IMAGERIE ET IMAGES D’EPINAL.

 IMAGERIE ET IMAGES D'EPINAL. dans -Les musées 180px-Epinal_image_quichote     UNE PREHISTOIRE SAVOUREUSE DE LA BANDE DESSINEE     http://jeannero.free.fr/dessins-animes-2/ImageDEpinal-LesChevaliers.jpg

Quelques Images d’Epinal.

240px-Epinal-imagenapoleon dans -Les musées

PREMIERE PARTIE.

L’IMAGERIE D’EPINAL.

Au milieu du XVIIIème siècle Epinal compte de nombreux imagiers. L’imagerie d’Epinal est fondée en 1756 par Jean Charles Pelegrin. Les premières images d’Epinal y furent imprimées.

Il obtint le brevet d’imprimeur en 1800 et put alors ajouter des textes aux images qu’il grave et dessine lui-même dans un premier temps avant d’embaucher des graveurs.

L’impression de la feuille s’affichait à l’aide d’une presse à bras, dite  » Gutenberg ». Le coloriste mettait la couleur au moyen d’un pochoir et il appliquait les couleurs au moyen d’une grosse brosse ronde .

Son catalogue de 1814 comprend 164 titres où dominent des images de Saints, d’histoire, de contes et de soldats.

En 1822, Jean Charles Pellerin transmet l’imagerie à son gendre Vadet et son fils Nicolas. De 45 ouvriers en 1829, l’entreprise fait travailler 91 ouvriers en 1842 dont 17 enfants.

Sous le Premier Empire l’image célèbre Napoléon Bonaparte, sa famille, ses maréchaux, ses armées, ses victoires. L’imagerie édite entre 1830 et 1842 , 59 images de l’époque napoléonienne.

Vers 1852, Nicolas Pellegrin introduit la lithographie qui offrit de plus larges possibilités à l’artiste. Le tracé devient plus fin.

En 1860  » la Nouvelle Imagerie d’Epinal  » est créée par Charles Pinot. Mais en 1888 cette entreprise est rachetée par Pellerin.

Pellerin développe l’image destinée aux enfants : théâtre, histoires, contes à vignettes vers 1842.

A l’ aube du XXème siècle la production de l’Imagerie est connue dans le monde entier. Lors de la première guerre mondiale, les sujets militaires servent de diffusion à l’Imagerie.

Vers 1880 l’entreprise passe un contrat avec Gaston Lucq dit Glucq pour créer des leçons de choses, des images réclames et d’autres dites  » aux armes d’Epinal  » plus esthétiques, plus humoristiques, plus moralistes. Elles ont beaucoup de succés jusqu’en 1914.

Mais les deux guerres successives , les nouveaux moyens de communication, les nouvelles techniques fragilisent l’entreprise. Elle périclite et vend son matériel aux enchères publiques.

La ville d’Epinal achète une partie des bois gravés et des machines.

Au début de 1980, l’imagerie connaît un nouvel essor médiatique. Mais l’entreprise doit faire un dépôt de bilan avec un passif de 600000 euros. En 1984 un groupe d’actionnaires spinaliens décident de la  racheter car elle est chère au patrimoine français et aux habitants d’Epinal.

En 1989, l’entreprise se rénove et s’adapte aux nouvelles techniques d’impression. Aujourd’hui l’imagerie continue à fabriquer des images et 10 artistes différents créent les nouvelles images.

L’entreprise est aidée par la municipalité qui acquiert et restaure le bâtiment. L’imagerie d’Epinal SA réédite toujours les images qui ont fait sa notoriété.

Un nouvel artiste Antonio Gacia travaille maintenant dans l’entreprise. Il est le Directeur Artistique de l’imagerie.

Elle est devenue également un musée où plus de 200000 visiteurs par an viennent y découvrir le monde des images d’Epinal.

La cave aux pierres, classées monument historique, compte 6897 pierres lithographiques.

DEUXIEME PARTIE.

LES IMAGES D’EPINAL.

Les images d’Epinal étaient vendues autrefois par des colporteurs. Jean Charles Pellegrin fut le premier éditeur en série de ces images. Il habitait la ville d’Epinal et leur donna son nom.

Les sujets sont variés et tournent autour de le religion, de l’histoire, de la révolution française, des uniformes militaires ou sont tirées d’histoires à succés, de contes.

L’imagerie d’Epinal est un art populaire destiné au public.

A l’origine l’image est gravée sur une planche de bois et l’impression s’effectue à l’aide d’une presse à bras.  Elle est ensuite mise en couleur au moyen de pochoirs.

Au XIXème siècle ont réalise l’image à partir de bois gravé, des moulages en plomb sont fabriqués et permettent d’augmenter la production.

En 1820 on utilise la lithographie soit la reproduction de dessins tracés sur une pierre calcaire qui permet de faire des dessins plus fins. L’entreprise embauche des artistes.

En 1900, la mise en couleurs se fait au pochoir grâce à une machine qui peut colorier 300 images à l’heure : l’aquatype

Au fur et à mesure, l’image d’Epinal se transforme. Le tableau unique est complèté par la planche composée d’une histoire, de dessins, de chansons.

On trouve des images des combats de la révolution dont les dates d’édition suivent : la Bataille de Fleurus ( 1837), la prise de la Bastille (1839), le Vengeur, le Combat Naval (1842) etc…

Il y a des chants patriotiques : la Marseillaise et le chant du départ vers 1860.

3 grandes planches sont éditées vers 1875 :

- le jeu de paume, Mirabeau et Breze, la démolition de la Bastille, la nuit du 04 Aôut.

- la fête de la Fédération, la Marseillaise, Valmy, la Patrie en danger.

-Hoche à Wissembourg, la pacification de la Vendée, la paix de bâle.

Parmi la production de l’imagerie d’Epinal on trouve des devinettes (voir image ci-dessus). Il faut y chercher un objet, un personnage. Ces devinettes étaient distribuées aux enfants sages comme des bons points.

De nombreuses marques autant que des commerçants se servirent aussi d’images d’Epinal pour faire leur publicité.

TROISIEME PARTIE.

CLAIRE A L’IMAGERIE D’EPINAL.

Claire a pu voir les gravures sur bois ou Xylographie qui lui ont montré le travail  minutieux des artistes qui taillaient le poirier avec différents outils.

Elle a pu contempler les presses « Gutenberg » , inventeur du caractère mobile. Elle a observé les différents caractères utilisés pour créer ces images.

Un coloriste lui a fait découvrir la brosse de soie qui permettait de colorier l’image. Il y a un pochoir par couleur qui est posée de la plus claire à la plus dense.

