléné (la Lune). Ils avaient eu un fils Memnon d’Ethiopie, un prince au teint sombre qui mourut sous les murs de Troie.

Aurore pria  Zeus d’accorder à Tithon l’immortalité et ce dernier y consentit. Mais Aurore avait oublié de demander au dieu de l’Olympe qu’il conservat en même temps une éternelle jeunesse.

Tithon vieillit donc au côté d’Aurore. Puis il devint fort vieux sans toutefois pouvoir mourir.

Il fut réduit à ne plus être capable de bouger. Impuissant, il ne pouvait plus bouger la main, lever le pieds et il appelait la mort à grands cris. Mais c’était peine perdue. En effet, il était condamné à vivre pour l’éternité. 

La déesse l’entendant le prit enfin de pitié. Elle le fit transporter dans une chambre et referma la porte sur lui. Et là il bredouillait des mots dénudés de sens. Son esprit et la vigueur de son corps l’avait maintenant quitté. Il ne devint  plus qu’une enveloppe désséchée.

Le récit indique qu’il rapetissat et rétrécit jusqu’à ce qu’Aurore fit de lui une sauterelle ou en cigale bruyante et décharnée.

Son fils fit ériger une grande statue à Thèbes en Egypte en l’honneur de son père. Il est raconté que lorsque les premiers rayons de l’aube l’atteignaient, elle émettait des sons pareils à la vibration des cordes d’une harpe.

Claire. background-2008_039.jpg 

Conte écrit et publié le 22 Novembre 2008. Claire précise que l’on trouve une allusion à cette légende dans l’Iliade  d’Homère, poète grec du IXème siècle avant JC.

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