PLATON, LE BANQUET, PHEDRE.

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PLATON.

PREMIERE PARTIE .

INTRODUCTION AU BANQUET DE PLATON OU DISCOURS SUR L’AMOUR.

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Platon naquit probablement en 428 avant JC et mourut probablement aux alentours de 347 avant JC, à l’âge d’environ 80 ans.

Il est issu d’une famille de la plus haute aristocratie d’Athènes.

L’évènement décisif dans la vie de Platon est sa rencontre avec Socrate. A l’âge de 20 ans, le jeune et riche aristocrate devint un fidèle disciple de Socrate. Il reste avec Socrate jusqu’à ce que ce dernier fut condamné à mort. Il n’assiste pas à sa mort.

 Après la mort de Socrate ( mort en 399 avant JC) , Platon quitte Athènes pour un long voyage.

Au retour de ce voyage qui dure 12 ans,  Platon revient à Athènes et fonde  » l’Académie » en 387 avant JC.

Le Banquet, écrit en 385 avant JC,  est l’un des plus beaux dialogues de Platon. Il entre dans le cadre aussi bien de la littérature que de la philosophie. Le Banquet est quelquefois désigné sous le nom de discours sur l’amour.

A Athènes, en l’an 416 avant JC, un banquet est donné en l’honneur d’Agathon, poète tragique, disciple de Gorgias. Il fête avec des amis le prix qu’il a remporté lors d’un concours d’art tragique.

A ce banquet sont invités Aristophane auteur comique à succés, Pausanias amant d’Agathon, Eriximaque médecin érudit, Phèdre jeune Athénien brillant, Alcibiade exubérant et amoureux de Socrate, Aristodème accompagnant Socrate, Diotime spécialiste de l’Amour.

Aristodème entre seul. Socrate arrive en retard. Agathon lui fait l’honneur de le placer à ses côtés.

Alcibiade,  l’amant de Socrate,  arrive plus tard à ce repas déjà enivré. Il se place entre Agathon et Socrate.

Les extraits  qui suivent pour l’élaboration du texte sont tirés du livre de Platon, le Banquet, Phèdre,  Flammarion 1964,  by Garnier Frères Paris.

 

DEUXIEME PARTIE.

DISCOURS SUR L’AMOUR OU LE BANQUET DE PLATON .

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_  Phèdre s’engage dans le premier discours. Il dit qu’ Eros est un dieu important. Il inspire les hommes qui cherchent à vivre de façon honnête.

p 14 Phèdre  » L’amour dit-il est le plus ancien des dieux, car on ne lui connaît ni père, ni mère. C’est aussi le Dieu qui fait le plus de bien aux hommes; car il lui inspire la honte du mal et l’émulation du bien. »

p14  » L’amour inspire encore le courage et le dévouement, vertus qui sont récompensées par les dieux (…) »

P14   » (…) l’amour est le plus ancien, le plus auguste et le plus capable de rendre l’homme vertueux et heureux durant sa vie et après sa mort. »  

 -  Pausanias ajoute qu’il y a deux aphrodites et deux amours et fait l’éloge de l’amour pur homosexuel qui est celui qui dure toute la vie par opposition à l’amour physique qui est superficiel .

P14  Pausanias :  » (…) Il y a 2 aphrodites, une céleste et une populaire. il y a aussi 2 amours dont il faut distinguer les fonctions si l’on veut les louer suivant les mérites. L’amour de l’Aphrodite populaire s’attache au corps sans distinction de sexe, plutôt qu’à l’âme, n’inspire que des actions basses. Mais l’amour de l’Aphrodite céleste, qui s’attache au sexe masculin, naturellement plus fort et plus intelligent, forme les plus belles liaisons qui durent toute la vie. « 

P15  » C’est que l’amour n’est de soi, ni beau, ni laid; il est beau, si l’on aime suivant les règles de l’honnêteté;  il est laid, si l’on aime contre ces règles. »

- Eryximaque démontre que l’amour agit dans la dualité des contraires qui se rejoignent  pour créer l’harmonie.

P15 Eryximaque :  » (…) L’amour étend son empire non seulement sur l’âme de l’homme, mais sur toute la nature animée et inanimée. Ici la définition de l’amour s’élargit : il devient l’union et l’harmonie des contraires et il comporte la même dualité que l’amour humain. »

P15  » La musique est la science de l’amour relativement à l’harmonie et au rythme, car c’est l’amour qui, des éléments opposés, comme le grave et l’aigü, les longues et les brèves, produit l’harmonie et le rythme. »

P16  » Dans la constitution de l’harmonie et du rythme, il n’y a pas de place pour les 2 amours; mais on les retrouve dans l’application : c’est à dire dans la composition et dans l’éducation : ici l’artiste doit cultiver l’amour élevé et répudier l’amour vulgaire. »

-  Aristophane mentionne que l’amour est comme un médecin . Grâce à l’amour,  l’homme est heureux et ne ressent plus le mal.

P16 Aristophane : » l’amour dit- il est le protecteur et le médecin des hommes, il guérit des maux qui les empêche d’être heureux. »

-  Agathon précise que l’amour a de nombreuses vertus, qu’il est le bienfaiteur des hommes et que ces derniers doivent chanter ses louanges. Il ne commet pas d’injustice et nous guide vers le bien.

P17  Agathon :  » l’amour communique aux hommes les dons qu’il possède lui même, la beauté et la bonté. Il est le bien et le charme de la société humaine, l’objet de l’admiration et du désir des hommes et des dieux, l’auteur de tout  plaisir, le consolateur de nos peines, le guide de notre vie, le bienfaiteur dont tout mortel doit chanter les louanges. »

P18  Socrate feint de laisser la parole à Diotime, femme de Mantimée, savante en tout ce qui touche à l’Amour.

-  Diotime résume la recherche de l’immortalité de l’homme soit par la chair avec la procréation de l’enfant, soit par l’esprit avec la quête de la beauté surnaturelle, idéale, éternelle et absolue pour atteindre la philosophie. La Beauté seule peut s’accorder avec le divin. L’amour de la beauté physique n’est qu’une étape de l’Amour. Le dieu de l’amour est un Daimôn ( mi-dieu, mi-homme ).