Elle a regardé l’aquatype qui à son arrivée parvenait à colorier 300 images à l’heure.

Au premier étage, elle a découvert la lithographie avec le travail de la pierre que l’on grainait pour la rendre plus lisse. Elle a vu les bureaux de bois où travaillaient les dessinateurs.

Elle est passée dans la galerie Pinot pour contempler la vitrine de l’entreprise. 200 ans d’histoire de l’image d’Epinal étaient ici répertoriés et classés.

Elle est allée regarder la cave aux pierres lithographiques, témoins du passé de l’imagerie d’Epinal.

La  projection d’un film montre aux visiteurs la vie de l’entreprise.

On peut considérer que l’image d’Epinal a un point commun avec l’origine de la Bande Dessinée (BD). Elles racontent des histoires. De plus, les images et les textes sont à destination du public. Elles rejoignent aussi la Bande Dessinée (BD) par leurs structures en 12 cases et plus.

Mais elles s’en différencient aussi par l’absence des bulles qui permettent l’interaction entre le texte et l’image. Mais combien de siècles se sont écoulés ! … Claire pense que l’image d’Epinal est vraiment le précurseur de la Bande Dessinée (BD). 

coeur_073.gif

Claire. background-2008_039.jpg 

Texte écrit et publié par Claire le 29 Novembre 2008. L’ Amour et la Beauté étaient encore distribués par ces grands artistes dessinateurs, graveurs et coloristes. Et puis Claire originaire de cette région ne pouvait rester indifférente aux Images d’Epinal.

        Lustucru Voleur 

 


Archive pour novembre, 2008

CORONIS ET APOLLON:ESCULAPE LEUR ENFANT.

CORONIS ET APOLLON:ESCULAPE LEUR ENFANT. dans -Histoires et légendes.

Gravure de Daniel de la Feuille XVIIème siècle.

Il y avait en Thessalie une jeune fille nommée Coronis, fille unique de Phlégias, roi de Béotie. Elle était si belle qu’Apollon s’en éprit. Mais elle ne répondit pas longtemps à son amour et lui préféra un simple mortel, Ischys.

Coronis fut assez crédule pour espèrer qu’Apollon n’apprendrait jamais la vérité sur son infidélité. On dit que c’est le corbeau, l’oiseau consacré au dieu  et dont le plumage était alors d’une blancheur de neige, qui lui apprit.

Apollon fut alors pris d’une rage folle. Il punit d’abord le messager fidèle en teignant ses plumes en noir. Il tua ensuite Coronis. Certains disent qu’Apollon la tua de ses propres mains, d’autres qu’il chargea Artémis de lui décrocher une de ses flèches.

En dépit de sa nature impitoyable, Apollon éprouva un grand chagrin en voyant déposer la morte sur un bûcher.   » Je sauverai au moins mon enfant !  » se dit-il, et comme Zeus l’avait fait lorsque Sémélé périt, il se saisit de l’enfant prêt à naître.

Apollon confia cet enfant à Chiron, le sage Centaure, en lui demandant de l’élever dans sa grotte du Mont Pélion et de lui donner le nom d’Esculape.

Chiron éleva donc l’enfant. Il était fier de lui car ce garçonnet n’aimait pas jouer comme les autres enfants mais ne pensait qu’à s’instruire. Il apprenait tout ce que son père adoptif lui enseignait dans l’art de soigner. Son élève le surpassa rapidement. Il était capable de soigner n’importe quelle maladie. Tous ceux qui venaient souffrant de membres blessés ou touchés par le Mal repartaient guéris. 

Esculape était un bienfaiteur universel. Cependant il s’attira la colère des Dieux qui ne pardonnaient jamais le péché de concevoir  » des pensées trop grandes pour les hommes. » Un jour un homme lui proposa des honoraires énormes s’il faisait revivre un mort. Esculape accepta. Il ramena à la vie Hippolyte, le fils de Thésée.

Esculape ne connut pas un sort aussi heureux qu’Hippolyte. Zeus ne pouvait tolérer qu’un mortel eut un tel pouvoir. Il frappa Esculape de son foudre. Apollon irrité de la disparition de son fils, se rendit sur l’Etna où les cyclopes forgeaient les éclairs et il les tua (certains disent qu’il tua leurs fils, les avis sont ici partagés). Zeus, furieux condamna Apollon à devenir l’esclave du roi Admète pendant une période qui varie de 1 an à 9 ans selon les récits.

Mais bien qu’il eût déplu au Souverain des dieux et des hommes, Esculape fut honoré sur terre comme nul autre mortel. Après sa mort, pendant des siècles, les malades, les infirmes et les aveugles affluèrent dans ses temples pour y demander la guérison. Ils y priaient et y offraient des sacrifices puis ils s’endormaient et dans leurs rêves le médecin revenait et leur indiquait le moyen de parvenir à se guérir.

Les malades devaient à Esculape le soulagement de leurs maux et le retour de leur santé.

Claire.background-2008_039.jpg 

Histoire écrite et publiée par Claire le 29 Novembre 2008 d’après un conte de Pindare, poète lyrique grec (518 – 438 avant JC).

 

HERO ET LEANDRE.

HERO ET LEANDRE. dans -Histoires et légendes. 280px-Etty_William_Hero_and_Leander_1828

William Erry, Héro et Léandre (1828). Tate Britain (T12265).

Léandre était un jeune homme d’Abydos, ville située sur les bords de l’Hellespont. Héro était une prêtresse d’Aphrodite et vivait à Sestos, sur la rive opposée.

Chaque nuit Léandre traversait le fleuve à la nage pour la rejoindre, certaines légendes disent guidé par la lueur du phare de Sestos, d’autres disent guidé par la lueur d’un flambeau qu’Héro allumait en haut d’une tour.

Par une nuit d’orage la flamme fut soufflée par le vent. Léandre se perdit dans le fleuve et se noya.

Son corps fut retrouvé le lendemain rejeté par les flots sur la grève et Héro le retrouva. Envahie par le chagrin et désespérée, Héro se donna la mort en se jetant du haut de la tour.

Claire. background-2008_039.jpg 

Conte écrit et publié par Claire le 26 Novembre 2008, d’après une légende d’Ovide, poète latin (né en 43 avant JC, mort en 17 après JC ) .

LE CALENDRIER EGYPTIEN.

