LES SABEENS, LA REINE DE SABA, SALOMON, ADONIRAM.

        Rencontre entre le Roi Salomon et la Reine de Saba                                     

 Rencontre entre le Roi Salomon et la Reine de Saba.

Entre l’ Histoire et la légende….

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PREMIERE PARTIE.

LES SABEENS.

Le Royaume des Sabéens  se situe au Yémen. Sa capitale est Mareb (Marib) dont il subsiste des ruines. Les Sabéens bénéficient d’une situation géographique et d’un climat qui favorisent le développement de leur civilisation. Cette région est rendue fertile grâce aux pluies de mousson qui tombent 2 ou 3 fois par an mais aussi au travail de l’homme qui a su canaliser cette eau. Il y a une grande harmonie dans cette capitale, entre la nature et les hommes.

Les souverains Sabéens règnent à partir du VIII ème siècle avant JC.

Les flots puissants de l’eau des moussons sont ralentis, récupérés dans des canaux à plusieurs kilomètres et convergent vers une surface préparée à l’avance. Pour canaliser ces flots des ouvrages en pierres, larges de 7 à 8 mètres sont construits qui peuvent résister à la puissance de cette eau. Puis, elle est dirigée vers les points qui sont prévus. En effet, à l’arrière, des canaux plus étroits mènent à des répartiteurs. Des écluses sont mises en place, avec des vannes de bois qui coulissent. L’eau atteint ainsi les champs à une vitesse réduite mais suffisante, en fonction des besoins. Ensuite, elle est déplacée au moyen de canaux de terre vers les zones d’irrigation où se dépose le limon nourricier.

Le barrage de Mareb alimentait alors la cité en eau et la transformait en Oasis.

Par ailleurs, les Sabéens font payer des droits de passages aux caravanes qui traversent leur pays avec des aromates, des épices,  de l’encens, de la myrrhe, des résines, des métaux précieux, de l’ivoire et des étoffes. Mais aussi qui arrivent des ports d’escales d’Europe, de Chine, d’Egypte etc….

Des nouvelles provenant d’autres mondes circulent grâce à ces marchands. On y découvre aussi des objets et des techniques nouvelles qui  arrivent d’autres pays et l’on s’affaire à des échanges avec les marchandises Sabéennes. Ainsi circulent les idées et le savoir faire.

Puis, le développement des cités est en symbiose avec l’environnement. On essaye de protèger le plus possible les terres cultivables qui aident à vivre la famille. Cette famille est composée de 10 à 30 personnes.

Pour réduire la surface prise par les habitations, des maisons sont construites en forme de tours yéménites, de 3 à 6 étages, regroupées et protégées par des remparts. On utilise le bois et la pierre. Les lignes sont rectilignes et pures. Des ruelles étroites permettent de circuler. Les derniers étages des habitations sont réservés aux hommes pour les réceptions. De nombreux tapis, coussins, tentures décorent et donnent du confort. Des frises décoratives y sont présentes. Il peut y avoir aussi des terrasses.

Enfin, de nombreux monuments religieux sont érigés. Le temple de la reine a été partiellement dégagé par une équipe américaine en 1951-1952 qui disposait d’une autorisation exceptionnelle de l’Imam. En effet, pendant de longs siècles ces territoires étaient interdits aux explorateurs. Les tribus gardaient jalousement les terres de leurs ancêtres. Le temple découvert est composé d’une cour d’entrée, de hauts murs de pierres au tracé ovale de 13 mètres et long de 300 mètres, de vastes espaces, de bâtiments annexes.  Il est à noter que les Sabéens vénéraient le soleil, la lune et Vénus. Cette équipe ne put continuer à cause d’un soulèvement du peuple. D’autres fouilles eurent lieu postèrieurement.                                                                    

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DEUXIEME PARTIE.

LA REINE DE SABA.

On l’appelait aussi en Ethiopie Makeda, au Yémen Balqama, et elle est appelée dans les textes de l’Islam Balkis ou Bilquis. Fille unique, elle prend le pouvoir après la mort de son père. La reine est décrite comme une très belle femme, dotée d’une intelligence certaine et d’une grande sagesse. Elle vit dans un somptueux palais, très éclairé par des ouvertures.

Elle était fort cultivée et entreprenait de longs voyages afin de rencontrer différents personnages dont elle avait entendu la renommée. Elle était très riche et puissante. La reine se prosterne chaque jour devant le soleil qu’elle adore . Elle a été initiée dans les temples de Thèbes et de Memphis.

C’est ainsi qu’elle décida de rencontrer Salomon, fils de David dont elle avait écoûté auprès des voyageurs la renommée de sagesse. Avant de programmer ce voyage, elle réunit son conseil pour recevoir son avis. Ce dernier refuse de se prononcer. Elle doit prendre sa décision seule.

Elle prépare une expédition et se met en route  avec une caravane vers Jérusalem. 3000 chameaux la suivent transportant de précieux cadeaux. Elle veut ainsi tester le désir et la sagesse du roi Salomon.