P18  Diotime :  » Il n’est pas un dieu, puisqu’il manque du beau et du bon, le partage de tous les dieux, mais il n’est pas non plus un mortel : c’est un daimôn, c’est à dire un être intermédiaire entre les dieux et les hommes chargé d’assurer les rapports entre eux. »

P18 :  » Ce daimôn est le fils de Poros ( la Ressource) et de Pénia ( la Pauvreté). »

P19 :  » La génération est une oeuvre divine et la laideur ne peut s’accorder avec le divin : la Beauté seule le peut. Et pourquoi la génération est- elle l’objet de l’amour ? C’est qu’elle assure l’immortalité, au moins l’immortalité que comporte notre nature mortelle. »

P19 «   C’est le désir de l’immortalité qui gouverne les actions des hommes. Ceux qui sont féconds selon le corps aiment les femmes parcequ’ils croient se procurer l’immortalité en procréant des enfants. »

P19  » Ceux qui sont féconds selon l’esprit cherchent une belle âme pour y enfanter des vertus qui doivent vivre à jamais (…) »

P19  » On doit d’abord aimer un beau corps, puis comprenant que la beauté d’un corps et soeur de la beauté qui se trouve dans tous les autres, aimer tous les beaux corps, puis regarder la beauté de l’âme comme supérieure à celle du corps; on verra alors la beauté qui est dans les lois et les actions des hommes. »

P19  » Des actions des hommes on passera aux sciences pour en contempler la beauté et enfanter avec la fécondité inépuisable les discours et les pensées les plus magnifiques de la philosophie, jusqu’à ce qu’ enfin on arrive à ne plus voir qu’une seule science, celle de la beauté absolue, idéale, éternelle, de laquelle participe toutes les belles choses. Vivre pour contempler cette beauté est la seule vie digne d’être vécue. »

P19  » L’homme qui vivra dans cette contemplation engendrera non des images de vertus véritables, il sera aimé des dieux, et si jamais un homme peut prétendre à l’immortalité ce sera celui -là. »

-  Phèdre indique que l’Amour peut donner la vertu et le bonheur aux hommes.

P37  Phèdre :  » Ce dieu (Eros) si ancien est un grand bienfaiteur pour l’humanité. »

P38   » Il est certain que les amants seuls savent mourir l’un pour l’autre et je ne parle pas seulement des hommes mais aussi des femmes. »

P39   » Je conclus qu’Eros est de tous les dieux le plus ancien, le plus honoré, le plus capable de donner la vertu et le bonheur aux hommes soit durant leur vie, soit après leur mort. »

- Socrate rompt le discours.

P61  » Voyons maintenant , reprit Socrate, récapitulons. N’avons nous pas reconnu d’abord que l’Amour est l’amour de certaines choses, ensuite de celles dont il sent le besoin. »

-  Diotime , à la remarque de Socrate,  déduit que l’amour n’est que le désir de posséder ce que l’on aime.

P67  Diotime  » L’amour est donc en somme , dit- elle,  le désir de posséder toujours le bien. »

-  Diotime poursuit en disant qu’il convient d’atteindre la beauté surnaturelle, la beauté absolue, la beauté divine au lieu de la beauté de chairs, superflue et périssable.

P73  (….)  » Car la vraie voie de l’amour, qu’on s’y engage de soi même ou qu’on s’y laisse conduire c’est partir de beautés sensuelles et de monter sans cesse vers cette beauté surnaturelle en passant comme par échelon d’un beau corps à deux, de deux à tous, puis des beaux corps aux belles actions, puis des belles actions aux belles sciences, pour aboutir des sciences à cette science qui n’est autre chose que la science de la beauté absolue et pour connaître enfin le beau tel qu’il est en soi. »

P73   » Au lieu d’une beauté chargée de chairs, de couleurs et de cent autres superflues , périssables, la beauté divine elle même sous sa forme unique. »

Les discours de Diotime ont convaincu Socrate . Tout homme  doit honorer l’Amour comme lui-même l’honore.  Il parle déjà de la philosophie.

P73   » Voilà pourquoi, je proclame que tout homme doit honorer l’Amour, pourquoi je l’honore moi même et m’adonne particulièrement à son culte (…). »

 

TROISIEME PARTIE.

LA CONSTRUCTION PARTICULIERE DU BANQUET DE PLATON OU DISCOURS SUR L’AMOUR

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La pensée de Platon est centrée sur l’homme. 

Platon se sert d’Appolodore qui est le narrateur et fait le récit ( vers 405 avant JC) de cette longue nuit en rapportant les paroles importantes qui y ont été échangées.

Qu’est ce que l’amour ? Tour à tour, les convives du Banquet, guidés par leur propre désir, se proposent de répondre à la question. Tous font l’éloge d’Eros, en le divinisant. Il y a une évolution lors de chaque intervenant,  dans la notion de l’amour. Chacun ajoute une notion nouvelle.

Mais l’intervention de Socrate rompt le dialogue.

L’Eros de Socrate est un amour toujours insatisfait, se détachant du corps pour se tourner vers des objets spirituels au moyen de la philosophie.

Alcibiade l’amant de Socrate raconte lors de cette longue nuit comment Socrate, résiste aux attraits de son physique. S’agit- il vraiment d’amour ou  de la sublimation de l’amour ?

Tout au long de son discours, Alcibiade démontre le caractère pur, la recherche de l’idéal, l’absence de toute sensualité dans l’amour platonique. Cet amour platonique est donc  le rejet des Beautés réelles au profit des Beautés surnaturelles.

Socrate traite des conditions de l’amour. Peut -il être honorable pour l’aimée comme pour l’amant ? Quand Socrate parle de l’Amour, il parle déjà de la philosophie.

Beauté, Amour, Philosophie, 3 thèmes intimement liés dans la pensée Platonnienne en général.

Platon voudrait -il nous dire que l’amour n’est vivable que si l’on échappe à l’ emprise de l’amour ?