 Le calendrier égyptien : une oeuvre d'éternité

Les années, en Egypte, n’étaient pas décomptées à partir d’une année 0 fixe . L’année ou renep commençait à l’avènement de chaque nouveau pharaon. Ainsi à chaque changement de pharaon, le décompte des années reprenait à 0. La règle n’est toutefois pas immuable, puisque dans la légitimation du pouvoir, le pharaon règnant pouvait établir une liste de pharaons, en utilisant comme point de départ celui du règne du pharaon le plus ancien.

Les Egyptiens utilisèrent d’abord un système de calendrier basé sur les phases réelles de la lune, mais supplantèrent rapidement ce système par un autre.

Le nouveau calendrier égyptien, décrit ci-dessous,  est aussi appelé calendrier vague égyptien. Les saisons étaient alors ponctuées par le Nil, fleuve sacré. Elles comportent un total de 365 jours.

LE CALENDRIER EGYPTIEN. dans -l'Egypte ancienne 13v6dggb

PREMIERE PARTIE.

LES SAISONS.

Ces saisons durent chacune 120 jours ( 120 fois 3) +5 jours intercalaires ou épagomènes .

Il y avait trois saisons de 4 mois nommées les tétramènes :

I) - Akhet, la crue

Akhet durait de juillet à novembre.

Akhet c’est la période pendant laquelle se produisait la crue du Nil. Il inondait les champs. Les paysans étaient alors recrutés par Pharaon pour travailler sur les chantiers de construction des grands monuments.

Les mois qui y sont inclus sont Thot, Paophi, Athyr, Khoïak (choïak).

II) - Peret, la germination.

Peret se situait de novembre à mars.

Lors de Peret, les eaux du Nil se retirent des champs après y avoir déposé du limon qui fertilise la terre. C’est alors la période du labour, des semailles qui commence. Les paysans travaillent dans les champs. Les porcs étaient utilisés pour piétiner les graines pour qu’elles s’enfoncent dans la terre.

Les mois qui composent Peret sont Tybi, Meshir, Phamenoth, Pharmouthi.

III) – Shemou, les moissons.

Shemou se situait de mars à juillet.

Shemou est la périodes des récoltes. Une partie de ces récoltes est utilisée pour les échanges commerciaux. L’autre partie est stockée dans les greniers égyptien par Pharaon pour nourrir son peuple et pour empêcher la famine jusqu’à la venue de la nouvelle crue et du nouveau cycle de labour, de semailles et de récoltes qui arrivera.

Les mois qui en font partie sont Pakhous (Pachons), Payni, Epiphi, Mesoré.

13v6dggb dans -l'Egypte ancienne

DEUXIEME PARTIE.

LES MOIS OU ABED.

Ces saisons étaient partagées en mois.

- Thot du 19 juillet au 17 aout.

- Paophi du 18 août au 16 septembre.

- Athyr du 17 septembre au 16 octobre.

- Khoïak ou Choeac du 17 octobre au 15 novembre.

- Tybi du 16 novembre au 15 décembre.

- Mechir ou Meckir du 16 décembre au 14 janvier.

- Pamenoth du 15 janvier au 13 février.

- Pharmouti du 14 février au 15 mars.

- Pakhons ou Pachons du 16 mars au 14 avril.

- Payni du 15 avril au 14 mai.

- Epiphi du 15 mai au 13 juin.

- Mesoré du 14 juin au 13 juillet.

Les 12 mois ont 30 jours, partagés en 3 décades de 10 jours. Il y a donc 36 décades de 10 jours + 5 jours épagomènes.

Ces mois portaient leur numéro dans les saisons ( 1-2-3-4) et les jours leur numéro dans le mois ( 1 à 30).

13v6dggb

TROISIEME PARTIE.

JOURS EPAGOMENES.

Ces jours se situaient à la fin de shémou.

Ces cinq jours qui fêtent la naissance de 5 grands dieux, sont :

- 14 juillet, on trouve la naissance d’Osiris.

- 15 juillet, la naissance d’Horus.

- 16 juillet, la naissance de Seth.

- 17 juillet, la naissance d’Isis.

- 18 juillet, la naissance de Nepthys.

Les jours épagomènes constituaient aux yeux des égyptiens de l’antiquité, la période la plus dangereuse de l’année. Cette période de juillet correspondait aux chaleurs les plus fortes de l’année donc à la sécheresse.

Le jour, Hérou ou Jou, était partagé en 24 heures, soit 12 diurnes et 12 nocturnes.

Il n’y avait pas d’année bissextile. Ce calendrier prenait donc un jour de retard tous les 4 ans. Les Egyptiens n’étaient cependant pas génés par ce décallage de calendrier civil. En effet, les travaux des champs dépendaient de la crue du Nil et avaient lieu vers la fin du mois de mai. 

Lorsque les Egyptiens se rendirent compte qu’il manquait ce jour tous les quatre ans, vers la fin de l’époque pharaonique, sous Ptolémée III, le décalage fut partiellement corrigé, en 238 av. J.-C. à Canope (ville qui se trouvait près d’Alexandrie) par les prêtres égyptiens astronomes : on ajouta 1/4 de jour, soit 6 heures, c’est-à-dire concrètement un jour tous les quatre ans, à chaque année du cycle de Sirius ( Sothis en grec); c’est le  » décret de Canope « , dont on possède quatre exemplaires (trois au musée du Caire, un au musée du Louvre).

13v6dggb 

Les cycles de la vie sont considérés en Egypte comme des dons accordés au peuple par des dieux.

Un équilibre est recherché par son représentant sur terre, le Pharaon qui est le protecteur de l’Egypte.

L’astrologie égyptienne était enseignée uniquement dans les temples et la recherche du destin à la naissance ne concerne que les privilègiés, pharaons ou prêtres.

13v6dggb

Claire. background-2008_039.jpg

Article écrit et publié par Claire le 22 Novembre 2008, à la demande de Naguere, pour éclaircir les dates des fêtes d’Horus.

 

AURORE ET TITHON.

 AURORE ET TITHON. dans -Histoires et légendes. 180px-Tithonos_Eos_Louvre_G438_detail

Eos ( Aurore) poursuivant Tithon, du Peintre Achille vers 470-460 av JC ( Musée du Louvre).

livre5.gif

Thiton , prince Troyen était l’époux d’Aurore ( Eos),  la déesse de l’Aube qui est la fille des Titans Hypérion et Théia, et la sœur d’Hélios (le Soleil) et de Séléné (la Lune). Ils avaient eu un fils Memnon d’Ethiopie, un prince au teint sombre qui mourut sous les murs de Troie.

Aurore pria  Zeus d’accorder à Tithon l’immortalité et ce dernier y consentit. Mais Aurore avait oublié de demander au dieu de l’Olympe qu’il conservat en même temps une éternelle jeunesse.