Elle apporte de rares encens prélevés sur des arbres noueux aux branches basses et épaisses qui poussent dans le calcaire. Les feuilles de ces arbres sont minuscules et argentées. Des branches sont écorchées par les hommes et des gouttes blanches coulent. Il faut gratter de plus en plus profondèment par 3 fois pour obtenir un encens blond que les Egyptiens nomment  » le parfum des dieux ». Ces arbres ont des fleurs blanches à 5 pétales au coeur rouge. On en fait aussi une poudre foncée, couleur d’ambre qui soigne l’estomac et mouillée les blessures. On mâche aussi l’encens blanc qui fortifie les gencives et les dents. Elle transporte également dans ce convoi des animaux, des aromates, de l’or, des pierres précieuses etc…

Salomon lorsqu’elle lui déposa ses présents lui dit avec sagesse que ce site n’a pas besoin de soleil, ni de lune pour l’éclairer car la gloire de Dieu l’a illuminé.

Salomon avait fait construire un Temple et un Palais dont les murs étaient recouverts d’or.

Mais la beauté de la reine, son charme, sa séduction,  son intelligence conquirent Salomon. Pour lui c’est une femme fascinante qui incarne la féminité. Salomon l’invita dans son palais pavé de cristal. Elle fut éblouie. Salomon lui dit qu’elle devait se détourner de l’adoration du soleil pour reconnaître son Dieu tout puissant et unique. Convaincue, la reine de Saba se convertit au Dieu de Salomon.

Salomon décida que la plus belle femme du monde devait être sa femme. La reine se fiança à Salomon. Elle resta auprès de Salomon six mois. Sa rencontre avec Adoniram et l’Amour transforma tout.

Salomon essaya d’éblouir la reine mais celle-ci pensait plus à Adoniram qui avait su retenir son attention. Puis vint l’annonce du souper qui apparut salutaire à la reine pour écourter la conversation et comme un fâcheux contre temps à Salomon.

Le repas fut servi dans un pavillon dont la salle était éclairée par des cierges de couleur. La lumière est ombrée et Salomon offre son bras à la reine de Saba.

Celle-ci  avance son pied mais le retire vivement car la salle est recouverte d’une nappe d’eau dans laquelle la table se reflète.

Quand Salomon lui demande ce qui l’arrête, par fierté elle relève sa robe et plonge son pied avec fermeté.

Mais le pied est refoulé par une surface solide. Salomon fait alors remarquer à la reine que même le plus prudent peut se tromper en jugeant sur l’apparence, car le parquet n’est pas d’eau mais de cristal.

Le repas se fait donc dans la pure tradition protocolaire et avec solennité.

Aussi la reine ne dit rien quand elle mange de chaque plat, tous très épicés comme elle le suppose au goût des hébreux. Mais malgré l’assaisonnement, il n’y a ni hydromel, ni vin. Comme le roi ne buvait pas elle ne demanda rien, dignité oblige.

Le repas terminé on laisse la reine et le roi dans les jardins. Plus tard la reine de Saba veut prendre congé mais le roi s’y oppose. devant son insistance, il accepte sous deux conditions. Passer une heure de plus en sa compagnie dans la douceur de la nuit et quand elle partira de le faire sans rien emporter de ce qui appartient au roi.

Elle accepte les deux conditions en riant. Mais plus Salomon la faisait parler, plus elle avait soif après un repas si épicé. L’eau coulait d’une fontaine dans le fond du jardin mais sa dignité l’empéchait de réclamer à boire. Mais comme à un moment Salomon semblait fatigué et distrait, elle en profite furtivement pour plonger la main dans l’eau et se désaltérer.

Salomon aussitôt saisit sa main encore humide et lui rappelle sa promesse de ne rien prendre qui lui appartient. L’eau étant rare, c’était un crime de voler de cette eau dans le palais du roi. La reine,  piégée ne veut plus d’un roi si rusé mais son obligation de reine et de loyauté envers ses sujets l’oblige à honorer sa parole de mariage….

C’est dans ce contexte que commence la création de la mer d’airain……

( Plus tard Salomon se rendra compte de l’attirance de la reine de Saba pour Adoniram et ne forcera pas ce mariage).

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TROISIEME PARTIE.

LE ROI SALOMON.

Le roi Salomon est un roi d’Israël qui vécut de 970 à 931 avant JC. Sa sagesse et sa justice sont légendaires. Il a été choisi par le roi David , son père,  2ème roi d’Israël, qui a règné pendant 40 ans, pour lui succéder. Salomon monte sur le trône du pays de Canaan qui s’étend alors de l’Euphrate à Gaza. Il doit au départ de son règne faire face à des révoltes de partisans de son demi-frère Adénias qui voulait le trône laissé à la mort de son père.

Il entoure sa cité de hauts remparts et abrite les Tables de la loi reçues par Moïse.

Salomon règne dans une période de paix et de prospérité. C’est dans sa 4 ème année de règne qu’il se mit à bâtir un Temple qui fut achevé en 7 ans et demi. Le roi David avait rêvé de le construire mais Dieu lui avait interdit par l’intermédiaire de Nathan, car un homme de guerre comme lui ne pouvait édifier un Temple de paix. Ce Temple est un endroit de communion entre le peuple juif et Dieu.

Au cours de son règne Salomon a pris 700 épouses  et 300 concubines. ( I R 11-3:  » il eut sept cents épouses de rang princier et trois cents concubines  » ). Ce sont des mariages conventionnels qui permettent à Salomon d’assurer la paix avec les états voisins.

Pour être aidé dans son règne, il crée un corps de fonctionnaires (lévites) dévoués au service de l’Etat. Il institue des écoles pour les former. Il se fait aider aussi par des conseillers qu’il nomme et  qui lui sont proches (prêtres, secrétaires, hérauts, chef de l’armée , maître du Palais, chef des préfets, chef de la Corvée).

