BEAUTE

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BEAUTE dans -Mes romans-nouvelles-essais-poèsies. ecrire   BEAUTE.

CITATIONS D’HOMMES CELEBRES :

 » Le rayon c’est l’amour, l’astre c’est la beauté. « 

Victor Hugo.

 » Le beau se définit ainsi comme la manifestation sensible de l’idée. »

Hegel dans Esthétique.

 » La beauté n’est que la promesse du bonheur. »

Stendhal.

 » La beauté n’est qu’un piège tendu par nature à la raison. »

Voltaire.

 » La beauté plait aux yeux, la douceur charme l’âme. »

Voltaire.

 » Ce que je préférais, c’est d’aimer la terre comme j’aime la lune et de n’effleurer sa beauté que des yeux. »

Friedrich Nietzsche. Extrait de ainsi parlait Zarathoustra.

 » La douleur passe, la beauté reste. »

Pierre Auguste Renoir.

 » La beauté échappe aux modes passagères. « 

Robert Doisneau.

 

BEAUTE.

PREMIERE PARTIE.

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Claire avait toujours été très droite, comme son éducation de princesse  lui avait enseigné. Mais ce jour là au café où elle prenait,  en ce jour d’automne, proche de l’hiver, un chocolat pour se réchauffer, un inconnu vint vers elle.

Il lui dit qu’il avait toujours admiré sa beauté, son élégance et qu’il s’était perdu autrefois dans un de ses regards  pour l’éternité; qu’il se prénommait Rémi.

Il intrigua Claire. Comment cet homme inconnu se permettait il de la déranger dans ses pensées, dans sa vie. Cependant elle l’observa. Il avait une apparence féminine et masculine en même temps. Fin, pas très grand, elle ne l’aurait pas remarqué, s’il ne  s’était pas déplacé vers elle. Qui était il ?

Elle observa son sourire irrésistible et son élocution aisée. Elle se demanda quel métier il pouvait exercer mais ne lui posa pas de question. Il répondit indirectement à son interrogation. Il lui dit qu’il était écrivain et journaliste. Il lui apporterait lors de leur prochaine rencontre, si elle acceptait, un de ses derniers livres écrits qui parlait d’elle, telle qu’il se l’était imaginée pendant ces années passées et pendant lesquelles ils avaient été séparés.

Ils convinrent donc d’un prochain rendez vous à la fin de la semaine suivante au même endroit. Claire acceptait de revoir cet inconnu qui n’était déjà plus un inconnu pour elle. Depuis cet instant,  tout fut inhabituel dans le comportement de Claire.

Elle rentra ce jour là chez sa mère troublée. Néanmoins elle s’affaira dans les comptes du domaine qu’elle devait régler. Mais pourquoi avait elle accepté ce rendez vous ?

Elle revint à Paris. Son week end auprès de sa mère était terminé. La vie reprit son cours. Elle se rendit compte qu’elle était linéaire et monotone, sans grandes nouvelles émotions. Elle repensa à cet homme, Rémi. Elle avait hâte de repartir chez sa mère pour le revoir.

Elle décida qu’elle prendrait une semaine de congé pour se reposer chez celle-ci. Cet éloignement de Paris, de son travail, et le rapprochement auprès de ses amis d’enfance lui serait salutaire en cette fin d’automne. Elle pourrait aussi se promener dans les bois aux couleurs orangées. Elle repensa encore à Rémi, à ses yeux verts et elle sourit inconsciemment. Son mari à ses côtés , ce soir là, le remarqua et lui demanda le fonds de ses pensées. Elle lui répondit qu’elle ne s’en souvenait déjà plus.

Puis le repos tant attendu arriva. Elle prit le TGV. Le chauffeur de sa mère l’attendait à la gare  et l’accompagna jusqu’au château familial. Sa mère était debout sur le pas de la porte souriante et heureuse de retrouver sa fille.

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 DEUXIEME PARTIE

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Lorsque le jour du rendez vous arriva, elle n’y pensait déjà presque plus. Elle partit ce matin là au café. Elle jeta en rentrant un regard circulaire dans la salle. Peut être que Rémi ne serait pas au rendez vous. Elle le vit. Il avait un livre à la main » Cantilènes pour le XXI e Siècle » et il ne semblait ne pas l’avoir vue entrer.

Elle alla vers lui, elle le salua. Ils se regardèrent alors profondément comme si leurs existences avaient toujours été liées. Il lui prit cette main qu’elle lui avait tendue. Elle fut troublée. Son coeur s’arrêta de battre un instant. Elle s’assit face à lui. Elle commanda un chocolat chaud. Boire ce chocolat lui rappelait son enfance , lorsqu’elle venait  à cet endroit avec son père. Elle vit à nouveau que cet homme avait un air juvénile. Il était enthousiaste. Il lui donna plus d’explication sur sa vie. Il vivait à Lyon. Il était revenu dans la maison de sa famille qu’il avait gardée pour se ressourcer. Il la laissa parler d’elle. Elle avait un mari et deux enfants qu’elle avait laissé à Paris, dans son appartement rue de Passy, pour rejoindre sa mère qui vivait seule, Claire étant sa fille unique. Ses enfants étaient à la faculté pour suivre des études . Ils se prénommaient Hélène et Frédéric. Son mari, Pierre, très occupé par son travail, n’avait pas pu accompagner Claire.