Tithon vieillit donc au côté d’Aurore. Puis il devint fort vieux sans toutefois pouvoir mourir.

Il fut réduit à ne plus être capable de bouger. Impuissant, il ne pouvait plus bouger la main, lever le pieds et il appelait la mort à grands cris. Mais c’était peine perdue. En effet, il était condamné à vivre pour l’éternité. 

La déesse l’entendant le prit enfin de pitié. Elle le fit transporter dans une chambre et referma la porte sur lui. Et là il bredouillait des mots dénudés de sens. Son esprit et la vigueur de son corps l’avait maintenant quitté. Il ne devint  plus qu’une enveloppe désséchée.

Le récit indique qu’il rapetissat et rétrécit jusqu’à ce qu’Aurore fit de lui une sauterelle ou en cigale bruyante et décharnée.

Son fils fit ériger une grande statue à Thèbes en Egypte en l’honneur de son père. Il est raconté que lorsque les premiers rayons de l’aube l’atteignaient, elle émettait des sons pareils à la vibration des cordes d’une harpe.

Claire. background-2008_039.jpg 

Conte écrit et publié le 22 Novembre 2008. Claire précise que l’on trouve une allusion à cette légende dans l’Iliade  d’Homère, poète grec du IXème siècle avant JC.

HORUS.

              HORUS. dans -l'Egypte ancienne 142px-Horus.svg

 5ei36rko dans -l'Egypte ancienne

Horus est l’un des plus grand dieu, vénéré sur tout le territoire Egyptien. Horus est l’appellation grecque du Dieu qui signifie  » celui qui est au-dessus  » ou  » celui qui est lointain.  » Le nom égyptien est Hor, «  le lointain, l’important  ». On trouve déjà la trace de ce dieu dès la préhistoire du temps du premier pharaon noir Narmer, assimilé quelquefois à Némes, vers 3300 avant JC.

Horus apparaît sous les traits d’un garçon nu  portant sa main à sa bouche et blotti sur les genoux d’Isis sa mère qui l’allaite. Adulte, il a l’apparence d’un homme à tête de faucon coiffé de la double couronne de la Basse et de la Haute Egypte ou d’un faucon. Il est représenté aussi comme un disque solaire aux ailes de faucon. Sous cette dernière forme, c’était un symbole de protection sur les portes et les salles intérieures des temples.

5ei36rko

PREMIERE PARTIE : 

PRINCIPALES FORMES D’HORUS :

Il est le faucon céleste. Son oeil droit est le soleil et son oeil gauche la lune.  A Héliopolis, il est Horahkty, l’horus de l’horizon qui fusionne ensuite sous la forme de Ré-Horahkty. 

Symbole du ciel, il a ensuite été identifié au soleil, dont il constitue l’une des formes principales.

Dans les pyramides , le pharaon défunt renait sous l’apparence d’Horus. Horus est après son père Osiris un des premiers pharaons d’Egypte. On le retrouve sur les fresques des tombeaux égyptiens.

Dans le mythe Osirien, il est le fils d’Isis et d’osiris que ces derniers ont conçu postmortem après qu’Isis ait reconstitué le corps d’Osiris avec ses morceaux éparpillés dans toute l’Egypte par Seth. Les Grecs l’appelleront Harpocrate soit Horus enfant ou Harsiesis soit Horus fils d’Isis.

Après sa naissance Isis le cache dans les marais du Delta où il grandit protégé de Seth, son oncle et ennemi, qui veut lui ravir le trône d’Egypte, obtenu par la succession de son père.

Adulte il combat Seth, pour venger son père. En le combattant, il perd son oeil gauche et le dieu Thot lui retrouve et lui restitue. Appelé Oudjat, cet oeil est pris par les Eyptiens comme un puissant symbole possèdant des vertus de protections magiques. Cet oeil est porté sous forme d’amulette. Il est alors Horus, vengeur de son père.

A l’opposé de Seth qui incarne le mal, Horus représente le bien. Seth est la violence et le chaos et Horus l’ordre tout comme pharaon. Horus est ainsi garant de l’harmonie universelle. Mais Seth est aussi l’auxiliaire de Ré qui l’accompagne dans son combat nocturne contre le serpent Apophis.

Le mythe d’Isis et d’Osiris est le mythe de la résurrection avec une vie après la mort et représente le Paradis des religions actuelles. Il permet aux Egyptiens qui se sont bien comportés pendant leur vie terrestre d’accéder à la vie éternelle après avoir été jugé par les dieux devant Osiris, devenu le dieu des morts.

Il est :
Harendotès (Horus curateur de son père)
Haroëris (Horus le Grand)
Horsemsou (Horus l’Ancien)
Harpocrate (Horus enfant)
Horus de Behedet (l’Horus vénéré à Edfou)
Harsiésis (Horus fils d’Isis)

5ei36rko

DEUXIEME PARTIE.

LA SUCCESSION DU TRONE D’EGYPTE.

Horus appuyé par sa mère Isis et pour faire cesser les combats avec Seth convoque le tribunal des dieux pour que ce tribunal se prononce sur le titulaire légitime de la succession du trône. Ré préside ce tribunal et Thot tient le rôle de greffier.

80 années s’écoulent sans que le débat progresse. Les voix de ce tribunal se partagent entre Horus, le pharaon légitime par succession de son père et Ré qui voit en Seth son défenseur contre Apophis, le serpent nocturne son ennemi dans sa course lorsque le jour se termine. De plus, Ré trouve Horus un peu jeune pour règner sur l’Egypte.

Les membres du tribunal ne réussissant toujours pas à trancher, Thot s’adresse à Neith qui est connue pour sa sagesse pour obtenir son jugement. Elle indique que la couronne revient à Horus. L’affaire semble enfin tranchée. C’est à tort, les débats continuent.

Isis demande que les nouveaux débats aient lieu au tribunal d’Héliopolis. Ce n’est bien sûr sans compter sur Seth qui s’y oppose, est en colère et demande que les débats se déroulent en l’absence d’Isis. Mais cette dernière est tenace et se présente devant le tribunal déguisée sous les traits d’une très belle femme. Devant cette femme, qui incarne la Beauté et qu’il ne reconnait pas, Seth baisse sa garde. Isis réussit à lui faire dire qu’il reconnait la légitimité filiale d’Horus. Isis se dévoile alors. Ré a pu juger l’imprudence de Seth face à cette femme.