Il divise son territoire en 12 préfectures dirigées par 1 préfet (Nésib) nommés par Salomon. Chaque préfecture devait assurer l’entretien de la cour royale pendant un mois ce qui était une charge lourde compte tenu du nombre d’ habitants du Palais. Le roi  contrôle le commerce avec leur aide.

On dit que les rois d’autres pays venaient écouter ses paroles de sagesse qui incluaient celles de la Tora mais aussi celles de connaissances profanes. Il composa 3000 paraboles, 1005 poèmes.

Salomon laisse ses femmes continuer leurs pratiques païennes et ainsi se développer des religions païennes dans son entourage ce qui aurait attiré la colère de Dieu : »  Parce que tu t’es comporté ainsi et que tu n’as pas observé mon alliance et les prescriptions que je t’avais faites,   je t’arracherai le royaume et le donnerai à un de tes serviteurs . Seulement, je ne le ferai pas durant ta vie , à cause de David ton père. Mais je l’arracherai de la main de ton fils ». (I Rois 11, 9 à 13).

A la fin de son règne la levée de lourds impôts et l’institution de corvées provoquent des révoltes qui aboutiront à la division du royaume d’Israël après la mort de Salomon. Ensuite, le royaume d’Israël s’étendra au Nord et celui de Judée au Sud.

Seul le mur occidental de soutènement de l’esplanade du Temple restera debout. Il est appelé aujourd’hui  » Mur des lamentations ».

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QUATRIEME PARTIE.

ADONIRAM ( HIRAM ), l’architecte du temple de Salomon.

Adoniram est choisi par Salomon pour construire son temple . Lors de la venue de la reine de Saba, il accompagne Salomon pour accueillir cette dernière. Adoniram architecte appartient à la race des caïnites, des forgerons rebelles.

Adoniram fait appel à ses ancêtres pour l’aider dans son dernier projet : la fonte d’une vasque monumentale, la mer d’airain.

Adoniram reçoit ensuite 3 de ses ouvriers , Amrou, Phanor et Méthousaël. Ils déplorent l’application trop stricte de la hiérarchie, l’autoritarisme des maîtres d’oeuvre, le travail trop exigeant. Ils estiment qu’il y a longtemps qu’ils auraient dû obtenir leur maîtrise. Ils exigent un meilleur salaire et le mot de passe secret que seuls les maîtres artisans peuvent connaître.  En effet, la séparation des trois degrés hierarchiques (mots de passe : Tubalkaïn, Schibboleth, Giblim)  s’opérait par la connaissance d’un mot d’ordre ( 3 degrés : apprentis, compagnons, maîtres). Puis le salaire était livré sur l’annonce de ce mot de passe.

Adoniram refuse leur requête et les 3 ouvriers jurent de se venger.

La reine de Saba lors de sa venue visite le Temple de Salomon et s’émerveille devant sa Beauté. A Adoniram, elle fait l’éloge de son oeuvre magnifique. L’oeuvre et le talent d’Adoniram ne lui sont pas inconnus car il a une grande renommée dans tous les pays. Il serait aussi le plus grand magicien.

Les ouvriers obéissent à Adoniram qui les surveille dans leur tâche. Au commandement de l’architecte par un seul mot, un seul geste tous les ouvriers se mettent par ordre à côté d’eux.  La reine est impressionnée par Adoniram , détache son collier et le met à son cou.

Le jour suivant, les ouvriers sont prêts pour la fonte de la mer d’airain. Salomon et la reine de Saba sont présents pour assister à la fonte de la mer d’airain dans un Haut fourneau. Mais les 3 traitres ont saboté le travail de l’artiste. Lorsque le métal fondu coule du moule fendu, le fourneau explose. Plusieurs ouvriers sont blessés ou tués. Découragé Adoniram rend le collier à la reine. Il demande à Salomon d’être relevé de ses fonctions.

Mais les djinns viennent en aide à Adoniram et réparent le moule fendu et la vasque achevée est mise en place. Adoniram reconnaît qu’il est protégé par les djinns. Adoniram donne rendez vous la nuit à la reine qui s’est éprise de lui. Adoniram lui révèle l’attraction qu’elle exerce sur lui. Elle rompt ses fiançailles avec Salomon.

Puis il part prier au temple. Là les trois ouvriers l’attendent et lui demandent à nouveau le mot de passe.  Ils lui répètent chacun que s’il veut sortir du temple, il doit donner le mot de passe secret.  » Jamais  » répond Adoniram. Méthousaël lui donne un coup de marteau. Phanor lui enfonce alors un coûteau dans le flanc. Adoniram blessé essaye de trouver un passage. Amrou lui plonge à son tour la pointe de son compas dans le coeur. Adoniram git maintenant sur le pavé du temple, assassiné. Il n’a pas révélé le secret du grade de maître. La reine de Saba arrive sans rien dire et met un anneau d’or à Adoniram. Les 3 meurtriers s’enfuient. Le bruit du meurtre se répend, le peuple demande justice. Reconnus les 3 ouvriers périrent de la main de ce peuple.

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CINQUIEME PARTIE.

LA MER D’AIRAIN.

La mer d’airain était faite d’airain ( bronze ), métal qui symbolise la justice divine. Ses pieds sont semblables à de l’airain brillant comme embrasé dans la fournaise; ils sont  composés de 4 fois 3 taureaux qui soutiennent la mer d’airain soit les douze signes du zodiaque. Ces taureaux sont aussi le symbole de la force.