Pour Platon aussi l’expérience du beau ne se fait pas dans une contemplation solidaire d’une forme sensible mais dans une relation à l’autre.

Platon pense que l’Amour est le désir de l’absolu.

L’Amour conduit vers la Beauté.

D’où vient la beauté ? Elle s’exprime à travers les gestes, les expressions, les paroles de l’autre. Mais aussi à travers le regard et la recherche de la Beauté universelle.

Un bon philosophe est avant tout un artiste qui maîtrise une certaine technique. Pour Platon les hommes, à l’exception des vrais philosophes, vivent dans l’illusion du réel.

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Claire  a été séduite par le Banquet de Platon. Elle y a trouvé l’Amour, la Beauté , la Parole et la Philosophie .

Claire se demande ce qu’a fait l’histoire humaine de ces quelques propos? Car ce discours sur l’Amour est une pierre de l’édifice de notre histoire.

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Publié par Claire le 26 Mars 2008.dove.gif

 


Archive pour mars, 2008

FREUD ET LE MONOTHEISME A TRAVERS AKHENATON ET MOÏSE.

Akhenaton

 

 

 

 

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PREMIERE PARTIE :

AKHENATON ET LE MONOTHEISME.

On situe le règne d’Amenohep IV ou Amenophis IV de 1355/1353 à 1338/1337 avant JC. Il est le fils d’Aménophis III et de la Grande Epouse Royale Tiyi.

Pendant les deux premières années de son règne rien ne change. Il est couronné à Thèbes, ville d’Amon, comme ses prédécesseurs. Cependant dès cette époque, il a 11 ou 12 ans, il introduit une nouvelle divinité, basée sur Horus de l’horizon qu’il appelle Ra- Horakhty  » en sa nature de lumière solaire qui émane du Disque Aton ».

Il est influencé par la reine mère qui voit d’un mauvais oeil monter la puissance des prêtres d’Amon. Le culte a en effet accumulé des dons et des richesses et ce culte est devenu un Etat dans l’Etat qui devient plus puissant que le pharaon. Il représente un danger pour son règne et pour le pays.

Le roi se proclame grand prêtre de cette nouvelle composition divine . Aménophis IV a alors 14 ans et vient d’épouser Nefertiti ( la belle est venue).

Le roi et la reine, par  intermédiaire d’Aton et par le culte qu’ils lui consacrent , donnent la vie et le bien être aux hommes . Aménophis et Néfertiti se déplacent sur leur char sur terre commme le soleil dans le ciel.

Ils ont tous deux 17 ans. Amenophis IV choisit un endroit dans le désert, guidé par Aton où il va construire sa nouvelle capitale Tell El Amarna (Akhetaton), qui se situe à 300 km au Nord de Thèbes. Ce lieu est réservé à Aton. Banissant le dieu Amon de thèbes, le roi se consacre à son nouveau culte, le culte d’Aton . Il nomme de nouveaux prêtres. Il ferme les temples d’Amon, confisque les richesses du clergé d’Amon. Il change son nom en Akhenaton  » celui qui manifeste utilement Aton » . Le nom de reine de Nefertiti est Nefer-Neferou Aton ( belle dans la beauté d’Aton).

Akhenaton vénère ce dieu unique, banni ou tolère tous les autres dieux. Il fait marteler les images du dieu Amon. Il persécute les prêtres d’Amon. Les Egyptiens doivent adorer leurs anciens dieux en cachette. Il balaye le polythéisme de la religion traditionnelle. Il va pouvoir dans sa nouvelle capitale développer pleinement ses nouvelles conceptions  de la religion et ses nouvelles conceptions du monde.

Nefertiti , la reine et ses enfants jouent un rôle majeur dans cette religion. Nefertiti tient une place presque aussi importante que le roi. C’est le couple royal que l’on représente et non le roi seul. La reine porte aussi les insignes du pouvoir.

Le roi et la reine apportent le souffle de la vie remplaçant les anciennes processions traditionnelles du Dieu.

Des hymnes solaires célèbrent sur le ton du lyrisme inaccoutumé la Beauté et la Beauté du créateur. Les prières vont se multiplier. Aton que l’on vénère est un dieu suprême et unique, au seul globe solaire.

Aton la lumière est la vie même. Il prodigue sans cesse la vie, il est universel, généreux et s’occupe de tous les êtres vivants et de tous les peuples de la terre . Ainsi, Akhenaton ne veut plus se battre contre les autres peuples. Par ailleurs, lorsqu’Aton se couche, la vie s’arrête.

Akhénaton ordonne que désormais les textes soient rédigés dans la langue courante appelée le néo-égyptien. Il  a élevé la langue parlée du nouvel empire au nouveau langage écrit. Il rend ainsi plus facile la communication des hymnes. Akhénaton est un grand novateur.

Après 17 ans de règne Akhénaton meurt et les prêtres d’Aton sont désorientés. Il devait avoir 27 ou 28 ans. Il est momifié et son enterrement a lieu dans la tombe qu’il s’était faite aménagée. Mais sa momie n’a jamais été retrouvée.

Toutankaton, le nouveau pharaon reprend le nom de Toutankamon. Il rétablit l’ancienne religion d’Amon. Il redonne leurs biens aux prêtres d’Amon . Il bannit Aton et son culte. Les stèles d’Akhénaton sont martelées, sa capitale est abandonnée au désert ou partiellement détruite . Il est interdit de prononcer son nom. De 1300 avant JC jusqu’en 300 avant JC, l’histoire d’Akhenaton est éliminée délibérément de toutes les archives d’Egypte.

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NEFERTITI.

DEUXIEME PARTIE

FREUD ET LE MONOTHEISME A TRAVERS AKHENATON ET MOISE.

Freud ( 1856-1939),  dans «  l’homme Moïse et la religion monothéisme » livre publié en 1939 et qu’il a travaillé depuis plus de vingt ans, établit la théorie que Moïse aurait pu être un disciple du pharaon Akhénaton . Le nom Moïse viendrait du prénom Mose, égyptien.

Freud est hanté et fasciné par Moïse.

