FRAGILITE.
J’aimerais tant comprendre,
Chaque moment et apprendre,
Ce que ton âme cache,
Et que ton coeur efface,
Car je disparais dans une solitude,
Cachée par la barrière de l’incertitude,
Bientôt je trouverai le soleil,
Qui me réchauffera sans pareil,
Et dans une grande ivresse,
Je goûterai à ses caresses,
A sa flamme je me brûlerai,
Libérée de la nuit je m’extirperai…
UN SOIR.

En un soir d’hiver,
Tu es là très cher,
A me tenir la main,
Me montrant le chemin,
De tes désirs et de tes envies,
Ceux qui accompagnent ta vie…
J’avais si mal,
Dans mon espace astral,
Que je suis sortie un instant,
Du gouffre permanent,
J’ai regardé le soleil,
J’ai vu un arc-en-ciel,
Bien vite disparu à l’horizon,
Ne laissant que compassion,
Et aspirée par le néant,
En osmose permanente,
Léthargie du désespoir,
Dans cet immense espace noir,
Viol de la nature humaine,
Le monde est son domaine.
Claire.![]()

Ecrit et publié par Claire le 16 Décembre 2011.

ANGE DECHU.

Ange déchu,
Je cherche un point, une issue,
Et dans mes rêves platoniques,
Peuplés d’essences aromatiques,
Ton parfum plane,
Et ta voix résonne acoustique,
Je vogue dans les déserts arides,
Ou je suis naufragée aquatique,
Je t’ai cherché, je t’ai trouvé,
Sans jamais pouvoir t’oublier,
Je n’aperçois ton image,
Ni dans la mer, ni en mirage,
Terne Zéphyr, rouge soleil,
Je sens la piqûre de l’abeille,
Et je vole dans ce beau paradis,
Je sombre et je te maudis,
Victime, le coeur lacéré,
Je me consume dans cette beauté…
Mais je saurai réveiller le tonnerre,
Ressusciter les cadavres sous terre,
Pour retrouver le divin amour,
Et le couver tout au long des jours.
Claire.![]()

Ecrit et publié par Claire le 10 Décembre 2011.

IMMOLEE.

J’entends du vent le bruit,
Qui souffle dans la nuit,
Couchée dans mes draps de déesse,
Je frissonne de toute ma jeunesse,
Paysage où mon rêve voyage,
Je sollicite ton image,
Et je me blottis soudain,
Dans mes désirs sans fin,
Zéphir alors ranime mon coeur,
Et jaillit ce souvenir de ferveur,
Magie de l’ivresse,
Fourbe évasion je suis ta maîtresse,
Ton onde doucement me caresse,
Et ranime ma détresse,
Je libère ma rage,
Et tu m’entraînes dans un mirage,
Déjà tu m’as pris dans tes bras, cruel,
Pour m’immoler sur un autel,
Mon coeur transpercé par ta flèche,
Saigne et tu l’arraches,
Puis démon de ton regard flamboyant,
Tu deviens le pire des amants…
Claire.![]()

Ecrit et publié par Claire le 10 Décembre 2011.

MELODIE D’UN DRAME.

Mon corps,
S’endort,
Il n’est que souffrance,
Il crie espérance,
Il est en attente,
Illusion perdue,
Attend la venue,
D’une main tendue,
Mon coeur,
Rancoeur,
Tape,
La chamade,
Complètement perdu,
Il cherche vaincu,
L’homme qui sauras,
Calmer son trépas,
Mon âme,
S’égare,
Alors elle me fuit,
Espérant l’oubli,
Pour enfin retrouver,
Sa sérénité,
Et pouvoir voler,
Vers sa destinée,
Mon corps, mon coeur, mon âme,
Trilogie du drame,
De moments infâmes,
De toute la noirceur,
De Tanos vainqueur,
Sauront s’échapper,
Pour ne pas sombrer,
Une lueur déjà,
Apparaît là bas,
Sur le long chemin,
Que marque le destin…
Claire.![]()

Ecrit et publié par Claire le 09 Décembre 2011.

AMOUR TU ME MENOTTES.

Amour tu me menottes,
M’emmenant dans ta grotte,
A toi sans cesse je pense,
Besoin de ta présence…
KARIMA.
Ecrit et publié par Claire le 09 Décembre 2011.

SOIS MAUDIT!
Je ne suis que douleur,
Mais comment as tu pu,
A mon insu,
Tromper ainsi mon coeur,
Je n’étais qu’un beau rêve,
Avale le,
Et digère,
Indigestion de chimères,
Qu’elle soit maudite,
Celle qui ose te dire,
Qu’Allah elle vénère,
Comme une Sainte,
Derrière son masque,
Un serpent se cache,
Qui ondule,
Et te trompe,
Au présent,
Les oiseaux qu’elle dompte,
Mais ce n’est qu’une image,
Captée sur le net assurément,
Je te maudis,
Et cette fausse sainte je tue,
Dans son oeuf je la broie,
Et enflamme sa vie,
Qu’une entité te prenne,
Que là haut ma peine,
On l’entende,
Et que justice soit faite,
Alors je pourrai,
Renaître de mes cendres,
Et repartir pour prendre,
Du chemin ses attraits,
Et ainsi je saurai,
Te regarder mourir,
Et en toi tout pourrir,
Et rire de tous ces faits,
Sois maudis,
Je le redis,
Et elle aussi,
Je te le crie !
Claire.![]()

Publié par Claire le 03 décembre 2011.