Ré invite Seth et Horus à faire la paix lors d’un banquet. Seth humilie alors Horus lors de ce banquet. Osiris furieux intervient et traite les dieux d’incompétents. Les dieux pris en défaut prononcent alors le verdict favorable et définitif pour Horus. Seth n’est pas oublié et devient   » le dieu qui hurle dans le ciel à côté de Ré. » Il est le dieu du désert, des oasis et des peuples barbares.

5ei36rko

On trouve Horus dans les cérémonies de momification avec ses quatre fils qui sont représentés sur les 4 couvercles des canopes et protègent les viscères du défunt : -Amset à tête d’homme, – Douamotef à tête de chien, – Hâpi à tête de Babouin et -Kebehsenouf à tête de faucon. Ils aident le Pharaon à monter au ciel.

Les fêtes d’Horus avaient lieu le 22 du mois de Mechir, avec Ptah, le 23 du mois de Pamenoth, le 1er du mois de Pajon, avec ses Compagnons, et son festival était 1er jour du mois de Payni.

La naissance d’Horus intervenait l’un des jours épagomènes correspondant au 15 juillet.( voir le calendrier égyptien ci-dessus ).

Claire.background-2008_039.jpg

Article écrit et publié par Claire le 16 Novembre 2008. Claire est toujours passionnée par l’Egypte et la Beauté de ses dieux et légendes.

 

 

SAPPHO.

SAPPHO. dans -Hommes célèbres. 300px-Sappho_and_Alcaeus

Sappho et Alcée par Laurence Alma-Tadema ( 1881).

SAPPHO ou SAPHO.

 Afficher l'image en taille réelleLa vie de Sappho.

Sappho est une poètesse grecque qui a vécu sur l’île de Lesbos au VII ème siècle avant JC  à Eresos, petite ville, puis serait arrivée enfant à Mytilène, la capitale avec sa famille.

Son père se nommait Slamandronyme et sa mère Cléïs. Ils sont issus de l’aristocratie. Elle eut trois frères qui seraient : Erigyios, Larichos et haraxos.

La terre de Lesbos était volcanique et fertile. Elle produisait des fruits, de quoi faire de l’huile, du vin. Ce vin était d’ailleurs très renommé en Grèce et aux alentours.

Sappho était petite de taille. Elle avait les cheveux et les yeux noirs. Elle était très brillante et d’une nature passionnée ce qui la rendait attirante. Son affection prenait les tons les plus chauds. Plutarque dira d’elle :  » Ses paroles étaient de feu. »

Le poète Alcée, son concitoyen,  en était amoureux. Elle dut comme lui s’exiler en Sicile pour avoir soutenu le parti aristocratique contre le tyran Pittacos. En effet, Sappho eut des périodes d’exil liées à des engagements politiques.

Elle fut  mariée peu de temps, son mari étant mort, lui laissant une grande fortune après trois ans de mariage. Elle eut avec lui une fille, Cléïs qui portait le même nom que sa propre mère. Néanmoins son amour pour les femmes apparaît très vite dans ses poèsies. Elle était une très grande poètesse. Platon la qualifie de  « dixième muse. »Elle diversifia les rythmes lyriques.

Sappho fonde une institution lors de son retour à Mytilène qui rassemblait une communauté ayant les mêmes aspirations. On y enseignait l’écriture, la lecture, le théâtre, la poèsie, la musique et la danse. Aphrodite déesse de l’Amour est choisie comme protectrice de cette institution qui étaient  prénommées des Thiases : soit,  » la maison des servantes des muses. » Sappho tomba amoureuse de certaines des jeunes filles de cette institution, comme Atthis,  dont les hymnes sont cités ci-dessous. Sappho était follement amoureuse de sa belle disciple comme le prouve aussi un fragment de lettre.

Sappho serait morte à l’âge de 30 ans. Certains disent qu’elle se serait tuée en se jetant du rocher de Leucate par chagrin d’Amour pour Phaon qui l’aurait éconduite. En effet, on disait, que ce rocher situé à 200 mètres au-dessus du niveau de la mer, guérissait du mal d’amour. Mais ce n’est peut-être qu’une légende.

Sappho fut la première femme dans le monde à chanter les joies et les souffrances que causent l’amour.

Des neufs livres qu’elle composa ne subsistent aujourd’hui, comme étant connu, que six cents cinquantes vers consacrés à la passion amoureuse, à la beauté, à la nature, à Aphrodite…

Au 11ème siècle de notre ère des poèmes de Sappho furent brûlés à Rome sur la place Saint Pierre. Néanmoins elle écrivit des vers qui restèrent immortels.

Un seul poème nous est parvenu en entier.

Afficher l'image en taille réelle l’Hymne à Aphrodite.

Royale et immortelle Aphrodite,
fille de Zeus, pleine de ruses, je t’en supplie,
ne soumets pas mon âme aux dédains
ni aux chagrins.

Viens ! Jadis, entendant ma voix au loin,
tu m’avais écoutée
et laissant là le palais doré de ton père,
tu étais venue.

Battant des ailes et fendant le ciel,
les rapides colombes attelées à ton char
te menaient autour
de la sombre terre.

Et déjà tu étais là, ma déesse, le visage
souriant, soucieuse de la pensée et du désir
de l’âme insensée
qui t ‘avait appelée.

Qui dois-je persuader de t’aimer encore,
ma Sappho? Qui t’a blessée?

Si elle te fuit, elle courra bientôt toi.
Si elle refuse tes cadeaux, elle t’en offrira bientôt.
Si elle ne t’aime pas; elle t’aimera bientôt,
même sans l’avoir voulu.

Cette fois encore, viens à moi, délivre-moi de mes peines,
exauce les souhaits de mon cœur.
Sois mon alliée.

A partir de fragments retrouvés :

 Afficher l'image en taille réelleA l’aimée.

Heureux! qui près de toi, pour toi seule soupire,
Qui jouit du plaisir de t’entendre parler,
Qui te voit quelquefois doucement lui sourire.
Les Dieux dans son bonheur peuvent-ils l’égaler ?

Je sens de veine en veine une subtile flamme
Courir par tout mon corps, sitôt que je te vois :
Et dans les doux transports où s’égare mon âme.
Je ne saurais trouver de langue ni de voix.

Un nuage confus se répand sur ma vue.
Je n’entends plus : je tombe en de douces langueurs;
Et pâle, sans haleine, interdite, éperdue,
Un frisson me saisit, je tremble, je me meurs.