Ce récipient a une forme ronde. Elle est appelé mer car l’homme en s’y plongeant est conservé dans sa première origine. Cette eau fait penser aux eaux primordiales et vierges sur lesquelles vint se poser l’esprit divin pour les féconder et engendrer ainsi toutes formes de vies. Elle est le commencement, l’entrée, le relais, la porte à franchir pour avoir une vision de dieu. Cette eau primordiale est celle d’avant la séparation des eaux d’en haut d’avec les eaux d’en bas. Elle est un retour à la source, de la descente dans les profondeurs de l’être. Elle est le symbole d’une force divine pénétrante. Celui qui s’y plonge est affranchi de toutes souillures terrestres.

L’épaisseur est de 1 soit la lettre Aleph, la hauteur est de 5 soit la lettre , la diamètre est de 10 soit la lettre Yod, la circonférence est de 30 soit la lettre Lamed.

Il faut donc gravir la hauteur Hé. Ce Hé qui est l’être,  son être puis pénètrer par la circonférence , Lamed, le nombre 30 ou encore 3, tri unité et enfin ayant pénétré tenir le rebord, Aleph ou l’unité 1ère, sa propre unité et la conquérir. Il convient de purifier son âme. Le prophète Ezéchiel dit ( 36-25)  » Je répandrai sur vous l’eau pure et vous serez purifiés. « 

Elle contient 2000 baths d’eau. Cette eau est une eau lustrale, préparée selon un rituel très précis que seuls les initiés connaissent. C’est une eau expiatoire.

Le prêtre devait se laver avec l’eau afin de se rendre pur et ainsi pouvoir s’acquitter de ses fonctions sacerdotales. Les prêtres devaient s’y plonger tous les jours, faire leurs ablutions (toilette purificatrice rituelle)  avant d’officier dans le temple. Cette immersion était nécessaire pour que disparaissent toutes les impuretés terrestres aussi bien de l’âme, que du corps; elle a un caractère sacralisé.

Chez les Chrétiens le Baptème est pratiqué au moyen de l’eau purificatrice sur l’enfant soit par immersion, soit par aspersion.

Pour l’initié, la mer est aussi ici un instrument du rite de passage vers la sagesse. C’est aussi une eau qui purifie les désirs, les sentiments, les idées, les aspirations, sacrifie les penchants, brûle les passions, les préjugés.

L’initié qui se plonge symboliquement dans cette eau est non seulement purifié mais aussi régénéré. Il renaît en un être nouveau. Il réunit en lui toutes les manifestations physiques, psychiques et spirituelles. Il remet en harmonie avec le cosmos son temple intérieur. Il retrouve la lumière intérieure qui l’habite. Cette lumière l’aide aussi à pouvoir reconnaître la vérité. Pour le non initié, elle marque l’inacessible.

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Après la mort de l’architecte, la reine de Saba retourne alors seule dans son royaume et eut un fils de Salomon Ménélik.

La cathédrale de Reims comporte des statues de la rencontre de la reine de Saba et de Salomon. Les statues originales viennent d’être restaurées et sont installées au Palais du Tau. De belles copies, en pierre de Courville,  les remplacent. On peut les voir dès l’approche du portail central.  La datation des statues originales  serait de 1225-1235  jusqu’au début de 1260. Les maçonneries et les décors sculptés qui les accompagnent ont été également restaurés.

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Article écrit et publié par Claire le 21 et 29 Juin 2008.

 Claire a écrit cet article et co-écrit  la  2ème partie (la Reine de Saba) avec laurent69000.unblog.fr. L’Amour, la Beauté de la reine de SABA  et sa venue auprès du roi SALOMON et d’ADONIRAM ne pouvait laisser Claire indifférente. Adoniram avait sû faire jaillir la Beauté la plus cachée.

Ce mythe est récupéré par la Franc-maçonnerie. Myosotis des marais / Myosotis palustris

 coeur_073.gifimage74           Le Myosotis, parfois utilisé comme emblème maçonnique


Archive pour juin, 2008

LE COMEDIEN.

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LE COMEDIEN.

 Salle comble ( 2x70/90)  

Toile de Marie. introitus. unblog.fr

PREMIERE PARTIE.

LA FORMATION DU COMEDIEN.

La formation théâtrale s’inscrit dans un processus d’apprentissage et de recherche. Il développe la créativité du groupe. Le comédien tient sa place dans ce groupe en respectant les autres. Il est curieux, va à la rencontre de l’autre et écoute. Il doit connaître d’avance les moments où il placera ses mots et au-delà ses émotions. Il étudie ses textes. Puis il les interprète et à travers eux émergent des personnages, des situations. Il sait imiter un personnage qu’il doit faire vivre ou revivre ou qui vient d’ être créé. Il est son double.

Son métier doit être une passion, il sait captiver, divertir, faire rêver son auditoire. Il connaît le moment précis où ses larmes couleront, la tonalité qu’il prend à tel ou tel moment, la force des mots qu’il prononce. Il saura mettre des mots suspendus, montrer ses fureurs, faire trembler sa voix, mettre des sons étouffés,  etc… Il doit savoir faire passer toutes sortes d’émotions. Il ressent ces émotions. Il étudie les passions pour mieux les reproduire. Il  éveille aussi la curiosité.

