PHILEMON ET BAUCIS.

 Philémon et Baucis, par Adam Elsheimer (1600)

Philémon et Baucis par Adam Elsheimer ( 1600 ).

 

Dans une région montagneuse de la Phrygie, on pouvait voir deux arbres : un chêne et un tilleul. Cependant ces deux arbres n’avaient qu’un seul tronc.

Jupiter et Mercure son compagnon favori descendaient sur terre et courraient de temps en temps l’aventure. Jupiter aimait sa compagnie car il était le plus amusant de tous les dieux. Lors de ces randonnées Jupiter s’interessait particulièrement aux vertus de l’hospitalité.

Les dieux prirent donc l’apparence de deux vagabonds et se promenèrent à travers le pays, frappant à chaque chaumière, à chaque grande maison. Ils demandaient à se restaurer et à se reposer. On les congédiait à chaque fois en claquant la porte. Personne ne voulut les recevoir. Plus de cent fois la même situation se renouvela.

Ils arrivèrent enfin devant une cabane. La porte s’ouvrit ici et la voix d’une vieille femme  les pria d’entrer. Ils durent se courber pour pénètrer dans une pièce accueillante. La vieille femme s’appelait Baucis et son mari Philémon. Ils vivaient et étaient heureux dans cette chaumière.  » Nous sommes de pauvres gens, mais nous ne souffrons pas de la pauvreté. » dit Baucis.

Tout en parlant, elle s’occupait et se préoccupait de leur bien être. Elle souffla sur les braises de la cheminée. Elle suspendit une marmite pleine d’eau. Elle mit du chou dans la marmite avec une grande tranche de lard. Elle mit la table. Sur la table, elle déposa des olives, des radis et quelques oeufs cuits  sous la cendre.

Elle installa aussi sur cette table des coupes et une jarre remplie de vin coupé d’eau. Philemon prenait grand soin de remplir les coupes. Ils étaient tous deux contents de donner l’hospitalité. Mais la jarre restait toujours pleine. Quand ils s’en rendirent compte , ils baissèrent les yeux et prièrent en silence. 

Ils implorèrent leurs invités de leur pardonner la pauvreté des mets offerts. Nous avons une oie. Si vous y consentez nous allons la cuire pour vous. Ils essayèrent en vain d’attraper l’oie. Ils étaient épuisés. Jupiter et Mercure observaient leurs efforts.

Les dieux se montrèrent bienveillants. Ils prièrent les vieillards de sortir avec eux de la chaumière. Ils dirent :  » Ce sont des dieux que vous avez hébergés. Le pays pour le manque d’hospitalité sera châtié mais pas vous. » Philémon et Baucis virent une étendue d’eau partout. La cabane qui avait été leur demeure se transformait en un temple majestueux au toit d’or soutenu par des colonnes en marbre.

Jupiter leur demanda d’exprimer un voeu pour les remercier de leur hospitalité.  » Que nous soyons les ministres et les gardiens de votre temple. » et accordez nous de mourir un jour ensemble. Les dieux acceptèrent.

Longtemps Baucis et Philémon servirent dans le temple. Il regrettait parfois leur chaumière. Un jour où ils se tenaient l’un près de l’autre devant la porte et qu’ils échangeaient leurs souvenirs, chacun s’aperçut que l’autre se couvrait de feuilles. Puis une écorce les entoura. Ils ne purent se dire que :  » Adieu cher compagnon « .

Philemon et Baucis s’étaient transformés en arbres. Mais ils étaient toujours ensemble. Le chêne et le tilleul n’avaient qu’un seul tronc.

De partout on venait voir ces arbres et on mettait des guilandes qui garnissaient toujours les branches.

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Légende écrite par Claire d’après un conte d’Ovide, poète latin ( 43 avant JC-17 ou 18 après JC ). Claire se rappelle que l’hospitalité, chez les Grecs, avait une grande importance.

PHILEMON ET BAUCIS. dans -Histoires et légendes. 419MZBN1RXL._SL500_SS100_


Archive pour 22 septembre, 2008

DAPHNE ET APOLLON.

 Apollon et Daphné, par Tiepolo (v. 1743–1744)

Apollon et Daphné par Tiepolo. ( v 1743-1744 ).

 

Daphné était une jeune chasseresse. Elle était la fille du dieu-fleuve Pénée. Elle était disait-on réfractaire à l’Amour et au mariage. Elle a été le premier Amour d’Apollon et rien n’a d’étonnant à ce qu’elle ait fuit Apollon. Les jeunes filles qui l’aimaient  étaient forcées, soit à tuer secrètement leur enfant , soit à se donner la mort, soit à être exilées.

Daphné refusait aussi tout amant mortel. Son père s’en chagrinait et la grondait gentiment. Elle se blotissait contre lui pour se faire pardonner alors il cédait à son attente. Elle retournait, courir dans les bois, ravie de sa liberté.

Mais un jour qu’elle chassait Apollon l’aperçut. Sa robe lui venait aux genoux, ses bras étaient nus et ses cheveux en désordre. Sa beauté malgé cela était enchanteresse. Un feu  dévora le coeur d’Apollon qui tomba amoureux. Il s’élança à la poursuite de Daphné. Daphné s’en aperçut et courut encore plus vite. Elle excellait à la course  et Apollon eut du mal à la rattraper, mais il y parvint quand même. «  Ne crains rien. »criait-il.  » Arrête ».  » Je suis ni un rustre, ni un berger, je suis le seigneur de Delphes et je t’aime. »

Mais Daphné fuyait toujours, plus effrayée encore. Si Apollon la poursuivait son sort était désespéré.  Il fallait qu’elle lui échappe. Il n’était pas loin. Déjà elle sentait le souffle du dieu sur sa nuque. Les arbres s’écartèrent pour la laisser passer. Elle vit le fleuve de son père. Elle cria alors :  » Père, aide moi, sauve moi ! « 

 A ces mots une torpeur la prit. Ses pieds se mirent à s’enraciner dans le sol. Une écorce l’enveloppait maintenant et des feuilles jaillissaient. Elle était transformée en laurier. Apollon médusé suivait des yeux la métamorphose.  » La plus belle fille est perdue pour moi.  » dit-il.  » Mais au moins tu seras mon arbre. Le front de mes vainqueurs sera ceint de tes feuilles. Tu assisteras à tous mes triomphes. » Les feuilles du laurier seront désormais consacrées aux triomphes, aux chants et aux poèmes.

Claire.  background-2008_039.jpg   

Histoire écrite par Claire le 22 Septembre 2008 d’après une légende d’Ovide  » Daphné  » .  ( Ovide, poète latin 43 avant JC 17 ou 18 après JC .)

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