Afficher l'image en taille réelle On a tout lieu de penser que ce poème fut écrit lorsque Atthis, une jeune élève de la « thiase » en fut retirée par ses parents pour la marier à un jeune homme de Mytilène. Sappho était follement amoureuse de sa belle disciple comme le prouve ce fragment de lettre :
« Je ne reverrai plus jamais Atthis ; autant vaudrait être morte ! « 

  Afficher l'image en taille réelle Jeunes filles.

« Envers vous, belles, ma pensée n’est point changeante.
Je ne change point, ô vierges de Lesbos !
Lorsque je poursuis la Beauté fugitive,
Tel le Dieu chassant une vierge au peplos
Très blanc sur la rive.
Je n’ai point trahi l’invariable amour.
Mon coeur identique et mon âme pareille
Savent retrouver, dans le baiser d’un jour,
Celui de la veille.
Et j’étreins Atthis sur les seins de Dika.
J’appelle en pleurant, sur le seuil de sa porte,
L’ombre, que longtemps ma douleur invoque,
De Timas la morte.
Pour l’Aphrodite j’ai dédaigné l’Eros,
Et je n’ai de joie et d’angoisse qu’en elle :
Je ne change point, ô vierges de Lesbos,
Je suis éternelle. »

Afficher l'image en taille réelle A une amante .

 » Je t’aimais, Atthis, depuis longtemps…

Tu semblais une enfant petite et non formée… »

Afficher l'image en taille réelle Jalousie.

Atthis, je te suis maintenant odieuse,

Tandis que toutes tes pensées volent vers Andromène.

Comment cette femme grossière et sans art

Peut-elle enchaîner ton esprit

Et captiver ton coeur ?

Elle ne sait même pas relever avec grâce

Sa robe sur ses chevilles…

Afficher l'image en taille réelle Il est à noter que Mme de Scudery (1607-1701) publiait en partie sous le pseudonyme de Sappho.

Sapho est aussi le titre d’un roman d’Alphonse Daudet.

 

Claire.  background-2008_039.jpgSapho dans -Hommes célèbres.


 Article écrit et publié par Claire le 15 Novembre 2008. Claire ne pouvait rester indifférente à Sappho qui créa une institution mise sous la protection d’Aphrodite, déesse de l’Amour et  écrivit de nombreux hymnes à l’ Amour.

ABRAHAM-LOUIS BREGUET.

       Abraham Louis Bréguet                                          BREGUET Louis

Abraham-Louis Breguet.                                         Louis François Clément Breguet.

 ABRAHAM-LOUIS BREGUET. dans -Hommes célèbres. 48iu9k4a                                    

PREMIERE PARTIE.
HISTOIRE DE LA MAISON BREGUET.

Abraham-Louis Breguet est né en Suisse à Neuchâtel le lundi 10 janvier 1747 ( 1747-1823). Il est issus d’une famille de protestants français réfugiés en Suisse. Il est orphelin à l’âge de 11 ans et sa mère se remarie avec un cousin de son père, horloger et commerçant de métier.

Son beau père l’envoie chez un horloger de Verrières, près de Paris. A 15 ans , il entre en apprentissage à Versailles et y rencontre trois personnes importantes pour son futur métier :- L’abbé Joseph-François Marie professeur de Mathématiques qui lui enseigne la physique, l’optique, l’astronomie et la mécanique,- Ferdinand Berthoud horloger de haut niveau, horloger de la marine qui l’embauche dans son atelier et lui apprend l’horlogerie, – Jean-Antoine Lépine Maître horloger et dont les inventions techniques sont encore d’actualité et avec lequel il collabore.

Abraham-Louis Breguet ouvre son atelier, quai de l’horloge, sur l’île de la cité en 1775. Il réalise pour la Reine Marie-Antoinette en 1982, la montre perpétuelle à répétition et quantième n°2 10/82.

En 1783, un officier des gardes de la Reine, demande à la maison Breguet de réaliser une montre incorporant toutes les complications et toutes les techniques connues à l’époque. Aucun délai et prix n’est fixé. Malheureusement la Reine ne connaîtra pas cette montre, c’est la n°160, dite Marie-Antoinette qui sera réalisée après sa mort.

Cette pièce unique qui est passée par diverses collections privées arrive au Mémorial Muséum de Jérusalem où elle fut volée en avril 1983 et elle est aujourd’hui heureusement retrouvée.

Abraham-Louis Breguet est reconnu officiellement maître horloger en 1784.

En 1789, sous le régime de la terreur, Abraham-Louis Breguet doit fuir Paris pour l’Angleterre avec son fils. Il s’y consacre pendant 2 ans à des études de mécanique.

Abraham-Louis Breguet est fait citoyen Français en 1792 et il se réinstalle à Paris en 1793. Il est en tant que commerçant très avancé sur son temps. Dès 1796, il crée la montre à souscription, toute simple à une aiguille. Le quart du prix était payé à la commande et les livraisons se faisaient dans l’ordre des souscriptions.

En 1798, le général Napoléon Bonaparte passe trois commandes à la maison : une montre à répétition, une pendulette de voyage à Almanach, une montre perpétuelle à répétition.

Abraham-Louis Breguet invente aussi le chronomètre musical faisant office de métronome et le présente lors de l’exposition aux champs de Mars de l’an II . Il est ainsi le père du métronome.

Il crée également la 1ère montre bracelet en 1810 pour la reine de Naples Caroline Murat, soeur de l’empereur Napoléon Ier.

Par ordonnance royale de 1816, il entre à l’Académie des Sciences et reçoit la légion d’honneur du Roi Louis XVIII. Il est aussi nommé Horloger de la Marine. Il est membre du Bureau des Longitudes. Il meurt à Paris le dimanche 17 septembre 1823 à l’âge de 76 ans.

Au décès de son père en 1823,  Antoine-Louis Breguet (1776-1858) lui succède . Mais les ventes et les commandes déclinent rapidement  jusqu’à faire défaut. En 1833 les ventes sont tombées à moins de 50 pièces. Antoine-Louis Breguet prend donc la décision de donner la succession à son fils Louis-Clément Breguet , né à Paris le 22 décembre 1803 et mort à Paris le 27 Octobre 1883. Il fut élève au lycée Condorcet. La société Breguet, Neveu et Compagnie est née.

Louis-Clément Breguet se passionne encore pour les applications de l’électricité. Il développe les 1ères horloges électriques et la pendule à diapason.

Il abandonne ensuite l’horlogerie et se consacre aux télégraphes électriques et aux communications en 1870. Edward Brown reprend la société en 1870.

Louis-Clément Breguet fut élu membre de l’Académie des Sciences en 1874.