 Il a l’art de tout imiter. Il  sait jouer toutes sortes de caractères, de rôles. Il ne doit pas seulement sentir, mais rendre scrupuleusement les signes extérieurs du sentiment. Il doit souvent rester froid et tranquille. Il s’ouvre à tous les publics.

                   LE COMEDIEN. dans -le processus de création. veycc0dv

DEUXIEME PARTIE.

LE COMEDIEN ET SON CORPS.

Le corps est l’instrument du comédien.  Il est son médiateur principal. A travers lui il fait passer les sentiments, les émotions, les énergies. Il faut qu’il  le respecte. Il est à l’écoute de ce corps, l’assouplit, le détend, le rend réceptif pour mieux le maîtriser.

Il doit le déplacer avec aisance et être sûr de lui. Sur scène il évacue rapidement l’angoisse qui l’envahit quelquefois face à son public.

La voix est le prolongement du corps du comèdien. Il doit maîtriser les techniques vocales et respiratoires. A partir de la découverte de son propre timbre de voix, il peut interprèter des spectacles, faire un sketch,  réaliser un doublage vocal de films étrangers etc… Sa voix est le seul conducteur de l’imaginaire.  Elle doit être claire, précise. Il apprend à connaître le rythme de cette voix, à l’écouter et il ne peut  jamais relâcher sa vigilence en interprètant un personnage. Il doit être aussi passionné.

 

 TROISIEME PARTIE.

LA VIE ET LE COMEDIEN.

La pièce achevée le comédien ne doit avoir ni trouble, ni douleur, ni mélancolie. Il n’a fait qu’une pure imitation et a su faire passer les émotions du personnage qu’il représentait auprès du public. Il a su décaller son » Moi « pour faire vivre ce personnage. Maintenant il le quitte pour penser déjà au prochain rôle qu’il devra interprèter. Il part avec le texte qu’il  étudiera, répétera, répétera encore pour arriver à la perfection.

Et après il guidera peut être avec ses connaissances d’autres artistes. Il créera, diffusera et formera. Il pourra monter une compagnie, écrire, enseigner.

Il s’ouvrira pendant ses loisirs à tous les genres artistiques, théâtre, danse, musique, humour, lectures diverses, étude de personnages anciens, visite d’oeuvres d’art etc… A ce moment là il sera lui-même … et aura retrouvé son  » Moi « .

CLAIRE.  background-2008_039.jpg         http://oregonstate.edu/dept/theatre/

                   

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Article écrit et publié par Claire le 07 Juin 2008.

Pour Claire le comédien transmet l’Amour et la Beauté à travers les interprètations multiples de ses personnages à son public auquel appartient  Claire .    

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EROS ( CUPIDON ) ET PSYCHE.

Psyché ranimée par le baiser de l'Amour par Antonio Canova

Psyché ranimée par le baiser de l’Amour ( année 1793)  de CANOVA ANTONIO.

livre5.gifcoeur_075.gifEros et Psyché : Edition bilingue français-latin 

 EROS ( CUPIDON ) ET PSYCHE.

Dans les récits, Cupidon est décrit comme un adolescent grave et beau. Il possède un arc et  » des flèches du désir ». Avec ses flèches, il provoque l’Amour. Il est le fils d’ Arès ( Mars) et de Vénus ( Aphrodite).

La renommée de la beauté de Psyché, fille de roi,  s’étend sur toute la terre. Les hommes viennent la contempler. Ces hommes disaient que Vénus ne pouvait rivaliser avec cette mortelle. De ce fait, les temples de Vénus étaient négligés. Ses villes étaient désertées. Vénus était très en  colère et elle devint jalouse de Psyché. Elle demanda l’aide de Cupidon pour qu’il use de son pouvoir et de ses flèches, contre lesquelles il n’existe aucune défense, pour rendre amoureuse Psyché.

Mais le malheur de psyché était que les hommes la contemplaient, l’admiraient, l’adoraient mais aucun ne s’éprenait d’elle. Elle fut conduite sur une colline par son père,  qui avait consulté un oracle pour qu’elle rencontre un bon mari, où un serpent ailé terrifiant viendrait la voir et en ferait sa femme.

Psyché sentit qu’un vent la soulevait. Elle oublia  et s’endormit. Elle se réveilla dans une prairie, près d’un château. Elle y entra. Elle se baigna. Elle resta seule la journée. Quelqu’un vint la rejoindre la nuit.  Elle sut qu’il était l’amant et l’époux qu’elle avait tant désiré. C’était Cupidon qui l’avait rejointe.  Lorsque Cupidon vit Psyché, il tomba immédiatement amoureux d’elle. Toutes les nuits, il lui rendait visite et la quittait dès l’apparition de l’aube.

Psyché apprit par son époux que ses deux soeurs pleuraient à l’endroit où elle avait disparu. Cupidon lui dit qu’il ne fallait pas qu’elles voient Psyché sous peine de sa propre destruction. Mais comme elle avait trop de chagrin, il lui indiqua qu’elle fasse ce qu’elle voulait. Cependant il ne fallait pas qu’elle se laisse tenter pour voir Cupidon car elle serait séparée de lui.

Les deux soeurs portées par le vent, Zéphyre, arrivèrent. Psyché les attendait. Elles entrèrent dans le palais et furent saisies de curiosité devant tout ce qui s’y trouvait.  Qui était le seigneur de ce lieu , l’époux de leur soeur ?