Freud émet l’hypothèse que le monothéisme ne serait pas d’origine juive mais égyptienne.

Sigmund Freud considérait que Moïse , né à Goshen en Egypte vers 1200 avant J C qui serait né de Amran (1er homme nommé homme de Dieu dans la bible) et de Yokèbed, tous deux issus de la tribu des Lévi,  aurait pu être un Egyptien. Pour Freud la légende pourrait avoir déformé la réalité.

Freud dit qu’une société secrète aurait perpétué le culte d’Akhénaton, du dieu unique. Moïse serait ainsi parti transmettre la religion d’Akhénaton aux tribus d’Israél.

Moïse aurait été un grand prêtre ou un haut dignitaire partisant du monothéisme.  Pour empêcher que cette religion s’éteigne, il se serait placé à la tête d’un peuple opprimé.

Moïse  a établit aussi la pratique de la circoncision comme en Egypte.

Aton l’unique est un dieu vivant , il est proche de sa création et des hommes qu’il inonde de son amour. Il prodigue sans cesse la vie et donne sa sollicitude à tous les êtres vivants, comme Yahvé.

La religion d’Aton se caractérisait donc par la croyance en un dieu unique, le rejet de l’antropomorphisme, de la magie, de la sorcellerie, ainsi que la négation d’une vie future, comme le pensait jusque là les anciens pharaons.

La révolution religieuse d’Akhénaton  a été longtemps perçue par les Egyptologues et encore aujourd’hui comme l’instauration d’un premier monothéisme universel. Ce que Freud se demande aussi.

Freud  se pose la question à savoir si le judaïsme serait la première ou seconde origine du monothéisme ou la continuité de la religion d’Aton.

Akhénaton aurait pu avoir sa part dans le développement de la pensée de Moïse et du monothéisme Israélite.

Mais Freud ne s’analyse -t -il pas lui même par rapport au sujet qu’il traite , Moïse était-il Israélite? L’origine de Moïse, le père des Hébreux, le touche . Il traite aussi des conséquences de « si Moïse était Egyptien ? ».

Il écrit ici en psychanalyste et non en historien. Il veut connaître l’origine de Moïse,  le Chef du peuple juif, par l’intermédiaire duquel  Dieu au pied du mont Sinaï a remis la Thora, texte sacré . A travers Moïse, il recherche sa propre origine et celle du peuple juif.

De plus , la période où Freud écrit ce livre est troublée. Il y a en cette époque de guerre une montée de l’antisémitisme comme celà a déjà eu lieu à d’autres périodes de l’histoire. Pourquoi son peuple?

Dans ce livre,  il n’y a pas vraiment de résultat mais simplement une réflexion menée par Freud sur l’origine de Moïse.

De plus Freud ne pouvait pas dire , le livre achevé, si ce livre était un roman ou un essai.

Le livre de Freud, publié l’année de sa mort, a été très contesté.

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TROISIEME PARTIE

AKHENATON,  MOISE ET LE MONOTHEISME.

Moïse  apparait sur la scène historique du Sinaï vers 1300 avant JC.

Il faut remarquer qu’il y a certaines similitudes, entre certains textes de la bible et les hymnes à Aton,  qui sont aussi découvertes.

C’est à partir de 300 avant JC que les historiens égyptiens commencent à révèler que Moïse, le prophète de leurs voisins avait été un pharaon.

Akhénaton, dit le pharaon hérétique,  marque  profondèment les mentalités de la période amarnienne et au delà. Ainsi on assiste à de nouveaux développements théologiques sur la question du « Un « .

De nombreux préjugés de la religion judéo-chrétienne, peuvent nous empêcher d’analyser d’autres formes de pensées religieuses que la nôtre.

Cependant, le règne d’Akhénaton est un règne novateur pour l’Egypte. Il existe un  dieu unique et universel,  la vie après la mort comme le pensait les anciens pharaons est remise en cause.

L’écriture change, le néo-égyptien est né. Les mentalités changent, le pacifisme s’impose.

Les peintures retrouvées dans les tombeaux se modifient avec la mise en scène de personnages de la vie familiale. Un art naturaliste en peinture prend naissance où les plantes, les fleurs, les oiseaux abondent.  Il y a une nouvelle esthétique baroque pour les stèles et pour les statues.

C’est une période pour L’Egypte de renouveau et presque révolutionnaire.

 

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Texte publié par Claire le 15 mars 2008, guidée dans l’écriture par l’Amour et la Beauté de l’Egypte.

Claire vous transmet aussi la théorie de Freud sur le monothéisme et Moïse, qui l’a intriguée et lui a fait ressentir, une recherche profonde  entraînant chez Freud une douleur, à charge pour chacun de se faire sa propre opinion. De plus Freud semble éprouver beaucoup d’Amour pour le Père des Juifs.

A lire Moïse et le monothéisme de Sigmund Freud.Moise Et Le Monothéisme - Livre

             

L’ECRIVAIN.

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 Michel J Cuny, le procés impossible de Charles de Gaulle.

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PREMIERE PARTIE.

 

LES RETROUVAILLES AVEC L’ECRIVAIN :

Lorsque je le vis plusieurs années après avoir quitté le lycée….

il avait dans son apparence quelque chose de très féminin.

Il avait beaucoup de finesse dans sa morphologie, les traits de son visage étaient réguliers, sa voix était fine et il parlait de façon précieuse.

Il avait des mouvements aériens avec son corps qui rappelaient ceux qu’auraient pu avoir une femme.

Ses cheveux étaient coupés en arrondi , ils étaient longs et descendaient dans la nuque.

Il était souvent,  en apparence très calme, avait une voix douce . Il  était très galant et prévenant.

Lors de ses appels téléphoniques, il me parlait de ses nombreux déplacements en France.

Il décrivait les lieux qui l’entouraient , les différents paysages qu’il découvrait , sa voix s’illuminait lorsqu’il observait de beaux sites.

Il partait également à l’étranger, en Suisse où il était allé voir la maison de Voltaire, en Espagne où il avait vu une exposition du peintre Magritte etc….