Parmi ses descendants au 3ème degré on trouve l’homme politique Louis Joxe (1901-1991), au 4ème degré l’homme politique Pierre Joxe (1934), au 5ème degré l’actrice Clémentine Célarié , née en 1957 sous le nom de Meryem Célarié .

Pendant la 1ère guerre mondiale, la crise de 1929, la seconde guerre  » Montres Breguet  » produit des montres de médiocres qualités. Puis à partir de 1950 la maison renoue avec la tradition et le luxe.

La marque est reprise par les joaillers parisiens Pierre et Jacques Chaumet en 1970. Puis en 1987, Breguet passe à la Investors Corporation. En 1997 la firme Breguet fête les 250 ans de la naissance d’Abraham-Louis Breguet. En 1999, le groupe horloger Swatch Group  la rachète.

Depuis 1976, les usines se situent à l’Abbaye dans la vallée de Joux en Suisse.

Quelques autres clients célèbres ont passés commande à la firme dont : 1803 le Prince de Galles, 1806 l’Impératrice Joséphine, 1815 le Baron Rothschild, 1825 le Roi de France Louis XVIII, 1863 le Comte de Paris, 1901 Sir Winston Churchill, 1950 le Duc de Windsor.

48iu9k4a dans -Hommes célèbres.

DEUXIEME PARTIE.

MECENE DU PETIT TRIANON. ( voir dans les pages à droite l’article sur le Petit Trianon ).

Après un an de travaux le Petit Trianon ouvre ses portes le 02 Octobre 2008. Ces travaux qui ont coûté 5 millions d’euros ont été financés grâce au mécènat de la maison Breguet. Ainsi naîtra un partenariat entre le domaine de Versailles et la marque horlogère Suisse  » Montres Breguet  » devenue Swatch Group.

L’horloger de la Reine Marie Antoinette après  la terrible tempête de 1999 et la sécheresse de 2003 achète le chêne dit  » Marie-Antoinette « , qui n’a pas résisté à ces cataclysmes, pour construire l’écrin de la montre n° 160, dite aussi  » Marie-Antoinette. En effet, ce Chêne a 324 ans et doit être abattu . Nicolas G Hayek , Président du Groupe horloger Swatch Group Absorbant de «  Breguet  » l’apprend et décide le lui donner une seconde vie. Il crée en 2004, une réplique de la montre  » Marie-Antoinette »contenue dans un de ces écrins en bois.

« Breguet » découvre alors que le Petit Trianon a besoin d’être restauré et décide alors de financer cette restauration. Mécène, il rachète des meubles d’origine et d’époque. Il veut restaurer le Petit Trianon tel qu’il se trouvait au départ de Marie-Antoinette. Il faut se rappeler que le 05 Octobre 1789, à cause d’ une pluie fine,  la Reine s’est abritée dans une grotte construite dans les jardins du château. Un valet vient lui annoncer que le peuple est au grille du château et réclame du pain. Il faut partir. Elle quitte précipitamment le Petit Trianon et n’y reviendra plus et va vers sa fin tragique.

« Montres Breguet » souhaite perpétuer son lien avec Versailles. Marie-Antoinette qui affectionnait les bijoux, les parfums, les nouveautés et  » les gardes du temps » commanda sa première montre en 1782 dite  » perpétuelle ». Elle avait appris la renommée d’un horloger qui saurait faire des montres se remontant toutes seules grâce à un ingénieux système de masse oscillant.

Un an plus tard une nouvelle commande est faite à l’horloger et inventeur pour la reine pour une montre qui possèderait toutes les complications connues à l’époque. C’est ainsi que va naître la Breguet n°160, connue sous le nom de  » Marie-Antoinette « . Elle fut terminée 44 ans après sa commande, la Reine et Abraham-Louis Breguet étaint déjà morts lors de sa finition. 

Une publicité pour la marque a été réalisée au Petit Trianon.

Il est à noter que  »Montres  Breguet  » a récemment mis en vente une ligne stylo-plumes en hommage aux écrivains qui mentionne  » Breguet » dans leurs oeuvres.

Claire. background-2008_039.jpg

Article écrit et Publié par Claire le 08 Novembre 2008, charmée par la Beauté du Petit Trianon et des montres  » Breguet  » qui nous permettent à chaque seconde de mesurer et de gérer le temps.

48iu9k4a

Parmi les montres citées de Marie-Antoinette, pour un éclairage technique:

1) du site : Hautehorlorgerie, rubrique : Breguet-Breguet-marque du périmètre- acteurs.

- 1775-80 : Perfectionnement de la montre automatique « à secousses » dite perpétuelle.

- 1783 : Invention du ressort-timbre pour les montres à répétition.
Dessin des aiguilles pommes dites « aiguille Breguet » et des chiffres arabes dits « chiffres Breguet ».

2) du site : Horlogerie-Suisse, rubrique : la page de la marque de montres Breguet.

- 1783 : Commande de la montre dite de Marie-Antoinette, terminée en 1827 après plusieurs interruptions. Cette œuvre est considérée comme la première montre à Grande Complication de l’histoire de l’horlogerie.

175px-Perelachaise-Breguet-p1000357                                  

Buste d’Abraham Breguet au cimetière du Père Lachaise.

CREUSE ET ION.

 CREUSE ET ION. dans -Histoires et légendes. 200px-StatueApollon2

Statue d’Apollon dans les jardins de Versailles.

coeur_075.gif

Créuse était la fille de Procris et d’Orithye. Un jour, encore enfant, elle cueillait des crocus sur une falaise creusée d’une caverne profonde. Elle se servait de son voile comme d’un panier.

Elle s’apprêtait à regagner son domicile lorsqu’elle fut saisie par un homme venu de nulle part. L’invisible se transforma en un homme divinement beau mais aveuglée par la terreur Créuse cria et appela sa mère. Mais personne ne l’entendit car elle était trop loin des habitations. Son ravisseur n’était autre qu’Appolon et il l’emporta dans la caverne.

Créuse haïssait Apollon surtout au moment où un enfant devait naître de cette union. Apollon ne se manifesta pas et ne lui apporta aucune aide. Elle n’osa rien dire à ses parents.

Lorsque la naissance fut proche, Créuse se rendit seule dans une grotte et mis un fils au monde. Et là, Créuse l’abandonna promis à la mort. Plus tard poussée par le désir de savoir ce qu’était devenu l’enfant elle y retourna. La grotte était vide et aucune trace de sang n’était visible. L’enfant n’avait donc pas été tué par une bête sauvage. Les vêtements dont elle l’avait enveloppé pour le protèger, un voile et une mante tissés de ses mains avaient disparu. Créuse se demanda si un aigle ou un vautour ne l’avait pas enlevé.