Cette nuit là l’époux de Psyché, Cupidon, la mit encore une fois de plus en garde. Il lui rappela qu’elle ne devait jamais le voir. Psyché voulut revoir ses soeurs. Elles lui demandèrent à nouveau qui il était ? Psyché leur dit qu’elle n’avait jamais posé les yeux sur son époux. Ses soeurs la persuadèrent qu’il devait bien être l’affreux serpent et qu’une nuit il dévorerait Psyché. La terreur envahissait le coeur de Psyché et y faisait partir l’Amour.

Cette nuit là, Psyché devait cacher un couteau bien effilé et une lampe à côté de son lit. Elle pourrait ainsi après avoir allumé la lampe , tuer l’horrible serpent. Elle partirait ensuite avec ses soeurs.

Psyché laissa Cupidon s’endormir. Elle alluma la lampe. Doucement, elle s’approcha du lit. Elle regarda celui qui était étendu. C’était la plus belle des créatures. Psyché honteuse tomba à genoux. Une goutte d’huile brûlante glissa sur l’épaule de Cupidon qui se réveilla. Il vit la lumière et la déloyauté de Psyché. Il s’enfuit. Néanmoins il lui apprit son nom et il lui précisa que l’Amour ne pouvait pas vivre sans confiance.

Psyché partit et se dit que jamais elle ne renoncerait à le retrouver. Cupidon de son côté rejoignit sa mère pour lui demander de panser sa blessure. Psyché décida qu’elle parlerait à Vénus et se proposerait d’être son humble servante. Elle se mit en route pour retrouver la déesse. Vénus la voyant lui dit : « tu es si laide que tu ne trouveras jamais un amoureux. » Elle donna une croute de pain à Psyché et lui ordonna de dormir sur le sol. Elle trouva des tâches plus dangereuses les unes que les autres pour Psyché. Psyché en allant exécuter ces tâches eut envie de se noyer dans un ruisseau  par désespoir. Mais une voix sortant des roseaux lui dit qu’elle n’avait pas le droit de se noyer et cette voix l’aida à accomplir ce que Vénus lui demandait.

Vénus s’entêtait dans ses épreuves. Maintenant de son côté Cupidon avait sa blessure cicatrisée et il désirait ardemment retrouver Psyché. Vénus essaya de l’empêcher de sortir de la maison. Mais il est impossible d’emprisonner l’Amour. Il réveilla par un baiser Psyché que Vénus avait endormie par un parfum magique dont seul l’amour pouvait annuler les effets. Puis Cupidon s’envola vers l’Olympe pour consulter Jupiter sur le sort de Psyché qu’il aimait.

Jupiter annonça alors aux Dieux que Cupidon et Psyché étaient officiellement mariés et proposa d’accorder l’immortalité à Psyché. Mercure enleva donc Psyché et la déposa dans le palais des dieux. Vénus s’était calmée et  se disait qu’au ciel Psyché devrait s’occuper de Cupidon et de ses enfants et qu’elle ne pourrait plus tourner la tête aux hommes et s’immiscer dans son propre culte. Cupidon et Psyché ( l’Ame) s’étaient retrouvés et cette union ne devait jamais se briser.

( Ce récit, rédigé par Claire,  a été conté par Apulée (Apuleius), auteur latin du II ème siècle de notre ère , né vers 123-125 apr JC .)

Claire précise qu’au château de Chantilly (Oise) toute l’histoire de Cupidon et de Psyché est peinte sur les vitraux de la galerie de Psyché.

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Ecrit et Publié par Claire le 07 Juin 2008, d’après la mythologie grecque.

Claire a été séduite par la Beauté, l’Amour et le Désir d’Eros ( Cupidon ) et Psyché.

coeur_075.gif        EROS ( CUPIDON ) ET PSYCHE. dans -Histoires et légendes. 5729199

 

APHRODITE (VENUS) ET PYGMALION.

 APHRODITE (VENUS) ET PYGMALION. dans -Histoires et légendes. aphrodite_3

La naissance de Vénus – Sandro Botticelli vers 1485 – Galerie des offices à Florence.

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APHRODITE ( VENUS ) ET PYGMALION.

Aphrodite est la Déesse de l’Amour et de la Beauté. Elle capte même les plus sages . La Beauté l’accompagne à tous les instants. La terre sous ses pas devient herbe et tapis de fleurs. Elle se déplace dans une lumière radieuse et sans elle il n’y aurait plus de joie et d’attrait. C’est une divinité de l’Olympe. Elle fait naître les passions. Elle séduit les dieux de l’Olympe et les hommes. Elle a du charme et les rend amoureux.

Zeus lui donne Héphaïstos (Vulcain, le dieu de la forge laid et qui boite) comme époux. Aphrodite n’est pas heureuse avec lui et le trompe avec Arès ( Mars). Héphaïstos surprend et emprisonne les deux amants dans un filet, les montre à tous. Humiliée Aphrodite retourne momentanément à Chypre.

Aphrodite sera à l’origine de la guerre de Troie. Elle reçut de Pâris la fameuse pomme d’or et témoigna sa reconnaissance en faisant naître entre lui et Hélène un amour qui malheureusement fut fatal à Troie.

Certains poètes la décrivent malicieuse et lui font exercer sur les hommes un pouvoir fatal et destructeur. Elle donne aussi les plaisirs de l’amour.

On lui consacre le myrte, la myrrhe, la rose, ainsi que les coquillages, le miroir et la ceinture magique offerte par Zeus pour son mariage, parmi les oiseaux le cygne, la tourterelle, le moineau et surtout la colombe, parmi les fruits la pomme ou la grenade.