Lorsqu’il était venu à Paris et qu’il me rencontra, il ne cessait de capter mon regard et noyait le sien dans mes yeux bleus turquoises.

Il buvait dans ce regard comme un enfant aurait bu à l’ eau claire d’une source. Son regard était si intense que j’étais obligée de mettre ma main devant mes yeux pour l’arrêter. Ainsi je n’étais pas intimidée et je gardais de l’assurance dans ma parole.

Puis il captait à nouveau ce regard turquoise comme s’il y trouvait des merveilles.

Il ne cessait de m’observer comme s’il voulait rattraper ces années où il n’avait pas pu me côtoyer.

Il était parfois étrange dans les propos qu’il tenait, un peu mystérieux comme s’il venait d’un autre monde.

Il était aussi toujours à l’écoute de l’autre. J’avais l’impression qu’il analysait chacun de mes propos. Il disséquait chaque mot pour retrouver son origine et sa place exacte. Il voulait en connaître tout le sens, même celui qui aurait pu être masqué.

Il me disait qu’il avait besoin de faire ce qu’il ressentait.

Il était rêveur et réaliste en même temps.

Il aimait lire des livres à voix haute pour mieux se rendre compte des textes  et pour entendre les mots qui étaient nés de l’écriture des auteurs.

Il disait qu’il avait trouvé dans certains écrits comme ceux de Nietzsche, de Freud, de Lacan sa voie vers l’écriture et la compréhension de la vie. Il pouvait détester d’autres livres s’ils ne contenaient pas les éléments qui auraient dû s’y trouver. Il pouvait lire des journées entières sans s’arrêter. Il énonçait les livres qu’il lisait.

Il aimait écrire hors de son domicile. Les espaces qu’il choisissait se trouvaient dans des cafés lumineux où il pouvait voir du monde et en même temps où il pouvait  se retrouver isolé.

Il écoutait de temps en temps les conversations des personnes qui l’entouraient. Mais il vivait aussi avec les personnages de ses romans.

Il donnait son être à l’écriture et parfois il en perdait la voix comme s’il  lisait en même temps avec sa gorge , c’était un fait inexplicable.

Pour un évènement il pouvait se courroucer. Il avait besoin d’exprimer son mécontentement. Je me faisais alors toute petite et j’essayais de lui expliquer ensuite calmement ma pensée.

Nos perceptions pouvaient être différentes et  entraînaient parfois chez l’autre quelques contrariétés. Nous repartions alors meurtris et la vie reprenait son cours.

Il me faisait découvrir des lieux et il avait envie de me faire partager son enthousiasme. Il me transmettait les sensations que des artistes avaient ressenties avant lui. Il essayait de me faire aussi rencontrer la  » Beauté  » qui se trouvait dans les écrits, les sculptures, les peintures, les lieux créés par l’homme etc…

Au musée d’Orsay à Paris, il me montrait Cézanne comme créateur d’un art nouveau, annonçant déjà  l’évolution d’une autre peinture, le cubisme, dont des peintres comme Pablo Picasso sont les leadeurs.

Il me parlait des êtres qu’il avait rencontrés pendant son adoscence qui étaient exceptionnels et qui avaient été des rencontres indispensables pour son métier d’écrivain.

Il disait qu’il contactait chaque jour des individus qui l’aidaient dans sa voie artistique mais qu’ il s’y sentait souvent seul et sans appui.

Mais à chaque fois de nouvelles rencontres, avec les personnes qu’il choisissait,  le grisaient et le nourrissaient intellectuellement.

Chaque moment de sa vie avait été important pour son évolution d’artiste. Il continuait chaque jour  à étudier , à observer. Il avait l’impression d’évoluer sans cesse  et que sa vie serait trop courte pour qu’il puisse s’enrichir totalement et donner à chacun le meilleur de lui-même.

Lorsque je lui demandais pourquoi il n’avait pas d’enfant, il répondait qu’il ne pouvait pas dépenser son temps avec un enfant , qu’il devait le partager avec l’écriture, l’art, la philosophie, la psychologie etc… ce qui lui prenait chaque moment de sa vie. Il avait besoin d’une certaine liberté.

Il faisait ce métier d’écrivain avec plaisir et sans contrainte. Ses recherches illuminaient sa vie.

Il ajoutait souvent  que j’étais un peu comme lui et qu’il aurait aimé que je l’accompagne à chaque période de sa vie.

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Chantal-0

DEUXIEME PARTIE.

 

 L’ OEUVRE :

Il était très sensible.

Il me livrait les extraits de ses livres.

Il me disait qu’il écrivait avec son sang.

Il ressentait chaque moment au plus profond de son être.

Il me parlait du nombre de pages qu’il avait rédigé et qu’il devait encore rédiger et de la quantité de pages prévues déjà avant que son livre soit terminé avant qu’il soit totalement écrit.

En lui son nouveau livre se construisait. Comme une araignée tisse sa toile, il le tissait. Il se préparait sans qu’il le sache vraiment. Il accumulait une à une ses connaissances pour en faire une histoire.

Il recherchait la vérité pour la communiquer à chacun de ses lecteurs. Il ne devait à aucun moment commettre une erreur d’interprétation.

Cette accumulation de connaissances durait des années mais lorsqu’il se rapprochait de l’ oeuvre qu’il allait la commencer, elle avait déjà été fabriquée en lui.

Alors comme une femme attendant un enfant, qui était arrivée au terme de sa grossesse, il accouchait. Mais pour lui c’était l’ « oeuvre » comme pour la femme c’était l’enfant.

Des heures durant il y mettait son coeur et son âme. La vie alors s’arrêtait autour de lui. Chaque mot se dessinait sur la page.  Chaque personnage se mettait à vivre sous son stylo. Il le promenait inlassablement sur chaque ligne et les pages se noircissaient. Il les comptait pour pouvoir équilibrer son oeuvre.

Sa pensée était traduite par des mots qui se rejoignaient. Cette épreuve d’artiste serait bientôt terminée. Et chacun de nous pourrait la posséder et la lire.