Rémi lui parla de son amie Marie. Il avait décidé de s’éloigner d’elle. Elle s’était éprise d’un autre homme qui habitait à proximité de son domicile. Elle l’appelait régulièrement à l’insu de son épouse. Elle pleurait à chaque fois que Rémi devait partir avec Marie dans le cadre de leur travail et qu’elle devait s’éloigner de cet homme. Rémi et Marie avaient en effet les mêmes fonctions dans des lieux communs où ils intervenaient à tour de rôle dans des congrès, des colloques. Rémi dit ce jour là à Claire qu’il avait fait constater l’attitude de Marie par sa soeur . Marie était en plein délire et  Rémi ne la désirait plus. De plus dans sa profession, elle n’avait pas vraiment cherché à évoluer. Rémi se demandait si en l’entraînant jeune dans le métier de journaliste et d’écrivain, il n’avait pas fait une erreur. Il ajouta que si Claire n’avait pas quitté la ville en se mariant c’est elle qui serait sa compagne.

Puis Rémi lui montra les articles qu’il avait  écrits récemment, découpés dans des journaux. Il lui laissa son livre qu’il lui avait dédicacé  » cantilènes pour le XXIe siècle « . Elle se sentit rougir en lisant la dédicace: » A la jeune fille, la femme que j’ai toujours admirée sans jamais oser l’aborder et qui a guidé ma vie ». Il lui montra des articles photocopiés également dans des journaux qui parlaient de ses livres. Il lui en remettrait des exemplaires, lorsqu’elle aurait terminé le livre qu’il lui avait donné et qui reprenait la vie de Claire, passée et future , imaginée par Rémi. Il l’invita le lendemain au même endroit. Claire accepta à nouveau l’invitation sans un instant d’hésitation.

Elle pensa toute la nuit, à chaque réveil à lui , comme une adolescente. Elle avait l’impression de voler dans les airs comme une elfe, d’être redevenue l’adolescente insouciante qu’elle avait été.

Elle revint le lendemain dans ce café. Il était assis au même endroit que la veille mais il l’attendait. Son regard était orienté vers l’entrée du café. Il l’accueillit avec un sourire charmeur. Il parla de lui  toujours avec aisance. Claire l’écouta. Il lui demanda de revenir au même endroit le lendemain. Elle lui dit que des personnes présentes la connaissaient. Ces dernières pourraient médire et rapporter ces visites à sa mère et sa réputation en souffrirait. Rémi trouva alors une autre idée. Ils pourraient se voir à son domicile, dans la plus grande discrétion. Il lui écrivit son adresse ainsi que son numéro de téléphone sur un morceau de papier,  au crayon de papier qu’il avait toujours dans une de ses poches de chemise. Claire lui dit qu’elle viendrait peut être.

Ce soir là et cette nuit là, il ne quitta pas les pensées et les rêves de Claire. Après avoir pris son petit déjeuner le lendemain, alanguie dans un fauteuil avec sa mère, sous la grande véranda couverte qui donnait sur le parc, Claire dit à cette dernière qu’elle se mettait tout de suite au travail sur les comptes du domaine; elle n’avait pas de temps à perdre car elle avait prévu une sortie avec ses amis l’après midi à la campagne; sa meilleure amie Danièle l’attendait. Elle rougit un peu car elle n’avait pas l’habitude de mentir. Elle savait que de telles rencontres étaient bannies dans sa famille. Mais elle avait une envie irrésistible de revoir Rémi.

L’après midi, il faisait très beau lorsqu’elle partit vers son nouveau destin. Le soleil illuminait aussi son être. Elle cherchait l’adresse de Rémi dans la ville sans la trouver. Elle ne voulait pas perdre de temps. Elle décida de téléphoner. Il la guida plusieurs fois lors de ses appels. Il était dans le jardin, à l’attendre lorsqu’elle arriva. Il prit chaleureusement son bras. Il l’invita à s’asseoir à ses côtés sur le canapé du salon. Il lui proposa une boisson. Elle décida qu’aujourd’hui ce serait un thé au lait. Il s’empressa de lui donner satisfaction. Lorsqu’ils eurent encore parlé d’eux, de politique, d’histoire et de nombreux autres sujets culturels, il lui prit la tasse qu’elle tenait dans sa main, la posa sur la table et l’enlaça.

CLAIRE  .   background-2008_039.jpg 

 


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