Aphrodite serait  née de l’écume de mer. En effet, la semence d’Ouranos ( le ciel), a été répandue sur la mer après la castration de ce dernier par son fils Cronos. La fête d’Aphrodite était célèbrée à Chypre, l’île qui avait accueilli la déesse après cette naissance. On lui offrait un grand nombre de genisses blanches comme neige, aux cornes dorées. On brûlait de l’encens sur les autels dans toute l’île. La foule se rendait dans les temples. Les amoureux présents lui racontaient leur amour et demandaient le moyen d’atteindre l’objet de leur désir.

Il était une fois… A Chypre vivait un jeune sculpteur de talent, nommé Pygmalion. Il avait décidé de ne jamais se marier car sculpter lui suffisait. Et puis il trouvait les femmes imparfaites.  Il parvint à exécuter une statue de femme  d’ivoire.  Jamais satisfait, il la faisait toujours de plus en plus belle. Puis il s’éprit passionnèment de cette statue. Cependant elle ne pouvait lui rendre ni baiser, ni caresse.  Elle restait insensible à ses caresses.  Il l’habillait. Le soir, il l’étendait sur le lit et la couvrait de couvertures. Il la comblait de présents.  Mais il se rendait compte qu’ il aimait un objet sans vie et il était désespèré.  Toutefois cette passion secrète et sincère ne demeura pas longtemps ignorée de la déesse de l’Amour.

Pygmalion, qui se trouvait à la fête où l’on honorait la déesse, implora Aphrodite de lui faire rencontrer une jeune fille semblable à la statue qu’il sculptait. Aphrodite l’entendit et exhausa son souhait. Pygmalion revint dans sa maison  pour regarder cette forme qu’il avait façonnée et qu’il s’était mis à aimer. 

La statue était là, plus belle que jamais. Il la caressa, il posa un baiser sur ses lèvres, il toucha ses bras et ses épaules, il lui prit le poignet. Il s’aperçu soudain que le pouls battait. La statue avait pris vie…. Avec une joie immense il prit son amour dans ses bras. Pygmalion lui donna le nom de Galatée. Ils se marièrent. Aphrodite honora ce mariage de sa présence. Quelques temps après, un fils Paphos naquit et donna son nom  à la cité favorite d’Aphrodite. ( Cette légende a été racontée par Ovide (Publius, Ovidius, Naso), poète latin, né en - 43 av JC, à  Sulmona (  »Pygmalion ») , et elle est aujourd’hui contée par Claire à travers Aphrodite, déesse de l’Amour .

Vénus est aussi la 2ème planète du système solaire. C’est la planète la plus brillante. On l’appelle l’Etoile du Berger car elle apparaît peu de temps avant le lever ou le coucher du soleil.

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Article écrit et publié par Claire le 11 Juin 2008, d’après la mythologie grecque. Aphrodite1 dans -Histoires et légendes.

La Déesse Aphrodite (Vénus) et le sculpteur Pygmalion ne pouvaient laisser Claire indifférente. Elle découvre chez ces derniers, l’Amour, la Beauté, le Désir.

 coeur_075.gif    http://www.mlahanas.de/Greeks/Arts/Aphrodite.htm

                                                       Vénus de Milo.

LE CHAT D’EGYPTE ET LA DEESSE BASTET.

 

     LE CHAT D'EGYPTE ET LA DEESSE BASTET. dans -l'Egypte ancienne 250px-Egy_mau

              Chat Mau Egyptien .  

Le chat de nos jours est un animal très présent dans les familles et auprès des enfants.

On trouve des chats  » Mau égyptiens ». Ils possèdent une musculature développée, des yeux verts et ils sont les plus rapides en course grâce à une poche ventrale caractèristique nommée gousset. La fourrure de ces chats est tâchetée et ressemble beaucoup à celle des léopards. En Egypte, ils sont appelés « chats pharaoniques ».

Dans l’Egypte antique, le « Mau égyptien » était réservé aux temples de Bastet et aux personnes de la haute société. On trouve sur des papyrus et des fresques un chat brun moucheté de noir. Le chat tenait une place importante chez les Egyptiens. 

4s7x67yt dans -l'Egypte ancienne      

                                                  

PREMIERE PARTIE.

LE CHAT EGYPTIEN.

Les Egyptiens anciens appelaient le chat par l’onomatopée « miou ». Sa domestication eut lieu en Egypte au cours du III ème millénaire avant JC.

Les Egyptiens considèraient le chat comme le gardien des portes de la nuit. En effet, pour ces derniers il était le gardien du sommeil. Le chat est la pupille de Ré et l’oeil d’Horus.  Il est respecté, vénéré  et on lui porte beaucoup d’affection. Il est présent dans toutes les familles populaires, nobles et dans le palais du pharaon. Le chat réconforte les hommes et les distraie. Si un humain maltraitait ou tuait un chat, il était passible de la peine de mort. Il était interdit aussi d’exporter un chat de l’ Egypte. Il y avait là aussi un risque de peine de mort. Le chat est donc protègé par la loi. Les textes sacrés le nomment  » chat de lumière « . Il est présent à cette époque sur des vases, des bijoux, de la vaisselle et des peintures.

Le chat n’est pas seulement un animal de compagnie en Egypte. Il garde les silos à blé, il tue les souris et les rats et protège les récoltes mais aussi de  la peste transmise par les rats. Il chasse encore les serpents dont les vipères et sécurise l’accès de la maison.

