PROCRIS ET CEPHALE.

 La Mort de Procris, par Piero di Cosimo, v. 1486-1510, National Gallery, Londres

La Mort de Procris par Piero di Cosimo vers 1486-1510, National Gallery, Londres.

Procris était mariée à Céphale, petits fils d’Eole, le Roi des vents. Mais quelques semaines après leur mariage, Céphale fut enlevé par Aurore (Eos), la déesse de l’Aube . En effet, ce jour là, il était parti tôt à la chasse comme il en avait l’habitude et Aurore le vit et s’en éprit.

Mais la rayonnante déesse ne put rendre infidèle Céphale. Il aimait toujours Procris. Irritée par cet amour, qu’ Aurore ne parvenait à affaiblir, cette dernière finit par lui permettre de rejoindre Procris. Mais avant de le laisser s’en aller, la déesse Aurore lui conseilla de mesurer la fidèlité de Procris pendant son absence.

Cette suggestion malicieuse d’Aurore éveilla le doute dans le coeur de Céphale. Il était resté si longtemps absent et Procris était si belle… Céphale se dit qu’il ne serait apaisé, après son retour, par l’arrêt de ce doute que s’il obtenait la preuve que Procris n’aimait que lui. Il se déguisa donc avec l’aide d’Aurore. Lorsque Céphale rentra chez lui ce déguisement était si parfait que personne ne le reconnut.

Céphale fut récompensé de voir avec quelle impatience toute la maisonnée l’attendait mais il n’abandonna pas malgré tout son dessein. Il fut peiné lorsqu’en présence de Procris il vit son chagrin manifeste et son visage marqué par la douleur. Mais il ne pouvait oublier les mots d’Aurore qui avaient semé le doute dans son coeur.

Céphale tenta de séduire Procris, de la rendre amoureuse de cet étranger qu’il était. Il lui fit une cour empressée, simula une passion ardente, il lui rappelait constamment l’infidèlité de son mari. Procris avait toujours la même réponse :  » Je lui appartiens, je l’aime. « 

Mais un jour qu’il la harcelait plus encore, ne ménageant pas ses promesses, Procris hésita… Céphale lui dit alors :  » Je suis ton mari et je suis témoin de ta trahison.  » Procris le regarda puis sans un mot quitta la maison. Son amour pour Céphale semblait s’être transformé en haine. Procris partit dans la montagne pour y vivre seule. Céphale comprit alors le vilain rôle qu’il avait joué. Il chercha Procris partout et implora à genoux son pardon.

Procris n’ accorda pas ce pardon sur le champ, encore blessée par l’attitude de Céphale. Mais de jour en jour, Céphale réussit à la reconquérir et ils passèrent ensemble, quelques années, heureux.

Cependant un jour Procris et Céphale allaient chasser comme ils le faisaient souvent, Céphale prit le javelot magique que Procris lui avait donné en cadeau et qui ne manquait jamais son but. Les deux époux s’étaient séparés dans le bois à la recherche de gibier.

Céphale regarda autour de lui. Il vit alors bouger dans un fourré et pensa qu’un gibier s’y cachait. Il lança son javelot qui trouva sa cible. Mais hélas !…c’était Procris et elle tomba sur le sol le coeur transpercé.

Claire. background-2008_039.jpg  

Conte écrit par Claire le 11 Octobre 2008 d’après une légende empruntée à Apollodore , poète grec  qui vécut vers 150 avant JC et à Ovide, poète latin ( 43 avant JC- 17 ou 18 après JC ).

                                               

 


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