JASON ET MEDEE.

 Médée, par Eugène Delacroix (1862)

Médée par Eugène Delacroix ( 1862).

JASON ET LA TOISON D’OR.

Jason  avait enfin atteint les eaux rapides du Phase. Il arriva chez le roi Aeétès. Ce dernier lui souhaita la bienvenue. Il dit à Jason de se baigner et de se rafraîchir.  Ce fut après que Jason lui demanda la toison de Phrixus mais le roi lui  imposa un nombre effroyable de travaux. Jason devait montrer sa bravoure. Il s’agissait de mettre sous le joug deux taureaux qui avaient les pieds d’airain et qui vomissaient des flammes puis de leur faire défricher un champ. Il en sortirait alors une moisson d’hommes armés qu’il fallait aussitôt exterminer. Dans le champ se trouvait aussi un dragon qui veillait jours et nuits sur la toison d’or.

Cependant l’Amour s’empara de la fille d’Aeétès, Médée, qui était aussi magicienne. Elle se demanda pourquoi les ordres de son père lui paraissaient si durs. Elle était étonnée parce qu’elle n’avait vu seulement qu’une fois Jason et qu’ elle craignait déjà pour sa vie.  Si je ne lui porte pas secours, se dit-elle, il périra. L’expression de son visage, la noblesse de son âme, le charme de sa personne ne me permettent pas de craindre de sa part une perfidie et l’oubli de mes bienfaits.

Je vais donc quitter mon pays pour le suivre. Mon père est cruel, mon pays barbare et mon frère encore enfant. Tout est précieux dans ce qui m’attend. Je pourrai sauver la jeunesse Achéenne, je vivrai dans un pays plus favorisé, je verrai des villes connues jusqu’ici, d’autres civilisations et d’autres arts. De plus, quand j’épouserai Jason, on me déclarera heureuse et aimée des dieux. Il n’y a pas de mer si lointaine que je sois prête à parcourir pour lui. J’épouserai donc Jason.

Médée se dirigea vers les antiques autels d’Hécaste, fille de Persés. Elle avait réussi à stopper la brûlure de la passion qui lui dévorait le coeur. Mais quand elle aperçut Jason, ce feu se ralluma. Elle le contrempla comme si elle le voyait pour la première fois. L’étranger lui parla et lui prit la main. Il lui demanda de lui venir en aide et lui promit de partager sa couche.

Médée lui dit alors que ce n’est pas l’ignorance mais l’Amour qui la guidait vers lui. Il sera sauvé grâce à elle. Elle lui demanda de tenir sa promesse d’en faire son épouse lorsqu’il serait sauvé. Jason engaga sa foi sous serment.

Le lendemain le peuple se rassembla dans un champ consacré au dieu Mars. Voici que les taureaux exhalent de leurs naseaux de la vapeur chaude.  Jason s’ approcha des taureaux.  Ils se tournaient sur le côté. Ils mugissaient et frappaient le sol. Jason s’avança toujours insensible. Jason tint la pesante charrue et labourra le champ. Des guerriers se dressaient au-dessus du champ. Ils étaient prêts à lancer le javelot à la pointe acérée. Médée présente pâlit à la vue de tant d’ennemis. Elle fit entendre pour le secourir un chant magique. Jason lança alors au milieu de ses ennemis une lourde pierre. Il repoussa loin de lui la fureur de Mars. Ses frères issus de la terre périrent sous les coups qu’ils se donnaient mutuellement.

Par les herbes, il convenait encore d’endormir le dragon vigilant, monstre hideux aux trois langues et aux dents recourbées.  Médée jetta sur lui une plante dont le suc avait les effets du Léthé puis elle prononça des paroles qui amenèrent le sommeil. Il s’endormit.

Jason s’empara de la toison d’or qui était suspendue à un hêtre. Il emmèna avec lui celle qui l’avait aidé, Médée, sur son bâteau. Il aborda avec son épouse au port d’Iolcos.

Claire. background-2008_039.jpg        

Conte écrit par Claire le 01 Octobre 2008 d’après Ovide, poète latin ( 43 AV JC -17 ou 18 après JC).