Peu de temps après Créuse se maria. Son père le roi Erechthée accorda sa main à un étranger d’Athènes qui l’avait aidé au cours d’une guerre. Cet homme Xuthos était Grec. Créuse et Xuthos, bien que ce dernier désira un fils, n’arrivaient pas à avoir un enfant. En conséquence, ils se rendirent à Delphes pour demander au dieu s’ils pouvaient encore espèrer avoir cet enfant.

Laissant son mari dans la ville en compagnie des prêtres, Créuse monta seule au sanctuaire. Elle rencontra un superbe adolescent vêtu d’habits sacerdotaux. Tout en chantant un hymne à la louange du dieu, il purifiait le lieu en l’aspergeant d’eau contenue dans une coupe d’or.

Créuse et l’adolescent se regardèrent puis ils se mirent à parler. L’adolescent voyait bien qu’elle était de haute naissance et bénie par le sort et il le lui dit. Créuse répondit :  » Bénie par le sort ! Dis plutôt que le chagrin me rend la vie insupportable. » Ces mots faisaient ressentir toute sa tristesse. Sa terreur et sa peine anciennes, la perte de son enfant et le secret qu’elle gardait depuis tant d’années étaient présents. Mais voyant la stuppeur dans les yeux du jeune homme, elle se reprit et lui demanda de parler de lui.

Le jeune garçon répondit que son nom était Ion. Il ignorait tout de sa naissance. Lorsqu’il était petit la Pythonisse, prêtresse d’Appolon l’avait trouvé un beau matin sur les marches du temple. Elle l’avait élevé comme une mère. Il servait maintenant non les hommes mais les dieux.

Ion de son côté se risqua alors à lui poser aussi des questions. » Pourquoi était-elle si triste ? Pourquoi ses yeux se mouillaient de larmes ?  » Les pélerins qui venaient à Delphes se réjouissaient d’approcher Apollon.

 » Appolon ! dit Créuse. Non ! je ne peux l’approcher. » Elle lui dit qu’elle était venue à Delphes dans un but secret. Alors que son mari y venait pour avoir une confirmation qu’il pourrait un jour avoir un fils, elle y venait pour découvrir le sort de l’ enfant d’une amie. Sa voix se brisa, elle se tut. Apollon il y a des années l’avait outragée et quand l’enfant qu’il lui força à porter fut né, elle l’abandonna. C’était un fils. Il devait être mort , des années s’étaient écoulées mais son amie voulait absolument connaître la vérité. » C’est ce que je suis pour elle venue demander à Apollon. » dit Créuse

Ion protesta et soutenu son seigneur.  » Cette histoire était fausse, son amie voulait rejeter la faute commise par un homme sur Apollon. « 

Créuse lui répondit :  » Non , c’était bien Apollon. »

Ion dit alors :  » Tu ne peux t’approcher de l’autel de ce dieu pour prouver qu’il était un scélérat. »

Créuse faiblit et dit à Ion :  » Je ne le ferai pas, je suivrai ton conseil.  » Des sentiments, qu’elle ne pouvait comprendre, naissaient en elle. Ion et Créuse s’observaient quand Xuthos revint le visage triomphant. Il tendit les bras à Ion et bien que ce dernier eut un mouvement de recul il l’embrassa.

 » Tu es mon fils ». dit-il. Apollon l’a déclaré. Le coeur de Créuse se serra.  » Ton fils ?  » demanda-t-elle.  » Mais qui est sa mère ?  » Je n’en sais rien dit Xuthos troublé.

La vieille prêtresse, prophétesse d’Apollon,  devant leur détresse lors de la découverte de cette vérité connue si brutalement et qui les laissait perplexes,  vint les rejoindre. Elle tenait à la main des objets qui à leur vue fit sursauter Créuse.  L’un était un voile et l’autre une mante de jeune fille. La sainte femme dit à Xuthos que le prêtre désirait lui parler. Lorsqu’il se fut retiré, elle tendit à Ion ce qu’elle portait.

 » Cher enfant, »  lui dit-elle,  » tu dois porter ces objets lorsque tu te rendras à Athènes. Ils t’enveloppaient lorsque je l’ai trouvé. « 

Ion répondit :   » Ma mère doit m’en avoir enveloppé et ce sont des indices qui me conduiront à elle. « 

Mais Créuse s’était rapprochée de lui et avait jeté ses bras autour du cou de Ion.  » Mon fils, mon fils !  » Ion s’écria aussitôt  » Elle doit être folle ! « .

Non, non dit Créuse. Ce voile et cette mante sont à moi. Je t’en ai recouvert avant de t’abandonner.  » Cette amie dont je t’ai parlé, c’était moi. Apollon est ton père. Je peux t’en fournir la preuve. Déplie ces vêtements.  Je te décrirai les broderies dont ils sont ornés. Je les ai faites de mes mains. Tu trouveras deux petits serpents d’or fixés sur le manteau. Je les ai mis moi-même. »

Ion trouva les bijoux. Son regard se posa sur ces bijoux puis sur sa mère.  » Mais alors le dieu de Vérité pourrait mentir ? il a dit que j’étais le fils de Xuthos. « 

 » Apollon n’a pas dit que tu étais vraiment le fils de Xuthos, il t’a donné à lui. » s’écria Créuse. Une lueur apparut du ciel. Ion et Créuse levèrent les yeux et la virent. Alors toute détresse fit place au bonheur.  » Je suis Pallas Athéna » dit la vision,  » Apollon m’envoie te dire que Ion est ton fils et le sien. Il l’emmena jusqu’ici de la grotte où tu l’avais abandonné. »  » Emmène le avec toi à Athènes, Créuse. Il est digne de règner sur mon pays et ma cité. « 

Pallas Athéna disparut et Ion et Créuse se regardèrent le coeur plein d’une joie extrême. Apollon avait réparé partiellement la souffrance qu’il avait provoqué.

Claire.    background-2008_039.jpg 

Légende racontée et publiée par Claire le 08 Novembre 2008 d’après l’oeuvre d’Euripide, poète grec ( 480-406 avant JC ) qui tente de montrer ici aux Athéniens ce qu’étaient vraiment les dieux des mythes lorsqu’on les juge avec des critères humains d’honneur et de maîtrise de soi. Ils avaient, comme eux, des faiblesses.

coeur_075.gif

 

JETBOOKS Critiques de livre... |
Le Calice Noir |
ma vie |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | the green dress and the blu...
| chatsrimentencoeur
| BAUDELAIRE, LORD BYRON, LE ...