Il tournait une à une les pages à l’intérieur de lui. Elles se construisaient en lui. Elles étaient ensuite copiées et le livre était terminé.

Puis la page de la couverture était choisie avec soin ainsi que l’image qui y serait déposée, symbole de ce livre. Le nom de l’auteur s’inscrivait souvent en lettres rouges , toujours la couleur de son sang .

Il restait encore à mettre en annexe les références des livres utilisés, à faire les liens entre les paragraphes, à les équilibrer. Il devait encore y apporter les dernières corrections, le lire et le relire avant qu’il soit imprimé.

Une épreuve lui était remise après qu’il ait été enregistré sur le logiciel prévu à cet effet . Il devait atteindre la perfection.

Il choisissait alors le nombre de livres qui seraient édités et que nous pourrions chacun posséder.

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TROISIEME PARTIE.

 

L’ANGOISSE APRES L’OEUVRE :

Il se retrouvait alors dans les lieux publics. C’était aussi celà le travail de l’artiste.

Il devait répondre aux questions des journalistes qui feraient la promotion de son livre.

Mais l’écrivain restait anxieux. Comment ce livre serait-il accueilli ? Les journalistes oseraient ils en parler ? Les lecteurs allaient-ils l’apprécier ? Et s’il s’agissait d’un livre engagé politiquement, il appelait diverses personnes pour avoir leur ressentiment et être sûr qu’il comblerait leur attente.

Il se posait diverses questions. Les personnages qu’il avait choisis ne seraient ils pas contestés? Les descendants de ces personnages ne seraient ils pas choqués?

Mais cette vérité devait être transmise, la connaissance devait continuer d’éveiller la critique et son choix devait permettre d’améliorer le savoir de la société.

Il angoissait aussi car il devait quitter les personnages qui l’avaient longtemps habité . Il devait les tirer de lui,  pour pouvoir penser à ce nouvel écrit qui gagnerait à nouveau sa personne de la même façon. Ce passage était douloureux et l’entrainait dans une petite dépression.

Il devait renaître des cendres de ses personnages. Il devait les quitter alors qu’il avait passé de nombreux mois avec eux. Il devait partir vers de nouvelles images qui s’installeraient en lui et qui le happeraient .

Son angoisse disparaîtrait lorsque de nouvelles identités se seraient emparées de lui.

C’était celà aussi la vie d’écrivain. Il était sans cesse envahi par de nouvelles émotions. Ces émotions  ne le laisseraient jamais jusqu’à son dernier souffle. De son corps comme des clones de nouveaux personnages se mettraient à vivre. Il était venu au monde pour eux et pour nous les faire connaître.

Il n’avait alors  plus pour sa bien aimée autant de délicatesse. Il était déjà pris par cette oeuvre qui l’envahissait et ne pouvait qu’être son chef d’oeuvre, le meilleur à chaque fois.

Il avait pourtant besoin d’elle à ses côtés. Il avait aussi besoin en retour d’être aimé et d’être rassuré.  Elle n’était pas seule avec lui mais elle partageait aussi cette épreuve d’artiste.

Elle en avait la primeur. Elle connaîtrait l’oeuvre avant son public. Elle avait pu aussi le guider à sa demande sur l’évolution d’un des personnages.

Sa bien aimée savait aussi que cette angoisse l’éloignerait d’elle. Et elle sentait que durant cet éloignement l’écrivain lui échappait. Elle se sentait alors seule et abandonnée.

Elle devait alors analyser cette situation nouvelle pour aussi renaître et puiser la force en elle qui lui permettrait de recommencer avec lui une nouvelle vie.

Elle devrait alors rechercher les moments de bonheur qu’ils partageaient ensemble et que nul autre ne pourrait lui donner. Ils devraient retrouver leur propre équilibre et leur identité.

Il était près d’elle et celà lui suffisait Ils se retrouveraient pour s’aimer et s’aimer encore. Et il la ferait rêver.

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QUATRIEME PARTIE.

 

L’AMOUR ET L’ECRIVAIN :

Lorsqu’il aimait il devait déjà connaître l’esthétique du corps de sa bien aimée. Chaque mouvement, chaque particularité de ce corps était un attrait pour lui.

Il devait le découvrir à la dérobée. Il parcourait chaque contour de sa silhouette. Il connaissait chaque particularité de ses muscles lorsqu’ils étaient en tension.

A une exposition par exemple, il s’arrangeait pour s’éloigner d’elle pour étudier les mouvements de ce corps, chaque sourire, chaque expression, chaque regard.

Dans l’intimité, il aimait aussi la regarder à distance pour observer tous les galbes de ce corps,  sous différentes luminosités. Il aimait ce corps et ses multiples facettes.

Il faisait découvrir à sa partenaire l’amour d’une manière toujours différente.

Ses recherches de l’amour étaient toujours accompagnées de visites de châteaux, de sites merveilleux, d’art où ils étaient en présence de l’ »Amour et de la Beauté ».

A chaque fois qu’elle s’abandonnait à lui , elle savait qu’elle allait à la découverte de nouveaux instants sublimes. Mais il ne serait pas entièrement dépendant d’elle et il la dominerait.

Il l’emmènerait au paradis des plaisirs sans qu’il s’abandonna réellement à elle. L’acte d’amour n’était pas pour lui essentiel et il retardait son moment.

Elle savait qu’elle ne pouvait pas avoir des exigences sur sa vie et qu’il ne lui appartiendrait jamais totalement. Elle devait le partager à chaque instant avec d’autres aussi bien avec ceux qui étaient en lui et avec ceux qui  lisaient ses livres ou qui voulaient le rencontrer.

Néanmoins,  elle aimait cet homme car elle était touchée par sa sensibilité et la beauté de ses mots. Il était aussi fragile et il avait besoin d’elle.

Elle ne pouvait qu’attendre ces moments qu’il voulait bien lui donner.

Certaines fois elle se demandait s’il ne se lassait pas de sa présence et si elle ne devait pas disparaître de sa vie. Mais elle avait besoin de lui et à chaque fois elle l’attendait.