Ecrit à 3 heures du matin au réveil d’un rêve certainement angoissant…. Et ce n’est pas moi, je peux vous l’assurer qui parlerait ainsi… Car je suis tout amour ! … Avec toutes mes excuses à celui qui se sentirait concerné… Mais je ne peux pas garder cet écrit masqué…
YASMINA KHADRA.
SA VIE .
Yasmina Khadra est le pseudonyme de l’écrivain algérien Mohammed Moulessehoul, né le 10 janvier 1955 à Kenedsa, dans le Sahara Algérien.
Il suit des études dans un lycée militaire. Il entre dans l’armée Algérienne, en tant qu’officier. Il est responsable de la lutte contre l’AIS puis le GIA.
CE QUE LE JOUR DOIT A LA NUIT. Editions Julliard, Paris. 2008.
Dans l’Algérie des années 1930, Younes fuit avec ses parents et sa soeur, le village de ses ancêtres. Son père a hypothéqué ses biens et il a tout perdu à la suite de mauvaises récoltes… La dernière a même été brûlée par malveillance. Younes arrive à Oran chez son oncle. Ce dernier trouve un logement à sa famille à Jenane Jato, un quartier touché par la misère et sordide. Son père travaille dur pour remonter la pente et faire des économies. Mais il est abusé par un voyou et se fait dépouiller l’argent mis de côté.Son père décide alors de le laisser à son oncle qui a demandé à son frère plusieurs fois de l’adopter. Jusque là il a toujours refusé. En effet, son oncle n’a pas d’enfants et c’est un rêve pour leur couple d’en élever un. Cet oncle est pharmacien à Oran. Il va donc élever Younes et lui permettre de faire des études. Adopté il change de nom et devient Jonas.Jonas n’a plus de lien avec ses parents et sa soeur. Il vient juste en cachette pour les voir et leur propose de l’argent. Un jour, il aperçoit son père qui est jeté d’un café dans un caniveau. Il a bu. C’est la dernière fois que Jonas le verra.Sa nouvelle famille quitte Oran pour Rio Salado (p207). Son oncle vend sa pharmacie à Oran et en achète une autre ici. Jonas y grandit, aime ce lieu. Il y rencontre des amis fidèles. Il s’y intègre à la communauté pied-noire. Il noue des amitiés indissolubles, françaises et juives. Il a son premier amour avec Madame Cazenave, une femme plus âgée.Puis il rencontre Emilie, sa fille, que les jeunes gens se disputent. Emilie est une “princesse”. En arrivant un jour à la pharmacie, sa mère lui indique que sa fille est amoureuse de lui. Mais elle lui fait promettre que compte tenu de leur liaison, il n’aura jamais de lien amoureux, ni de mariage avec elle. Jonas le lui jure.
Tout autour, des Français régissent la ville, dans l’abondance et à côté des Algériens souffrent. Ils n’ont pas d’instruction et les Français les traitent comme des esclaves. Jonas leur porte parfois secours financièrement.
Emilie déclare à Jonas son amour qu’il rejette. Par dépit et effondrée, elle épouse Simon, son meilleur ami.
Mais l’Algérie coloniale vit sa dernière splendeur. Des violences, des déchirures et des trahisons se déchaînent. Les amitiés se disloquent et s’entrechoquent.
Jonas aide à soigner, dans le secret, un combattant de l’ombre qui est blessé avec les médicaments qu’il vend en pharmacie, au péril de sa vie et de celle de sa mère adoptive.
Il essaye de parler à Emilie dont le mari vient d’être tué et sa maison brûlée dans cette révolte.
” Les fellagas. Ils ont égorgé Simon et mis le feu partout. Le temps d’arriver ils étaient partis (…) ” (p344).
Mais elle le rejette à son tour. Elle part alors vivre à Oran. Jonas va la retrouver mais elle lui tourne le dos.
Les Français doivent quitter l’Algérie. Emilie est partie maintenant à Marseille. Jonas la recherche encore. Il la trouve mais elle refuse son aide. Il retourne donc en Algérie…
” Ce n’est la faute de personne Younes. Tu ne me dois rien. Le monde est ainsi fait, c’est tout. Et il ne me tente plus.” (p 408).
Jonas revient à Marseille. Emilie est morte. Elle lui a laissé un coffret, post mortem, lui demandant de lui pardonner ce qu’elle lui a dit. Elle n’a jamais oublié son amour d’enfance. Il sème le reste de la rose cueillie pour elle et glissée dans le livre d’Emilie, il y a soixante-dix ans sur sa tombe.
Emilie dans cette lettre lui avoue qu’après l’avoir vu, elle l’avait attendu plusieurs jours. Il se sent alors peiné mais serein de savoir qu’elle l’a toujours aimé.
Jonas se réconcilie alors avec tous ses amis vivants. Il les retrouve et les invite. Puis il rentre à Rio Salado où il a fondé depuis une famille. Sa femme est depuis morte mais il doit marier son petit fils dans trois jours (p437)…
Claire.![]()

Ecrit et publié par Claire le 28 Novembre 2011.

L’auteur Chantal Flury