Les chats étaient nourris par leur maître avec de la viande, du lait, du poisson du Nil.

Les Egyptiens parfumaient le chat d’un parfum d’orient, le Kyphi, mélange d’ingrédients dont le miel, la cardone, les raisins secs, le genièvre, la résine, la rose, le bois  etc…

Après sa mort le chat était embaumé, momifié, mis dans un sarcophage et enterré dans une nécropole comme celle de Bubastis, la ville sainte de Bastet ou dans le tombeau de la famille. Il figure dans ces tombeaux sur de nombreuses stèles. Il accompagne aussi son maître dans la mort sous forme de statuette. En signe de tristesse les membres de cette famille se rasaient les sourcils et observaient 70 jours de deuil, pendant la durée de sa momification. Le KA du chat pouvait ainsi retrouver son corps et renaître après la mort. Le chat avait la réputation d’avoir 9 vies.

Des milliers de momies de chats ont été retrouvées dans les nécropoles. C’était l’animal le plus populaire d’Egypte. Le chat était un animal sacré. Le chat d’Egypte antique était associé au symbole de la protection. Il représentait la déesse Bastet.

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DEUXIEME PARTIE.

LA DEESSE BASTET.

Les Egyptiens pensaient que les dieux étaient des entités capables de s’incarner dans tout être ou tout objet. La déesse Bastet est représentée comme une chatte ou une femme avec une tête de chatte.

La déesse Bastet, déesse égytienne, était l’une des filles de Ré et la femme de Ptah. Elle a au début un visage de lionne qu’elle quitte progressivement pour le visage  d’une chatte . Néanmoins elle reste toujours imprévisible. 

Elle est d’une part la déesse de la lumière sur toute la terre et lutte contre les ténèbres, d’autre part, elle est la déesse du foyer. Elle donne la fertilité et protège les femmes enceintes, surveille la grossesse, aide à l’accouchement;  elle est la protectrice de toutes les femmes et de tous les enfants.

Bastet a aussi le pouvoir magique qui stimule  » l’Amour  » et  » l’Energie charnelle «   On comprend pourquoi les Egyptiens lui vouaient un culte tout particulier. 

La déesse Bastet est donc une déesse au double visage, déesse bienveillante de la joie et de l’accouchement, mais encore déesse à tête de lionne, elle s’identifie ici à la déesse de la guerre Sekhmet, instrument de la vengeance de Ré. Elle lutte contre Apopis (Apophis), le serpent  nocturne, ennemi du soleil,  lors de la course qu’il doit effectuer chaque nuit et combat les ténèbres. Bastet peut être à la fois douce et cruelle, attirante et dangereuse.

D’abord elle fut vénérée à Bubastis (Boubastis) autrefois appelée Per Bastet ( la maison de Bastet) , actuelle Tell Basta. Bubastis se trouve à 80 kms du Nord-Est du Caire. Cette ville a été définie dans ses écrits par Hérodote comme la ville qui  » procure aux yeux le plus de plaisirs « . Hérodote dit que de nombreuses personnes se déplaçaient pour honorer Bastet  dans son temple ( aujourd’hui en ruine )  lors d’une grande fête annuelle qui était l’une des fêtes les plus populaires.

Des chats, souvent des chatons étaient sacrifiés dans cette ville chaque année lors de cette grande fête pour qu’ils puissent porter le message de leurs maîtres aux dieux.  Ils étaient ensuite momifiés et enterrés près du temple. Après études, on a trouvé des traces de strangulation sur des momies de chat. On implorait la déesse Bastet pour qu’elle protège tous  les hommes et le pharaon.

Progressivement le culte de Bastet se propage dans toute l’Egypte. Ce culte s’installe à la basse époque à Saqqara non loin du complexe funéraire de Téti.

Puis le culte de Bastet fut interdit par décret impérial vers – 390 avant JC. Ce qui entraîne un désintérêt progressif pour le chat qui reste cependant un animal de compagnie.

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                Le chat Serval.

On connaissait l’existance de trois chats dans l’Egypte antique :

- le chat sauvage d’Afrique ou chat ganté. Sa taille variait de 50 à 70 cm et son poids de 3 à 7 kg. Il était le plus répandu. Il possèdait un pelage plus ou moins foncé selon qu’il venait de la forêt ou du désert.

- le chat des marécages ou chaus. Il mesurait 60 à 75 cm. Il était court sur pattes. Son poids variait de 10 à 15 kg. Son pelage était brun rougeâtre marqué de bandes noires. 

- Le chat serval ou serval qui était un chat originaire de Nubie. Sa taille moyenne était d’environ 70 cm. Son poids variait de 14 à 18 kg. Son pelage tâcheté était d’un brun foncé.

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Ecrit et publié par Claire le 07Juin 2008.

Claire a de l’amour pour les chats qui représentent pour elle la Beauté.

Elle a été aussi touchée par la déesse Bastet qui protègeait les femmes Egyptiennes pendant leur grossesse et  la naissance des enfants. Elle procurait aussi  » l’Amour » et   » l’Energie charnelle » aux Egyptiens.

                                               Momie de chat (Musée du Louvre)

                                                                Momie de chat ( Musée du Louvre ).

La déesse chatte Bastet, Bronze (Musée du Louvre)     

La déesse chatte Bastet, bronze (Musée du Louvre).

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