Il était dans son monde et il fallait qu’elle accepte d’en être exclue par moment . Personne ne pouvait alors y entrer.  Il était égoïste et pensait en premier lieu à son art. Il était prêt à tout sacrifier pour son oeuvre.

Il avait aussi besoin de renouveau autour de lui et demain elle ne savait pas s’ il aurait encore besoin d’elle à ses côtés….

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CINQUIEME PARTIE.

 

L’ART ET L’ECRIVAIN :

Lorsqu’il visitait un site, un château, il s’émerveillait . Il passait devant chaque sculpture, chaque peinture . Il parlait de chaque personnage qu’il connaissait.

Il disait qu’il avait besoin de l’Amour et de la Beauté pour créer. Sa sensibilité se mettait en marche et il complètait et affinait ses connaissances lors de ces visites. Il se promenait sur différents sites et il s’enrichissait.

Il aimait aller dans des bibliothèques. Là dans le silence,  il complètait sa pensée par celles des autres auteurs des siècles passés et présents. Il prenait dans ces bibliothèques de  nombreuses notes qu’il portait sur des cahiers et qu’il pouvait emporter. Elles lui serviraient à l’écriture de ses prochains livres. Cette bibliothèque était pour lui un lieu sacré.

A son domicile, il aimait écouter à chaque instant de la grande musique, du jazz, des opéras de différentes époques. Il la décomposait en prenant des partitions . Il avait besoin d’entendre aussi ces compositeurs et chanteurs.

Il jouait aussi de la guitare classique et moderne. Il aimait jouer du Brassens et il berçait avec sa voix sa bien aimée.

Il connaissait chaque particularité des grands hommes de l’histoire d’hier et d’aujourd’hui.

Il analysait leur manière d’écrire qui était propre à chacun. Il aimait ceux qui avaient été des novateurs,  comme Flaubert.

L’art était pour lui nécessaire. Il faisait partie de tous ses instants. Il pouvait librement tout quitter car aucune contrainte, en dehors de ses écrits, ne pesait vraiment sur lui.

Il aimait échanger des paroles avec des artistes de divers endroits qui partageaient les mêmes connaissances ou des connaissances différentes de lui. Des propos duraient des heures et il appréciait leur compagnie.

Il aimait l’art plus que tout et pour lui il était prêt à tout remettre en cause. C’était un artiste, un écrivain !

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Bienvenue_sur_le_blogcoeur_073.gifimage74

Essai écrit par Claire de 2003 à 2007, en observant le monde d’un écrivain . Mais c’est aussi un hommage à  » Rémi « .

En effet, l’écrivain nous transmet l’Amour et la Beauté.

ecrire Publié par Claire le 09 Mars 2008.    background-2008_039_thumb1  

 

LE PROCESSUS DE CREATION

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                                                                Gouache de Marina Yedigaroff.

 

ANALYSE DU PROCESSUS DE CREATION.                                                                

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Les créateurs sont ceux qui ont la responsabilité de la création et qui sont reconnus comme des auteurs.

Selon Paul Klee :  » Les étapes principales de l’ensemble du trajet de créateur sont le mouvement préalable en nous, le mouvement agissant, opérant, tourné vers l’oeuvre, et enfin le passage aux autres, aux spectateurs, du mouvement consigné dans l’oeuvre. »

Source : Klee Paul, théorie de l’art moderne, Genève, Editions Gonthier, coll « Médiations » 1968.

Pour Jean Dubuffet : » le tableau ne sera pas regardé passivement, embrassé simultanément d’un regard instantané par son usager, mais bien vécu dans son élaboration, refait par la pensée et si j’ose dire re-agi. Tous les gestes faits par le peintre, il les sent se reproduire en lui. »
Source : Hubert Damish in « Fenêtre jaune cadmium ou dessous de la peinture », éditions du seuil 1984.

René Magritte a dit :  » La peinture n’est jamais une représentation d’un objet réel, mais l’action de la pensée du peintre sur l’objet. »

Source : David Sylvestre, Magritte, Edition Actes Sud.

La dynamique du processus de création c’est aussi pour l’artiste d’aller au-delà de tout ce qui est mis en place pour organiser la vie des individus. Il doit s’en séparer pour le dépasser et atteindre un niveau supérieur, presque divin.  Les oppositions  » du divin et du terrestre  » se résolvent dans un mouvement dialectique qui les dissout tout en les « exaltant ». Puis l’artiste est porté à ce niveau supérieur. Pour l’artiste c’est l’affaire d’une longue et patiente initiation qui aboutit à l’oeuvre.

Source : Michel J Cuny, écrivain ( lors d’un échange ).

Cette pseudo analyse Freudienne du rêve n’est, pour l’artiste, qu’un prétexte à se disculper des univers qu’il projette et qu’il fait partager, apportant une autre traduction qu’une simple résolution mathématique qu’est devenue notre quotidien aujourd’hui.

Je n’osais lui répondre que mon Tour Opérator n’était autre que mon fournisseur de papier aquarelle, tubes de couleurs et autres pinceaux à poils plus ou moins longs, plus ou moins durs….
Que mon Tour Opérator n’était autre que cette foi, cette passion qui pousse à aller  de l’avant vers quelque chose que je ne connais pas, que je ne comprends pas, mais que je ressens et que je dois faire. 

Source : Gilles de Poli, Artiste Peintre-http://couleursenprose.unblog.fr

En effet, l’artiste doit avoir l’âme d’un précurseur, être libre dans sa pensée, dans ses mouvements, et se dégager de certaines conventions, de chemins pré-établis, pour montrer ses propres ‘codes’  qui n’éxistent pas dans la réalité, mais qui naissent d’une réalité.

Source : Marie Lambert, Artiste Peintre-http://introitus.unblog.fr

 » A mes yeux, l’artiste c’est celui qui utilise la sensibilité de son coeur pour rendre le quotidien moins triste : Pour lui, comme pour ses pairs. Comme le peintre qui utilise de la gouache avec ses doigts, il utilise le matériau avec précaution pour ne pas déborder du cadre. Comme le musicien qui utilise son piano, il cherche les harmonies pour parfaire sa mélodie. Comme le poète qui cherche le mot exact pour entériner définitivement la rime de son vers, et laisser son oeuvre entrer dans l’éternité.