Les métamorphoses

 


Archive pour 1 octobre, 2008

JASON ET MEDEE.

 Médée, par Eugène Delacroix (1862)

Médée par Eugène Delacroix ( 1862).

JASON ET LA TOISON D’OR.

Jason  avait enfin atteint les eaux rapides du Phase. Il arriva chez le roi Aeétès. Ce dernier lui souhaita la bienvenue. Il dit à Jason de se baigner et de se rafraîchir.  Ce fut après que Jason lui demanda la toison de Phrixus mais le roi lui  imposa un nombre effroyable de travaux. Jason devait montrer sa bravoure. Il s’agissait de mettre sous le joug deux taureaux qui avaient les pieds d’airain et qui vomissaient des flammes puis de leur faire défricher un champ. Il en sortirait alors une moisson d’hommes armés qu’il fallait aussitôt exterminer. Dans le champ se trouvait aussi un dragon qui veillait jours et nuits sur la toison d’or.

Cependant l’Amour s’empara de la fille d’Aeétès, Médée, qui était aussi magicienne. Elle se demanda pourquoi les ordres de son père lui paraissaient si durs. Elle était étonnée parce qu’elle n’avait vu seulement qu’une fois Jason et qu’ elle craignait déjà pour sa vie.  Si je ne lui porte pas secours, se dit-elle, il périra. L’expression de son visage, la noblesse de son âme, le charme de sa personne ne me permettent pas de craindre de sa part une perfidie et l’oubli de mes bienfaits.

Je vais donc quitter mon pays pour le suivre. Mon père est cruel, mon pays barbare et mon frère encore enfant. Tout est précieux dans ce qui m’attend. Je pourrai sauver la jeunesse Achéenne, je vivrai dans un pays plus favorisé, je verrai des villes connues jusqu’ici, d’autres civilisations et d’autres arts. De plus, quand j’épouserai Jason, on me déclarera heureuse et aimée des dieux. Il n’y a pas de mer si lointaine que je sois prête à parcourir pour lui. J’épouserai donc Jason.

Médée se dirigea vers les antiques autels d’Hécaste, fille de Persés. Elle avait réussi à stopper la brûlure de la passion qui lui dévorait le coeur. Mais quand elle aperçut Jason, ce feu se ralluma. Elle le contrempla comme si elle le voyait pour la première fois. L’étranger lui parla et lui prit la main. Il lui demanda de lui venir en aide et lui promit de partager sa couche.

Médée lui dit alors que ce n’est pas l’ignorance mais l’Amour qui la guidait vers lui. Il sera sauvé grâce à elle. Elle lui demanda de tenir sa promesse d’en faire son épouse lorsqu’il serait sauvé. Jason engaga sa foi sous serment.

Le lendemain le peuple se rassembla dans un champ consacré au dieu Mars. Voici que les taureaux exhalent de leurs naseaux de la vapeur chaude.  Jason s’ approcha des taureaux.  Ils se tournaient sur le côté. Ils mugissaient et frappaient le sol. Jason s’avança toujours insensible. Jason tint la pesante charrue et labourra le champ. Des guerriers se dressaient au-dessus du champ. Ils étaient prêts à lancer le javelot à la pointe acérée. Médée présente pâlit à la vue de tant d’ennemis. Elle fit entendre pour le secourir un chant magique. Jason lança alors au milieu de ses ennemis une lourde pierre. Il repoussa loin de lui la fureur de Mars. Ses frères issus de la terre périrent sous les coups qu’ils se donnaient mutuellement.

Par les herbes, il convenait encore d’endormir le dragon vigilant, monstre hideux aux trois langues et aux dents recourbées.  Médée jetta sur lui une plante dont le suc avait les effets du Léthé puis elle prononça des paroles qui amenèrent le sommeil. Il s’endormit.

Jason s’empara de la toison d’or qui était suspendue à un hêtre. Il emmèna avec lui celle qui l’avait aidé, Médée, sur son bâteau. Il aborda avec son épouse au port d’Iolcos.

Claire. background-2008_039.jpg        

Conte écrit par Claire le 01 Octobre 2008 d’après Ovide, poète latin ( 43 AV JC -17 ou 18 après JC).

Les métamorphoses

 

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