Etre artiste ne s’improvise pas, on vit les émotions avec le coeur, pas avec le porte monnaie ou le carnet d’adresses. La tâche qui incombe à l’artiste ne doit pas faillir. Sinon, je le prends comme une insulte à l’émotion artistique. « 

Source : Taninna L’officiel ( Chanteuse) ( Source: Facebook du 08 octobre 2013 )

 » L’écrivain, le poète, a une fonction bien déterminée dans la hiérarchie sociale berbère. Il est marqué d’un signe ambivalent, tantôt positif tantôt négatif. Mais quelles que soient les vicissitudes temporelles de sa destinée, il est pour son peuple, qui ne le reconnait pas forcément, le porteur de clarté.

Il lit et traduit en langage clair les remous profond de l’avenir dans le ventre du présent. Et sa mémoire fut le conservatoire du Passé commun. « 

Jean Lmouhoub Amrouche – Ecrivain Algérien-Kabyle.

Car l’artiste est comme un catalyseur d’informations qu’il ressent dans son être. Il les fait vivre à travers sa pensée. Il doit pouvoir concevoir avec ses propres vues et ses propres émotions.

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PREMIERE PARTIE.

LES SOURCES DE CREATION.

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Les sources de création sont diverses, l’expérience des artistes, leurs émotions personnelles, l’environnement, leurs écrits, leurs observations, leurs imaginations, leurs souvenirs, les événements et les questions d’actualité etc… ou la combinaison de plusieurs sources.

Les éléments peuvent naître du langage visuel, des besoins extérieurs suite à des recherches, des principes de composition ou encore des procédés ou des matériaux. ( Evolution vers la peinture moderne qui utilise les matériaux ).

Il peut s’agir aussi bien d’un fait de société, que d’un sentiment plus proche touchant des amis ou de la famille.

L’artiste peut être saisi à tout moment, soit par un tout petit rien, soit par quelque chose de gigantesque qui déclenche alors le processus de création.

Plusieurs artistes travaillant dans un journal d’art peuvent rencontrer un point de départ pour une oeuvre. ( ex :  » Les Nabis  » voir Musée Maurice Denis.)

 

DEUXIEME PARTIE.

DEVELOPPER DES IDEES.

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L’artiste va explorer une idée, un sujet, identifier un centre d’intérêt, réfléchir différemment, adapter, prolonger, raffiner.

Il faut aussi développer les raisons qui poussent à créer, les changements de direction. L’artiste prend des risques quant à l’inconnu. Il  étudie les processus, les styles, les techniques utilisées par les artistes du passé et du présent.

Il doit encore prendre du recul face à son expérience et examiner son intention de création. En même temps l’artiste doit avoir une vision de l’oeuvre à laquelle il souhaite aboutir.

Le cadrage du développement de cette oeuvre peut limiter l’ouverture de l’artiste mais aussi développer la créativité. Il a ainsi une meilleure vision de la conception de l’oeuvre. Dans le cadrage, l’artiste peut aussi limiter les éléments utilisés, matières, thèmes, couleurs etc…

 

 

TROISIEME PARTIE.

LES SOURCES D’INSPIRATION.

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Les sources d’inspiration sont multiples. L’artiste voyage. Il se plonge dans des univers artistiques ou culturels. Il rencontre d’autres cultures ou domaines de créations. Il doit être confronté à ces autres univers pour sortir de son cadre de pensée et remettre en cause les contraintes qui s’imposent à lui. ( voir certains artiste peintre comme Corot. )

Un créatif est souvent isolé mais c’est aussi pour lui une manière de se protéger contre les différentes formes de pressions extérieures.

En effet, l’artiste catalyseur d’informations est un être très sensible, très receptif donc très fragile. Il doit continuellement se protèger pour conserver cette sensibilité et ne pas être détruit.

L’artiste doit toujours rechercher des ouvertures et de nouvelles sources d’inspiration. Parfois il a besoin d’être aidé par des images, des dessins et même des histoires. Néanmoins, entre les créations, des phases de calme sont extrêmement importantes pour que de nouvelles  idées ou des liens entre des idées déjà existantes mais isolées parviennent à son état de conscient. Il a besoin de pauses pour être créatif.

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QUATRIEME PARTIE.

LES PARTICULARITES DES CREATEURS.

Les créateurs sont des individus engagés dans des activités de création. Ils ont des particularités par rapport aux autres individus. Ils ont un goût pour le renouvellement, des fonctionnements propres et une certaine fragilité.

A chaque fois, l’artiste espère avec son oeuvre toucher “ l’inaccessible” et de ce fait il ressent une joie immense lorsque celle-ci  est réalisée puis cette oeuvre ne fait plus partie que du passé… et de nouvelles oeuvres émergent de son être…

- Les artistes doivent se renouveler pour être visibles et se distinguer. Ils sont obligés d’apporter quelque chose de nouveau de différentes façons et à ce titre remettre en cause les cadres établis.
– L’artiste doit aussi se remettre en cause lui-même. Il doit se préparer à être aspiré par un double mouvement d’inspiration et de dépassement.
– En contact avec le public, l’artiste a un égo développé. En effet, il doit se livrer en confrontant en permanence ce public. Ce lien face à l’admiration qu’il rencontre auprès des individus accroît cet égo déjà important et se traduit par une fragilité face à l’échec.

Il doit aussi parfois décaller son  » Moi  » pour être dans un possessus de création.

 

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Certains artistes ont pour chaque être humain une connotation romantique , notion rattachée à l’ imaginaire.

Néanmoins la plupart des oeuvres d’art sont créées dans l’intention de communiquer des idées, des sentiments ou encore des messages symboliques importants à connaître et décrypter.

L’artiste nous transmet l’Amour et  la Beauté.

 

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Article écrit et publié par Claire le 25 MAI 2008 .

Cet article est écrit pour éclairer « Les Essais » que Claire a publié sur différents artistes rencontrés ou aimés.

 

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